31/08/2007

Today is the day!

agecanonixil y en a qui se croient malins en marchant sur l'eau.

Moi, marcher sur 2 pinces sans béquille, je trouve déjà ça canon!

Yo!

13:53 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2007

Hug!

GeronimoDans les westerns de notre enfance, les Indiens étaient toujours les Néanderthaliens de service : des grosses brutes, vêtues de peaux de bêtes qui youyoutaient comme des déments en scalpant tout ce qui passait.

Il a fallu attendre la mouvance inaugurée (me semble-t-il) par Soldier Blue en 1970, pour voir les choses autrement : il suffisait qu’on nous les présente moins puérilement, plus conformément à leur réalité, pour qu’on verse des torrents de larmes sur leur sort.

 

 N’empêche ! Sous leurs airs butés, les Indiens d’Epinal étaient au moins des gens tendres. Si les versions françaises ont traduit leurs traditionnels « Hugh ! » par de virils « salut ! » ou « j’ai dit ! », la linguiste que je suis doit à la vérité historique de vous signaler que « Hug ! » (et non « Hugh !) signifie en réalité : « Un bisou! », (variante : « Un câlin ! »).

 

 Cliquez sur l’image.

Si vous en redemandez, copiez-collez le lien suivant dans votre fenêtre de navigation.

http://www.youtube.com/watch?v=x16rGcxDvIo

 

 C'est la photo du chef Geronimo.

11:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

27/08/2007

Peas and gloves

170434796_smallBurp ! Moi qui me réjouissais de revoir « La Fièvre du Samedi Soir », ça m’a plutôt donné des hauts le cœur.

Au fond, je me demande dans quel film j’ai apprécié Travolta.

La sensation qu’il a produite avec « Pulp Fiction » résultait du contraste, de l’effet de contre-emploi, avec le souvenir qu’on avait gardé de lui dans les comédies musicales qui constituaient ses références mythiques. Comme le cinéma est passablement auto-référentiel, lui aussi, le twist qu’il effectue en compagnie d’Uma Thurman vient opportunément parodier les chorégraphies non moins décadentes de l’époque disco.

 

 Ca doit être la musique des Bee Gees qui m’avait laissé un souvenir assez sympa de ce film qui, avec les trente ans qu’il a pris dans les gencives, me paraît complètement crado. Bonjour l’effet de réel…. Ca aurait pu être tourné en 2006 à Farciennes dans les locaux de la Maison pour Associations avec du matériel loué pour 50 euros à ladite Maison pour Associations. Et la version française – malencontreusement proposée par Arte – ne doit pas être sans effet sur la trivialité 175207des dialogues. C’est crado, macho, dégoulinant de sperme et on se demande si le cerveau faisait partie du kit de base des personnages. Bref ! A prendre avec des gants (en latex)…

Et puis, ça me rappelle des souvenirs assez entêtant aussi : une époque où je logeais à la cité universitaire dans une chambre séparée de la chambre voisine par l’épaisseur d’une brique. Au lieu d’aller au cours, ma très mignonne voisine recevait son très mignon copain et jouissait à longueurs de journées sur « I feel love » de Donna Summer.

Tournons la page !

 

 Voilà « Hairspray »… et revoilà Travolta déguisé en nana obèse quinquagénaire mariée à Christopher Walken. Les codes sont toujours ceux de la comédie musicale – caricaturaux - mais - miracle ! – au traditionnel geyser de testotérone a succédé un feu d’artifice de bons sentiments (sans rapport avec le réel, of course…) mais bien réjouissant tout de même. Au milieu du jeu de quille, une demoiselle (ça nous change de ces chefs de bande nazo-gominés), sorte de petite citrouille,hairsprayposterbig transfigurée en Blanche-Neige par sa grandeur d’âme et à l’égard de qui tous les garçons ne servent que de faire-valoir. Pour les gens qui ont des souvenirs des années ’60, on savourera les allusions, entre autres, aux Suprêmes (sans une molécule de Beyoncé Knowles, ma parole !), à Otis Redding…on appréciera combien les chorégraphies blacks sont devenues toniques – avec quelques allusions au style du non moins mythique Prince - et l’on se laissera joyeusement éclabousser par la joie de vivre de ce film aux chorégraphies à tomber raide.

