31/10/2006

Everybody says "help"

Halloween, c’est l’occasion de semer en roue libre…Wes Craven n’est pas le seul à avoir exhumé « le Cri » de Munch.La marque Spa, fidèle sur d’autres points, l’avait fait avant lui.« Scream », c’est le visage. « Spa », ce sont les teintes, la présence de l’eau, et le même désespoir. Dans le tableau de Munch, l’onde qui parcourt l’ensemble du tableau traduit l’idée que c’est le monde entier métaphorisé par le paysage qui pousse le cri. La même onde secoue le costume du pierrot. C’est la douleur d’exister dont il est question.Pierrot crie

Quand j’étais enfant, sur la tablette de la cheminée, à droite, se trouvait un thermomètre de la marque « Spa », un thermomètre dont le bleu intense me réjouissait, avec son pierrot rouge vif. Juste devant, trônait un grand pot de Nivea. Grand pour mes petites mains. La cheminée, c’était le fief de mon grand père. Le matin, il descendait, se mettait devant la cheminée, les deux mains posées sur la tablette. Il se regardait dans le grand miroir. Puis, il prenait le grand thermomètre Spa. Un joyeux filet rouge indiquait la température. Il faisait toujours bon.

Mon grand-père se rasait devant la cheminée. Avec un blaireau, un stick de savon qui sentait l’eau de Cologne. Puis il se mettait de la Nivea. Le bleu de la boite de Nivea ressemblait au bleu du thermomètre Spa.

Petite, je n’ai jamais vu le Pierrot de près : la vision de ce fabuleux outremer et de ce rouge écarlate me suffisait.

Je regarde le Pierrot. Il ne paraît pas réjoui du tout. Son visage est blême. Il est même verdâtre. Vert de quoi ? Pour certains, le vert est la couleur de l’espoir, pour d’autres, celle du courage. On dit aussi "vert de rage". Il est interdit. Il vit un drame. Il est figé dans la posture d’un drame qui ne s’arrêtera pas. Il a quelque chose d’expressionniste dans le visage. L’eau, l’onde, ce bleu, ce rouge, dans ses nuances, ce sont des éléments que l’on retrouve dans le Cri de Munch. Le cri du pierrot est muet. Le pierrot a des oreilles. S’il se cachait les oreilles, comme le personnage de Munch, il ne pourrait pas contenir le flot. Or, il est là pour ça. Sa bouche mime : « hou ! ». La bouche du personnage de Munch mime « en » et, peut-être, muse-t-il. « hou ! Je n’y parviendrai pas » semble penser Pierrot. C’est clair…la pression est trop forte ; il n’est pas en mesure de contenir le flot. En dessous, il y a aussi le thermomètre. Le flot et la température, c’est trop de pression pour Pierrot. C’est pour ça qu’elle a regardé ailleurs. Et c’est pour ça qu’il se tait. Ce qui se débonde, c’est son désir à elle. Son désir dont il ne viendra pas à bout parce que l’enfant est là. Danielle, rose rouge comme chez Grimm. Rouge, ça claque comme un drapeau. Ca parade militairement et tout le monde pense. Qu’est-ce qu’ils pensent ?

Mon grand-père parlait peu, et jamais à ma grand-mère.

Je ne m’en rendais pas compte. Je ne me suis jamais demandé pourquoi.

Elle me mandatait près de lui : « demande-lui une petite paie ».

Il donnait. Je retournais donner l’argent.

Jamais je ne les ai vu parler.

Dans la famille de mon père, c’était pareil.

Bien après sa mort à elle, il disait qu’elle l’avait choisi entre plein de gars.Elle plaisait beaucoup. Mais c’était lui qu’elle avait choisi. Elle disait qu’il dansait bien.

C’est à l’age adulte que j’ai appris que Danielle était l’enfant d’un autre.

Dans la famille de mon père, c’était pareil.

Voilà comment j’ai grandi dans le silence.

Voilà comment le monde crie en silence.

scream

19:39 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas, je seme donc j entends, peinture |  Facebook |

30/10/2006

La disneylandisation du fondement II

Erotisme et engagement

 

Quand on ne connaît pas, comment fait-on pour digérer le monde d’Araki ? On lit la doc, je suppose. Ca met en perspective, ça rend acceptable, ça met la trivialité à distance, ça justifie, ça esthétise peut-être. Du coup, je me sens mieux à l’idée de regarder des gros plans de vulves. Ca va finir par m’intéresser. Je suis comme ça, moi.

 

Parce qu’elles relèvent de traditions séculaires, les pratiques auxquelles se plient ces corps-machines trouvent une légitimité renouvelée dont le caractère convulsif m’évoque pourtant des scènes vues maintes fois quand on m’emmenait visiter des zoos, enfant : les singes se masturbaient. J’ignore à quelle fréquence ils le font à l’état naturel, mais dans les zoos, pour ce que j’en ai vu, c’était grave, docteur…Ach! les affres du désoeuvrement!

