26/12/2007

Edouard Steichen au Musée du Jeu de Paume

SteichenSwansonNé dans un milieu très stimulant, Steichen a pratiqué la photo dès son enfance. Du coup, sa vie entière a été consacrée à la photo et à l’expérimentation en photographie et en peinture, sur une durée d’une soixantaine d’années.

Il produit systématiquement à partir de 1900 et l’on sent dans ses réalisations l’influence des mouvements d’alors, le symbolisme en particulier, l’art nouveau, le cubisme et l’art déco ensuite.

Aux débuts de la carrière de Steichen, la photographie tente d’obtenir une reconnaissance en tant qu’art et elle ne trouve pas d’autre moyen d’y prétendre qu’en tentant de rivaliser avec ce qui constitue encore l’art majeur à l’époque : la peinture. La photo s’approprie donc le langage, les thèmes, la rhétorique de la peinture : cadrages, effets de matières, portraits, paysages, le tout traité dans des techniques qui utilisent des moyens tels que pigments et brosses. On obtient donc des atmosphères ouateuses, des formes estompées, des ombres veloutées qui évoquent les brumes de Maeterlinck. Picturalement, on pense à Böcklin, Klimt, Levi-Durmer, Mucha…que Steichen a photographié, ainsi que Maeterlinck dont Steichen se rapproche encore par son intérêt pour la botanique.

 

 Une curiosité du Musée du Jeu de Paume : encore au rez, tout au bout de la premiere partie de l’exposition, l’attention est éveillée par des bruits qui semblent provenir d’une projection de film à l’étage. On se précipite dans les hurlements machiniques qui, en réalité, ne sont autres que les sonorités du métro avec lequel le musée communique directement.

20:25 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photographie |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.