31/10/2007

Rubens : l'Enlèvement des Filles de Leucippe

J'ignore hélàs qui est l'auteur de l'adaptation et où la photo a été prise.Rubens

09:24 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, peinture |  Facebook |

26/10/2007

La faute des mères

MothersDayMes amis font n’importe quoi…Du genre, vouloir me marier.

C’est ainsi qu’on me présente n’importe qui.

Comme je partage quand même des centres d’intérêt avec lui, pour circonvenir l’animal, voir si oui ou non, je passe un peu de temps avec Lui. Après tout, si l’on n’observe pas, on ne peut pas réellement se faire une opinion. Or, il faut pouvoir dire « non merci » en connaissance de cause.

 

 L’animal est parfaitement auto-centré : rien qui tende vers moi…je veux dire, serait-ce pour témoigner du minimum réglementaire de courtoisie, du soupçon de galanterie qui laisserait croire que son père a(vait) du style. Mais non : il enfile son manteau, me regarde mettre le mien et s’excuse ensuite de n’avoir même pas pensé à m’aider….pour la forme, bien sur…c’est ça qui serait agréable.

Il me parle de la fille avec qui il a rompu il y a quelques mois. Elle aurait aimé qu’il ait des petites attentions pour elle – lui faire une surprise, lui apporter des fleurs…..Mais d’abord, « ce n’est pas dans sa nature » (entendez : "il n'a jamais vu son père avoir ce genre d'attention pour sa mère"). Ensuite, quand il regardait les fleurs se décomposer dans le vase, il pensait : « voilà x euros envolés. Avec ça, on serait bien allés au resto ».

 

 Il dit : « l’ennui, c’est que la libido fonctionne quand même…Ce qu’il me faudrait, c’est une fille qui accepte d’avoir des relations avec moi. Sans engagement ni d’un coté ni de l’autre. Une fille avec qui ce serait clair que c’est en attendant et qu’une fois qu’on tombe amoureux de la bonne personne, on se dise « bye bye » sans état d’âme »…Et ça n’a presque pas l’air d’un appel du pied.

 

 Il parle de sa mère et les larmes envahissent ses yeux.

Elle était admirable. D’une générosité, d’un dévouement, d’une humilité sans pareils.

Elle faisait tout : elle travaillait, faisait les courses, le ménage, rangeait, nettoyait. Tout.

Euh… ?! Et lui, son frère et leur père, où ils étaient pendant qu’elle faisait le larbin ? devant la nintendo, au rugby ou devant la téloche ?

 

 Les mères admirables font de leurs fils des égocentriques manchots qui croient que les chemises arrivent toutes seules propres et repassées dans les armoires, ignorent que « femme » ne signifie pas « domestique » et se demandent pourquoi ils se retrouvent tout seuls.

21:47 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

21/10/2007

Allez ! C’est encore râpé !

David LachapelleJ’ai râté la Fiac l’an dernier.

J’ai râté la Documenta cet été (mais c’est pas si grave : mes potes m’ont dit que c’était décevant). Et puis, grace à Emmeline, j’ai quand même visite Venise de loin.

 

 J’avais réservé mes billets de Thalys et le logement bien à l’avance pour la Fiac de cette année….Manque de bol : la grève des transports a eu une et une seule cible jeudi soir : mon train (et pas les autres, voyez-vous ça….). Vu les circonstances, j’ai certes bien été autorisée à prendre le train que je trouverais ; mais je me voyais mal prendre le risque de passer deux heures debout. Après tout, encore moyennement remusclée, si ma jambe paraît symétrique, c’est parce qu’elle fait de l’œdème : ne nous faisons pas d’illusions. Philosophe, je renonce donc à la Fiac et vais aussitôt m’acheter quelques revues pour compenser.

 

 Toscani-NolitaJ’achète PHOTO où figure en couverture le nouvel opus de David Lachapelle : un panoramique apocalyptique évoquant la fin cauchemardesque de notre société de consommation, un enchevêtrement de corps surnageant tels les naufragés de la Méduse sur les vestiges de ces enseignes prestigieuses qui constituent le rêve d’accomplissement ultime de certains de nos congénères occidentaux. Lachapelle clame la fin des valeurs, la fin d’une civilisation et en appelle à l’Eveil. Nous allons être amenés à poser des choix individuels cruciaux, affirme-t-il.

