01/01/2012

Le baiser mondain

Etiquette, savoir-vivre

"Le baiser mondain se pratique du bord de la mâchoire ou de la joue sans que les lèvres n'interviennent.

Un baiser peut marquer l'amitié; deux baisers, des liens de famille ou une plus grande intimité; trois baisers font rustique, quatre baisers (deux sur chaque joue) font "kermesse" "

Extrait du Guide de l'Etiquette et du Savoir-vivre.

12:05 Écrit par Patricia Mignone | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/12/2011

Iles

Souvent les artistes se sentent seuls et sont attérés devant la montagne que représente le fait de se promouvoir.

J'ai découvert une asbl qui offre un accompagnement stratégique aux artistes, évalue leur projet, les aide à se situer, à se présenter, à constituer un dossier. Bref....de bonnes nouvelles.

J'ai rencontré une personne ou deux qui ont bénéficié de leur accompagnement et qui ont trouvé l'aventure assez décisive.

Voici le lien vers leur site.

23:48 Écrit par Patricia Mignone | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/12/2011

Avec l’Igretec, Charleroi déménage

 Aujourd’hui, les Midis du Management déménageaient avec une interventon de Marc Isaye et Valérie Denis, titulaire de la chaire « familles en entreprises » à l’Ichec.

 Ils ont établi un parallélisme entre la  gestion de la carrière d’un groupe de rock et le management d’une entreprise. On a vu les Beatles, Queen, U2, Led Zeppelin.

 C’était joyeux, intéressant, stimulant.

Valerie Denis a récemment publié "Bijoux de Familles" un livre consacré aux valeurs des entreprises familiales.

Ca se passait ici.

Quel naze ose dire qu’il ne se passe rien à Charleroi ?

Inscrivez-vous aux Midis du Management et reparlons-en!

 

 

15:41 Écrit par Patricia Mignone | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/08/2010

ma maitresse, elle a les fesses d'une extraterrestre

les-barons-2010-19526-818669767.jpg« Les Barons » en plein air sur le terrain de foot de Farciennes, c’est-y pas tout de suite extra-terrestre ?

Imaginez un terrain de foot dans l’obscurité et le froid qui tombe. Un projecteur halogène braqué sur la figure des spectateurs et dans les bafles, un CD qui dérape.

A notre arrivée le public est clairsemé. Je m’oriente vers une dame âgée dont le maxillaire s’agite comme si elle passait son temps à décoller son squelettique. Je m’assieds sur la dalle de béton.

Le public s’écoule mollement. Chacun rejoint les gradins avec un hamburger dans une main et un soda dans l’autre.

Au fond de la pelouse trône un grand écran. Quelle bonne idée ! Ca ressemble à un château gonflable sans entrée ni sortie sinon pour Jeff Daniels dans La Rose Pourpre du Caire.

Ca commence et, comme d’hab, je suis la seule à rire.

Le train passe et repasse derrière l’écran, une fois vers la gauche, une fois vers la droite. Ca fait une guirlande monochrome qui capte l’attention toutes les 10 minutes.

Et puis, le son, qui est déjà absorbé par l’espace ouvert, s’engloutit dans le bruit du train.

« Les Barons » en plein air sur le terrain de foot de Farciennes, ça a quelque chose d’un film de Yolande Moreau.

 

01:22 Écrit par Patricia Mignone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

24/07/2010

« de rien » ou Comment couper le rapport ?

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Ca vous est déjà arrivé d’éprouver de la gratitude pour un service dont vous avez bénéficié et de dire « merci » - ou quelque chose de plus enrobé – à quoi on répond : « de rien ».

Qu’est-ce que vous avez senti ?

Moi, quand on me dit « de rien », ça me fait comme si on coupait le lien d‘amour que j’envoie à la personne que je remercie.

Et puis, flotte aussi là derrière une masse confuse de clichés surannés provenant des cours de morale, ou de religion ou de morale ? (Je ne sais plus parce que je passais de l’un à l’autre suivant que c’était le vieil abbé distributeur d’images pieuses ou pas. Celles que je préférais, c’étaient celles dont le bord était découpé comme celui des napperons de tartes en papier).

Bref ! Il faut se sacrifier pour les autres, penser aux autres avant soi-même, l’abnégation et tout.
Et donc, tout ça, c’est rien parce que c’est comme ça que ça doit être : c’est normal que tu me fasses passer avant toi.

Notez que c’est complexe parce que « rien », ça veut dire « quelque chose » : ça vient du latin « res » qui signifie «chose ».

Alors, l’idée m’est venue de suggérer aux personnes qui acceptent mon influence de dire « avec plaisir » et un sourire plutôt que « de rien ». Ca ouvre. Ca respire. Ca fait plaisir. On se sent bienvenu. D’ailleurs, récemment, à la radio, j’ai entendu quelqu’un répondre : « Vous êtes bienvenu »…. et ça m’a sonné faux à l’oreille. Soudain, ça ressemblait trop à une traduction littérale de l’anglais.

 

17:26 Écrit par Patricia Mignone | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2010

A contre-courant

Mon gène « petite frappe » a encore frappé. Ca faisait longtemps.

A la faveur d’une rencontre kitsch, un amoureux d’Alizée (l’ex pouliche de Mylène Farmer), j’ai découvert le lavoir-triage de Peronnes lez Binche, un mastodonte de béton érigé en 1954 avec des fonds alloués par le Plan Marshall et fermé juste cinq ans plus tard. Dans l’état d’abandon où il est resté durant toutes ces années, il a attiré de nombreux amateurs de friches industrielles et même des gens de goût, comme Alizée, donc, qui est venue y tourner le clip que voici.

Un jour quelqu’un y a trouvé de l’intérêt. On a classé le bâtiment et entrepris de le réhabiliter.

Je lis ici qu’en 2005, Marie Arena a posé la première pierre de la restauration pour affecter le lieu à un centre de compétence multimédia gnagnagna. Le bâtiment étant réalisé en béton, ce serait bien qu’on indique quelle pierre Marie a posée.

Début 2009, Le Soir écrit que des négociations laborieuses retardent la fin des travaux qu’on espère pour 2012.

En mars 2010,j'ai appelé l'administration communale de Binche où l'on m'a dit que les travaux étaient achevés et que le bâtiment était ceint d'une barrière munie d'une alarme.

Attention! Ronny et moi, on a franchi la barrière et bravé l’alarme (réputée électronique) : il suffisait de marcher 5 mètres vers la droite et de passer entre deux arbres maigrelets. On a fait le tour du propriétaire et on a vu que c’était un décor Potemkine : une façade restaurée (et déjà prise d’assaut par les vandales) abritant des ruines apocalytiques. C'est vrai que 2012, c’est pas loin.

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10:13 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2010

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18:49 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/03/2010

Ce n'est plus ce que c'était


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Et comme je ne suis plus ce que j’étais, c’est parfait.

Par exemple, maintenant, je suis membre du fan club de Mika. Non seulement il est mignon, plein de tonus mais, en plus, il m’écrit régulièrement, m’offre des trucs et tout sans se permettre de débarquer chez moi à l'improviste. Mika est un ami comme je les aime.
C’est sur une des vidéos de son site que j’ai découvert qu'il a collaboré avec Imogen Heap sur un joli morceau intitulé « By the Time ».

Si vous n’y avez pas prêté l’attention requise, regardez encore une fois ce bonhomme qui se fiche d’avoir l'allure d'une fille et cliquez sur l’image pour écouter « By the time ».

