27/08/2007

Peas and gloves

170434796_smallBurp ! Moi qui me réjouissais de revoir « La Fièvre du Samedi Soir », ça m’a plutôt donné des hauts le cœur.

Au fond, je me demande dans quel film j’ai apprécié Travolta.

La sensation qu’il a produite avec « Pulp Fiction » résultait du contraste, de l’effet de contre-emploi, avec le souvenir qu’on avait gardé de lui dans les comédies musicales qui constituaient ses références mythiques. Comme le cinéma est passablement auto-référentiel, lui aussi, le twist qu’il effectue en compagnie d’Uma Thurman vient opportunément parodier les chorégraphies non moins décadentes de l’époque disco.

 

 Ca doit être la musique des Bee Gees qui m’avait laissé un souvenir assez sympa de ce film qui, avec les trente ans qu’il a pris dans les gencives, me paraît complètement crado. Bonjour l’effet de réel…. Ca aurait pu être tourné en 2006 à Farciennes dans les locaux de la Maison pour Associations avec du matériel loué pour 50 euros à ladite Maison pour Associations. Et la version française – malencontreusement proposée par Arte – ne doit pas être sans effet sur la trivialité 175207des dialogues. C’est crado, macho, dégoulinant de sperme et on se demande si le cerveau faisait partie du kit de base des personnages. Bref ! A prendre avec des gants (en latex)…

Et puis, ça me rappelle des souvenirs assez entêtant aussi : une époque où je logeais à la cité universitaire dans une chambre séparée de la chambre voisine par l’épaisseur d’une brique. Au lieu d’aller au cours, ma très mignonne voisine recevait son très mignon copain et jouissait à longueurs de journées sur « I feel love » de Donna Summer.

Tournons la page !

 

 Voilà « Hairspray »… et revoilà Travolta déguisé en nana obèse quinquagénaire mariée à Christopher Walken. Les codes sont toujours ceux de la comédie musicale – caricaturaux - mais - miracle ! – au traditionnel geyser de testotérone a succédé un feu d’artifice de bons sentiments (sans rapport avec le réel, of course…) mais bien réjouissant tout de même. Au milieu du jeu de quille, une demoiselle (ça nous change de ces chefs de bande nazo-gominés), sorte de petite citrouille,hairsprayposterbig transfigurée en Blanche-Neige par sa grandeur d’âme et à l’égard de qui tous les garçons ne servent que de faire-valoir. Pour les gens qui ont des souvenirs des années ’60, on savourera les allusions, entre autres, aux Suprêmes (sans une molécule de Beyoncé Knowles, ma parole !), à Otis Redding…on appréciera combien les chorégraphies blacks sont devenues toniques – avec quelques allusions au style du non moins mythique Prince - et l’on se laissera joyeusement éclabousser par la joie de vivre de ce film aux chorégraphies à tomber raide.

 

 Et comme vendredi, je n’étais pas assez vigilante pour vous inciter avant tout ça à aller tester l’aigreur abyssale de « Tarnation », vous êtes quittes !

 

 Just feel the beat : cliquez sur les images.

17:15 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, cinema |  Facebook |

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