01/08/2008

La 11éme heure - La suite


Ce qui suit n’est pas de mon crû : ce sont des propos que j’ai entendus dans ce film.
Dans la mesure où, à mes yeux, l’essentiel réside en ce qui est à notre portée d’individus - là où nous pouvons agir au quotidien - je me limite ici à ce qui touche cet aspect. Certes, les USA constituent le cadre du propos mais sommes nous si peu concernés ?
(Je n’attribue pas les propos : vous les restituerez à leurs auteurs en voyant le film…que je prête volontiers à mes proches).


En tant qu’individus, nous contribuons à la dégradation de l’éco-système du fait de notre culture ou plutôt de notre inculture. En entrant à l’Université, un jeune aura passé des milliers d’heures devant la télévision (on estime cette durée à 4 heures par jour). Ce faisant, il sera capable d’identifier 1000 marques tandis que son ignorance est telle par rapport au milieu qu’il ne connaît que dix espèces propres à son environnement immédiat.
L’Américain moyen passe son temps à travailler et à consommer.
Nous formons une société de la consommation en tant qu’idéologie dominante et même une démocratie du consommateur dans la mesure où ce régime doit donner au consommateur ce qu’il veut au moment où il le veut : tout de suite.
Pour accéder à la racine du problème, il faut changer l’objet du désir. On ne convaincra pas les gens de la nécessité de sauver la planète en leur disant qu’ils font le mauvais choix : c’est l’idée d’expansion illimitée qu’il faut mettre en cause et passer du beaucoup avoir  au  bien-être. La consommation n’est pas un mal en soi : c’est le fait qu’elle soit excessive qui pose problème.

Si nous ne modifions pas  notre comportement, nous serons confrontés à la perte de la moitié de toutes les formes de vie sur terre.
Ce qu’on ignore, c’est à partir de quel moment, une fois qu’on aura perdu la biodiversité, tout le système commencera à se dégrader.

Nous ne sommes pas à l’abri d’un âge des ténèbres dont peu de personnes soupçonnent l’imminence. Si la conscience de ce qui menace la terre ne se développe pas, la transition risque d’être déchirante.
Le risque, c’est la destruction de la civilisation : ce dont il s’agit, c’est de sauver la capacité de la planète à supporter un système grâce auquel les humains pourront vivre à la recherche du bonheur.


Selon Deepak Shopra, « chacun fait du mieux qu’il peut en fonction de son niveau de conscience ».
Pour que l’humanité modifie ses habitudes, il faudrait augmenter le niveau de conscience de chacun en permanence.

Nous devons être plus lents et plus intelligents.
Etre plus lents c’est se dégager du consumérisme en tant que principal moyen d’expérience, refuser de voir nos existences arbitrées par les lois du marché, de les laisser modeler nos identités. Au lieu de faire de longs trajets, d’avoir une plus grosse voiture, une maison plus grande, profitons des produits locaux ; gardons du temps pour nous en prenant conscience que ces choses matérielles sont dévoreuses de temps car plus on possède, plus on doit travailler et plus on doit s’adapter au rythme ambiant afin de s’acheter ces biens.
L’autre facteur, c’est l’intelligence. Ici, il faut réintroduire une valeur d’avant la révolution industrielle : la frugalité qui correspond à une utilisation parcimonieuse des ressources. La nature n’est pas une ressource illimitée.

Il faudrait commencer par être bienveillant envers soi-même et avoir le cœur grand ouvert. Il faudrait encore prendre soin du lieu où l’on vit et l’aimer. L’amour, c'est la force qui nous rend pleinement humain et nous achemine vers la guérison.
Il ne s’agit pas que d’un problème de milieu : la détérioration de notre planète reflète notre état intérieur. Elle est le miroir du manque d’amour que nous avons pour nous-même.

Travaillez sur votre conscience et votre responsabilité.

« Je parie sur l’amour sur le fait que suffisamment de gens aiment leurs enfants, leurs petits enfants , les arbres et ce qui vit dans leur bois pour faire le pas nécessaire. Je n’espère pas : je vais vivre comme si ce que je fais est destiné à faire la différence. Ensemble, nous ferons la différence ».

11:25 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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