28/02/2007

Gasp! Qui ose écrire des horreurs sur mes idoles ?

060731blocpartyEntre Silent Alarm, album bourré à craquer de tubes d'une désarmante évidence, et ce nouveau "A Weekend in the City", ces Londoniens ont sorti "Two more years", single qui ne figure pas sur la nouvelle galette. Chanson qui s'achevait par ces mots: « On ne pourra jamais faire durer cet amour/Le seul amour que l'on connaisse, c'est l'amour de soi. » Paroles prophétiques du peu charismatique chanteur Kele Okereke, qu'on recevra comme un aveu d'impuissance à prolonger l'euphorie. Ici, pas une seule chanson (hormis peut être "Uniform") n'arrive à se hisser à la hauteur de celles du premier album. La grâce et les refrains enivrants se sont envolés. La faute à une écriture plus complexe, voire laborieuse, et à une production pataude.

 Les musiciens de Bloc Party se seraient Ils pris trop au sérieux ?

 

 C'est qui ce naze qui n'ose même pas signer?

22:02 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un concept sympa

 http://www.faceoftomorrow.com/

14:54 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photographie |  Facebook |

25/02/2007

Il y a dans les yeux d'Aurore

A l'encre des années écrites sur un livre d'or

 Toute une histoire qui brille

 C'est tout simplement sa vie

 Et les souvenirs

 Que je peux lire

 Vous emmènent danser

 Dans son passé

 Danse, danse, dansait Aurore

 Avec ton fiancé

 Danse, danse, dansait Aurore

 Et vive les mariés

 ......

 Un fragment de Pierre Rapsat

 

Aurora

 

Aurora a aimé le tableau avec les chaussures

 

Elle l'a célébré en dansant le flamenco

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Si peindre comme Vermeer vous tente

JonathanJansonAnna_Borremans

 

Il vous suffit de suivre les cours de Jonathan Janson. Il vous expliquera tout de A à Z.

 

Avant de vous jeter à corps perdu dans l'entreprise, donnez vous la peine de découvrir son univers.

 

Car il faut voir ce qui vous plait, chez Vermeer : pasticher une écriture, c'est un bon début. Ce n'est pas le singe savant que vous lisez qui le niera. Mais il y a aussi ce que l'on a à dire et comment on le profère. Entre Vermeer et aujourd'hui, l'histoire de l'art a emprunté des voies qui ne permettent plus l'innocence.

 

Proche de nous, l'écriture du Gantois Michael Borremans s'ente également dans la tradition, le "métier". Mais il y a autre chose dans le discours que l'on peine à trouver dans l'univers de Jonathan Janson.

09:51 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture |  Facebook |

24/02/2007

Tchernobyl 26-04-1986

Tchernobyl Cliquez sur l'image

14:48 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions, art, peinture |  Facebook |

23/02/2007

Vous aimez Indochine?

Hanoi

 

Moi pas. Je trouve leurs textes ineptes. J'ai souvent pensé que la jeunesse éternelle de Nicola Sirkis (48 ans, le loulou) devait considérablement contribuer au succès mais bon...là, mon scepticisme cale un peu. Mes oreilles sont tombées sur "Hanoï" et ne s'en sont pas remises....

 

 Pour fêter les 25 ans du groupe, ils ont eu l'idée d'aller jouer deux soirs à Hanoï dans une salle de 600 personnes - façon AB, ancienne version ou Vooruit, réduite de moitié - Et puis, le petit supplément d'âme, qui est carrément un trait de génie, tient dans l'interprétation de leurs "classiques" avec un orchestre symphonique. Le résultat ne comporte pas un gramme de grandiloquence : c'est émouvant, épique, romanesque, mélancolique et tout. Par moments, ça m'évoque l'univers de Ryuichi Sakamoto.

 Cliquez sur l'image et ouvrez la fenêtre de YouTube en tout grand (en bas à droite).

21:51 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

So cute....

otter paperdolls Pour les goûters entre BB.

 Cliquez sur l' image : il y en a des tonnes.

21:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

22/02/2007

Peindre, ça rend heureux

joyofpaintingC'EST EVIDENT, NON!?

13:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture |  Facebook |

21/02/2007

Les sept coings capitaux

coingStevenkenny.comMême pas capable de commettre des péchers, ce Steven Kenny.

16:54 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, peinture |  Facebook |

les parures capitales - Pablo et Aurora

Binche était la dernière étape du voyage de Pablo et Aurora dans notre pays confetti. Voici une mini-sélection parmi leurs 900 photos. L'objet de la quête étant le chapeau de gille.

 

Pablo1

 

pablo2

 

pablo3

 

pablo4

 

pablo5

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà.

 suffisait d'y croire.

00:11 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, photographie |  Facebook |

20/02/2007

les parures capitales - la reine des chats

couvre-chefCeleste

 

Pour le mardi gras, un chapeau de gille virtuel en queues célestes.

 

Bon, réprimez tout de suite vos fantasmes sadiques : d'abord, Céleste n'a jamais eu qu'une queue et ensuite, elle l'a toujours! Et donc, ce chapeau de gille céleste n'existe que sur sur votre écran...Quoique...

 

Ca me fait tout de suite penser à ce fait divers pathétique survenu dans le quartier de ma Danielle préférée il y a une quinzaine d'années : un sérial coupeur de queues de chats s'était apparemment assigné pour mission de donner une allure de lynx aux félins locaux.

 

Remarquez que les queues célestes sont montées sur un anneau de Moebius...métaphore de l'amour infini qui m'unit à mon félin préféré. Mon humilité étant de même nature, je vous épargne le tag "art" , ce que vous apprécierez.

12:44 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

19/02/2007

les parures capitales - Johan Muyle

JohanMuyle

 

Dans le créneau "on s'amuse", comme en matière de marketing, la tradition veut qu'on laisse "un petit quelque chose" au visiteur afin qu'il se souvienne, à l'occasion de son expo au BPS22 à Charleroi, Johan Muyle avait conçu ce sympathique couvre-chef belge.

 

Admirez mon courage : ce n'est même pas sur mon crâne que je l'ai mis pour la photo.

 

Demain, jour de carnaval, c'est MON couvre-chef d'enfer que vous découvrirez.

21:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, art, j ai des visions |  Facebook |

18/02/2007

Le ton guilleret de l'animatrice annonçant 17 degrés un 17 février vous réjouit?

anInconvenientTruth

 

Moi, ça me broie le coeur.Nous sommes clairement entrés dans "l'ère des conséquences" pour reprendre les termes de Churchill tels que les évoque Al Gore dans son film "an unconvenient truth" : "The era of procrastination, of half measures, of soothing and baffling expedients, of delays, is coming to its close. In its place we are entering a period of consequences".

 

If you love your planet

 

Il you love your children

 

You have to see this film

 

Ca c'est le slogan d'Al Gore (et moi, je n'ai rien à ajouter)

 

 

 

 

 

 Cliquez sur l'image, regardez "an inconvenient truth" en dvd et bougez-vous!

21:42 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, cinema |  Facebook |

Des fois,

ambystoma mexicanum albinoson se trouve moche, mais faut bien se dire que tout est relatif.

 

D'ailleurs, si je vous persuade que vous (ni moi d'ailleurs) n'êtes pas si moche que ça, vous ne voudrez plus des parures de carnaval que je vous réserve et je les aurai rassemblées pour rien.

12:14 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

everyone we know

meandyou

 

Quand Miranda July fair des émules, voilà ce que ça donne.

 

Click on the picture and have fun!

10:41 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, cinema |  Facebook |

16/02/2007

Pour vivre heureux…

momieC’est même pas moi qui l’ai dit.

 

Et donc, en ces temps de pré-carnaval, j’ai inventé de rassembler à votre intention une petite panoplie de déguisements capitaux plus ou moins couvrants suivant vos états d’âmes.

 

Le premier, c’est carrément Gallimard qui en est le détourneur.

 

LE MASQUE DE MOMIE DE CARNAVAL. Pour les lendemains de fêtes, les matins de la veille où vous avez oublié de vous démaquiller avec votre bon petit gel au calendula et où vous vous retrouvez avec des yeux de draculette congestionnée. Suivez les instructionss : oubliez pas de percer les trous : c’est le sel de l’affaire.

 

Et puis, si vous vous trouvez carrément complètement à jeter, le tip du jour c’est d’associer le masque de momie au sarcophage de Luigi Robecchi-Briccheti. Ni vu ni connu. Y’a pas plus trendy en rayon.Robecchi-Briccheti

14:41 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

14/02/2007

Kiss Me

DavidShoeand open the window

 

 

 

 

 

 

 

14:22 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : how do i love thee |  Facebook |

12/02/2007

Nan mais de quoi je me mêle?

Big Brother a frappé! Voici le contenu d'une newsletter que j'ai reçue ce matin :

 

“Moins vous vous préoccupez des affaires des autres, des problèmes qu'ils rencontrent ou des drames qu'ils vivent, plus vous disposez de temps pour votre propre réussite”, déclare le spécialiste des ventes Jeffrey Gitomer dans son nouvel ouvrage. Chaque fois que vous vous mêlez des affaires d'autrui, vous courez les risques suivants :

 

- En prêtant attention à leur situation, ces personnes ne feront que s'apitoyer d'autant plus sur leur sort.

 

- Vous les conseillez mal.

 

- Vous perdez votre temps alors que vous auriez pu utiliser celui-ci pour apprendre, vendre et gagner de l'argent.

 

- Vous pourriez vous prendre une claque.

 

“Si vous faites le compte du temps que vous consacrez aux choses qui ne vous regardent pas, qui ne signifient absolument rien pour vous ou que vous ne pouvez tout simplement pas contrôler (les infos, les répétitions à la TV et autres absurdités), vous pourriez être le meilleur vendeur au monde, un écrivain réputé voire un orateur dévoué. Mais non, vous êtes de ceux qui préfèrent perdre leur temps en pensant qu'ils peuvent améliorer le monde alors qu'en réalité vous faites exactement le contraire.

 

Un conseil: commencez par vous améliorer vous-même!”

 

 

Bon, où est la caméra? Comment savent-ils que je suis une mêle tout? (en plus, ils n'envisagent même pas que je devienne un peintre réputé. C'est dire s'ils voient mon avenir en rose...)

22:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

10/02/2007

Roman Vishniac

Vishniac1Roman Vishniac est né en 1897 à Pavlovsk, près de Saint-Pétersbourg. Fuyant les persécutions dont est victime la population juive, il s’installe à Berlin en 1920. Lorsqu’en 1933 il sent le danger qui menace les Juifs d’Europe, il se donne pour mission de photographier les communautés d’Europe centrale et orientale, parcourant la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, la Hongrie et la Tchécoslovaquie. Il en rapporte 16 000 clichés.

 

Réfugié en 1940 aux États-Unis, il essaie sans succès d’attirer l’attention sur le sort des Juifs européens. Ce n'est qu’en 1947 qu'il peut publier ses photographies, dans un ouvrage qui ne peut plus s’appeler désormais qu’Un monde disparu (The Vanished World : Jewish Cities, Jewish People).

 

 

“Je n’ai pas pu sauver mon peuple, j’ai seulement sauvé son souvenir. Pourquoi ai-je fait cela ? Un appareil photo caché pour rappeler comment vivait un peuple qui ne souhaitait pas être fixé sur la pellicule peut vous paraître étrange. Était-ce de la folie que de franchir sans cesse des frontières en risquant chaque jour ma vie ? Quelle que soit la question, ma réponse reste la même : il fallait le faire. Je sentais que le monde allait être happé par l’ombre démente du nazisme et qu’il en résulterait l’anéantissement d’un peuple dont aucun porte-parole ne rappellerait le tourment. [...] Je savais qu’il était de mon devoir de faire en sorte que ce monde disparu ne s’efface pas complètement...” ROMAN VISHNIACVishniacGirlsVishniacBoys

 

une expo est consacrée à une septantaine de photographies de Vishniac au Musée d'Art et d'Histoire du Judaisme.

 

http://www.mahj.org

 

les textes ci-dessus proviennent de ce site

23:08 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas, photographie |  Facebook |

Ce n'est pas que Paris m'affole ...

(D'ailleurs, cette fois, je ne vous mets carrément pas de Tour Eiffel).... mais là c'est un peu particulier.

 

night on Paris

 

L'image est lourde : lui laisser le temps de se charger.

 

Et puis, si samedi soir vous contemplez toujours votre lucarne, vous aurez la chance d'y voir mon félin préféré qui, vous le savez, est de tous les plans. Derrière la queue de ma céleste comète, avec un peu de chance, vous entreverrez la Reine des Chats en motion picture. C'est sur rtbf1 dans l'émission "une brique dans le ventre".

01:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie |  Facebook |

un mythe s'effrite...

http://www.acausedesgarcons.com/2007/01/daniel_radcliff.html

00:14 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

09/02/2007

Istvan Sandorfi

IstvanSandorfi.Charade

14:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture |  Facebook |

07/02/2007

Je veux voir Bloc Party à l'AB

Et c'est sold out! Si vous avez un tuyau, merci de m'en faire bénéficier.

 

TwoMoreYearsBlocParty

23:57 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Why does it always rain on me?

(Is it because I lied when I was seventeen?)

 

Travis

21:26 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

06/02/2007

OGM : Bon appétit!

Regardez vite ceci : http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

12:13 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le marché des vanités

WillemDeKooningLa vraie nouvelle donne de l'année 2007? Les plus values sont si importantes dans le marché de l'art en vogue que tous les plus grands collectionneurs d'art contemporain - ou presque - font du commerce. La tentation est trop grande. Il n'est plus nécessaire de posséder une maison de ventes pour être prêt à céder au plus offrant tous ses Warhol et tous ses Basquiat. Pour le goût du jeu, pour le goût de l'argent. Pour acheter plus encore de jeunes artistes qui vaudront cher et qu'on pourra revendre et encore et encore. Je vends, tu vends, j'existe et je profite de la venue des nouveaux amateurs riches, nombreux et décidés à posséder.

 

C'est dans cette ambiance tumultueuse, hystérique et show off que s'est tenue la foire de Miami. Nourrie par cette anxiété du bénéfice, elle donne naissance à la professionnalisation du statut de collectionneur.

 

Art Basel Miami Beach est une foire à rallonges, dans toutes les acceptions du terme. (…) La palme de la proposition pertinente revient cette année à la galerie new-yorkaise Gavin Brown. L'oeuvre signée du Suisse Urs Fischer (né en 1972) occupait un espace de 8 m2, le reste du stand étant vacant. En fait, il s'agissait d'un espace vide dans lequel, en insistant du regard, on pouvait voir sautiller un paquet de cigarettes vide. Il était décoré d'un dessin caractéristique de chameau, tout ce qu'il y a de plus commun, pendu par un fil transparent qui le reliait très haut à un grand bras électrique qui permettait sa mise en mouvement. La jolie assistante de la galerie a parlé du principe d'addiction provoqué par la cigarette. Elle a aussi évoqué, en pouffant derrière ses mains, l'idée d'une blague de l'artiste. Un post ready-made vendu très rapidement pour 160 000 dollars.

 

A la plage, toutes les dames avaient les escarpins pleins de sable pour visiter les containers, version cheap de la foire. Le grand prix dans la catégorie, « Les pieds dans le sable» est décerné à Aaron Young et à sa galerie de New York Harris Lieberman. Le jeune homme s'est contenté de faire un trou sur le toit du container qui laissait écouler du sable dans la pièce rectangulaire vide dans laquelle entraient les visiteurs. Un sablier géant. Une préfiguration de la mort aussi avec le bruit des pelles des ouvriers qui versent le sable sur le toit métallique. Un excellent exercice de vanité pour cette foire qui le vaut bien.

 

Un papier de Judith Benamou-Huet dans « Art Presse 331 » - février 2007

 

Notez pour info que, quoi qu’en dise Paul Mac Carthy, dans le contexte décrit par Judith Benamou- Huet, un De Kooning ( Untitled XXV) s’est vendu en novembre pour 21.153.600 euros chez Christies à New-York. Si vous avez oublié le genre, le tableau en question est de la même eau que cet autre tableau de De Kooning. Et puis, si vous ne pouvez pas vous figurer ce que représentent 21.153.600 euros, rassurez-vous : on doit être nombreux dans le cas.

07:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, art, je n ecris pas |  Facebook |

04/02/2007

Merde d'artiste

PieroManzoniCertes, je n'ai rien inventé. Paul Mac Carthy non plus. C'est dimanche : je chipote et je laisse travailler les autres. Je vous copie-colle un texte joliment écrit concernant le travail de Piero Manzoni. On avance.

"On entend souvent parler de personnes qui ne comprennent rien à l’art contemporain mais adorent celui du passé. Cela provient d’une incompréhension fondamentale de l’art lui-même et nous pouvons être sûrs que ces personnes qui disent ces choses ne comprennent pas plus l’art du passé que celui de notre temps.

 

Parce que comprendre une peinture ou n’importe quelle œuvre ne signifie pas comprendre son sujet mais assimiler son sens.

 

L’art est fait pour communiquer et non pour fournir un décor luxueux.

 

L’art est et a toujours été magique, un objet religieux. Mais les dieux changent, ils changent continuellement, évoluant de la même façon que la société évolue. Chaque instant est une nouvelle étape, à chaque instant une nouvelle civilisation naît.

 

L’artiste est le héraut des nouvelles conditions humaines. Il découvre les nouveaux totems dont chaque époque possède les graines mais de façon inconsciente.

 

Et donc, le concept de l’art, de faire de l’art, le concept de la poésie, ne peuvent pas avoir de sens pour nous, le moment artistique ne réside pas dans ces notions mais en éclairent, en réduisant en images, les mythes universels préconscients". - PIERO MANZONI - 1961

 

 

Piero Manzoni est né à Cremone en 1933 et est décédé brusquement en 1963 à Milan. Après ses premières œuvres, réalisées en 1956, il développe avec son collègue Enrico Baj le groupe Arte Nucleare. Ensuite, il fondera avec l’artiste Enrico Castellani la revue Azimuth qui fut extrêmement importante pour la diffusion et le rassemblement d’une nouvelle esthétique en Europe, celui des mouvements Nul en Hollande, Zero en Allemagne, du Nouveau Réalisme en France et du spatialisme en Italie. Manzoni est considéré comme un artiste pré-conceptuel et ses actions provocatrices rappellent l'esprit dadaïste.En 1957, il crée ses premières œuvres singulières, les achromes, des toiles préparées, fripées et trempées dans du sulfate de calcium et de la colle. Ces œuvres le mettaient en contact avec les artistes qu’il admirait comme Yves Klein pour les monochromes, Lucio Fontana pour ses concepts spatiaux perforés ou incisés et Alberto Burri pour ses sacs suturés et cousus.

 

Souffle d’artiste constitue la première utilisation par Manzoni d’un produit de son corps, présenté sans altération, certifié authentique, exploité en quantité. Alors que 50 cc air de Paris (1949) de Marcel Duchamp avait une charmante connotation culturelle, Manzoni ne plaisantait pas et restituait réellement l’anima ou l’inspiration de l’artiste.

 

C’est un désir naturel des artistes que de vouloir que leurs œuvres leur survivent. Le raisonnement inverse conduisit Manzoni à s’assurer qu’il survivrait à ses corpi d’aria quand il choisit des ballons bon marché qui restituaient l’anima à l’atmosphère et qui retombaient flasques au bout d’un moment.

 

En mai 1961, Manzoni réalisa 90 boîtes de « Merde d’artiste » d’un poids de 30 grammes chacune qu’il proposa à la vente au prix courant de l’or. Après son souffle et les empreintes de son pouce, c'était la troisième et de loin la plus choquante des offrandes de l’artiste, encore que parfaitement compatibles avec celles qui l’avaient précédée. Rappelons que personne ne fit attention au Porte-Bouteilles de Duchamp ni à sa Roue de Bicyclette jusqu’à l’exposition scandale de son célèbre urinoir.

 

Manzoni n’avait aucun besoin de se rebeller contre son environnement ou de s’en exclure ; tout au plus agissait-il selon sa conscience et quelquefois d’une manière insouciante. Il ne voyait aucun conflit fondamental, aussi longtemps qu’il y eut des acheteurs, entre une quête de l’absolu et l’échange de merde contre de l’or.

 

l'origine de ce passage = http://www.i-art-c.org/exposition/0104BB/manzoni.html

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03/02/2007

J’ai vu une merde

Un truc de McCarthyCa me soulage de vous le dire. C’était un film d’un Paul Mac Carthy, peintre performer américain (of course), qui s’intitulait « painter » et constituait un objet artistique en soi. L’entreprise est élaborée : il accomplit une performance et la filme. La performance est subventionnée par le Moma de New-York, le film projeté au Moma et les merdes réalisées pendant la performance siègent au Moma sous le statut d’œuvres. Il ne perd pas le Nord ce type.

Dans le film, le type est jambes nues. Il porte une camisole blanche ainsi qu’une perruque et un maquillage dont la trouvaille est constituée d’un gros nez et de gants en latex qui donnent au personnage un coté pataud évoquant la Bécassine de Chantal Goya. Par son look, il fait référence à certains éléments de la culture de masse américaine que nous avons la chance de ne pas connaître. Il prétend devoir faire émerger quelque chose et scande des sons sur un mode frénétique sans oublier le nom de De Kooning qu’il répète en se donnant un air de malade mental, le tout assourdi par le latex. Dans la foulée, il balance des quantités de peinture sur des toiles de 4m2. L’idée générale consistant à parodier l’expressionnisme abstrait. Il singe les rapports névrotiques qu’entretient l’artiste avec son agent, pisse dans une plante, feint de se trancher un doigt au hachoir à viande et se fait humer le cul par un type qui joue le rôle du marchand. Dans la salle, des gens riaient. Tant mieux pour eux.

 

Les notions de « travail » ou de « qualité » n’ont plus cours dans le contexte actuel. Quand un artiste utilise Photoshop, c’est dans ses fonctions les plus rudimentaires et tout le monde s’en contente parce que – à commencer par les galeristes – sinon ses usagers habituels, personne ne connaît la complexité de cet outil. Dès lors, il suffit à un Paul Bury de touiller 3 secondes dans « le Bain » de Ingres avec le filtre «fluidité» et une œuvre est née.

 

C’est l’ombre de Duchamp qui hante tout ça. (Pour lui faire les pieds, j’ai passé son urinoir au filtre « fluidité » (celui de Bury). Ca a donc bien pris 3 secondes).

Inutile de dire que l’impression et l’encadrement prennent plus de temps que la réalisation et que le prix auquel un Bury a pu vendre son touillage du « Bain » n’a pas d’explication rationnelle. Ce n’est pas une œuvre qui se vend mais un nom.

Je n’ai pas vu le film de Matthew Barney. J’ai lu à son sujet qu’on avait eu le tort de le présenter dans une salle de cinema, ce qui amenait forcément les gens à le décoder avec les exigences qu’on impose aux films qu’on voit en salle. Or, disait le commentateur, le film de Barney était d’une indigence technique telle qu’une seule conclusion s’imposait : la place de ce qui prétend au statut d’œuvre est au musée, pas dans la ville. Le film de Mac Carthy m’a fait le même effet : si j’avais filmé le couple de morses qui me sert de voisins au saut du lit avec ma webcam, ça n’aurait pas été pire. C’était d’une indigence à gerber.

 

L’art n’a plus à faire état d’un quelconque savoir-faire. Ca c’est une idée complètement réac. Le propre de l’art aujourd’hui consiste à manifester le génie conceptuel de l’artiste et à se trouver dans des lieux qui proclament « ce que vous trouvez ici est de l’art ». Il ne s’agit que de continuer à vérifier la prégnance hypnotique du ready-made. Et tant qu’à faire, je parie que le fait de pisser dans la plante était un hommage à Duchamp, le Père Eternel.

 

Marcel Duchamp - LaToilette ready-made en 1917 et son avatar fluidifié

17:28 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, art |  Facebook |

01/02/2007

Rififille à Ubuland

Ingrid Colicis"Un show qui jette un froid", titre un Didier Albin goguenard.Il y avait des sous pour l'hébergement d'urgence à la Région wallonne : la Ville n'a rien sollicité. Colicis dénonce. En réclamant le mois dernier un « plan Marshall de la grande pauvreté» à Charleroi, Ingrid Colicis (PS) avait déjà annoncé à sa majorité communale la couleur d'une mandature qu'elle entendait placer sous le signe du « retour du coeur ».

Ses camarades qui avaient condamné son impertinence ont dû la trouver plus arrogante encore ce lundi, lors du conseil. Profitant d'une interpellation de la conseillère Ecolo Anne Cattiez sur la problématique du « sans-abrisme », Colicis a littéralement carbonisé le collège sous les applaudissements d'une poignée de SDF et de travailleurs sociaux venus assister aux débats. Ils ont soutenu avec la même ferveur celles qui partagent leurs tentes en bord de Sambre : Anne Cattiez et Fabienne Manandise (CDH) qui ont relayé leur impatience de voir changer les choses et « d'obtenir du concret dès demain ».

C'est Ingrid Colicis qui s'est montrée la plus revendicative. Le ton de ses répliques a fait monter la tension dans le groupe socialiste, après une explication entre leséchevins Parmentier et Massin sous le regard d'un bourgmestre imperturbablement souriant.

Il faut dire que Marc Parmentier, le président du CPAS, avait cherché l'incident : à l'entendre, la proposition de convoquer une table ronde sur la coordination entre les intervenants sociaux du « sans-abrisme » satisfaisait les revendications des SDF. Pour le reste, il s'était réjoui de la décision d'établir dans les communes de l'arrondissement un inventaire des bâtiments publics inoccupés, à l'initiative des présidents de CPAS. Et il avait appelé de ses voeux l'amorçage d'un fonds de cohésion sociale, financé par l'Europe, pour améliorer les conditions de vie des pauvres.

Un supplément de 1,72 million d'euros

Marc Parmentier avait surtout commis l'erreur d'inviter Ingrid Colicis, élue à la Région, à demander des comptes à la ministre de tutelle, Christiane Vienne. Or, des comptes, Ingrid Colicis en demande régulièrement depuis 2005. En 2 ans elle a interpellé la ministrte Vienne a cinq reprises à ce propos. Ingrid Colicis a ainsi appris qu'un montant de 1,72 millions d’euros avait ete affecte à l'accueil et à l'hébergement d'urgence dans le cadre du budget 2007, qu'une augmentation du même ordre était réservée pour les cinq relais sociaux, que les six services d'insertion allaient profiter d'une majoration de 71.000 euros, Elle a enfin, et surtout, appris que Charleroi ne s'était pas donné la peine de demander quoi que ce soit.

Un silence de quelques seconde a glacé sa majorité quand elle a balancé cette vérité dans la salle du Conseil. C 'était dur. Colicis s'est ensuite attaquée à l’échevin du logement, avec la même rage au ventre, pour déplorer son manque de volonté politique d'agir dans l'urgence. Massin en est resté coi".

Un papier de Didier Albin paru dans Le Soir de mercredi.

Youhou!

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