 

 Et comme vendredi, je n’étais pas assez vigilante pour vous inciter avant tout ça à aller tester l’aigreur abyssale de « Tarnation », vous êtes quittes !

 

 Just feel the beat : cliquez sur les images.

17:15 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, cinema |  Facebook |

25/08/2007

Nothing's gonna change my world

AcrossTheUniverseRWainwright

13:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

23/08/2007

Toetoe pousse

toetoe poesmaîmaître tire

10:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

22/08/2007

Un grand verre?

AXX_C2_029_duchamp_roue_1913“Ce n'est qu'après avoir travaillé un certain temps à New York à son Grand Verre que Duchamp se souvient de la roue de bicyclette et du porte-bouteilles laissés à Paris.

Dans une lettre à sa soeur Suzanne datée du 15 janvier 1916, il lui demande de vider son atelier parisien.

Il la charge de veiller sur ses affaires et de mettre ses oeuvres à l'abri.

Il lui demande également d'écrire une inscription sur l'égouttoir et lui explique pourquoi :

«En montant dans mon atelier, tu auras sans doute remarqué la roue de bicyclette et l'égouttoir. Je les avais achetés comme des sculptures achevées. Il m'est venu une idée au sujet de l'égouttoir : écoute.

Ici à New York, j'ai acheté des objets d'un style similaire et les ai appelés “Ready made”. Tu connais suffisamment l'anglais pour comprendre le sens de “déjà terminé” que j'ai attribué à ces objets.

Je les signe et leur mets une inscription en anglais. Je vais te donner quelques exemples :

j'ai acheté une grande pelle à neige sur laquelle j'ai écrit “In Advance of the Broken Arm” (En prévision du bras cassé)... Ne t'efforce pas de comprendre ça dans un sens romantique, impressionniste ou cubiste ça n'a rien à voir. Un autre “Ready made” s'appelle “Urgence en faveur bridede deux fois”...

Tout ce préambule pour une bonne raison : va chercher l'égouttoir. Je vais en faire un “Ready made” à distance.

A l'intérieur du cerceau du bas, tu inscriras l'inscription que je te donnerai à la fin, en petites lettres blanc argent peintes au pinceau, et tu signeras “Marcel Duchamp” de la même écriture.»

 

 Un fragment de Jani Mink, “Duchamp”. Taschen, 2005, p. 57.

 

 Difficile de comprendre l’art actuel sans connaitre Duchamp dont l’intervention a souligné la précarité de l’essence meme de l’art depuis l’avènement de l’ère industrielle : dès l’instant où des objets manufacturés sont apparus en masse sur le marché, l’idée d’art dans son acception “classique” - mimétique et esthétique (représenter le réel, refléter le “beau”, traduire une émotion...) - est devenue d’une naïveté risible. La peinture avait déjà connu une pareille crise lorsque la photographie a pris son essor.

Redéfinir l’acte artistique comme l’a fait Duchamp relève d’un coup de bluff, d’un acte de provocation bien dans l’esprit dadaïste. Ce qui est intéressant, c’est que de nombreuses Bottle_Rackpropositions d’artistes, depuis Duchamp, se situent dans son sillage et qu’on est loin d'en avoir fini.

Parmi les éléments qui permettent de saisir l’enjeu d’une demarche artistique actuelle, on trouve par exemple, des aspects biographiques, un dialogue avec des problématiques de l’époque, une prise de position par rapport à l’histoire de l’art, l’art étant par nature autoréférentiel.

 

 Les oeuvres citées ici :

 

 LA ROUE DE BICYCLETTE :

Une roue de vélo que Duchamp a montée sur un tabouret et qu'il fait tourner avec la main "pour le simple plaisir".

