17/12/2006

Phone Plus, un ennemi qui vous veut du bien

phone Plus LogoVous avez vu? Ils ont singé l'aura du logo de Belgacom. Et puis vous avez vu la tronche de leur logo ? En marketing électoral, on préconise la position frontale : de biais, ça fait pas net, faux-jetons, tordu. En plus, non seulement il n'a pas le courage de vous regarder en face mais il sourit de travers… Eh bien, tordus, ils le sont solidement : ces braves opérateurs de téléphonie pas chère ont bien compris combien nous – surtout moi – étions débiles et ont mis sur pied une stratégie marketing qui fait de vous des clients que vous le veuillez ou non.

 

Vous êtes servi en téléphonie et ne voulez pas écouter le baratin de la déléguée ? Qu’à cela ne tienne ! Son joli sourire vous fait fondre : vous acceptez de répondre à ses questions et elle finit par vous demander de laisser une petite trace qui « permettra à son employeur de vérifier si elle a bien fait son travail ». Elle est si souriante, si empathique que vous ne voudriez pas qu’elle ait des soucis. Et vous donnez vos coordonnées. Comme elle vous a certifié que ce papier n’aurait pas d’autre effet que la réception d’une documentation, vous signez.

 

Quelques enveloppes non ouvertes plus tard (les pubs et les spams, basta…), vous recevez une facture et, parallèlement, vous ne recevez plus de facture de votre fournisseur habituel. Au cas où vous auriez eu un accès d’Alzeimer, vous téléphonez et demandez une copie du contrat. Et comme vous n’en croyez pas vos yeux, vous passez chez Phone Plus où l’on vous montre un papier dûment signé de votre main : c’est le papelard que vous avez signé pour ne pas causer d’ennui à la gentille déléguée à cette nuance près qu’il a été complété : on y a ajouté votre numero de client chez Belgacom (que vous n'avez pas fourni au moment de la signature : vous ne vous baladez évidemment pas avec vos factures..) et l'on a coché la petite case qui signifie votre renom à Belgacom et votre adoption sans condition de Phone Plus comme fournisseur de téléphonie. Andouille que vous êtes : confiant dans le gentil sourire de la déléguée, vous n’aviez même pas lu ce qui était écrit en tout petit.

 

Au Ministère des Affaires Economiques, on vous dit que dans son état final le document en question semble recevable et que le seul moyen de prouver qu’il y a eu escroquerie réside dans le dépôt de plusieurs plaintes identiques.

 

Cette situation débile, je ne suis pas seule à l’avoir vécue : deux employées de Phone Plus me l’ont dit elles-mêmes, estimant peut-être dédouanner leur société en arguant que le problème était imputable à la société de marketing à laquelle Phone Plus délègue le recrutement de la clientèle. Mais le problème en question est d’autant plus douteux d’un point de vue éthique que la « clientèle » ainsi captive se compose essentiellement - selon les dires du directeur du Carrefour de Gosselies où ces manœuvres ont eu lieu – de femmes et de personnes âgées, autant dire des agneaux pour le loup, en tout cas pas des internautes alertes.

 

Ce serait bien si ce message circulait un maximum – y compris verbalement - de manière à faire en sorte que les personnes concernées sachent qu’elles peuvent déposer plainte. Le formulaire de plainte peut être téléchargé sur la page suivante :

 

http://www.economie.fgov.be/protection_consumer/complaints/complaints_fr_001.htm

 

En cas d’empêchement, je peux également faire circuler ce formulaire par mail.

 

Dans l’intervalle, j’espère obtenir que la Direction des Carrefours se désolidarise de ces actions et mette des formulaires de plainte à la disposition de la clientèle concernée.

12:54 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phone plus |  Facebook |

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