Pour découvrir le monde merveilleux d’Imogen Heap il suffit de cliquer ici.

Ah oui! Elle sera à Luxembourg ce 13 mars 2010 (Mais qu'est-ce que j'attends?)

Si vous êtes contaminé(e), sachez que j'ai demandé à la Médiathèque d'acheter ses CD. J'ai appris qu'ils en avaient au moins eu un... qui s'est égaré dans la 4eme dimension.
Heureusement que je suis passée par là.
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21:32 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

04/05/2009

Eh bin voilà...

ligne

Merci pour votre message et vos précieuses infos, qui témoignent d'un amour
sincère pour votre ville. Nous les transmettons à la notre rédacteur
Belgique (qui est Belge, au passage...) afin qu'il fasse pénitence et
modifie son texte.
 
Amicalement,
 
Le Guide du Routard

15:22 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/04/2009

Un mail qui ne vous est pas destiné

Je viens d'envoyer ce qui suit au Guide du Routard en guise de commentaire au chapitre minable qu'ils ont consacré à charleroi. Sur leur site, ils indiquent qu'ils offrent un exemplaire gratuit de la prochaine édition à ceux qui leur envoient les lettres les meilleures, pour la qualité et la pertinence des informations. Ah ah! Je vous tiens au courant.

 

Bonjour

Cela fait maintenant une vingtaine d’années que je voyage avec le Guide du Routard.
J’ai une première fois acheté le Routard Belgique il y a quelques années. Je viens d’acheter la version 2009 à l‘intention de mes hôtes : j’ai une maison d’hôtes à Charleroi depuis 5 ans.
J’ai été fort désagréablement surprise par le manque de sympathie dont vous témoignez vis à vis de ma ville et cela me rend perplexe quant à vos méthodes d’investigation.

Ici, à Charleroi, l’Office du Tourisme déploie des efforts considérables pour mettre en valeur cette ville qui n’est pas sinistrée du seul fait de son passé industriel. Or, tout, dans l’édition papier laisse croire que vous ne vous êtes pas donné la peine de consulter cette source simple et fiable que constitue cet établissement. Si vous n’aviez pas la possibilité de leur rendre visite, il vous restait à consulter leur site qui est fonctionnel et regorge de renseignements intéressants. Il vous suffisait de commander les tonnes de brochures qu’ils mettent à la disposition du public pour jouir d’une information à jour.

Les internautes peuvent charger ou commander de nombreuses brochures leur offrant une série de possibilités de visites et, chose singulière, de promenades sur les terrils que vous vous contentez d’évoquer alors qu’il suffirait de fournir un lien internet pour suggérer à vos  lecteurs des randonnées hors du commun sur ces mêmes terrils.
http://www.paysdecharleroi.be/web/fr/brochures/listing.aspx

Je suis fort déçue par les tables que vous renseignez qui sont tellement téléphonées. Vous ignorez totalement les enseignes qui plaisent aux Carolos et recommandez des adresses datant de Mathusalem. Juste à coté de la Machine, une adresse surfaite, rue du Grand Central, se trouve « La Feuille de Menthe », un charmant resto maghrébin au service zélé et au décor d’une virtuosité épatante : avez-vous seulement poussé leur porte ? Face à l’adresse éculée de Julot, se trouve un écailler qui déménage bien, le Zinc de la Mer. Boulevard Jacques Bertrand, le Dodoni offre une table grecque haut de gamme. La rue Charles Dupret possède également des adresses qui changent régulièrement mais sont toujours intéressantes. A la Ville haute, au niveau du Monument, on aime « Chez Duche » ainsi que « l’Inédit », plus haut, dont la statue du Marsupilami vous a caché la façade. Enfin, que dire de l’adresse délicate des « Deux fenêtres », rue Basslé ainsi que de ce traiteur intraitable, l’Impériale, Place du Manège ?

En ce qui concerne vos commentaires sur les hébergements, il m’inspirent de la honte. Jetez un œil sur ce lien. Vous y verrez si ce n’est pas aussi honorable ici qu’ailleurs :
http://www.paysdecharleroi.be/web/fr/hebergements/compara...

Enfin, ce que vous ignorez totalement, c’est que Charleroi a une vie culturelle effervescente, dont on trouve le détail dans le Latitude, un périodique gratuit que l’on peut charger ici :
http://www.charleroi-culture.be/Public/Page.php?ID=12

Quelle déception !
Je me demande si vous vous êtes seulement donné la peine de fouler le sol de Charleroi pour pondre ce chapitre de potache avachi.

Avec regret,
Patricia Mignone

Ps : on sait que vous êtes Français mais vos allusions à Verlaine et Rimbaud manquent singulièrement de pertinence pour introduire un chapitre consacré à une ville qui panse ses meurtrissures en bâtissant rageusement son avenir.
Dans la même veine, je m’étonne que vous n’ayez pas inauguré votre chapitre sur Mons par « Le Ciel est par-dessus le Toit », ce poème qu’écrivit Verlaine lors de son incarcération à la prison de Mons.

23:28 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/04/2009

Je pense et je ne suis pas

leffe_blondAllez, une Leffe après le spectacle et je dis à mes potes, André et Béatrice : « vous avez remarqué cette hégémonie des mecs dans le domaine artistique et culturel ? Il n’y a que des hommes à la tête des institutions artistiques de la ville et ils ne donnent la parole qu’à des mecs ». Béatrice dit : « Ah ? Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle mais c’est vrai : on ne peut que le constater ».  André dit : « Moi, je travaille avec des femmes et elles ne sont pas disponibles : elles ne sont préoccupées que de leurs enfants ». Il précise « Les enfants, pas la famille ». Et il cite sa fille en exemple. Et juste en passant, je dis « oui mais ses enfants ont des géniteurs mais pas de père ». Elle n’est pas en famille. Normal qu’elle ne pense qu’à ses enfants… ce qui est peut-être le cas de beaucoup de femmes actuellement.
Et je me rappelle cet échange avec une galeriste à Paris qui évoquait dans les mêmes termes l’ambivalence des femmes par rapport à la production artistique

Et puis, je dis que des femmes disponibles, décidées, intelligentes et enthousiastes, j’en connais - et j’en suis - et que le parcours est laborieux, voire impossible. J’ai des copines qui en sont toujours à quémander des subventions, autrement dit dont le statut n’est pas stabilisé, à l’âge de 48 ans. André, qui est le contraire d’un cornichon, dit : « Normal : vous passez pour des castratrices. Une femme qui a du caractère, ça nous fait peur. Il faut comprendre : vous êtes plus fortes que nous. Nous on est confus, approximatifs, paresseux. Quand on s’approche entre mecs, on sait rapidement comment on fonctionne. Une femme, c’est mystérieux. Ca nous faire peur. Alors, on l’écarte ».

Bon. La sortie se trouve où, encore ?

00:58 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2009

Qui a vendu son âme?

Cote d'Or
à gauche à Coney Island (fief des Russes). A droite à Vienne.