 

 LE GRAND VERRE

“la mariée mise à nu par ses célibataires, meme” ou “le grand Verre” est une installation - correspondant 04_shovel_bigà un projet de machine - realisée en matériaux varies sur deux grands panneaux de verre montés sur aluminium. Le tout relève d’un concept plus ou moins complexe associant compulsivité mécanique et acte sexuel.

Duchamp a écrit que l'idée de "la Mariée" lui avait été inspirée par les "Impressions d'Afrique" de Raymond Roussel.

Lorsqu'on évoque “la Mariée” de Duchamp, pour autant qu’on connaisse, on sait que ça parle de sexe. Quand on découvre la chose en profane, à moins d’avoir l’authentique sous les yeux, on commence par se demander de quoi il s’agit, concrètement, sur le simple plan de la description.

 

 L'EGOUTTOIR

Il s’agit d’un égouttoir choisi dans le catalogue du Bazar de l’Hotel de Ville en 1912.

Duchamp assigne également des connotations sexuelles à cet objet : l’égouttoir dans son ensemble revêt la forme d’un vertugadin, attribut proprement feminin, tandis que chaque tige supposée retenir les bouteilles est la métaphore d’un pénis.

 

 IN ADVANCE OF THE BROKEN ARM

Pas de commentaire saillant pour cette pelle à neige sinon que Wim Delvoye a décoré d’armoiries de semblables pelles, ainsi que des bonbonnes et autres objets utilitaires

16:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art |  Facebook |

20/08/2007

Quel est l'animal qui marche à 3 pattes à 15 heures

ete2006 Et qui, dans 4 jours, sera à nouveau bipède?

Celle qui, à 5 ans, était baba devant les guibolles de sa mère.

Et ça tombe plutôt bien parce que quand, incidemment, elle capture son reflet dans une vitre, elle y retrouve sa mère quand elle était jeune, belle, douce et parfumée....

 

 un autoportrait incident en 2006

15:07 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, photographie |  Facebook |

18/08/2007

16th august : my earthlanding

my earthlandingIl suffit d’associer des sensations à l’image et, pour ceux qui n’ont pas connu l’aventure, vous aurez une idée de ce à quoi ressemble le fait de poser à nouveau un pied qui a oublié le contact avec le sol depuis 6 semaines.

Le pied semble composé d’ouate, les articulations flanchent et la nuit, tout ça dit : « on est là ! ».

Heureusement, la kiné m’a incitée à bien distinguer la sensation de la douleur. Ca fait mal quand ça ressemble à un coup de sabre, ou d’aiguille ou d’objet pointu. Le reste, ce sont des sensations.

Eh bien, j’ai beaucoup de sensations et j’ai eu bien peur….de me casser, par exemple.

Moi qui m’attendais à décoller, façon Agecanonix, les deux béquilles sont toujours bien là et si c’est du seul poids de mes péchés que je pèse sur ma jambe, c’est beaucoup.

 

 It's time to leave the capsule if I dare : may God's love be with me....

 

 clickez sur l'image si vous l'osez

10:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

15/08/2007

Gonflée...?

Je n’ai jamais dit « putain » ni « salope ». Je trouve ces mots d’une violence insupportable.

Même à l’heure du glissement de « putain » en direction de son indéfinie polysémie actuelle (« super ! », « Dis donc ! »….) , alors que la majorité de mes amis et amies les plus distingué(e)s l’emploient, je résiste.

 

 

Quand j’étais ado, le mot « pétasse » désignait une fille qui fréquentait un nombre de garçons non-précisé.

Pour trouver le correspondant masculin, il faut chercher….sans doute parce qu'un garçon ne souille pas sa dignité en multipliant les conquêtes...

Selon l’experte avec qui je cohabite, Christina Aguilera est une pétasse tandis que Britney Spears est une grosse pute, si vous saisissez la distinction. Par contre Gwen Stefani est fraiche et classe.

 

 

1

 

 Actuellement, une « pétasse » est également une fille qui « se la pète ».

Selon Amandine, le terme désigne une fille qui se sait mignonne et qui minaude (les autres filles trouvent ça insupportable).

