18/07/2007

Hélène

15/7 - CE MATIN, HELENE VA A L’EUCHARISTIE. Elle a eu pitié de la prosélyte de l’équipe pastorale et a accepté qu’on vienne la chercher ce dimanche. On m’a demandé si je souhaitais qu’on m’apporte l’Eucharistie. J’ai décliné : Dominique et Bernard s’occupent du salut de mon âme. Ca suffit comme ça.HIER, ON A VU UN BLACK ALERTE EN COSTUME DE FOOTBALLEUR (entendez short et Tshirt de couleurs vives) cheminer vers le local des infirmières. Hélène et moi, on a aussitôt demandé des comptes : pourquoi avait-il les jambes nues et pas nous ? On a reçu la seule explication possible : ses bas sèchent, c’est le seul moment où l’on admet les jambes nues. N’empêche : quand le médecin est passé, on lui a demandé s’il avait au moins essayé de porter ces fameux bas de contention. Quand j’étais enfant, je trouvais cinglées les dames qui portaient délibérément des bas de contention (j’ai pas encore dit que mon grand-père vendait des bas sur les marchés….). L’opacité, c’était déjà moche mais, en plus, la chair paraît tellement comprimée (Ca maintenant, je vous le confirme). Le tout gros avantage, par contre, c’est que ça vous fait un galbe d’enfer. C’est l’aimable commentaire que m’a fait Amandine la première fois où elle m’a vu porter ces bas. Et puis, j’ai des yeux pour voir : comme je suis le clone de ma mère, je sais à quoi ressemblent mes jambes…Enfin… ressemblaient….Car en matière d’amincissement, j’ai trouvé la solution : l’immobilité ça vous bousille le résultat de mois d’activité sportive. Amorphe, ma guibolle ressemble à celle des BB ou des vieillards, au choix : le mollet et la cuisse effacés et les articulations enflées. Bref, une jambe de Marilyn, c’est peu pour faire joli, d’autant plus que comme c’est le bas - et non la robe – qui est blanc, c’est plutôt à la Ur-Marilyn qu’il faut penser, genre Bécassine sortie de son Wisconsin natal (ou l’état voisin, on s’en fiche).POUR COMPLETER L’OUTRAGE, HELENE ET MOI, ON A RECLAME UN PORTE-JARRETELLES. Le médecin a répondu que ça avait été tenté, à une époque. Les gens portaient comme une ceinture sur les hanches auxquelles on venait accrocher les bas….Mais ça n’a pas fonctionné. Nous voilà donc réduites (notez que les hommes aussi, y’a pas de raison) à porter des Dim’Up de Becassine qui garrottent affreusement le haut des cuisses de telle sorte qu’un jour, ni vu ni connu, quelqu’un finira par perdre la jambe….à la façon dont certains éleveurs inspirés castrent les chevaux. IL EST 9H15- HIER SOIR, DANS L’OBSCURITE, Hélène a dit : « chouette ! demain, c’est dimanche : on aura du bon beurre ». Elle a expliqué : « le dimanche, c’est mieux. Dimanche dernier, on a eu du cramique et du beurre ». Mais quand le petit déj’ est arrivé, il n’y avait pas de beurre sur son plateau. Elle m’a dit : « Et sur le votre, il y en a ? ». Mais moi, j’ai demandé à manger sans lactose, alors, je ne risquais pas d’en avoir. J’ai répondu : « regardez dans votre assiette ! Vous avez des sandwiches et moi des tartines (c’est déjà ça) ». Hélène commence à ingurgiter son petit déj’ à la marga puis elle bondit : « c’est quand la pastorale, encore ? ». Et voilà : les sandwiches sont restés là : de toute façon, le corps du Christ attendait Hélène.

20:25 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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