20:27 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2009

Des vagues d'amour

bashungC'est ainsi qu'il prit la route ces derniers mois, après l'annonce de la maladie, pour une suite de concerts chargés d'une énergie tragique et fantastique. A l'image de l'idole Dylan et de sa « tournée sans fin », Bashung semblait parti pour ne jamais s'arrêter.
Même quand ses jambes le portaient à peine, comme lors des dernières Francofolies de La Rochelle, le résultat était somptueux: un lent blues irradié, une voix grave et pulpeuse, une explosion de chaleur et une communion comme il n'en avait jamais connues. « J'crains plus la mandragore / j'crains plus mon destin /j'crains plus rien », chantait-il tous les soirs. A ses proches, il parlait d'un état second, comme un « nouvel âge où il sentait des vagues d'amour et d'émotion » bousculer les digues et monter vers lui.
Le beau crooner de Gaby atteignait toujours sur scène une forme d'oubli extraordinaire: «Je me sens plein d'une énergie bizarre, nous avait-il confié en 1995. Un drôle d'état. L'impression d'avoir en moi chaque spectateur. Je suis chargé comme une centrale atomique. »
A l'époque, il avait 48 ans et se sentait pour toujours animé du feu sacré. « A 50 ans, j'espère encore me rouler par terre. Je me sens bien ainsi. Ça n'inquiète personne. Au contraire. J'ai un peu de mal à m'extérioriser, alors quand je me laisse aller, mes proches disent: "Tiens, il est heureux!" »

Fragment de Laurent Rigoulet dans Telerama

 

13:52 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2009

Trois heures à Anvers

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Toujours prévoir du temps en plus quand on fait un bout de route un peu long.

OLAF 1Au programme, il y avait donc Erwin Olaf au Musée de la Photo (rien à voir avec le Ssssomptueux Musée de Charleroi) situé Waalse Kaai, 47 où l’on se sent tout de suite bienvenu.

Depuis que je le connais, vu son nom de pirate, je croyais qu’Erwin Olaf était Scandinave mais non : il est Hollandais et il a moins de 50 ans.

David-LachapelleQuoique que moins mégalo par l’ampleur des moyens mis en œuvre, son univers photographique n’est pas étranger à celui de David LaChapelle actuellement exposé à La Monnaie à Paris : ils travaillent tous deux pour la pub et pratiquent dans leur approche artistique la même esthétique, le même gout pour les images léchées, le même regard, le même discours fondé sur le trash, la provocation, le porno chic (plus ostentatoire chez Erwin Olaf).
Nourri au lait de la culture de masse, depuis quelques années, LaChapelle s’est assigné une vocation messianique qui s’exprime à travers des compositions grandiloquentes requérant des moyens pharaoniques et inspirées d’une manière ou d’une autre de la peinture renaissante et classique avec quand même – toujours – des Blacks qui bandent et des femmes à poil… Non mais !


Chez Erwin Olaf, c’est un peu différent : plus intimiste et plus franchement orienté queer et SM : la focalisation sur les attributs sexuels est donc plus explicite, il y a du cuir, de l’appareillage SM et des gens qui tirent de vilaines têtes. Le SM, ça n’a pas l’air rigolo du tout.

Le mérite de cette expo consacrée à Olaf, c’est de montrer beaucoup de photos neuves.
Pour David LaChapelle, eh bin empruntez plutôt le DVD de Rize à la Médiathèque.
Allez ! Pour le rayon porno-chic, je serai parvenue à ne pas placer une seule fois le mot « cul ».

Ensuite, si vous êtes aussi tête en l’air que moi, vous traversez la grande place et vous rejoignez le Musée Royal des Beaux-Arts.
Une grande banderolle indique « Goya-Redon-Ensor ».
Je me demande ce qui m’arrive… Je commence à fonctionner de façon fort inquiétante comme un consommateur de culture de masse - vision confuse, absence de sens critique - : j’ai pris mon billet sur le nom de « Goya » sans tenir compte du fait que je n’aime pas du tout Ensor et que Redon est peut-être le seul symboliste que je n’aime pas. Ce type n’avait aucun talent. Je me demande comment il a fait pour passer à la postérité. Quant à Ensor, certains le tiennent pour le peintre belge moderne le plus important. Ah bon ?
Et puis, pour Goya, vous savez quoi ? Je n’ai même pas pensé que l’ensemble le plus important était au Prado où je les ai contemplées.
Et donc, c’est une expo de choses moches et rikiki mochement exposées dans une scénographie qui évoque les pays de l’Est dans les années ’50.
En résumé : n’y allez pas !

 

BEL400002D_1Je m’étais fendue de la location d’un audio-guide.
Quand je l’ai rendu, les deux personnes préposées à la gestion de la chose m’ont demandé si j’étais satisfaite. La dame m’a alors confessé qu’elle non plus n’aime pas Ensor. Pour me consoler, il m’ont indiqué une curiosité anversoise ou l’autre. Ils ont évoqué la gare. J’ai répondu que s’ils étaient branchés « gare », ils devaient voir celle de Liège, ce qui a donné l’occasion à la dame de me dire qu’en Féronstrée il y a un deuxième musée qu’elle n’a jamais trouvé. Voilà pourquoi j’étais là : pour indiquer à deux Anversois où se trouve le Musée d’Ansembourg : au bout de la rue Féronstrée sur la droite, face à un antiquaire, juste avant une place située sur la gauche où se trouve une église dont l’extérieur est polychromé.
Eh bin voilà ! Après Erwin Olaf, à Anvers, allez à Liège visiter le Musée d’Ansembourg, un très joli musée des arts décoratifs du 18ème.

Pour en savoir plus sur Erwin Olaf, cliquez sur la première photo

11:59 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, cinema |  Facebook |

28/03/2009

Oubliez et recommencez

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Ailleurs en Europe, là où vivent des gens que j’aime, la météo prévoit 20 degrés pour ce week-end. Pendant que la pluie tombe, mon écran affiche un jaune tournesol : celui de la page d’accueil de « Pane e Tulipani » de Silvio Soldini.
J’ai demandé ce film il y a 3 semaines : il était en promenade entre le P44, Namur et Louvain-la-Neuve. A la Médiathèque, on peut commander des films sauf quand ils appartiennent à votre siège. Alors, vous devez attendre que tout le monde soit servi et votre tour viendra.
La médiathécaire qui a pisté « Pane et Tulipani » pour m’indiquer quand je pouvais espérer son retour m’a dit qu’en deux mois de 2009, il avait déjà été emprunté autant que durant toute l’année 2008. La fraîcheur et le coté fantasque de cette histoire de femme laissée par son mari quelque part sur la route cadre bien avec une certaine humeur qui règne aujourd’hui.
Dans le même style, vous pouvez aussi emprunter « Bagdad Café » de Percy Adlon et si vous aimez lire, il y a aussi « Le Lièvre de Vatanen" d’Arto Paasilinna.
J’ai vu « Pane e Tulipani » à sa sortie en salle et comme j’ai mauvaise mémoire, je le redécouvre. Je note que tous les sons de ce film ont été captés en prise directe.

Cliquez sur l’image : ce que vous verrez n’est pas un extrait du film mais un fan interprétant la musique...à moins que ce ne soit son créateur lui-même.

08:51 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/03/2009

Sophie et Nicola

arton66-3a9e4Indochine, en principe,  je ne suis pas trop fan...Mais s'ils ont lu les malheurs de Sophie, je veux bien écouter l'album.

Côté textes, ça parle de héros, de métal, de petits matins froids, de camarades et de mitraille. « Même s'il y a beaucoup de références à 14-18, ce n'est pas un album sur une guerre particulière, mais sur les guerres, précise Sirkis. Sur ce qu'on génère à tout moment de la vie, les pulsions, les émotions, les angoisses… On est partis de la lettre de rupture que l'actrice française Sophie Calle a fait lire par 107 femmes. Et en y réfléchissant, les séparations les plus atroces, ce sont quand même celles des hommes partant au front et laissant leur famille »…

Un fragment de l'interview de Nicola Sirkis au journal "Le Soir" de ce jour.


