06/07/2008

the 11th hour


the-11th-hourLeonardo DiCaprio est connu comme un  militant écolo. Dans un autre créneau, il agit à la façon de Georges Clooney : ses films commerciaux servent des desseins plus consistants.
Dans la veine de « An unconvenient truth », « we feed the world » et, bien avant cela, à la fin des années ’70, les films de Godfrey Reggio , « Koyaanisqatsi » et « Powaqqatsi »,  DiCaprio a produit « the 11th hour », un film consacré aux effets de l’industrialisation, de la mondialisation et à la dégradation de la vie au sens global, qu’il s’agisse du rapport à soi-même, du rapport à autrui et de l’interaction avec le milieu, la nature. En cela, il rejoint le propos de Felix Guattari dans « Les 3 Ecologies », un livre déjà ancien, où Guattari soulignait la solidarité de ces trois instances.

Comme cela arrive parfois, la traduction du titre en français trahit le propos : « the 11th hour » a été traduit par « la onzième heure » alors qu’il aurait fallu écrire « la vingt-troisième heure ». Peut-être était-ce trop long…Pourtant, ce que veut précisément signifier ce titre c’est : « Il est 23h59 et 59 secondes sur l’horloge de l’histoire de l’humanité… » selon les dires de l’un des intervenants du film. Sous-entendez : « il est temps de se manier le derrière».

Le film de Leonardo est mal fichu. Selon moi, il n’offre aucun plaisir cinéphilique. Leonardo n’est pas un communicateur et son film n’arrive pas à la cheville de celui d’Al Gore. Il n’a pas non plus le talent de Georges Clooney.
Leonardo mise sur son charisme : il apparaît à maintes reprises dans le film avec une fraicheur et une conviction qui plairont peut-être.
L’une des faiblesses du film - et en même temps l’un de ses intérêts - réside dans le nombre invraisemblable d’intervenants qui rend le propos indigeste.
Mais le message y est. Le film ose, par exemple, présenter le point de vue de différentes religions. Et, en raison de son intérêt, je vous encourage à le regarder si vous parvenez à mettre la main dessus. En effet, dans la mesure où Léonardo a opté pour la congruence (genre : « je fais ce que je dis »), le film n’a pas été édité sur pellicule, n’a donc pas été distribué via les réseaux propres au modèle décrié. Il a été édité sur des matériaux recyclables via des réseaux de proximité relative. Mon exemplaire faisait partie d’un package proposé par Le Vif l’Express. 

Dans la mesure où je me vois mal résumer l’ensemble du propos, les prochains jours, je proposerai ici des bribes d’informations que j’ai retenues. Pour le reste, je vous suggère d’aller faire un tour sur le site et de vous procurer le dvd qui, d'après Philippe, est disponible à la Médiathèque.

Le lien sur l'image vous donne accès au site.
On y trouve des idées d'actions accessibles au citoyen Lambda.

 

20:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

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