25/04/2008

Quand on vient des sphères

princesse

on se laisse faire...

22:59 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/04/2008

Pourquoi

rester dans le rang?Why?

21:50 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

23/04/2008

Justice pour tous

Au Palais de Justice il fait toujours trop chaud. Tout le temps. Personne n’y peut rien : la chaudière est commandée du Ministère de la Justice qui commande d’ailleurs toutes les chaudières de tous les Palais de Justice. C’est le vestige de l’époque riante où ça n’avait pas d’importance.

Cathedrale de NantesJe dis : « il faudrait en profiter pour inviter les sans-logis ».

On me répond : « c’est fait ».

Quand il fait froid, le Palais de Justice est ouvert de 5 heures du mat à 22h. Ces matins-là, on circule entre les gisants blottis sur les grands bancs de bois.

18:15 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

22/04/2008

Vous aimerez ce texte

F-M BannierSon numéro était très rôdé. Avant de répondre au « toc toc » qu'une carte de visite punaisée sur sa porte réclamait à petit cri, Daniel Emilfork laissait passer un temps calculé pour induire le doute sur sa présence. Puis il ouvrait, et sa tête d'épingle volontairement blafarde jaillissait dans l'entrebâillement, comme un diable de sa boîte. Il souriait de toutes ses dents, que sa maigreur faisait paraître immenses. Une canne noire à pommeau argenté dans la main, il disait parfois « vous permettez ? », avant de plonger son corps élastique d'octogénaire racé dans un placard de son entrée-salon-boudoir-salle-de-cours, et de se fourrer une poignée de marshmallows dans la bouche en s'exclamant : « J'adore ces choses-là. » Quiconque a passé une heure dans l'antre montmartroise de Daniel Emilfork ne risque pas de l'oublier. François Jonquet est de ceux-là, doté d'une belle idée de surcroît : immortaliser les monologues en roue libre de l'incomparable acteur du Casanova de Fellini. Cela donne un petit livre à voix nue, qui révèle un Daniel Emilfork grave et narcissique, intègre et désespéré. Eclate ici la beauté cachée des laids, dont parlait Serge Gainsbourg.

Un texte de (je suppose) Marine Landroit sur "Daniel", un livre de François Jonquet, éd. Sabine Weispeiser, 122p. 16 €.

08:26 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : texte, cinema |  Facebook |

20/04/2008

Quand les adultes ne sont pas des eunuques,

L’éducation est un vecteur d’émancipation.

Persepolis« Nous construisons, je crois, de l’humanité. L’art sert à cela, à faire de nous des femmes plus humaines et des hommes plus humains. La culture, c’est le processus d’éducation, d’humanisation, de construction des citoyens. Faudrait-il laisser ce rôle aux curés ou aux imams ? Dans chaque chef de troupe, il y a un instituteur qui ne sommeille pas. Si on le néglige, seul le religieux ou la prétendue loi du marché éduqueront nos enfants ».


Un fragment d’interview d’Ariane Mnouchkine. Telerama. 29 février 2008

00:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art |  Facebook |

17/04/2008

Les sorciers sont les ennemis de Dieu !

Et d’après l’ancien Testament, Harry Potter aurait du être mis à mort ! On ne peut transformer des sorciers en héros !

Harry Potter(entre autres inepties) Ce sont les paroles d'une prédicatrice pour enfants dans "Jesus Camp", un documentaire de Heidi Ewing et Rachel Grady. Si cela vous dit, cliquez sur l'image.

23:23 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, j hallucine |  Facebook |

Qui paie la note ?

Ce jour-là, en quittant la classe, j’ai demandé aux étudiants de verifier si les radiateurs étaient fermés et j’ai éteint. L’un d’eux m’a dit : « c’est toi qui paies ? ». Je n’ai pas eu la présence d’esprit de répondre que j’avais honte de vivre à crédit sur le compte de ses enfants.

Ce n’est pas agréable de voir mes appréhensions confirmées à travers tout ce que je découvre actuellement : « Into the wild » un film de Sean Penn, « Manufactured landscapes » un documentaire que Jennifer Baichwal a consacré aux photographies d’Edward Burtynsky et un livre de Jean-Jacques Crèvecoeur consacré à la santé : « le langage de la guérison ».

Quel point commun?

intothewildSi le film de Sean Penn touche par son romantisme (au sens littéraire), ce qui m’a frappée, moi, ce sont les raisons qui poussent un garçon à entreprendre un voyage suicidaire. C’est commode de se contenter d’ancrer l’imaginaire de ce film dans la mythologie américaine : les grands espaces, la nature vierge et âpre, la liberté (ou l’illusion de), Thoreau, London, etc. Après l’obtention de son diplôme, Christopher Mac Candless se défait de tous les liens avec la civilisation – il brule ses cartes de crédit, fait don de ses économies et abandonne sa voiture. A partir de là, il se fait appeler « Alex Supertramp » et voyage à travers les Etats Unis durant presque deux ans pour finir par atteindre le lieu qui constitue son objectif ultime : l’Alaska. Ce qui ronge Christopher est d’origine familiale : ses parents leur ont offert, à lui et sa sœur, le spectacle d’un couple en conflit permanent, le spectacle de gens qui ne pensaient pas, ne se préoccupaient pas de leur responsabilité ni de l’incidence de leur absence de scrupule sur leurs enfants. Christopher est définitivement écoeuré par l’hypocrisie et le conformisme collectifs qui ont pour effet d’amener les gens à emprunter des parcours stéréotypés pour s’épargner de prendre leurs responsabilités.

manufactured landscapesLes « Manufactured landscapes » de Burtynsky pourraient constituer une préfiguration de ce que sera le monde quand la cupidité inconséquente des lobbies industriels aura engendré le changement de paradigme que l’on pressent aujourd’hui. En Chine, des usines d’une surface sans référence où des milliers d’ouvriers travaillent dans des conditions pathétiques, des paysages bouleversés par la construction d’un barrage d’une ampleur tellement mégalomaniaque que sa mise sous eau a provoqué une anomalie dans la rotation de la terre ; au Bengladesh, des sites où des ouvriers démantèlent des cargos, les pieds nus dans le pétrole à longueurs de journées. C’est macabre, pestilentiel, cauchemardesque.

JJCCe qui filtre à travers les propos de Jean-Jacques Crèvecoeur – et particulièrement dans les développements consacrés à la Médecine nouvelle du Docteur Hamer – c’est d’une part le constat que nous sommes manipulés, qu’on nous cache des choses qui – si nous les savions en masse- nous affranchiraient et réduiraient amplement notre consommation. Crèvecoeur insiste également sur ceci : le fait que nous nous refusions (à nous-même) l’attention dont nous avons besoin (par une hygiène de vie approximative, une alimentation et des consommations diverses toxiques, le surmenage, l’absence d’activité physique, l’absence de vie spirituelle…) a pour effet de restreindre notre vigilance, notre présence au monde et notre engagement, notre responsabilité. Nous ne prenons pas soin de nous, des autres et de notre contexte de vie. Tout cela, nos enfants le paieront.

(J-J Crèvecoeur. "Le Langage de la Guérison". Ed. Jouvence)

07:32 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine, cinema |  Facebook |

15/04/2008

N'adressez jamais la parole à un homme la première

la_reineJamais? Pas même: « Allons boire un café », ou: « Vous venez souvent ici? » Exact. Pas même ces ouvertures apparemment inoffensives. Sinon, comment saurez vous s'il vous a remarquée, s'il est sous le charme, ou s'il se montre tout simplement poli?

Nous savons ce que vous pensez. Nous savons que cette façon de se conduire peut sembler abusive, et même snob, ridicule et pénible. Pourtant, dans ce contexte, elle se justifie parfaitement. L'essence même des Règles est que nous ne prenons jamais l'initiative, que nous croyons à l'ordre naturel des choses : LE CHASSEUR, C'EST L'HOMME.

En adressant la parole la première à un homme, nous modifions le cours naturel des événements: nous provoquons une conversation ou une invitation qui n'étaient pas censées se produire et nous prenons le risque d'en subir les conséquences. Il finira par aborder une fille qui lui plaît vraiment, et nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer.

Seulement voilà : nous rationalisons, nous lui trouvons des excuses : «Il est timide », ou: «C'est un simple geste amical.» Les hommes sont ils vraiment timides? Autant résoudre cette question dès maintenant. Un psychanalyste prétendrait peut être que oui; nous sommes d'avis que la majorité des hommes ne sont pas timides, et que, s'ils s'en abstiennent, c'est qu'ils n'ont pas vraiment, vraiment envie de vous aborder. C'est difficile à admettre, nous le savons. C'est aussi très difficile d'attendre que sorte le bon numéro, celui qui vous parlera le premier, qui vous téléphonera et qui se chargera de tout le travail préliminaire parce que c'est vous qu'il veut.

La liberté de comportement des femmes de notre époque est facile à comprendre. Dans le temps, les jeunes filles rencontraient leurs futurs lors de bals, ou de soirées de «débutantes », où elles se contentaient d'attendre qu'on les remarque et qu'on engage la conversation. Aujourd'hui, les femmes sont médecins, avocates, dentistes ou cadres. Elles travaillent avec des hommes, pour des hommes, et des hommes travaillent pour elles. Elles ont des hommes pour clients et pour patients. Comment ne pas leur adresser la parole en premier?

Les Règles indiquent de traiter l'homme qui vous intéresse comme un client, un patient ou un collègue de travail, aussi difficile que ce soit. Autant l'admettre : lorsqu'une femme rencontre un homme qui lui plaît vraiment, une petite ampoule s'allume dans sa tête et, sans s'en rendre compte, elle se détend, elle rit et lui consacre trop de son temps. Elle propose un déjeuner pour discuter d'une question qui pourrait se résoudre par téléphone, parce qu'elle espère susciter une ambiance romanesque. C'est une erreur des plus fréquentes. Des femmes extrêmement intelligentes prennent l'initiative sous de fallacieux prétextes professionnels. Elles se trouvent trop instruites et trop douées pour rester passives, jouer un rôle ou suivre les Règles. Elles pensent qu'avec leurs diplômes et leurs feuilles de paye elles ont mieux à faire dans la vie que de s'asseoir à côté du téléphone en attendant qu'il veuille bien sonner. Ces femmes, nous vous l'affirmons sans l'ombre d'un doute, s'effondrent en sanglots lorsqu'elles essuient une rebuffade. Ce qui arrive le plus souvent car, après tout, les hommes savent ce qu'ils veulent. Ils n'ont aucun besoin qu'on les invite à déjeuner.

- Ah bon!? Suffisait de le lire... Allez! C'est le premier jour du reste de ma vie....

- Un fragment de "Les Règles - Comment attraper un mari en 35 leçons" de Ellen Fein et Sherrie Schneider.

11:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

11/04/2008

Enfoncer les portes ouvertes et cracher dans la soupe

cv-titine-ptIl y a quelques mois, un gros naze de mes deux caracolait aux sommets de la vulgarité avec « Titine à Charleroi », une bd mal torchée qui sentait bien le vécul et qui présentait les carolos comme des analphabètes édentés bouffeurs de cervelas et émargeant au cpas.

Il y a quelques semaines « Le Soir » repassait les plats en consacrant à Charleroi un dossier qu’ils avaient osé intituler « Le Soir ose Charleroi ». Dans l’édito, on lisait que ce dossier entendait lever un tabou et informer sur la réalité carolo. On lisait aussi que ce dossier était « pour » les carolos. « Pour » quoi ? Nous remonter le moral? nous rendre hommage? nous informer sur notre réalité ? Merci, on est au courant. Et pour ce qui est de restaurer notre dignité, vous repasserez.

Ce dossier n’a pas su se départir d’un ton du style « strip tease » qui laisse peser quelques doutes sur sa motivation réelle. L’image que reflète Le Soir coincide étrangement avec celle de « Titine à Charleroi ». Mais bon, personnellement, je ne suis pas très concernée parce que – vous savez quoi ? – à en croire le Soir, il n’y a que des hommes à Charleroi. Seule Thérèse Labye, directrice de la librairie Molière, tire son épingle du jeu : elle est la seule femme carolo que ce dossier ait bien voulu évoquer.

Alors Thérèse et Titine, même combat ?

Que nenni !

Je copie-colle cet extrait d’un article de Pascal Lorent paru dans…Le Soir à la sortie de « Titine à Charleroi ».

« À la mise à l’office, avant parution, j’avais vu la couverture et je pensais que cet ouvrage parlerait de politique, confie M. Labye, directeur. j’ai ensuite constaté que c’était un livre vulgaire et socialement agressif ». Résultat : sur les 600 exemplaires commandés, Molière en a renvoyé 550, annulant au passage une séance de dédicaces. « C’est une prise de position culturelle et politique : nous n’avons pas voulu faire obstruction à cet album en n’en prenant aucun mais nous n’avons pas non plus voulu faire la promotion d’un livre à l’humour très très lourd, indigne du niveau culturel de Charleroi ».

Bravo les Labye !

14:13 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

09/04/2008

Burt au clair de lune

J'admirais Humphrey Bogart mais il me rendait nerveux. Son front me troublait ; c'était le front d'un homme endetté. dvd-crimsonpirateMes instincts me portaient plutôt vers Kirk Douglas et Burt Lancaster, les pyramides de l'Amérique, qui n'avaient besoin d'aucun souterrain pour répandre leur célébrité. Ils étaient monumentaux. Leurs visages cre¬vaient l'écran. Quand ils riaient ou pleuraient, c'était sans retenue. Leurs sourires chromés n'étaient jamais ambigus. Et ils avaient rarement le temps de s'asseoir pour échanger des reparties cyniques avec une dame de la haute ou un connard. C'étaient des hommes d'action qui couraient, bondissaient, aimaient éperdument.

Quand j'étais gamin, j'avais vu Burt dans Tant qu'il y aura des hommes. Sur une plage hawaïenne, il dominait Deborah Kerr de toute sa stature et, pour la première fois de ma vie, j'avais ressenti le vrai pouvoir de l'image.

Burt était comme la ville dans laquelle nous vivons tous. Il avait cette dimension là. A la confluence de l'ombre et du temps, il y avait place pour nous tous et je savais qu'il fallait me distendre jusqu'à ce que les molécules se divisent et que je m'insinue dans l'image. Burt au clair de lune était un crescendo de perfection masculine, mais non moins humain pour autant. Burt vit! Je porte en moi cette image aujourd'hui encore, comme font sûrement des millions d'autres, hommes et femmes, pour leurs raisons diverses.Burt au clair de lune. C'était un concept c'était l'icône d'une nouvelle religion.

- Un fragment de "Americana" de Don de Lillo.

- Sur la photo, Burt Lancaster déguisé en Kirk Douglas.

17:57 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, cinema |  Facebook |