12:30 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/03/2009

Agnès Varda la la la

Image 3 Cliquez sur l'image

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07/03/2009

A quoi tient le génie aux yeux de certains...

Dès que les techniques de la photographies furent au point, les photographes ont offert leur collaboration aux peintres; j'y ai déjà ait allusion. Pour le peintre, cette situation ne présente que des avantages : cela évite de se rendre sur les lieux, en cas de peinture de paysage. S'il s'agit d'un modèle, cela épargne les longues heures de pose et permet par exemple de se concentrer sur l'incidence de la lumière.

L'idée qu'il puisse y avoir recours à des moyens techniques peut toutefois mettre à mal le mythe du génie dont certains ont besoin pour préserver l'aura de certains artistes. Mercredi, Le Soir publiait un papier intéressant à ce sujet.

medium_salome2Michelangelo Merisi dit « Le Caravage » maîtrisait un « ensemble de techniques qui sont la base même de la photographie » explique dans un entretien à l’AFP Roberta Lapucci, enseignante à la Saci, l’école américaine d’art de Florence.

Selon elle, le peintre travaillait dans une « chambre noire » où il plaçait ses modèles, qui étaient éclairés par la lumière filtrant à travers un trou dans le plafond. L’image était ensuite projetée sur une toile à travers une lentille et un miroir.

La toile était enduite d’une préparation composée de différents éléments sensibles à la lumière, permettant de fixer l’image pendant environ une demi-heure, selon la chercheuse.

Ensuite, dans l’obscurité quasi-totale, le peintre brossait à grands traits l’image projetée grâce à un mélange de blanc de céruse et d’éléments chimiques et de minéraux visibles dans le noir.

La chercheuse émet l’hypothèse qu’il se servait d’une poudre photoluminescente faite de lucioles concassées, utilisée à l’époque pour les effets spéciaux au théâtre.

L’un des éléments principaux de ces mélanges était le mercure, ce qui expliquerait, selon elle, le caractère agité et colérique du Caravage, dont la vie querelleuse a été marquée par un meurtre en 1606 à Rome qui l’a obligé à fuir à Malte.

Cette technique explique selon elle « le fameux clair-obscur des tableaux du Caravage et la lumière ’photographique’ qui les éclaire ».

« Toute cette installation lui avait été suggérée par son ami le physicien Giovanni Battista Della Porta. Le Caravage était très lié avec une communauté de savants s’intéressant à l’optique », explique la restauratrice.

Le système de chambre noire (« camera oscura ») avait déjà été décrit par Léonard de Vinci (1452-1519) mais Le Caravage est le premier peintre à en faire usage, affirme-t-elle.

Les travaux de Roberta Lapucci font écho à ceux de l’artiste britannique David Hockney qui estime dans son livre « Savoirs Secrets » (2001) que Le Caravage, puis Van Dyck (1599-1641) et Ingres (1780-1867), utilisaient des instruments optiques pour mettre en scène leurs tableaux.

Cette théorie est contestée par des historiens d’art en raison de preuves insuffisantes et parce qu’elle discrédite l’inventivité des artistes.

« Il existe de nombreuses preuves, notamment le fait que Caravage ne faisait jamais de dessin préparatoire : il est donc plausible qu’il se servait de ces ’projections’ pour peindre », se défend Roberta Lapucci.

« Un nombre anormal de ses modèles sont gauchers. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que l’image projetée sur la toile était à l’envers, les lentilles de l’époque ne permettant pas de la projeter à l’endroit », poursuit-elle.

« Cette anomalie disparaît dans les œuvres tardives de l’artiste, signe que les instruments qu’il utilise s’améliorent. Grâce à ces progrès techniques, ses tableaux gagnent aussi beaucoup en profondeur de champ au fil des années », estime la chercheuse.

Surtout, elle se défend de vouloir diminuer le travail de l’artiste : « Sa maîtrise de certaines techniques avant l’heure n’enlève rien à son génie, au contraire. Il est évident qu’il ne suffit pas de projeter des images sur une toile et de les recopier pour devenir Caravage ! ».

08:02 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2009

Quelques belles photos de mon laid coin de terre

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Cliquez sur la photo d'Harald Finster et vous en verrez d'autres.

14:41 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2009

L'invitation officielle (pour ceux qui aiment les formes)

Expo Patricia Mignone

Oui, je sais : la date de finissage change tout le temps. Allez! Un peu d'imprévu ne peut pas faire de mal.

Venez prendre un verre et n'en parlons plus.

23:49 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/02/2009

Je m’expose

 couverture
A  LIEGE au Placard à Balais, rue des Mineurs, 9/11, du 20 février au 21 mars.
Vous êtes bienvenu(e) au vernissage qui a lieu le 20 février dès 18h.

A CHARLEROI, en marge du Festival du Film de femmes au Cinema Le Parc, 51, rue de Montigny, du 5 au 7 mars – le vernissage a lieu le 5 mars vers 19h30

A BRUXELLES – pour voir mon Hans en vrai dans le cadre d’une expo d’ensemble consacrée à « HANS MON HERISSON » DES GRIMM.
Je préciserai la date et le lieu de cette expo quand je les connaîtrai.

Si vous êtes trop loin, trop paresseux, contagieux, misanthrope, trop peu motivé mais quand même curieux, voici de quoi faire : pour votre confort, je vous incite à rétrécir la fenêtre au format carré.

Voici la version longue pour les motivés et la version presque muette pour les paresseux et les analphabètes.

Ah oui ! J’oubliais, Stephanie m’a consacré un groupe sur FaceBook – où vous ne me trouverez pas, n’est-ce pas - If you fancy becoming a fan….ça se passe ici.

16:40 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2009

Roberto Ferri

Roberto FerriUn Saint Sébastien qui a de l'allure.
Cliquez sur l'image et allez l'agrandir sur le site.

01:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/01/2009

Oliver Sacks

musicophilia_pb_smChouette! Un nouveau livre d'Oliver Sacks!

Visitez son site et écoutez le parler!

Le plaisir intelligent, c'est ça,le luxe....

22:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/01/2009

Mon Hans mon Hérisson

Pour célébrer la joie de vivre dans la candeur et ailleurs je dédie ce post à Stéphanie et Franck qui sont nés le même jour que moi.

Voici donc comment j'ai lu ce conte et ce qui a infléchi mon illustration.
Pour ceux qui prennent le train en marche, le texte et le contexte se trouvent ici

 
Cette lecture résulte d’un point de vue transpersonnel assez personnel sur le conte également compris à la lumière d’approches telles que celles d’Alice Miller et de Boris Cyrulnick. Le mot « compris » n’est pas innocent : il s’agit bien de ce que je projette sur ce que me dit le texte lequel fonctionne dès lors un peu comme un test de Rorschach (comprenne qui pourra).

Hans naît porteur d’une malédiction jetée lorsque son père a proféré un vœu inconsidéré : « Je veux un fils. Fût-il un hérisson ». Et Hans naît hérisson, autrement dit répugnant. Ses besoins de petit enfant ne sont dès lors pas honorés : pas de maternage, pas d’allaitement. On ne festoie pas autour de sa naissance.