Mais je crois comprendre que le sens de « se la péter » est plus largement synonyme de l’expression populaire « péter plus haut que son cul » ou de l’adjectif populaire un peu décati : « péteux » qui désigne, selon le dico, « une personne insignifiante et prétentieuse ».

 

 Les pétasses et péteux sont comme les imbéciles : ils le sont uniquement aux yeux des autres. Personne ne se tient pour tel.

Et puis, je suis intéressée de constater que le terme « péteux » existe au masculin tandis que le pendant comportemental masculin (haha !) de « salope » est quelque chose comme « don juan ».

La petite nuance de valeur entre « salope » et « don juan » témoigne d’un formatage idéologique que Marina Yaguello a abordé il y a une quinzaine d’années dans « le Sexe des Mots » et qui remonte, selon moi, aux codes de la Courtoisie. Le XIIIeme siècle....Une casserole un peu lourde, dans le genre....

20:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

14/08/2007

Two of us

Rand

 

 Cliquez sur l'image : vous aurez le son

ps : je ne connais pas l'auteur de la photo.

Si Gondry avait existé à l'époque, ça aurait pu être bien.

08:58 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : how do i love thee, j ai des visions, photographie |  Facebook |

11/08/2007

Trophées de Guerre

Celeste 11-8Voilà. Céleste et moi on a décidé de tout vous montrer.

Le french cancan, c’est très utile : ça vous permet de voir sans erreur là où Celeste s’est blessée dans sa chute (le membre arrière droit) et ça vous donne un avant-goût de la parade de majorette que je ferai trrrès bientôt sur le parvis de Notre-Dame de Walcourt.

La petite montagne ronde et blanche juste devant, c’est mon genou (qui se plie tout de même à 105 degrés! )

19:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

Une prière avec Notre-Dame de Notting Hill

Madonna Hey You Cliquez sur l'image

10:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

09/08/2007

Just like heaven

decorationNous savions quelle référence je suis pour Celeste.

Quand elle aura fini son éducation, elle pourra écrire : « L’Imitation de ma Maitresse (chérie) », comme Thomas A.Kempis a écrit « l’Imitation de Jesus Christ » et vous donner des leçons de manière à vous permettre de devenir des clones dévôts de ma personne.En attendant, elle multiplie les actions de grâces. Je crois que Celeste croit qu’en prêtant le flanc à l’adversité, elle sera canonisée. (Il faudrait que je trouve le moyen de lui expliquer que ce n’est pas comme ça que ça marche, qu’une fois qu’on est mort, on ne sait plus s’amuser et autres vérités du genre)

Comme je suis sa référence ultime, elle a commencé par avoir des ennuis qui lui valent une couture aussi grande que la mienne. Elle pousse le zèle jusqu’à perdre ses fils quand on m’enlève les miens…

Comme toutes les traces de dévotion sont effacées, il faut en inventer d’autres….Le problème, avec son dernier acte d’imitation, c’est qu’elle a mal interprété l’unité de mesure : j’avais dit « j’ai fait une chute de plus ou moins deux mètres » : elle s’est payé une chute de deux étages. A l’arrivée, Amandine se retrouve en pyjama dans la rue à 5 heures du mat’ et Céleste lui arrache les yeux quand elle pose la main sur sa cuisse droite. Enfin, elle boitille juste - un peu comme les pirates dans Asterix -ce qui, paraît-il, laisse augurer quelque chose de bénin. Ce n’est déjà pas le col de l’utérus, ça, c’est sûr.

 

 Même Jésus semble dire : « Chère, Chère Céleste, qu’as-tu encore inventé ? » (traduction : « Dites, euh !... C’est pas bientôt fini, ces simagrées? Je vous signale que ma patience a des limites, hein, des fois! »)

11:44 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/08/2007

Justice ! (le calvaire du chat martyr élucidé)

Chat SMIl y a quelques semaines, j’ai (enfin) perdu un chat que je n’aimais pas, l’immonde Iznogood. Ce chat a, de surcroit, eu le mauvais gout de mourir à l’âge de 20 ans (rassurez-vous : dans des conditions honorables avec AVC et piqure léthale administrée de main autorisée).

J’avais l’habitude de caresser Iznogood en le tapotant. Il se promenait sous ma main, me présentant tour à tour son derrière ou sa tête. Il miaulait d’aise tout en me regardant, l'air de dire : "encore, Maitresse!".

Ca nous arrangeait tous les deux : je le rossais un petit coup, l’air de rien. Et lui, il en redemandait en ronronnant. Et pendant ce temps, tout le monde me regardait avec réprobation et je me taillais une solide réputation de bourreau des chats.

Je viens de découvrir que les chats adorent la fessée.

Cliquez sur l’image : vous verrez ça (Izno ressemblait justement à ce chat-là)!

 

 ps : nous déduirons des sévères coups de poinçons que Celeste m'a infligés que la fessée n'est pas du gout de tous les chats. Un peu comme les préférences sexuelles, quoi...

Un maître averti en vaut deux : ne frustrez néanmoins pas votre chat au nom de la bienséance.... Vous disiez : "Tartare ou andalouse?"? Dites maintenant : "Caresse ou fessée?". Vous entrerez alors avec votre chat dans le cercle infini du syndrome de Stockholm, là où exultent les chats SM.

20:15 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

Plaisirs minuscules

Kean-BedshapedAmandine n’apprécie pas que Céleste monte sur la table et se fasse la manucure sur les sets de table. Récemment, Amandine a acheté une nouvelle nappe. Il faudrait quand même que ce soit propre quand on mange, non ?

La première chose que Céleste a faite, c’est coloniser la nouvelle nappe. C’est une nappe 5 étoiles, c’est sûr….

 

 Et puis moi, la nouvelle du jour, c’est que ma guibolle a fougueusement repoussé le drap cette nuit. Ca n'a pas dit son dernier mot, là-dedans !

 

 ps : il y a de la musique là-dessous

14:02 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

06/08/2007

Ben quoi !?

Ratatouille

 

 

Je n’ai jamais caché ma tendresse pour un certain Disney. Et comme les studios Disney ont eu l’intelligence d’intégrer Pixar, je vais me gêner pour dire que je trouve Ratatouille exceptionnel. C’est superbement écrit, et c’est peu dire. Le plus épatant, pour moi, c’est quand même l’animation dont la qualité a évolué vers une onctuosité comparable à celle des plus beaux Disney.

Vu le caractère affreusement consensuel de mon appréciation, je vous suggère d’aller lire les commentaires et interviews dans la presse et d’embarquer votre meute.

Quoique… j’ai un meilleur conseil : allez plutôt le voir en version originale : vous serez dix dans la salle (imaginez le nombre de seaux de pop corn auxquels vous échapperez) et vous pourrez savourer la performance de Iam Holm parodiant l’accent anglais de Louis De Funès.

 

 Une photo de chez Disney/Pixar

20:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, j ai des visions |  Facebook |

05/08/2007

m'semmen venal concept

Amandine4aout07Avec, certes, un peu de retard, j’ai rempli un document où je dois évaluer ma capacité actuelle à exercer mon métier en totalité ou en partie. C’est très simple : j’en suis incapable à 100%. Quand j’ai eu mon accident, mes amis m’ont dit : « bah ! Ca va te permettre de te reposer ». A l’époque, je trouvais l’argument un peu idiot : je n’étais pas fatiguée et la seule chose que je souhaitais, c’était bosser. Actuellement, je suis fatiguée de ne rien faire. Et donc, avec certitude, je suis incapable d’exercer mon métier à 100%.

Je reste néanmoins moi-même (quelque part), aussi je viens de créer à votre intention un concept éphémère et vénal.

Compte tenu de votre gout pour le travestissement, je vous invite à prendre la pose dans la chaise de moins valide. Amandine et Céleste y sont passées : y’a pas de raison.

A cette fin, déposez votre candidature avec lettre de motivation dans la boite avant le 10 aout à minuit.

Les 3 auteurs des courriers les plus flatteurs (pour moi) seront avertis.

La photo (numerique) vous sera envoyée par mail si et seulement si le jour de la photo vous vous êtes acquitté d'une participation d’un pain m’semmen garni ou un bakhlava.

 

 La photo : Amandine en moins valide (voyez combien je l'épuise)

08:59 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art |  Facebook |

04/08/2007

En voiture, Simone!

poussettechien1chaiseAporteurindonesiechien2YassinChefSpirituelduHamasrickshawIndonésiechien3handicap1

10:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

03/08/2007

La cuisine assise

Le KamaSutra n’est pas le seul à préconiser la position assise : on connaît le succès du massage assis. Moi, je propose la cuisine assise.

0601norimakiRien de plus simple : vous louez une voiturette à la Croix-Rouge et son complément, des béquilles équipées de catadioptres. Si vous n’êtes pas estropié, n’en faites quand même pas trop car c’est assez salé. (Au besoin, faire dessaler une nuit dans l’eau froide).

La cuisine doit etre étroite, sinon ce n’est pas amusant : votre liberté de déplacement doit être extrêmement limitée.

 

 Vous commencez par réfléchir : dressez la liste des accessoires et ingrédients dont vous aurez besoin et classez les en fonction de leur lieu de rangement.

 

 Posez un grand plateau sur vos genoux et, méthodiquement, allez dans le frigo et les armoires chercher ce dont vous aurez besoin. Le reste est un jeu d’enfant.

Comme votre liberté d’action est réduite, abandonnez la vaisselle sale et les déchets à votre assistante.

 

 Pressé(e) ?

Voici 3 méthodes plus rapides :

- téléguidez votre assistante de façon à ce qu’elle réalise elle-même la préparation. Le bénéfice sera double : elle aura plaisir à découvrir vos recettes exclusives.

- demandez à votre assistante de rapporter des barquettes de plats préparés du Delhaize (je déconseille la Moambe)

- Commandez des nouilles végétariennes accompagnées de bœuf au curry chez Neuf Meufs Dragons (6, Place Emile Danco à Uccle – 02.345.73.00)

 

 Bon ap'!

09:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

02/08/2007

Patience dans l’azur

DarekKowalski

 

 Les gens qui soignent appellent les gens qui se font soigner des « patients ». Le terme vient du verbe passif latin « pati » qui signifie « je souffre ». On retrouve ce verbe dans l’expression « pâtir de quelque chose ».

Au passage, ça permet à mes proches de comprendre pourquoi je refuse qu’on m’appelle autrement que « Patricia ».

J’ai un jour croisé une thérapeute qui disait « client ». En général, les « psy » sont enclins à dire « client ». Ils motivent ce choix en disant qu’ils mettent leur compétence au service des gens et qu’ils sont payés pour ce faire. En cela, les personnes prennent la responsabilité d’elles-mêmes : elles sont actives, non passives. Or, notre ami Lacan ayant pointé la prégnance du verbal, il n’y a pas de hasard, pas lieu de se foutre d’employer un mot plutôt qu’un autre car ceux-ci ont une incidence psychologique.

Le terme « client » est actif et stimulant . Le mot « patient » est passif et dolent.

 

 Il y a les amis qui vous soutiennent et ceux qui vous sabotent.

Les amis qui me soutiennent sont discrets. Ils disent ce qu’ils ont à dire, se retirent et je sais qu’ils pensent à moi. Dominique m’a dit : « nous prierons pour toi ». Elle m’a aussi incitée à prendre de l’arnica et du rescue en essences de Bach sans interruption depuis le début. L’arnica, réconforte le corps et panse ses plaies (il paraît que ma cicatrice est exceptionnellement belle). Le rescue réconforte le mental, il soutient dans l’épreuve (au terme de, maintenant, plus d’un mois, Amandine me trouve « sympa et rigolotte ». Elle trouve que je suis stoïque, patiente et discrète. Ses copines et ses collègues lui disent : « héberger ma mère ? Je pèterais un cable ! ». Elle répond : « ta mère ne ressemble peut-être pas à la mienne »).

Des gens sont venus me voir et m’ont annoncé : « tu verras, c’est insupportable ! Cette passivité ! Comme je te connais, tu vas péter un cable ! (moi, en tout cas, je ne tiendrais pas le coup !)»….

Une telle conception du réconfort, on se demande qui en a besoin.

18:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

01/08/2007

Dans la peau d’un « moins-valide »

Les altruistes que nous sommes connaissent les expériences extrêmes vécues dans les années ’60 – ’70 par deux journalistes qui se sont prêtés à une transformation physique pour vivre de l’intérieur l’ostracisme dont sont victimes certains groupes. JH Griffin a sollicité la contribution d’un médecin pour devenir Noir et effectuer un périple de 6 semaines dans le Sud des USA tandis que Gunther Walraff s’est transformé en Turc et a entamé la longue marche de la recherche d’emploi en Allemagne, le tout pour constater les conditions inhumaines dans lesquelles sont confinées ces personnes.

Moi, je suis bien contente de n’être qu’un peu handicapée et très provisoirement.

Au stade actuel, physiquement, je fonctionne comme à l’accoutumé : j’ai l’air aussi affectée que Céleste et Amandine quand elles s’assoient sur la chaise roulante. J’ai tout de même l’atèle à la jambe gauche et…- bien que la seule restriction que l’ortho ait posée quant au poignet droit soit de ne pas jouer au tennis - je garde la petite orthèse par précaution. Quand je marche, c’est un peu plus spectaculaire : vu les béquilles, je regarde le sol comme la douarière et l’on perçoit un certain labeur, tout de même. L’accès au statut de reine des majorettes, ce n’est pas pour demain.

 

 Vu ma vigueur, j’ai entrepris de renouer avec la vie civile.

Samedi, Amandine m’a embarquée chez ma coiffeuse préférée. Dimanche, Bernard m’a emmenée prendre un pot; lundi, Serge m’a emmenée faire une provision de revues et regarder les canards aux étangs d’Ixelles et hier, nous sommes allées voir Harry Potter à l’UGC De Brouckère.

Chez la coiffeuse, alors que j’entrais appuyée sur mes béquilles, une dame s’est présentée en face de moi. Elle s’attendait à ce que je m’efface pour la laisser passer. Comme je m’étais engagée, elle a franchi l’embrasure de la porte en même temps que moi.

Lundi, Serge m’a déposée à la Porte de Namur sur le trottoir à exactement 1,78 mètres du seuil du libraire. Alors que je m’acheminais vers le magasin, sur mes 2 béquilles avec 1 jambe en l’air, au moins 5 personnes m’ont coupé le passage.

Celeste1-8-07Au cinéma, Amandine s’est entendu reprocher d’avoir pu passer rapidement à la caisse. Supposée accessible aux moins valides – c’est la raison pour laquelle nous avions préféré Harry Potter à Persepolis – la salle ne présentait, en fait, aucun dispositif particulier : nous avons du abandonner la voiturette au sommet des marches. J’ai franchi une quinzaine de marches et j’ai bricolé de quoi soutenir ma jambe durant les 2 heures du film. Dans la rue, quand j’étais en voiturette, j’ai noté que personne n’avait un regard pour moi (ce dont je ne me soucie sans doute pas en temps usuels).

Pour les points positifs, quand l’une de mes béquilles est tombée, un jeune homme l’a ramassée. J’ai également noté qu’à De Brouckère,les trottoirs prévoient le passage des moins valides. Et chez le libraire, une dame m'a proposé de faire quelque chose pour moi.

Allez ! Ca doit être le 712eme de ce que vivent les vrais handicapés.…

A l’avenir, quand vous avez le blues, pensez à remercier pour votre bonne santé au lieu de jouer au crucifié de service.

En photo, Celeste dans la peau d’un chat moins valide, le fondement posé sur l'oreiller anti-escarres.

09:55 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |