19/11/2006

Stef : juste un détail

6 De plus près cette fois.

 

La couleur arrive mais à ce stade, le sujet reste verdatre (comme le Pierrot Spa : elle doit aussi avoir un truc en travers du gosier).

 

Techniquement, le teint blême vient évidemment du substrat bitume/bleu de Prusse. On ne couvre pas si facilement dès la première fois qu’on apporte de la couleur.

 

Ce substrat a de l’importance parce qu’il constitue le fond de la teinte de la chair. Quand on ne digère pas ses 4 pains au chocolat du dimanche matin ou quand on a la peau très blanche et résistante au bronzage, on est aussi un peu verdatre (surtout sur les jambes). Et si vous regardez l’intérieur de votre poignet, le creux de l’articulation du bras (le creux poplité, si vous n’êtes pas hyperlaxe, c’est un peu plus compliqué), vous y trouvez cette couleur : les veines sont turquoise ou bleu outremer. Et puis, si comme moi, vous étiez en contemplation quand votre grand mère vidait une poule, c’est la couleur d’une partie des entrailles. Et je parie que les notre sont tout pareilles. Donc ce teint vert de gris, c’est la couleur de la chair à l’intérieur. Et, moi qui n’en ai jamais vu, je me demande si les macchabées n’ont pas un peu ce teint.

 

Parfois, les anciens utilisaient la teinte dite « terre verte ». Moi, je cuisine un peu.

 

Et en tout cas, quand vous visiterez encore la section d’un musée consacrée à la peinture du XVème, si ça vous dit, soyez attentif : parfois, le peintre n’a pas suffisamment saturé les blancs et l’on voit encore bien la terre verte sous le glacis coloré.

18:48 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, peinture |  Facebook |

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