 

Ce qui m’a également intéressée, c’est l’envie de généralisation que suscite l’accumulation de scènes du même style. Sans doute tout Tokyo ne se livre pas à ce genre de pratiques : simplement l’empilement crée un effet métonymique qui pousse à le croire. Alors, l’individualité est gommée et l’on dirait qu’ils sont tous agis par « quelque chose » qui les dépasse. Schopenhauer disait que nous étions mus par ce qu’il appelait le « vouloir-vivre », une motivation de nature phylogénétique (propre à l’espèce) : l’espèce veut, doit se perpétuer et elle ne peut le faire qu’à travers l’individu. Inspiré par la cosmologie hindoue, Schopenhauer disait que pour assurer son dessein, l’espèce avait jeté devant nos regards crédules un voile d’illusions (la « maya ») où se cristallise l’amour.

 

L’amour est un tissu mythologique. Il nous enrobe dans un cocon narratif dont l’essence même est la litote : nous soustraire à la trivialité ! S’il vous plaît ! Et tiens…« célébrer l'Erotisme (avec une majuscule, of course) loin des ghettos du sexe, des étiquettes étriquées ou des néons glauques des sex-shops…(et le promouvoir) comme une mise en scène du désir, l’expression raffinée de cette pulsion de vie (EROS) qui nous traverse jusqu’à la mort », écrivent ces dames d’ »au bord d’elles »...(www.aubordelle.be) . Et certes, l’amour, la narration, la mythologie ont pour effet de travestir la pulsion : par la vertu de l'euphémisme, on baise sans même avoir l'air d'y toucher, ce qui confère une grâce dont bénéficient les gens qui usent de sex toys Sonia Rykiel mais dont sont privés les gros nazes qui ont le mauvais goût d'acheter leurs accessoires dans les sex shops glauques. Ainsi transcendés par le discours , le désir et ses corollaires exercent à leur tour un effet cosmétique bien plus radical, me semble-t-il : celui de soustraire notre attention à l’horreur qui nous entoure.

 

Tout à l’heure, en évoquant les singes, j’ai pensé aux bonobos que j’ai longuement observés dans le cadre d’une recherche. Comme chacun sait la sexualité en groupe a pour vertu, dans leur société, de réguler les tensions sociales. On a également constaté que les essais nucléaires récemment pratiqués en Corée ont eu pour effet d’accroître de façon significative l’activité sexuelle de la population.

 

J'ai le mauvais goût de postuler que l’érotisme n’a pas seulement pour effet d’habiller la pulsion : il disneylandise l’horreur de notre réalité (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je veux bien expliquer mais vos enfants auraient tout intérêt à ce que vous ouvriez les yeux sur le champ). Il esthétise, transfigure la pulsion mais sa finalité consiste à faire diversion quant à l’essentiel : le caractère désespéré de notre condition.

 

A ce travestissement qu’il tenait précisément pour un déni du réel, Schopenhauer proposait une alternative qui résidait selon lui en l’art, la spiritualité et l’activité intellectuelle.

 

En quoi ces suggestions conviennent-elles à l’époque actuelle? Un début de réponse tiendrait peut-être en une réflexion sur l’éthique et l’engagement.

 P.Mignone.bonobos-2000

 

La réalisation pour laquelle j'ai observé les bonobos. Il s'agit d'une peinture murale de 2,70m de large réalisée en média mixtes

21:07 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je seme donc j entends |  Facebook |

29/10/2006

Stephanie : fond blanc

1Non, il ne manque pas de carré blanc sur ce fond blanc : je ne suis pas adepte du suprématisme ni plus minimaliste que Malevich.

 

C’est la première étape d’un tableau : le fond. Et c’est déjà pas mal. C’est une plaque de bois lamellé de 75/122 cm couverte de plusieurs couches d’enduit composé de colle de peau de lapin, de blanc de Meudon, de blanc de zinc et d’huile de lin (sans sel). La surface est bien lisse.

 

On m’a parfois suggéré de faire des photos des étapes de la réalisation d’un tableau. J’en commence une petite série et je vais vous tenir au courant de l’évolution de l’un d’entre eux. Il s’intitule « Stephanie ».

 

Les tableaux de cette série comportent une part de copie de portraits féminins de Primitifs flamands. Celui de Stephanie intègre un portrait de Robert Campin (début XVème) . Campin a eu pour élève Roger Van der Weyden à qui j’emprunte également un portrait que j’associerai à Katia, ma pin up préférée (The one).

20:35 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, peinture |  Facebook |

28/10/2006

La disneylandisation du fondement

I. Little china girl holocaust

 

Je me demandais quelle contribution j’apporterais bien à ce salon « au bord d’elle » qui s’annonce superbe. J’ai d’abord pensé réaliser une nano installation. Ce week-end là, il y avait eu une conjonction miraculeuse dans mon coin : deux expos d’enfer – Muyle et Araki – et un salon de la miniature.

 

J’ai alors eu la vision syncrétique de « Little china girl ». Ma petite poupée de porcelaine avait le fondement béant. J’ai pensé : « je vais y mettre une fleur (comme Araki)…et puis, je vais la bonder (comme Araki) et ce sera miniature et espiègle (comme Muyle)…. ». C’était compter sans Mado, ma pseudo-siamoise : j’ai retrouvé ma poupée, la rose toujours au fondement, le crane fracassé gisant au milieu de la cuisine. Il faut dire que le latex excite ma chatte : dès qu’un élastique se trouve sur sa route, c’en est fait. D’ailleurs, elle a arraché son collier anti-puces tant ça l’obsède. Or, j’avais bondé ma petite poupée avec de l’élastique gainé de blanc. Ben voilà : je te l’offre en holocauste.

 

En lieu et place, je me prends la tête. Pour exprimer ma vérité, je trouve ça d’une frivolité absolue. Dans l’espoir de délivrer mon cerveau de ce tracas (comment des gens que j'aime font-ils pour s'associer à ce brol? voilà la question), je me propose de faire une dissertation mozin où il y aura Araki, Schopenhauer, la disneylandisation, du sexe (pour la motivation) et puis je verrai si le temps et la réflexion ont procuré une légitimité à la chose (dans ma tête, of course... toi tu fais ce que tu veux, au rythme qui t’enchante et des années si cela te chante).

 

Je commence par définir les termes.

 

arakiAraki, c’est un type qui a fait une carrière de photographe tellement gigantesque que son expo occupe l’ensemble de l’espace du Musée de la Photo alors que d’habitude il y a 3 ou 4 expos conjointes. Ce qui m’intéresse ici, ce sont les séries faites dans des lieux voués au sexe et les portraits en séries.

 

schopenhauerSchopenhauer, c’est un philosophe allemand qui a écrit des trucs intéressants sur les stratégies de diversion.

 

dutrouxSi j’ai bien compris ce terme, en peu de mots, la disneylandisation consiste à jeter un voile euphémique sur la trivialité du monde. On crée une vision idéale, surtout là où des horreurs ont eu lieu. Des exemple ? On aménage en réserve naturelle des territoires que l’on a volés aux autochtones après les avoir massacrés, on aménage un lieu où 256 types des bas-fonds sont morts en un sanctuaire muséal où les familles des défunts ne retrouvent pas leurs chats. On couvre la façade de la maison de Marc Dutroux d’une toile gigantesque où figure un enfant tenant un ballon qui se découpe joliment sur un ciel bleu azur.

 

Le fondement désigne la zone génito-anale.

 

Voilà pour les prémices.

21:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose |  Facebook |

Cadrer Tracer

kline-whistler

 

Kline - "painting number two" et Whistler - "nocturne : blue and gold - old Battersea Bridge"

 

Il parait que juste les images, c'est trop hermétique. Voici donc une petite clé pour le décodage : Il n'y a, en principe pas de filiation entre Kline et Whistler. La démarche de Kline relève de l'action painting (ex : Pollock). Il a également manifesté un interet pour une ecriture picturale qui ressemble à de la calligraphie associant blanc et noir. Cela dit, ce n'est pas de l’écriture (calligraphie) au sens propre.Kline s’est bcp intéressé aux ponts de New-York.Proche des impressionnistes, Whistler est plutôt lié au symbolisme.

 

Ce qui est étonnant dans le tableau de Whistler, c'est l'effet de cadrage qui va à l'encontre de la tradition où l'on cadre plutôt le paysage à l'italienne. Ce cadrage crée une frustration qui incite le spectateur (pas passif pour un sou) à compléter mentalement. C'est également un type de cadrage que la photographie a adopté depuis longtemps.

 

Les tableaux de Kline et Whistler présentent une homologie graphique très nette. Pour la percevoir, il ne faut pas regarder "Nocturne" comme un paysage mais comme un montage graphique, un ensemble de lignes.

20:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, j ai des visions |  Facebook |

27/10/2006

Children of men

geniteurun performeur pour au bord d'elle...

13:34 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/10/2006

Little china girl

china girl

21:50 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose |  Facebook |

25/10/2006

Icone

the one Voilà. J'ai trouvé mon égérie.

 

Riez pas! (je vous tiens au courant)

23:53 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

glamour urbain

J.EdUne photo d'Amandine

23:26 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

Le rouge en moi

rougeA l'intention des intimes et des victimes, ce portrait à deux centimes. On ordonne des maximes et la machine vous affiche l'oracle en vitrine. (je précise tout de même qu'il s'agit d'un test professionnel "cadré", non d'un truc que j'ai trouvé en surfant...). Dès lors, ne pas entendre les termes "rêveur", "rebelle","persévérant" au sens usuel : ces concepts relèvent du modèle que vénère la machine. Quant au terme "travaillomane" il traduit de façon plutôt quadrumanière le terme "workalcoholic". Curieux(se)? Votre ami google vous dira tout. En attendant, me voici : être sans coeur mis à nu par un artefact sans âme. Ceci n'est donc pas un autoportrait : je ne suis l'auteur d'aucun de ces mots. l'OCR a encore bossé (et la machine avant lui).

Dans tout le courant de votre vie, vos Points Forts principaux sont ceux de votre base Travaillomane. Cette base logique, responsable, et organisée vous a été précieuse.

Vous avez de nombreux Points Forts qui peuvent avoir une valeur inestimable, particulièrement dans un environnement professionnel dans lequel de telles capacités sont considérées comme essentielles. Il est évident que vous êtes quelqu'un de logique, responsable et organisé. Quand il s'agit d'apprendre quelque chose de nouveau ou découvrir quelqu'un, votre cerveau travaille à identifier et catégoriser. Ceci est une méthode légitime pour mettre de l'ordre dans votre vie et vos affaires, et ça marche bien comme ça pour vous. Vous avez de réelles capacités quand il s'agit d'arranger des horaires, assurer un suivi, ou initier des projets.

Utilisez vos talents au mieux ! Vous pouvez aider les autres de plusieurs manières, toutes efficaces. Vous vous fixez des objectifs et ceci vous aide à apprendre aux autres comment planifier, et comment mettre en oeuvre un plan. Comme vous attendez le meilleur et que vous encouragez les autres, votre exemple est particulièrement convaincant.

Dans les situations personnelles, votre personnalité de type TRAVAILLOMANE vous aide à organiser votre vie et la vie de votre famille, et ainsi vous permettre de dégager du temps pour vous détendre (si vous vous en accordez le temps). Vous êtes responsable et vous pouvez clarifier pour les autres ce que vous attendez d'eux en obtenant ainsi d'excellent résultats. Les gens savent qu'ils peuvent compter sur vous et se fier à ce que vous dites. Vous êtes correct et raisonnable, qualités qui sont grandement appréciées autour de vous.

Vous pouvez anticiper les aléas et rester calme face à l'imprévu. Vous aimez voir les résultats de vos efforts et appréciez de les obtenir, et ceci aussi bien au travail qu'à la maison ou dans vos loisirs. Vous pouvez rester dans une atmosphère optimiste en faisant les louanges des membres de votre famille, et en leur faisant connaître en quoi vous les appréciez.

Le REBELLE en vous est très présent. Vous êtes spontané, ludique, et créatif. Vous n'avez pas peur d'être différent. Au contraire, une touche d'originalité n'est jamais pour vous déplaire. Votre spontanéité et votre esprit d'initiative attire les autres. Vous avez la capacité à partager vos succès avec quiconque peut voir loin avec vous. Vous pouvez aider les autres avec votre créativité et votre légèreté pour être de bon conseil en affaires. Intéressant!

Votre REBELLE joueur est spontané et créatif, et vous n'aimez pas perdre votre temps. Vous pouvez utiliser ces atouts à votre avantage et pour les autres. Vous pouvez montrer aux gens comment passer du bon temps ! Votre attitude insouciante est contagieuse. Soyez vous même mais soyez patient avec ceux qui ne seraient pas dans le rythme

La partie PERSÉVÉRANT en vous vous permet d'être particulièrement dévoué, observateur et consciencieux. Et quoi de plus approprié comme qualité dans la vie professionnelle ? Vous avez la capacité d'exprimer vos opinions de manière affirmée et vos croyances vous accompagnent même dans les situations les plus difficiles. Vous pouvez les partager avec les autres sans hésitation et votre présentation en sera convaincante. Quand vous vous engagez dans quelque chose, vous êtes fiable, et votre sincérité rayonne.

Vous êtes attentif à votre environnement et peu de choses échappent à votre regard acéré. Ceci est important parce que votre morale exige que vous choisissiez soigneusement les choses qui sont en ligne avec votre haut niveau d'exigence. Vous tenez à votre idéal mais vous pouvez accueillir les valeurs des autres : on peut toujours apprendre

Vous êtes reconnu pour le haut niveau de vos performances et votre détermination à les atteindre. Les gens savent que quand vous donnez votre avis, vous en êtes convaincu. Vous êtes persévérant et cela se remarque dans votre vie. Vous voyez bien le potentiel des gens et aimez les aider à le développer. Vous êtes direct et centré sur la manière d'atteindre les objectifs.

En ce qui concerne votre vie personnelle et familiale, vous êtes attentif, clairvoyant, et vous sentez responsable de la bonne marche des choses. Votre dévouement est admirable et bénéficie à beaucoup!

Attention : si vous devez adopter le comportement du type Rêveur pour une longue période de temps ou si vous avez la responsabilité d'aider ou superviser ce Type de Personnalité vous avez toute chance de passer sous stress, mécommuniquer et saboter votre vie, vos relations actuelles, et vos propres buts communs.

 

(conclusion du jour : j’aurais dû faire ce test avant : ça m’aurait évité de passer sous stress)

00:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose |  Facebook |

23/10/2006

En coup de vent

grandHornuLa photo date de 2005 mais je n'ai pas changé.

 

Il s'agit d'une photographie de Louis-Philippe Breydel

22:28 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose |  Facebook |

22/10/2006

au bois dormant

KaatTilley

 

Oups, les filles! Elle aurait pu nous ecrire personnellement! Kaat Tilley organisait une vente chez elle ce week-end. On a raté une occasion de se déguiser en princesse. Pf!

 

Allez, jetez un coup d'oeil ici pour la prochaine fois!

 

http://www.kaattilley.com/

 

La photographie provient du site de Kaat Tilley

15:47 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

21/10/2006

Johan Muyle - On continue

mamiwataMes mots à moi (sous "Diane Saudek") précédés de ceux de Milady Renoir sur ses passions actuelles et factuelles

 

http://www.eclipshead.net/diversions/diversions.php3

 

La photographie est de Marc Lander

22:46 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, peinture |  Facebook |

Semiologie et marketing : blanche IPod et ses sept clones

calvin-and-hobbes

 

Sorry, les amis : j'ai toujours pas le temps de pondre de vrais aphorismes de mon crû. Voici encore un texte scanné, OCRisé, retouché (pour ne pas vous accabler avec des mots pas indispensables...je me demande d'ailleurs si l'auteur appréciera que j'aie retouché, donc, silence, svp). Tout de même, j'ai bossé un petit peu, finalement... Patricia

 

Dans les manuels d'éducation économique et sociale de demain, peut-être appellera-t-on la révolution numérique la « révolution blanche ». Car le blanc est partout. Voyez plutôt : Wii, la future console Nintendo (I), qui promet de transformer radicalement le jeu vidéo en détectant les mouvements du joueur dans l'espace, se présente sous la forme d'un petit boîtier blanc; et Sony vient de lancer, cet été, une nouvelle PlayStation Portable (PSP), qui n'a de neuf que son revêtement plastique, blanc. Style épuré directement inspiré par le produit phare des loisirs numériques, l'immaculé iPod (la Rolls des lecteurs MP3) et sa ribambelle d'accessoires laiteux (…).

 

Dans les manuels d'éducation économique et sociale d'hier, au chapitre «Marketing », on apprenait à distinguer les produits blancs - l'électroménager - des produits bruns: ordinateurs, chaînes hi fi... Aujourd'hui, les produits blancs ont pris des couleurs, et les produits bruns les plus tendance sont devenus blancs. Pourquoi ? Parce que le consommateur moderne, l' hyper-consommateur», comme l'appelle le sociologue Gilles Lipovetsky (2), est à l'affût d'expériences émotionnelles nouvelles, et que, dans l'univers des produits technologiques haut de gamme, le blanc semble particulièrement au goût de cet esthète à la carte... Bleue. (…)

 

Grâce à une texture blanc nacré, Apple a réussi à faire d'un disque dur - car un iPod n'est après tout qu'un disque dur - un objet de désir. Malgré un prix déraisonnable, le baladeur MP3 s'est écoulé à 58 millions d'unités dans le monde. Pourtant, l'iPod ne roule pas des mécaniques, non, son design a la douceur du lait maternel. Une « féminisation» stylistique en phase avec l'époque, où la consommation est plus émotionnelle que démonstrative. Chez Sony, avec cette nouvelle PSP, on rêve de faire aussi bien, aussi blanc. «Le but est de rendre cette console plus attractive pour les femmes, en proposant un design plus "classieux", un objet qui ressemble à un écrin », explique Nicolas Thévenin, chef de produit chez Sony. En fait, la PSP « blanc céramique » (son nom officiel) offre un blanc chimique très pur, comparable à la porcelaine. Un blanc «plus blanc que blanc ». Autrement dit, Sony se lance dans une quête du super blanc. « On a toujours cherché à aller au-delà du blanc, explique l'historien des couleurs Michel Pastoureau dans Le Petit Livre des couleurs (3). Au Moyen Age, c'était le doré qui remplissait cette fonction : la lumière très intense prenait des reflets d'or, disait-on. Aujourd'hui, on utilise parfois le bleu pour suggérer l'au delà du blanc : le freezer des réfrigérateurs (plus froid que froid), les bonbons à la menthe super forte... »

 

Mais revenons à nos (blancs) moutons: iPod, PSP, Wii, ou encore Nabaztag (ce petit lapin relié par ondes Wi Fi à votre ordinateur et qui remue les oreilles pour signaler que vous avez un nouveau message dans votre boîte e mail); ces nouveaux objets de communication couleur d'albâtre, tout en rassurant l'acheteur, parviennent à réconcilier objets fonctionnels et objets haut de gamme. Ce que les professionnels du marketing appellent le « massetige », contraction de masse et de prestige. Sauf que le blanc a lui aussi du souci à se faire : le rose bonbon commencerait déjà, dit on, à gagner du terrain...JEAN PHILIPPE PISANIAS

 

(1) Cette nouvelle console de jeux sera commercialisée en décembre.

 

(2) Le Bonheur paradoxal (éd. Gallimard).

 

(3) Ed. Panama.

 

ps : si vous aimez détricoter les images, suivez Monsieur Ka

 

http//laboiteaimages.hautetfort.com/

22:21 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je seme donc j entends |  Facebook |

20/10/2006

Head on (just in time)

gegen2

Pour changer, j'ai vu les programmes TV à l'avance.... Je découvre donc avec regret qu'un autre de mes films cultes passe ce lundi 23. Regardez-le pour moi : ça me fera plaisir.

Réalisé par Fatih Akin, un jeune cinéaste turc allemand, le film s'intitule en fait "Gegen die Wand". Certes, c'est plutôt hermético-répulsif et l'on comprend que l'anglicisation fasse tout de suite meilleur effet.

"Gegen die Wand", c'est romanesque, violent, trash, desespéré,(mes mots)... « âpre, fort, quasi punk....une réussite, portée par un duo de comédiens exceptionnels et une excellente bande originale » (ceux du type du Parisien). Et justement, il a bien raison d'évoquer la musique car on ne regarde pas "Gegen die Wand" sans se procurer dans la foulée "Crossing the bridge", aussi réalisé par Fatih Akin. Ce deuxième film est la coda documentaire du premier.

Au cours de la réalisation de "Gegen die Wand", le bassiste qui s'est chargé de la musique du film s'est épris de la variété des musiques d'Istambul, une métropole hybride où se cotoient la tradition et les influences occidentales les plus diverses. La même équipe a donc également réalisé ce film et c'est une fameuse découverte...Voici des liens :

 

- des trucs intéressants sur les alentours de "Gegen die Wand"

http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=55985.html

- de quoi ne pas oublier de regarder le film, vous qui avez la téloche!

http://www.arte.tv/fr/programmes/242,date=23/10/2006.html

- un commentaire sympa sur "Crossing the bridge"

http://www.routard.com/mag_musique/408/divers_artistes_crossing_the_bridge___the_sound_of_istanbul.htm

 

La photographie est issue de "Gegen die Wand"

23:20 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

19/10/2006

me and you and everyone we know

badge

Je découvre, certes un peu tard, que Canal+ a diffusé mon film culte de 2005.

De toute façon, j'ai pas Canal+. En plus, j'ai pas la téloche. Et de surcroit, je parcours les programmes TV quand ils sont périmés. Les avantages : je sais ce que j'ai râté et je sais ce dont "on" parle tout en ayant consacré ce temps-là à autre chose. On se bat?

Entre-temps, je découvre qu'il faudrait que je découvre "Hollywood Ending" . On avance

De toute façon, "me and you...", je ne l'ai pas encore suffisamment oublié pour regretter de ne pas l'avoir revu.

Et puis, moi, j'ai le badge.

10:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, cinema |  Facebook |

16/10/2006

Where is my mind?

manchesaairWith your feet on the air and your head on the ground, try this trick and spin it. Your head will collapse if there's nothing in it.

20:48 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

15/10/2006

Se mouiller, ça paie des ronds ou des bulles?

cimaiseUne expo les pieds dans l'eau dans le chenal de Nieuport

21:56 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

13/10/2006

Une incursion au pays des profondeurs?

gondry

 

Ce que nous ne devons pas perdre, c’est notre capacité à nous salir les mains

 

Tarun Tejpal - www.tehelka.com

15:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

12/10/2006

La règle du jeu - A quelle heure les enfants doivent-ils faire la vaisselle?

La Regle du jeuOn a beaucoup écrit sur ce qui fait les familles réussies mais tout le monde s'accorde à dire que dans celles qui contribuent au bien être et à l'évolution de leurs membres, on trouve une combinaison de tendances presque contradictoires : discipline et spontanéité, contraintes et liberté, exigences et amour inconditionnel. Un système familial optimal est complexe en ce sens qu'il favorise le développement individuel de chacun tout en unissant ses membres dans un réseau de liens affectifs. Les règles et la discipline permettent d'éviter les gaspillages d'énergie psychique causés par la négociation sur ce qui peut ou ne peut pas être fait, à quelle heure les enfants doivent rentrer à la maison, quand ils doivent faire leurs devoirs, qui va faire la vaisselle. L'énergie psychique qui n'a pas été vainement dépensée en disputes et en arguties peut être investie dans la poursuite des objectifs individuels.

 

Ces déclarations de Mihaly Czsikszentmihalyi ("Mieux Vivre"), et bien d'autres, je me les médite chaque jour tant transmettre, éduquer, vivre ensemble sont des noeuds sans fin.

 

L'illu est un photogramme de "La règle du Jeu" de Jean Renoir

15:52 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

04/10/2006

Johan Muyle! YO! (journal brolique 2)

Un texte de Alain de Wasseige datant de 2004(…)petales goutte

 

Le 9 décembre dernier, la région de Bruxelles Capitale inaugurait, à la station d'autobus (deux doubles voies routières séparées par un hall vitré) de la Gare du Nord, une oeuvre monumentale de Johan Muyle.

 

“I promise you('r) a miracle”, est une peinture murale géante, 1 600 m2, offerte au regard des voyageurs. Qu'ils attendent leur bus, en descendent ou prolongent leur trajet dans un sens ou dans un autre, ils sont inévitablement confrontés à cette oeuvre avant tout visuelle (c'est de la peinture, mais comme souvent chez Johan Muyle, la peinture pleure, les yeux des personnages s'ouvrent et se ferment, un léger rideau de pluie voile le regard), mais aussi sonore (régulièrement, sur le ton des informations données aux voyageurs, le titre de l'oeuvre est décliné en plusieurs langues). L'attente des voyageurs est donc sollicitée par l'image. Ils sont surpris par le son et par le mouvement autant que par des fontaines pour le moins inattendue en ces lieux. Logique, puisqu'on nous promettait un miracle.Le miracle c'est cette énergie douce émanant de ce travail somptueux, qui se déroule en noir et blanc d'abord, en couleur ensuite, gigantesque portrait de la famille élective de Johan Muyle, quarante cinq artistes francophones et flamands, plasticiens, photographes, musiciens, chanteurs, cinéastes, chorégraphes, danseurs, dramaturges, metteurs en scène, comédiens, stylistes et écrivains.

 

Non content de proposer l'art dans la ville, Muyle saute sur l'occasion qui lui est donnée pour affirmer la place des artistes dans une société qui les reconnaît trop peu. Il nous les donne à voir en regroupements facétieux, toutes disciplines, sexes et régimes linguistiques confondus. Thierry Zéno, le cinéaste, s'apprête au « clap « mais Jean Pierre Verheggen glisse sa tête entre les deux mains du metteur en scène. D'autres, peintres pour la plupart, rejouent à leur manière la parabole des aveugles ou telle décollation d'un martyr question d'être à la fois ironique et lucide quant à la trajectoire qui relie historiquement et symboliquement les artistes d'aujourd'hui à leurs grands prédécesseurs.Mais c'est sur un fond champêtre fait de coquelicots géants d'un côté et de blés d'or tout aussi géants de l'autre, donc sur une terre de fête et de fertilité créative que Muyle a réuni « ses » artistes dans une gigantesque mise en scène, on pourrait dire une procession gestuée, les artistes, tous en plan américain, comme dans la culture de l'information télévisuelle, s'amusant à être là, parodiant leur fonction, levant les yeux au ciel ou mâchonnant l'épi d'or.Il a fallu trois ans à Johan Muyle pour venir à bout de cette procession artistico laïque.

 

Parti de photographies des artistes jouant, avec distance, leur propre rôle, Johan Muyle a procédé à des collages et détours progressifs qui lui ont permis de scénariser son rassemblement fictif (chacun a été photographié chez lui). Refusant l'inévitable monotonie à laquelle aurait conduit une peinture sans relief, Muyle a rythmé son oeuvre de panneaux venant en léger décalage par rapport à la continuité des huit grandes surfaces traitées. Cette gigantesque peinture tantôt murale, tantôt sur panneau, est traitée en couches successives, à l'huile industrielle, ce qui lui confère ce côté somptueux et « à l'ancienne » pour évoquer les artistes d'aujourd'hui ainsi insérés dans la plus haute tradition.

 

Ce qui fascine encore c'est le côté entrepreneurial de cet artiste concepteur, metteur en scène, metteur en onde et sourcier à même de réunir, gérer et conduire une équipe d'une trentaine de collaborateurs et d'assistants techniques pendant près de trois ans. Dans une Communauté française ou règne l'inexistence d'une politique de production dans le champ des arts plastiques, cela méritait d'être rappelé. Tout comme il faut rappeler l'ampleur des moyens consentis par la Région de Bruxelles Capitale pour des interventions artistiques liées aux infrastructures de déplacement dont les seuls budgets dépassent, largement, les moyens consentis par la Communauté française en faveur des arts plastiques, toutes disciplines et interventions confondues...

 

Une image ici (les miennes plus tard) : http://www.wimmertens.be/web/wmertens/docs/gallery/misc_others.html

18:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, idoles |  Facebook |

Non si puo ridere della felicita – journal sans ordre 1

MuyleportraitSur cette antienne muylesque émerge une fresque fraiche et gaie qui, à défaut de faire l’unanimité, m’enchante, moi. Allez ! C’est Muyle tout entier qui m’enchante !

 

Dans le désordre, je vous embarque dans un petit reportage sans queue ni tête qui rebondira en fonction de mes expéditions bruxelloises en un lieu qui, si j’ai bien compris, doit rester aussi secret que possible because il s’agit d’un lieu privé.

 

Pour commencer, des images, et puis, un peu plus tard, des commentaires.Les premières images concernent l’évolution d’une fresque dont la thématique tourne autour de quelques humoristes, frondeurs, et tricksters bien dans l’esprit de Johan Muyle himself.La réalisation de la fresque durera plusieurs mois (why not? Celle de la Gare du Nord a bien duré 3 ans….) et vous serez tenus au courant en images.Dans l’intervalle, j’aurai également réalisé des photos de « I promise you (r) a miracle », la fresque de la Gare du Nord. Et je vous donnerai mes impressions relatives à l’expo de Charleroi que vous êtes, bien entendu, invités à visiter ! Ne tardez pas : l’expo se poursuit jusqu’au 5 décembre.

 

Dans l’ordre de mes découvertes (pour vous éviter de vous égarer dans les méandres de ma confusion) :

 

- L’expo carolo : http://www.hainaut.be/culture/artsplastiques/frameset.asp?page=contenu&navcont=1,0,0,0

 

- « Non si puo ridere della felicita » (La fresque mystère)

 

- « I promise you (r) a miracle » la fresque de la gare du Nord (avec, en introduction un texte de Alain de Wasseige et un interview de Johan Muyle réalisé pour le « Carnet et les Instants »131 – février-mars 2004 – pp.31-32)

 

- Buffo outside and insideBuffo dehorsBuffo dedans

00:06 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, peinture |  Facebook |

02/10/2006

Suivi d’un seul moutard qu'il aimait entre tous

victor-hugo-200x355Je n’ai pas de mémoire et donc pas de souvenirs de mon enfance. Ou plutôt des plans tellement calamiteux que je préfère éluder.

Je t’écris à toi, Joseph, parce que ton allusion à Victor Hugo exhale pour moi aussi des relents d’enfance. Un fragment heureux, cette fois.

Il y a quelques semaines, j’ai croisé une personne que j’ai cotoyée quand j’étais enfant, à l‘internat.

Elle s’appelait Orlandina. Comme ça faisait très longtemps, je lui ai demandé si c’était bien elle. En guise d’acquiescement, elle s’est tournée vers ses filles et leur a dit : « voilà le personnage dont je vous ai si souvent conté les hauts faits ». Elle m’a alors rappelé que quand j’avais une douzaine d’années, je donnais des petits spectacles dans la cour de récré. « Après la Bataille » était mon show le plus réputé. Je faisais ça avec Michèle, une fille avec qui j’ai noué ma première amitié.

Au contact de Michèle, j’ai éprouvé une sensation neuve dans la poitrine. Je me suis demandé si ce n’était pas de l’amour, (des fois…)

A partir de là, je me suis mise à évaluer ce que j’avais vécu quand j’étais petite. Jusqu’alors, je considérais tout ça comme allant de soi. Alice Miller a mis ce genre de mécanisme en lumière dans ses ouvrages consacrés à la pédagogie noire.

Je n’étais la belle amour de personne. On n’a pas orienté l’objectif vers moi : ni flou, ni profondeur de champ, ni mauvais cadrage, rien. D’ailleurs, il existe très peu de photos de mon enfance. Suite à ce constat, pendant de longues années, j’ai été encline à me poser en victime. Mais à entendre les récits d’enfance d’autres personnes, proches ou lointaines, j’ai fini par conclure qu’il vaut peut-être mieux ne pas vivre en famille que d’y connaître l’horreur.

(nb : aucune allusion à toi, Joseph).

Ma mère dit que je suis rancunière et sans cœur.

Ca a quelque chose de vrai. Un cœur simple et pas de cœur, c’est presque pareil.

Quand on n’a pas appris comment ça marche, on croit être frappée par la lumière divine dès qu’un perroquet taxidermé darde son regard vert dans votre direction. Mais bon…c’est peut-être aussi ça, la félicité. Et c’est peut-être pour ça que j’aime Flaubert.

 

Réponse à "ce héros au regard si flou"

 

(photo de Victor Hugo)

21:20 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

Je n’écris pas : je peins et j’ai des idoles

Decesare-Mignone-TimorJe n’écris pas parce que la fiction m’est étrangère, parce que l’existence fut trop douloureuse, parce qu’il me manque un interlocuteur. Peut-être écrirai-je ici, parfois.

 

Je peins. Je ne le fais pas pour dire quelque chose mais pour me faire plaisir. C’est un plaisir passionnel : c’est enivrant et douloureux.

Parfois, je vous montrerai ce que j’ai peint. Et si ça vous dit, j’aimerais découvrir ce que vous faites.

 

J’aime m’émouvoir…et mon enthousiasme tient plutôt de l’embrasement ... (L’étymologie vous dirait que j’ai raison d’éprouver les choses de cette manière). L’enthousiasme, c’est mon carburant à moi.Et puis, je suis prosélyte : ce que j’ai aimé, j’aime le partager. La création m’émeut, la mienne, celle des autres. La mienne, la vivre me suffit. Je peine à en parler. Les créations que je découvre, voilà ce que je souhaite partager. Il y a matière : à ce jour, mes proches ont bien dû répertorier 17. 842 de mes idoles.

 

J’aime cette idée de lumière incidente parce qu’elle n’oblige à rien.

Elle évoque le style dont relève ma façon de peindre : la lumière révèle le volume.

La lumière montre, désigne, exalte. « Mettre en lumière », c’est révéler, porter à la connaissance d’autrui, « mettre au jour ». Il y a un lien entre la lumière du jour et Dieu.

« Incidente », c’est parfois, aléatoirement, par surprise, par accident, sans obligation, quand je veux.

 

Je m'appelle Patricia Mignone. C'est mon nom. Comme il ressemble à un nick, on s'en contentera.

 

Un photomontage à partir de photographies de Jonathan de Cesare, Ernesto Timor et Patricia Mignone

21:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |