15/04/2008

N'adressez jamais la parole à un homme la première

la_reineJamais? Pas même: « Allons boire un café », ou: « Vous venez souvent ici? » Exact. Pas même ces ouvertures apparemment inoffensives. Sinon, comment saurez vous s'il vous a remarquée, s'il est sous le charme, ou s'il se montre tout simplement poli?

Nous savons ce que vous pensez. Nous savons que cette façon de se conduire peut sembler abusive, et même snob, ridicule et pénible. Pourtant, dans ce contexte, elle se justifie parfaitement. L'essence même des Règles est que nous ne prenons jamais l'initiative, que nous croyons à l'ordre naturel des choses : LE CHASSEUR, C'EST L'HOMME.

En adressant la parole la première à un homme, nous modifions le cours naturel des événements: nous provoquons une conversation ou une invitation qui n'étaient pas censées se produire et nous prenons le risque d'en subir les conséquences. Il finira par aborder une fille qui lui plaît vraiment, et nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer.

Seulement voilà : nous rationalisons, nous lui trouvons des excuses : «Il est timide », ou: «C'est un simple geste amical.» Les hommes sont ils vraiment timides? Autant résoudre cette question dès maintenant. Un psychanalyste prétendrait peut être que oui; nous sommes d'avis que la majorité des hommes ne sont pas timides, et que, s'ils s'en abstiennent, c'est qu'ils n'ont pas vraiment, vraiment envie de vous aborder. C'est difficile à admettre, nous le savons. C'est aussi très difficile d'attendre que sorte le bon numéro, celui qui vous parlera le premier, qui vous téléphonera et qui se chargera de tout le travail préliminaire parce que c'est vous qu'il veut.

La liberté de comportement des femmes de notre époque est facile à comprendre. Dans le temps, les jeunes filles rencontraient leurs futurs lors de bals, ou de soirées de «débutantes », où elles se contentaient d'attendre qu'on les remarque et qu'on engage la conversation. Aujourd'hui, les femmes sont médecins, avocates, dentistes ou cadres. Elles travaillent avec des hommes, pour des hommes, et des hommes travaillent pour elles. Elles ont des hommes pour clients et pour patients. Comment ne pas leur adresser la parole en premier?

Les Règles indiquent de traiter l'homme qui vous intéresse comme un client, un patient ou un collègue de travail, aussi difficile que ce soit. Autant l'admettre : lorsqu'une femme rencontre un homme qui lui plaît vraiment, une petite ampoule s'allume dans sa tête et, sans s'en rendre compte, elle se détend, elle rit et lui consacre trop de son temps. Elle propose un déjeuner pour discuter d'une question qui pourrait se résoudre par téléphone, parce qu'elle espère susciter une ambiance romanesque. C'est une erreur des plus fréquentes. Des femmes extrêmement intelligentes prennent l'initiative sous de fallacieux prétextes professionnels. Elles se trouvent trop instruites et trop douées pour rester passives, jouer un rôle ou suivre les Règles. Elles pensent qu'avec leurs diplômes et leurs feuilles de paye elles ont mieux à faire dans la vie que de s'asseoir à côté du téléphone en attendant qu'il veuille bien sonner. Ces femmes, nous vous l'affirmons sans l'ombre d'un doute, s'effondrent en sanglots lorsqu'elles essuient une rebuffade. Ce qui arrive le plus souvent car, après tout, les hommes savent ce qu'ils veulent. Ils n'ont aucun besoin qu'on les invite à déjeuner.

- Ah bon!? Suffisait de le lire... Allez! C'est le premier jour du reste de ma vie....

- Un fragment de "Les Règles - Comment attraper un mari en 35 leçons" de Ellen Fein et Sherrie Schneider.

11:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

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