Je n’ai pas appréhendé l’aspect de Hans comme l’image de l’enfant « différent », selon la litote communément pratiquée qui consiste à désigner ainsi toute personne affectée d’un handicap. J’y ai vu la métaphore de tout enfant qui, quoi qu’il arrive, naît non conforme au désir de ses parents. Si « bon » que soit intrinsèquement Hans, sa bonté n’apparaît pas aux yeux de ses parents, supplantée par la frustration résultant de son manque de conformité. L’aspect de Hans pointe alors le poids du désir qui pèse sur ses épaules, désir qui restera frustré parce que la tâche d’un enfant n’est pas de réaliser le projet de ses parents.

Dans la mesure où ces quelques lignes ne visent qu’à commenter ma déclinaison de l’aspect du personnage, il resterait beaucoup à dire du conte dans son ensemble et notamment de deux motifs particuliers : celui où, dans une gigantesque boucherie Hans offre son troupeau en pâture à la communauté villageoise, cette collectivité indistincte qui dicte la loi en référence à laquelle Hans a été mis au ban. Dans un geste aux résonances christiques, Hans offre donc en sacrifice à ce groupe un troupeau qui est une émanation de lui-même. Et ce deuxième moment où, débarrassé de ses oripeaux maléfiques, Hans apparaît « d’un noir de suie » et est lavé et oint par le médecin dans un rituel qui n’est pas sans évoquer le baptême, une cérémonie apparaissant d’ailleurs au début du conte.

 

On pourrait apporter quelques dimensions supplémentaires à cette lecture.

La période au cours de laquelle Hans reste perché sur son arbre tandis que le temps passe et que son troupeau grandit semble une période de latence pendant laquelle son « karma » s’accomplit : ostracisé, Hans se tient à l’écart.
Le sacrifice du troupeau scelle son passage de la passivité à l’action. A partir de là, Hans va prendre son destin en main.
Il part rejoindre les deux rois avec lesquels il a passé un contrat. Le premier de ces rois est orgueilleux, déloyal, égoïste et manipulateur. Sa fille de même (La princesse déclara que jamais elle n'eût accepté d'aller là-bas). Leurs préoccupations se situent au niveau des seuls besoins matériels (« un carrosse à six chevaux, une escorte et des serviteurs de splendide prestance, de l'or et de l'argent, des bijoux et des robes, quantité d'autres biens »). Le deuxième roi et sa fille sont humbles, loyaux et empathiques (La princesse promit de respecter le pacte de son plein gré « parce qu'elle aimait et respectait son vieux père ». A son arrivée, on fit à Hans une escorte d'honneur ; effrayée, la princesse pensa néanmoins qu’il devait avoir bon cœur et l’accueillit « avec sympathie » et l’on célébra le mariage). Ces deux rois forment une polarité dont les membres se situent chacun aux extrêmes opposés de la pyramide de Maslow.

On peut également noter que les deux seules couleurs mentionnées dans le conte sont le blanc et le noir et que les lieux où elles sont évoquées leur confèrent une valeur symbolique. 
Quand elle consent à partir avec Hans-mon-Hérisson,  la première princesse s’habille, en effet, de blanc. Une fois hors de la ville (autrement dit, hors des lieux où règnent les codes humains), il lui fait payer sa duplicité en la déshabillant, en l’écorchant et en la faisant saigner ce qui n’est pas sans évoquer le sacrifice du troupeau, l’autre lieu où le sang se répand dans le conte. Ainsi, la blancheur qui relève du paraître s’efface, une fois nommée la nature réelle de celle qui l’affiche. Il suffit donc d’oser nommer pour que la vérité se fasse jour sous le voile des apparences.
Le noir de suie qui souille la peau de Hans-mon-hérisson est tout autant affaire d’apparence puisqu’il suffit de le laver pour qu’il en soit débarrassé.
Dans ces deux cas, le contraste entre le blanc et le noir métaphorise l’évaluation de l’individu qu’opère la communauté en référence aux seules apparences.
Une fois lavé, Hans-mon-Hérisson « redevient blanc de peau, d'une beauté charmante qui procure à la princesse une grande joie ».  Il est d’une blancheur authentique qui traduit la qualité de son être. Dans ce conte par ailleurs très pauvre en adjectifs, Hans est, en effet, qualifié de « gai et plein d’entrain » et sa musique qui semble traduire sa nature réelle est à plusieurs reprises qualifiée  de « jolie », « belle » et « fort belle ». Ces adjectifs n’ont pas pour seul effet de décrire : ils traduisent la sympathie du narrateur laquelle peut également susciter  de l’émotion chez l'auditeur (le lecteur).

Le monde auquel a accédé Hans-mon-hérisson auprès du bon roi est celui de l’amour inconditionnel et de la bonté authentique qui correspondent à sa véritable nature. Pas un instant au cours de son existence, Hans ne s'est vengé de son père : au contraire, il pardonne et l'accueille à sa cour et il est bon de noter que cet acte est juste décrit : le conte évoque des actions sans nous dire comment les interpréter, opération qui est laissée à la discrétion du récepteur.
Ce qui s’affirme à travers son baptême symbolique, c’est son appartenance à une dimension où règnent le désintéressement, la gratuité, le don généreux et le sacrifice lesquels ont conduit le roi à respecter ses engagements envers « un drôle d’être » et la princesse à honorer la parole de son père et cela, quelles qu’en fussent les conséquences. 

Les qualités de cette réalité qui est celle de Hans et sa nouvelle famille correspondent aux valeurs d’une spiritualité laïque en regard de laquelle - si l’on s’en réfère à l’attitude du prêtre qui apparaît au début du conte - l’autorité spirituelle légitime fait piètre figure.
On pourrait être tenté d’effectuer un rapprochement avec l’hagiographie. Mais si les topoï du genre sont absents de ce conte, ce qui me semble manquer le plus pour que ce soit une hagiographie c’est l’absence d’évolution ou de révélation ; selon ce que je perçois, Hans est né tel qu’il apparaît à la fin : il manquait d’un contexte où manifester qui il était, comme le laisse entendre l’usage de l’expression  «  il redevint blanc de peau », expression qui n’exclut pas l’allusion à une dimension métaphysique car si Hans est né hérisson, alors, sa blancheur doit être antérieure à sa naissance. Voilà une clé pour aborder le conte du point de vue de ce que Rank a désigné comme le « numineux »  (« le sacré ») dont le propre consiste à susciter effroi et fascination, des termes qui conviennent bien pour définir le conte dans son ensemble.

Hans mon Hérisson peut apparaître comme un conte moral visant entre autres à promouvoir ces valeurs importantes que sont le pardon et la compassion. A l’exemple des « Vœux ridicules », il met également en valeur l’idée d’une parole créatrice, thème que l’on trouve présent dans les mythologies anciennes et que développeront, entre autres, les théoriciens de l’Ecole de Palo Alto.

Patricia MignoneCliquez sur l'image pour la voir en grand.
Ce tableau n'est pas fini mais il est lisible.
Le petit chou de Bruxelles qui a posé pour moi s'appelle Léon.

00:27 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/01/2009

L'empathie

Ca doit être le nom actuel de la compassion.

Image 2

18:20 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2009

Jouons ! (surtout si ça vous dit)

Je termine un truc et, comme chacun sait, dans la mesure où je bosse pour deux, c’est un peu dense. Dans une semaine, je posterai la photo de ce tableau qui est une image pour un conte des Grimm : « Hans mon hérisson ».

Les contes, on sait d’où ils viennent : de très loin en nous…quant à savoir qui est ce « nous », c’est autre chose. En tout cas, ils nous parlent puisque c’est nous qui les avons conçus.

Historiquement, ils proviennent de la tradition orale qui se transmettait à la veillée en famille (vous vous rappelez qu’à une époque, les gens n’avaient ni internet, ni la TV, ni même l’électricité…) ou via le colporteur qui jouait un peu le rôle de la presse actuelle, avec une nette préférence pour le sensationnel (dont les ressorts essentiels sont le sexe, l’argent et la violence ; certes, vous êtes au courant).
descartes.1193340109Les contes traditionnels ne sont pas destinés aux enfants : ils étaient destinés à des gens qui étaient illettrés mais pas incultes. Conçus avant qu’un comique barbu n’élabore le cogito dans son poele, leur savoir répondait à une cosmologie qui liait l’existence des hommes au cycle des saisons et à la course du monde. Ils vivaient dans la pensée magique. Si certains contes témoignent de liens avec la vision chrétienne, ils portent aussi la trace d’ancrages dans un « savoir » plus diffus que certains appellent « la philosophie éternelle » et d’autres « l’inconscient collectif » lequel a amené toutes les populations du monde à se donner des récits fondateurs dont les structures et les thèmes se recoupent.

Voilà ce que je vous propose, les petits amis.
Ci-dessous, je poste le texte de « Hans mon Hérisson » dans la traduction que j’ai lue.
Je vous invite à vous laisser faire, tout simplement, et à accueillir les impressions et interprétations qui vous viennent. Faites-vous en une image mentale.
La semaine prochaine, ce n’est pas le corrigé que je posterai : je ne sais pas plus que quiconque ce qu’il faut comprendre. Je vous dirai ce que j’ai compris et vous montrerai ce que j’en ai fait... et ma version ne sera pas meilleure que la votre : ça, c’est garanti et d'ailleurs, ce n'est pas l'enjeu.
(comme je ne suis maîtresse et prof que pour mes chats et mes élèves, je ne vous demande même pas de m’envoyer votre copie).

Si ça amuse certains Bruxellois et Belges, sachez que c’est Dominique Maes qui a mis ce conte sous mon nez dans le cadre d’un atelier d’illustration auquel je participe. Dominique est également professeur à l’ERG. Il a proposé à ses étudiants de l’ERG ainsi qu’aux participants à l’atelier de concevoir 3 images pour « Hans  mon Hérisson ». A la fin de l’hiver, ça donnera une expo en un lieu encore indéterminé à Bruxelles. Je vous tiendrai au courant.


Hans mon Hérisson
    Il était une fois un paysan qui avait de l'argent et des biens en suffisance, et même plus qu'il n'en fallait ; mais aussi riche qu'il fût, il manquait pourtant quelque chose à son bonheur, car ils n'avaient, sa femme et lui, pas eu d'enfant. Il en souffrait, et comme il arrivait souvent que les autres paysans, quand il allait avec eux à la ville voisine, se moquaient de lui et lui demandaient pourquoi il n'avait toujours pas d'enfant, il finit par le prendre mal; et un jour, quand il revint chez lui, il s'emporta et dit:
    - Je veux un enfant, j'en veux un, même si ce doit être un hérisson
    Par la suite, sa femme mit au monde un enfant qui était mi-hérisson, mi-homme: le haut du corps en hérisson, le bas constitué normalement. Sa mère en fut épouvantée quand elle le vit et s'exclama:
- Là, tu vois! tu nous as jeté un mauvais sort!
    - Qu'est-ce que cela change à présent? répondit le mari. Le petit doit quand même être baptisé; mais comment trouver quelqu'un qui veuille être le parrain?
    - Hans-mon-Hérisson, ce sera le seul nom qu'on pourra lui donner, dit la femme.
    Le prêtre, après l'avoir baptisé, remarqua qu'il ne pouvait pas être couché dans un lit ordinaire, à cause de ses piquants. Ils lui firent une couche de paille derrière le fourneau, et ce fut là que le petit Hans-mon-Hérisson resta couché. Sa mère ne pouvait pas non plus lui donner le sein comme à un autre enfant, parce que ses piquants lui déchiraient la poitrine. Et Hans-mon-Hérisson resta derrière le fourneau pendant huit années de suite. Son père en était las, au point de penser: « Ah! si seulement il pouvait mourir! » Mais non, il ne mourait pas; il était toujours là, couché derrière le fourneau.
    Un jour qu'il y avait foire à la ville, le paysan décida d'y aller, et avant de partir il demanda à sa femme ce qu'elle voulait qu'il lui rapporte. « Un peu de viande, lui dit-elle, et quelques brioches; enfin, tu sais bien ce qu'il faut pour la maison.» Il fit la même question à la servante, qui voulait, elle, une paire de bas à jours et des chaussons. Enfin, il demanda aussi à Hans-mon-Hérisson ce qu'il aimerait avoir.
    - Papa, répondit-il, je voudrais que tu me rapportes une cornemuse.
    En revenant de la foire, le paysan donna à sa femme ce qu'il avait acheté pour elle: la viande et les brioches; il donna ensuite à la servante ses bas et ses pantoufles, et enfin il se pencha derrière le fourneau et donna à Hans-mon-Hérisson sa cornemuse. Et Hans-mon-Hérisson, quand il eut en mains sa cornemuse, dit à son père:
    - Papa, tu devrais maintenant aller devant la forge et m'y faire ferrer mon coq ; alors je l'enfourcherai et je m'en irai pour ne plus revenir.
    Le père, content d'être débarrassé, alla faire ferrer le coq aussitôt; quand ce fut fini, Hans-mon-Hérisson se mit à califourchon sur le coq et partit en le chevauchant, non sans emmener avec lui des cochons et des ânes qu'il voulait garder au loin, dans la forêt. Lorsque le coq et son étrange cavalier furent dans la forêt, le coq dut s'envoler avec lui au sommet d'un grand arbre et s'y tenir perché, portant toujours Hans-mon-Hérisson sur son dos, où il resta pendant des années à garder, de là-haut, ses ânes et ses cochons, dont le nombre augmentait sans cesse, et qui lui firent un grand troupeau. Pendant tout ce temps-là, son père n'entendit pas parler de lui. Installé sur son arbre, Hans soufflait dans sa cornemuse et se faisait de la musique pour se passer le temps; et sa musique était fort belle.
    Un jour, il arriva qu'un roi s'était perdu dans la forêt et s'étonna beaucoup d'entendre cette jolie musique, sans savoir d'où elle pouvait venir. Il envoya quelqu'un de sa suite en avant, pour qu'il regarde un peu d'où cela pouvait bien sortir; mais tout ce qu'il put voir, en regardant partout alentour, c'était un drôle d'animal perché tout en haut d'un arbre, quelque chose comme un coq, sur lequel un hérisson se serait mis, et qui jouait de la musique. Ayant entendu son rapport, le roi renvoya son messager lui demander pourquoi il se trouvait perché là-haut, et s'il ne pourrait pas lui indiquer le chemin qui lui permettrait de regagner son royaume. Hans-mon-Hérisson descendit alors de son arbre et déclara qu'il montrerait le chemin si le roi voulait lui promettre, et s'y engager par écrit, de lui accorder le premier être vivant qu'il rencontrerait en arrivant dans sa cour royale.
    Le roi se dit: « Je peux facilement le faire: Hans-mon-Hérisson ne pouvant pas comprendre, j'écrirai ce qu'il me plaira.» Le roi prit donc une plume et de l'encre pour écrire quelque chose, et cela fait, Hans-mon-Hérisson lui montra le bon chemin, qui lui permit de rentrer heureusement chez lui. Mais sa fille, qui l'avait aperçu de loin, fut si contente de le revoir qu'elle accourut à sa rencontre et se jeta à son cou pour l'embrasser. Le roi se ressouvint alors de Hans-mon-Hérisson, et il raconta l'aventure à sa fille et comment il avait dû donner à un étrange animal un engagement par écrit, qui lui attribuait le premier être vivant qu'il verrait en arrivant au palais; et comment cet animal était comme à cheval sur un coq, jouant une fort belle musique; mais il ajouta bien vite qu'il avait écrit le contraire, à savoir qu'il n'aurait rien ni personne, parce que ce Hans-mon-Hérisson ne savait heureusement pas lire. La princesse s'en montra ravie et déclara que, de toutes façons, jamais elle n'eût accepté d'aller là-bas.
    Hans-mon-Hérisson n'en continuait pas moins de garder ses ânes et ses cochons, toujours gai et plein d'entrain, perché sur l'arbre et se faisant de la jolie musique en soufflant dans sa cornemuse. Et puis voilà qu'un autre roi vint à passer par là avec son escorte et toute sa suite; il s'était perdu lui aussi et ne savait plus par où retourner dans son royaume, car la forêt était très, très grande. Il entendit également la belle musique de loin et envoya quelqu'un pour voir ce que cela pouvait bien être. Le messager arriva jusqu'au dessous de l'arbre et vit le coq perché et Hans-mon-Hérisson assis dessus à califourchon. Le messager du roi s'enquit de ce qu'il faisait là.
    - Je garde mes cochons et mes ânes, répondit-il. Mais vous, que désirez-vous?
    Le messager lui expliqua qu'ils étaient perdus et ne parvenaient pas à revenir dans leur royaume, à moins qu'il ne voulût bien leur indiquer le chemin. Alors Hans-mon-Hérisson descendit de son arbre et dit au vieux roi qu'il lui montrerait le chemin, à condition qu'il consentît à lui donner en propre ce qu'il verrait en premier dès qu'il serait chez lui, à la porte de son château royal.
- Oui, déclara le roi, et voici mon accord.
    Il écrivit et signa à Hans-mon-Hérisson l'engagement qu'il aurait comme sien ce que lui, le roi, aurait vu en premier devant son palais.
    La chose faite, Hans-mon-Hérisson monta son coq et chevaucha devant le roi, suivi de ses gens, pour leur montrer le chemin ; et grâce à lui ils rentrèrent heureusement dans le royaume et arrivèrent au château, où la joie fut grande après l'inquiétude. Le roi avait une fille unique qui était d'une grande beauté, et ce fut elle qui se précipita pour l'accueillir et l'embrasser, tout heureuse de son retour.
    - Mais comment se fait-il que vous soyez resté si longtemps au loin? lui demanda-t-elle.
    Le roi lui raconta qu'il s'était perdu et que, pour un peu, jamais il n'eût pu rentrer, s'il n'avait eu la chance dc rencontrer un drôle d'être, mi-hérisson mi-homme, qui chevauchait un coq perché à la pointe d'un arbre, au cour de l'immense forêt, et qui jouait une belle musique, car c'était lui qui l'avait tiré de là en lui montrant le bon chemin. Mais il ajouta qu'il avait promis à cet être sa première rencontre dans la cour du château, et qu'il le regrettait bien maintenant, car cette première personne n'était autre qu'elle-même, sa fille bien-aimée. Quel chagrin n'en avait-il pas! La princesse lui promit aussitôt qu'elle le ferait et irait de son plein gré là-bas, s'il venait la chercher, parce qu'elle aimait et respectait son vieux père.
    Pendant ce temps, Hans-mon-Hérisson gardait toujours ses cochons, et ses cochons faisaient d'autres cochons, si bien qu'il en avait un tel nombre que la grande forêt en était pleine. Hans-mon-Hérisson décida alors qu'il ne resterait plus dans la grande forêt, et il fit dire à son père qu'ils devaient tous, au village, faire place nette dans leurs écuries et leurs étables, parce qu'il arrivait avec un tel troupeau, qu'il y en aurait partout et qu'on pourrait bouchoyer autant qu'on voudrait, aussi longtemps qu'on voudrait, dans toutes les familles. Le père fut consterné de la nouvelle, car il croyait Hans-mon-Hérisson mort depuis longtemps.
    Mais Hans-mon-Hérisson monta son coq et se mit en route, poussant devant lui ses cochons jusque dans le village pour les livrer à l'abattage. Et ce fut un massacre, oh, la, la, et une tuerie et un dépeçage et une charcuterie qu'on put entendre à deux lieues à la ronde!
    Après, quand tout fut terminé, Hans-mon-Hérisson pria son père de lui ramener son coq-cheval devant la forge pour le faire ferrer une autre fois, ajoutant qu'il s'en irait alors et ne reviendrait plus jamais. Le père alla faire ferrer le coq, se réjouissant à la pensée qu'il ne reverrait plus Hans-mon-Hérisson de sa vie.
    A cheval sur son coq, Hans-mon-Hérisson se rendit dans le premier royaume; mais le roi avait ordonné à ses troupes de tirer à vue sur celui qui viendrait en chevauchant un coq et qui aurait une cornemuse : de tirer et de frapper dessus, de le blesser et de l'abattre, afin qu'il n'arrive pas jusqu'au palais. Lors donc que les gardes le virent apparaître sur son coq, ils croisèrent devant lui leurs baïonnettes pour lui barrer le passage, mais Hans-mon-Hérisson éperonna son coq qui s'envola par-dessus leurs têtes et franchit le portail, pour entrer dans le château par une fenêtre. Hans-mon-Hérisson descendit de sa monture et alla tout droit réclamer au roi ce qu'il lui avait promis, faute de quoi il les tuerait, lui et sa fille. Le roi usa
alors de belles et nombreuses paroles pour persuader sa fille de le suivre, car ainsi elle sauverait leurs deux vies, et ils n'avaient pas le choix!
    Elle alla s'habiller de blanc, et son père lui donna un carrosse à six chevaux, une escorte et des serviteurs de splendide prestance, de l'or et de l'argent, des bijoux et des robes, quantité d'autres biens. Elle monta dans le carrosse et Hans-mon-Hérisson, toujours à cheval sur son coq et tenant sa cornemuse, monta à côté d'elle; ils prirent congé du roi qui pensait ne plus les revoir, et s'en allèrent. Mais quand ils furent à quelque distance de la ville, Hans-mon-Hérisson déshabilla la princesse et l'écorcha un peu partout avec ses piquants, en la faisant saigner des pieds à la tête.
    - Cela, lui dit-il, c'est votre récompense pour la duplicité dont vous avez fait preuve. Et maintenant, va-t'en: je ne veux pas de toi!
    Il la chassa honteusement, dans l'état où elle se trouvait; et ce fut ainsi qu'elle dût regagner le palais, humiliée et confuse pour le restant de ses jours.
    Sa cornemuse sous le bras et chevauchant son coq, Hans-mon-Hérisson se rendit alors au royaume du second roi auquel il avait indiqué son chemin. Mais là, les ordres du roi étaient que si quelqu'un venait à cheval sur un coq, fait comme l'était Hans-mon-Hérisson, l'armée et les gardes devaient lui présenter les armes, l'accueillir avec des vivats et lui faire une escorte d'honneur jusque dans la cour du château. Il arriva donc dans ces conditions; mais lorsque la belle princesse le vit, elle en fut effrayée, car elle ne s'attendait pas à lui voir un extérieur aussi fantastique; néanmoins, elle se dit que puisqu'il était comme cela, il n'était pas autrement; et elle se rappela qu'elle avait donné sa promesse à son père. « Au surplus, se disait-elle, il a sauvé mon père et n'a sûrement pas un mauvais coeur.» Toujours est-il qu'elle accueillit Hans-mon-Hérisson avec sympathie, et que le mariage fut célébré. Le nouvel époux dut prendre place à la table royale, et sa jeune femme était à côté de lui pour le festin. Le soir venu, quand il fut temps pour eux d'aller dormir, elle se sentit inquiète, redoutant l'effet de ses piquants; mais il la rassura en lui disant qu'elle n'avait rien à craindre et qu'il ne lui ferait aucun mal; puis il demanda au roi, son père, de poster quatre hommes de garde devant la porte de leur chambre, avec mission d'entretenir un bon feu dans la cheminée. Il expliqua que lorsqu'il irait au lit, il quitterait sa peau de hérisson et la laisserait par terre au pied du lit: il fallait alors que les gardes accourent pour s'en saisir, et qu'ils la jettent immédiatement dans le feu, devant lequel ils devraient veiller jusqu'à ce que la peau fût entièrement consumée.
    Quand la cloche sonna onze coups, le jeune époux pénétra dans la chambre nuptiale, se défit de sa peau de hérisson et la jeta au pied du lit; les gardes accoururent, s'en emparèrent vivement et la précipitèrent dans le feu ardent, devant lequel ils restèrent jusqu'à ce qu'elle fût entièrement dévorée par les flammes. Et quand cette peau de hérisson fut consumée entièrement, il se trouva lui-même délivré de cet enchantement, et il put s'étendre dans le lit avec le corps d'un être humain parfaitement constitué, avec cette seule différence, toutefois, qu'il était complètement noir, d'un noir de suie. Mais le roi lui envoya son médecin qui le lava et le frotta avec des onguents et des baumes, si bien qu'il redevint blanc de peau comme tout le monde et fut, dès lors, un jeune homme d'une beauté charmante. Et quelle grande joie pour la princesse que le voir fait comme cela! Quand ils se levèrent, le lendemain matin, ils étaient heureux l'un et l'autre; ils mangèrent et ils burent, et le mariage fut célébré en grande pompe, cette fois très officiellement, faisant de Hans-mon-Hérisson l'héritier légitime du royaume.
    Des années passèrent, puis un jour il partit en voyage avec son épouse et se rendit auprès de son père, auquel il dit qu'il était son fils. Le paysan lui répondit qu'il n'avait pas de fils, ou plutôt qu'il en avait eu un, qui était né avec la peau d'un hérisson, tout couvert de piquants sur la moitié du corps, et que ce fils s'en était allé de par le monde pour ne jamais revenir. Hans se fit reconnaître vraiment, et son vieux père fut heureux que ce fût là son fils, puis il s'en retourna avec lui dans son royaume.
Ici mon conte se termine
Pour s'en aller chez Augustine

14:24 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/01/2009

Ce matin

le jardinMinuit Chrétien a découvert la neige.
Elle s'en est mis trois fois sur le museau avant de comprendre que ça la faisait éternuer.

15:56 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2009

L’arcane du 1er janvier

a0tmt_h335Le Mat nous amène dans nos contradictions les plus profondes. Il se promène dans une unité comprise lui ouvrant un nouveau champ de conscience. (...)

Le Mat se situe en dehors des références et sort des conditionnements de la pensée. Sans règle ni loi, il est hors structure, hors temps et n'a pas la même réalité, à mi-chemin entre sagesse et folie.
Ce voyageur sans bagage est toujours en partance. Il est un dissident, séparé de toute communauté. Ce qu'il a gagné en lucidité, il l'a perdu en sociabilité.
Il ose s'affirmer et affirmer sa différence.
Il est considéré comme l'idiot possédant la sagesse (de même valeur numérique en hébreu).
Il est capable, après avoir parcouru cette voie, de revenir au point de départ. C'est un aventurier, un original qui écoute sa musique intérieure, celle de ses origines divines.
Il devient sujet de sa vie en acceptant d'aller vers l'inconnu.
Il récolte l'expérience des 21 étapes antérieures et peut se remettre en question.
Il ose quitter toutes formes de perfection pour entrer dans la spirale évolutive.
Se libérant de l'ego, il met son être conscient au service des lois universelles. Il vit une véritable libération intérieure et répète à qui veut l'entendre que « par le non-agir, il n'est rien que l'on ne puisse faire ». Il laisse entièrement le choix au divin.
Il se moque du monde des apparences et reste dans l'essentiel. Avec son expérience pour seul bagage et poussé par son instinct, il va de l'avant et se trouve toujours à la bonne place. Il est dans l'illumination consciente, dans « la lumière de vie ».
«De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou.»
«On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter. »
«Fou pour les hommes, sage pour les Dieux. » « Sembler fou est le secret des sages. »

La difficulté est de le caractériser, ainsi il a échappé à toutes terminologies conflictuelles car il est toujours là où on ne l'attend pas.
Le Mat donne la voie directe et représente le passeur au bout du chemin.

Le Mat dans la version restaurée de Camoin et Jodorowski
Le texte est issu des "22 Etincelles de Vie" de Gérard Athias.

21:58 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/01/2009

On y va?

"Ellis Island" de Georges Perec et Robert Bober. J’ai évoqué le livre ici il y a un an.

La Médiathèque exhume le film dont ce document est la trace et le présente prochainement.

Ellis_island(1)Voici comment Pierre Hemptinne en parle :
« Désormais monument national, Ellis Island est un îlot de quatorze hectares, situé à quelques encablures de la pointe sud de Manhattan. A partir de 1892, il fut le passage obligé de la grande majorité des candidats à l'immigration aux Etats-Unis - c'est-à-dire tous ceux qui, "chassés de leur pays natal par la misère, la famine, l'oppression politique, religieuse ou raciale", avaient cédé aux chimères du rêve américain. En 1924, seize millions de personnes en provenance d'Europe avaient transité par le Centre d'immigration d'Ellis Island, plus de trente millions à sa fermeture en 1954 et, à l'heure actuelle, 40% des Américains comptent, parmi leurs ascendants directs, au moins l'une d'entre elles.
En 1978, Robert Bober et Georges Perec ont voulu restituer ce que fut Ellis Island - c'est-à-dire, pour Perec, "le lieu même de l'exil, le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part". Ils sont allés sur place, films ce qui restait de cette "Porte d'or" que les immigrants avaient surnommée "L'île aux larmes", et recueillir les témoignages d'une douzaine de ceux qui, enfants, étaient passés par là. Mais ils voulaient également comprendre en quoi et pourquoi ils se sentaient tous deux aussi directement concernés. Ainsi, au-delà d'Ellis Island, ces "récits" sont une formidable réflexion, sur l'exil d'abord, avec sa part d'errance mais d'espoir aussi. Et sur la puissance symbolique des lieux de mémoire, par opposition au faible pouvoir de suggestion des objets livrés à eux-mêmes ».

Vendredi 30 janvier – 19h30 – Médiathèque du Passage 44.
Une présentation de Philippe Delvosalle qui fut programmateur au Musée du cinéma.

12:19 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/12/2008

Love, Light, Silence, Magic spells and Incantantions

Image 9

07:09 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |