30/05/2007

La culture à Charleroi

Ma MaisonJ’ai honte d’être Carolo. Je sais, je l’ai déjà écrit 140 fois. Mais le dire comme ça, ça finit par tenir de la litote. Je devrais trouver un mode d’expression plus expressif… du genre fuir.

 Parfois, de braves non-Carolos tentent d’apporter un peu de baume en soulignant combien ça boume culturellement à Charleroi. Ben oui, les amis : tout ce qui est subventionné par la Communauté française (n’oublions pas la Province de Hainaut) marche bien. C’est la vitrine de Charleroi en Belgique, voire à l’étranger. Les enjeux sont importants, quand même….

 

 Pour ce qui relève des pouvoirs locaux, tout est paralysé.

 Ce n’est pas mince, ça dure depuis un moment et l’on se demande jusque quand ça va se poursuivre.

 Ca signifie, par exemple, que le citoyen lambda n’a plus accès à aucune nouveauté en bibliothèque. Ca implique aussi qu’à l’Académie des Beaux-Arts (une institution communale), les abonnements aux revues étant arrivés à échéance, on n’a plus le droit de savoir de quoi ça parle dans le monde des arts plastiques : les bons de commande ne passent plus.

 Et pour cause...l'Echevin est en prison.

 C’est simple, tout de même, quand on y pense. (Mais pense-t-on à Charleroi ?)

 

 Ah oui ! J’oubliais, la plus belle bibliothécaire de Charleroi m’a rapporté qu’elle s’était fait réprimander sévèrement pour s’être accordé un jour de congé de trop. Quand elle s’est renseignée sur l’identité du type qui l’engueulait, il s’est avéré que ce mec était en prison.

 

 Vu le taux de lobotomisés qui peuplent ces lieux, je ne me fais aucune illusion sur le résultat des élections. En ce qui me concerne, je vous épargne mes intentions et je me donne un maximum de deux ans pour ne plus être Carolo.

 

 Si un palais Racolo vous intéresse, cliquez sur l"image et faites offre.

 La maison est à l’avenant.

08:56 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

27/05/2007

Eternelle damnation sur IMovie

Allez ! C’est mon film idole de 2007 (même s’il date de 2004) : je crois même qu’il détrone dans mon classement « me and you and everyone we know ». C’est dire…Avec ce dernier, il partage la particularité de mettre en œuvre de la video mais ces deux films se distinguent tout de même par une solide nuance : « me and you » est une fiction alors que « Tarnation » est un documentaire, entendez que même si l’on ne peut éviter la forme narrative, la matière première de ce film est la vie filmée depuis ses onze ans de Jonathan Caouette, sa mère aimée et les gens qui gravitent autour. Ajoutez-y que l’existence de Renée et Jonathan fut un enfer -Tarnation est la contraction, en argot texan, de «Eternal» et «Damnation» : enfer éternel – et vous saurez à quoi vous attendre. Tarnation

 Dans la mesure où ce n’est pas ce qui m’a séduite, je n’insisterai pas sur le contenu : vous resterez libre de découvrir les déboires et l’amour de Renée et Jonathan.

 

 Ce qui est épatant et a permis à ce projet underground d’exister, c’est l’écriture de Jonathan Caouette. Je ne parle pas seulement du montage narratif mais du choix qu’il a fait d’utiliser toutes les sources matérielles qu’il possédait (1 349 films en VHS, Betamax et 16 mm, soit 160 heures de pellicule, des sons puisés dans les 2 046 disques et CD de sa collection ainsi que les photos de famille), auxquelles s’ajoute une bande originale épatante où l’on reconnaît entre autres Nick Drake, Cocteau Twins, Lisa Germano, Angelo Badalamenti….

 

 

 La video amateur a certes la faculté d’apposer un voile de poésie sur les choses et de déréaliser les situations les plus triviales. La vraie singularité de ce film réside toutefois en ceci qu’il a été monté sur iMovie dont les effets sont en affinité parfaite avec ce qui constituait l’essence de l’existence de Jonathan et Renée : la dépersonnalisation. Très tôt Renée est malencontreusement cliente de la psychiatrie : elle subit ses premiers électrochocs à l’âge de 14 ans tandis que Jonathan découvre le monde underground, les stupéfiants et leurs corollaires existentiels à l’âge de onze ans. La détresse et la sensation d’irréalité qui constituent le fond de « Tarnation » trouvent ainsi leur parfait mode d’expression dans la démultiplication des écrans ainsi que la large variété d’effets relevant de l’imagerie psychédélique.

 Au bout du compte, il reste que, sublimé par une telle mise en récit, le sordide destin de Jonathan et Renée semble évoluer vers une forme de délivrance qui tient aussi de la rédemption.

 

 Voici ce qu’on lit sur le site d’Apple au sujet de « Tarnation » : « Nouveau tournant dans sa vie, Jonathan Caouette emprunte à son petit ami, David Sanin Paz, un Mac portable équipé d’origine du logiciel iMovie d’Apple et il s’attaque à la mise en forme de cette énorme base de données multimédia. Portier chez un joailler de la 5e Avenue le jour, il apprend seul, la nuit, à se servir de iMovie. On l’aura compris, la structure des séquences filmées prend une forme particulière parce qu’elle est revue par Jonathan. D’abord, il écrit son texte au fur et à mesure du montage. Ensuite, il fait avec ce qu’il a : des pellicules anciennes, de mauvaise qualité, des photos jaunies, des prises de son d’amateur.

 Alors il va jusqu’au bout de ce que permet iMovie : il force les effets, multiplie les fondus, utilise les filtres pour créer une atmosphère. Ce n’est pas la qualité de l’image qui prime mais la nervosité du montage, le choix des musiques, les bancs-titres qui barrent l’écran pour faire baigner le spectateur dans son monde à lui, Jonathan Caouette, pour l’entraîner dans la chronologie de sa vie. Et ça marche.

 Si Tarnation est bien une œuvre cinématographique personnelle et non une simple compilation de séquences, c’est parce que Jonathan a mélangé trois ingrédients : son vécu avec une enfance totalement déstructurée et son mal de vivre d’adulte, sa personnalité avec sa sensibilité féminine et sa grande connaissance du cinéma, principalement underground, de la musique rock, enfin son expérience comme comédien et réalisateur de courts métrages"

 

 Pour voir un extrait, cliquez sur l"image.

09:04 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, art, cinema |  Facebook |

26/05/2007

Almost Alice

strangeSous l'image, les créations de Maggie Taylor

16:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions, art |  Facebook |

24/05/2007

A poil!

celeste et cheriePourquoi le monde de la publicité utilise-t-il si souvent la nudité ?

 Les chercheurs Bram Van den Bergh et Siegfried Dewitte de la K.U.Leuven ont trouvé une explication : après avoir été exposés à de la nudité, les gens (lisez, les hommes) sont souvent moins durs dans la négociation du prix.

 Dans une expérience unique, ils ont montré des femmes en sous-vêtements ou très peu vêtues à des hommes qui s'étaient avérés auparavant des négociateurs particulièrement roublards. « Ces hommes ont subi une véritable métamorphose », constatent les chercheurs.

 Le recours à des femmes presque nues dans des campagnes publicitaires ne sert donc pas seulement à attirer l'attention, mais aussi à atténuer la combativité des hommes dans les négociations sur les prix. Ce n'est dès lors pas par hasard, expliquent les chercheurs, si les producteurs de voitures de sport placent souvent de séduisantes demoiselles sur le capot de leurs engins.

 Source: Business in-zicht, mars 2007

 

 Vous n'espériez quand même pas que j'allais vous mettre une femme nue en illu, non?

22:53 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

22/05/2007

Rufus is a tit man

RufusWainwright(« Rufus aime les nichons »). C’est, selon Telerama (à qui j’emprunte aussi la photo…), le titre phare d’un album de Loudon Wainwright écrit quand Rufus était petit et taisait encore sa préférence pour les garçons.

 

 

 Si l’on en croit Michel Gillain, un psy qui s’intéresse à la relation entre la nourriture et les relations humaines, il semble, qu’on puisse étendre cette déclaration aux clients des 30.000 restaurants servant des hamburgers dans le monde.

 « A l’analyse, dit Michel Gillain, on s’aperçoit que le petit pain est doux, rond, mou, blanc, légèrement sucré, est servi à 37° et son diamètre est le même qu’un sein moyen. Du Cheese au Big Mac, du 85A au 95D, il y en a pour tous les appétits affectifs. Ce sont des quantités de nourrissons qui vont manger le sein, ce qui permet de comprendre l’engouement pour les fast-food. Sinon, cela n’aurait pas de sens. ».

 (Ces propos recueillis par Valentine Van Gestel figurent dans le supplément de Elle Belgique de mai 2007)

 

 

 (on conseillerait quand même bien à tous ces gens d'aller voir "super size me", le film à gerber de Morgan Spurlock qui s'est nourri au MacDo durant un mois.)

19:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

17/05/2007

La femme, piteux appendice de l’homme

Un jour férié comme un autre à 12h40

 - 258108450_9ff072b542_oBonjour Madame, pourrais-je parler à Monsieur Mignone

 - - il n’y a pas de Monsieur Mignone ici, Madame.

 - Vous êtes peut-être son épouse ?

 - Non.

 - Je cherche un couple à cette adresse.

 - Il n’y a pas de couple ici, Madame.

 - Excusez-moi : ça doit être une erreur.

 

 No comment.

 

 Ps : la photo s’intitule « non ti muovere » mais le nom de l’ auteur n’est pas mentionné.

  So sad….

12:50 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

14/05/2007

Des fois, il suffit d’écouter

Fred & Rita Hayworth 2 - You Were Never Lovier 1942Mais pour commencer je préconise d’aller à la salle de sport : c’est là que tout se passe (je vous l’ai déjà dit, je crois).

 

 Tout à l’heure, il y avait un voyant. Un type dont la spécialité est plutôt médium – c’est là qu’il excelle : vous mettre en contact avec vos défunts et tout – mais qui fait plutôt voyant parce que les gens sont plus intéressés de connaître leur avenir.

 

 Attention ! Lui, il a une éthique : il ne fait pas dans le créneau « Madame Irma » et ne vous conte pas monts et merveilles : seulement la vérité, même si elle peut choquer. Il vous annonce ce qui va vous arriver si vous poursuivez dans la voie où vous vous êtes engagé.

 

 Dites-lui : « j’ai pas de travail » ; il vous répondra : « normal, vous n’en cherchez pas. Maniez vous le train ».

 

 Dites-lui : « j’ai pas de mec » ; il répondra : « normal, vous pesez cent trente kilos, vous êtes désagréable à crever et vous avez des chicots ». (Actuellement, les mecs sont fort branchés « physique », faut dire…).

 

 Et ça marche, je ne vous dis pas ! Les gens en sortent complètement secoués. La bonne femme revient le remercier un an après avec trente kilos de moins (il ne précise pas si elle a trouvé un mec).

 

 Les psys sont trop mièvres à son goût (ça n’empêche que si c’était à refaire, il aurait fait psy) : ils font mine de vous écouter et vous en ressortez aussi hébétés qu’en entrant. Lui, c’est le choc.

 

 Un jour une femme est venue. Elle avait consulté le médium Thierry qui lui avait conseillé de quitter son mari et lui avait garanti que son amant quitterait femme et enfants et qu’ils iraient s’installer à Monaco. Au risque de lui déplaire, lui a dit : « ne le quittez pas : vous tomberez plus bas que jamais et ne vous relèverez pas » . Elle qui était couverte de bijoux et roulait en décapotable, elle a quitté son mari. Résultat : son amant l’a reniée et elle fait maintenant la plonge.

 

 Parfois des gens sont possédés. Attention ! C’est eux qui le disent. Alors, il garantit : « je m’en charge : c’est gratuit ». Trois jours après, les gens l’appellent : « ça y est : je suis désenvoûté. J’ai retrouvé le sommeil ». Comme il considère qu’il n’a rien fait, il n’estime pas devoir se faire payer pour ce service. Il a sa conscience pour lui.

 

 Un jour une femme est venue : son mari s’était trouvé une maîtresse de 28 ans et une voyante de Liège l’avait convaincue du fait qu’il était possédé. Lui avait dit : « Il ne vous aime plus. Il n’y a pas d’autre explication. Il ne reviendra pas ». Elle avait préféré écouter la voyante de Liège qui avait pratiqué des rites de désenvoûtement dont les coûts s’élevaient aux dernières nouvelles à 50.0000 euros.

 

 J’ai dit : « moi je sais où je vais. J’y crois et j’ai la volonté d’y arriver».

 Il m’a répondu : « alors vous n’avez pas besoin de moi »

23:41 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

12/05/2007

Plaisirs célestes

Méritez-vous les nains de jardin indigènes?

 

 Qu’importe ! l’heure est à la fête ! Celeste a connu sa nuit sauvage : elle a découché et d’après la veto, c’est fait : Minuit (ma future nouvelle chatte préférée) est en circuit.

 

 Rendez-vous fin juin pour le journal des BB. Youhou !

 

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07:08 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l inventaire indigene, j hallucine |  Facebook |

08/05/2007

les oeufs indigènes

oeufs

22:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l inventaire indigene |  Facebook |

05/05/2007

ëtre flouée, j'aime

Bernard de Wil uniquement quand c'est l'oeuvre de mon gentil prof.

 

 Une photo de Bernard de Wil

10:20 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose |  Facebook |

Himmel!

PatriciaMignoneJ'atteins la fin de mon chantier indigène et je constate que dans mon extreme application, j'ai omis de photographier tout ce que j'aurais voulu vous montrer. En attendant les nains, voici les poules indigènes.

08:25 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l inventaire indigene |  Facebook |

01/05/2007

La liste du 1er mai

gouldrk4- Dès potron minet, j’ai donné un bain de siège à Céleste qui rentrait de vadrouille.

 

 - Le matin, j’ai appris des nouveautés sur les mœurs (parfois un peu olé olé) des passereaux indigènes…Ainsi, ils se mélangent entre espèces pour donner des métis stériles. Au printemps, as everybody says « I love you », les métis aussi, y compris entre eux, ainsi que les femelles qui sont à 2.

 Bref, la décadence, quoi !

 Notez que c’est sans compter sans le maitre de céans qui fut tout de meme inspecteur à la brigade des mœurs. Si bien qu’en conclusion : « ici, pas de pédés ! ».

 

 - J’ai caressé les cervicales d’un perroquet qui a miaulé pour me circonvenir.

 

 - J’a fait une sieste parmi les passereaux.

 

 - J’ai découvert à quoi ressemblent un rossignol, un chardonneret, un diamant de Gould…et j’en ai peint.

 

 ‘tention ! Je ne suis pas l’auteur de la photo du diamant de Gould.

17:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l inventaire indigene |  Facebook |