 

 Dans le même numero, on découvre une série de photos d'Isabelle Caro, la demoiselle qui a posé pour la campagne manifeste que Toscani a conçue pour Nolita et qui vient d‘être censurée en Italie.

 

 47Cette semaine, j’ai été poursuivie par la problématique du corps-machine. J’ai vu un film au sujet duquel j’avais hésité lors de sa sortie en salle : Taxidermia, du Hongrois Gyorgy Palfi.

Il s’agit d’une saga en mode mineur à travers laquelle on suit la biographie de losers qui ont pour point commun de focaliser leur attention sur le corps.

A la première génération, Vendel est un misérable larbin doté d’une libido dont la satisfaction est son premier souci. A défaut de mieux, pour combler cette insatiable machine à jouir, il se masturbe à tours de bras dans des situations parfois risibles (du genre, introduire son membre turgescent dans un trou laissé par un nœud de planche et se le faire piquer par un coq) qui auront finalement pour effet de lui couter la vie.

Vendel laisse un petit garçon né avec une queue de cochon, Kalman, qu’on retrouve à l’âge adulte embarqué dans la compétition professionnelle en bouffe sportive. Il s’agit d’ingurgiter les volumes de bouffe les plus importants, en faisant le vide entre les rounds pour pouvoir en rajouter au round suivant. Lors d’une compétition, Kalman tombe amoureux d’une athlète concourant dans la même discipline que lui.

damien hirstAprès une idylle comique où on les découvre en vacances, dans des situations kitsch aux couleurs flashy comme on en voyait dans les années ’60, ils donnent le jour à un petit garçon malingre, Lajos que l’on retrouve à l’âge adulte, devenu taxidermiste et achetant quotidiennement des quantités invraisemblables de chocolats que son père, devenu une montagne de graisse toujours éprise de gloire, consomme avec l’emballage.

Kalman élève 3 chats dont il compte faire des champions en bouffe sportive féline. Pour atteindre l’objectif pondéral qu’il leur a assigné, il fait nourrir les chats uniquement de matière grasse.

Un jour où il a une fois de plus insulté Lajos, celui-ci quitte la boutique pour n’y revenir que deux jours plus tard. Il trouve son père mort, le ventre perforé. Le regard de Lajos suit l’intestin jusque la cage des chats où l’un des félins mange de bon appétit. Lajos empaille alors son père. Au cours des séquences qui suivent, on assiste en gros plan à un travail de traitement de la chair et d’embaumement dont on finit par comprendre que Lajos est lui même l’objet. Après s’être recousu l’abdomen, dans un geste ultime, il actionne une machine qui achèvera le travail, vouant son corps à l’éternité d’une œuvre d’art. Découverts par un client, les corps de Lajos et son père seront installés au musée en grande pompe.

 

 korperweltenAssez controversé à sa sortie, ce film est intéressant par l’intérêt du discours qu’il tient quant au rapport que l’époque entretient au corps, réduit à l’état d’objet, traité comme une machine que l’on peut soumettre à tous les traitements. Ce faisant, il entre en résonance avec des démarches artistiques comme celle de Damien Hirst - ou pseudo-scientifiques - comme l’exposition Körperwelten dont les Bruxellois ont bénéficié il y a deux ans.

22:35 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, je n ecris pas, art |  Facebook |

09/10/2007

Midnight news

Kevin Rowland of Dexy's Midnight Runners Minuit est tellement adoptée que Celeste lui permet de la téter...et pas que 2 secondes et demie. Il faut dire que la générosité fait partie des gènes célestes : son frère dépose des petites souris dans l'écuelle du chaton qui partage sa compagnie.

 

 Pour fêter ça, tendez l'oreille du coté de la photo : vous entendrez "come on Eileen", un morceau bien kitsch des Dexys Midnight Runners, dont le leader, Kevin Rowland, chantait les bras croisés dans le dos, y compris sur scène.

22:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

07/10/2007

ceci est une fiction sans rapport avec la réalité - réservé aux 12 ans et plus

wilkinsonSuis pas sure que ce soit comique.

09:29 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |