08/06/2008

Peindre et faire l’amour

Non pas peindre ou faire l’amour : j’ai pas vu ce film. A priori, le troc, j’aime ça mais bon… l’échangisme, non merci.
La palette de Delacroix
Il y a quelque temps, un petit Julien de 8 ou neuf ans me regardait peindre et m’a dit : « toi tu es célibataire ». J’ai demandé d’où cela lui venait. Il m’a répondu : « quand on peint, on n’a pas besoin d’amoureux. » Sa tante lui avait expliqué que quand on peint, on est comblé. Eh oui ! J’en ai parlé avec d’autres à plusieurs reprises qui m’ont confirmé qu’eux aussi connaissent un état de jouissance qui dure bien au-delà du temps de l’acte. Ca fait donc quelques heures de félicité. Et puis, on a une bonne tête et on distribue de la joie de vivre avec ses yeux qui papillonnent.
Récemment, un copain m’a demandé comment je faisais pour « m’y mettre ». (Chez lui, il est plutôt question d’écriture et c’est du genre laborieux). La réponse est un peu insolente puisque je n’ai que ça en tête….Quand je suis en phase de production, je suis intoxiquée ! En manque ! Et donc, j’y suis déjà avant de m’y mettre puisque j’y pense tout le temps… Je suis amoureuse, quoi !
Peindre = faire l’amour.

Voilà comment on devrait recycler les pulsions des malfrats : en les mettant devant un chevalet. Ca, c’est l’idée du jour.
(Mince ! je crois que d’autres y ont pensé avant moi…)

En illu, la palette de Delacroix. (La mienne est beaucoup moins glamour).

22:58 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins |  Facebook |

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