13/12/2007

Et maintenant ?

Se dire que ce ne sont que des objets, pas des personnes.

Certes, si on les aimait, ce n’est pas seulement parce qu’ils vous allaient mais aussi parce qu’ils s’étaient chargés de paillettes affectives : le parfum d’Amandine, les mitaines et le boa de Martine, le livre de votre prof préféré et les cadeaux de votre amoureux préféré.

Se dire que ce sont des objets périssables et remplaçables : des vêtements, des effets personnels, une trousse de toilette ça s’use et se remplace. C’est dans l’ordre des choses. Eh bien on les remplace plus tôt que prévu et voilà.

Le matin, vous vous éveillez : ni brosse à dents, ni trousse de maquillage. Rien pour vous donner la figure humaine que vous aimez vous composer chaque jour. A quoi ça tient le sentiment de….de quoi ?

Dans la rue, il y a beaucoup de sans logis. Parmi eux, une dame dont l’animal de compagnie, un chat blanc, est assoupi sur ses genou.

Ne pas chercher à remplacer les vêtements de princesse ! Ce genre de parures se la jouent façon peau d’âne : les beaux vêtements vous séduisent au détour d’un regard, par hasard. Ils ne sont jamais là quand vous les cherchez. Profitez-en plutôt pour acheter la doudoune à laquelle vous pensiez depuis un moment. Achetez ce qui vous branche sans compenser frénétiquement. Ce n’étaient que des objets ! Remember ?

Au chaud, vous retrouvez figure humaine. C’est déjà ça.

 

 Et là, vous apprenez que puisque vous vous êtes comportée comme la société de transports vous invite à le faire – vous aviez déposé votre sac dans le compartiment prévu à cet effet – l’assurance n’interviendra pas : elle ne couvre que les objets sur lesquels la personne avait un regard.

15:54 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.