31/12/2008

Love, Light, Silence, Magic spells and Incantantions

Image 9

07:09 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/12/2008

Pour moi, les dieux appartiennent à l’enfance de l’homme

rushdie« Ils sont comme nos parents : nous avions besoin d’eux quand nous ne savions pas d’où venait le monde et tant que nous n’avions pas développé de sens éthique.
Mais nous avons grandi : nous savons que nous ne sommes pas issus de la Genèse et, pour ce qui est du sens éthique, nous n’avons pas besoin des prêtres et des dieux pour le définir.
Dans toute vie, il arrive un moment où les enfants doivent se séparer de leurs parents et j’attends le moment où nous pourrons dépasser le discours religieux ».

Un fragment d’interview de Salman Rushdie.

21:30 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2008

Faites comme si vous n'aviez rien lu

http://josephetorban.canalblog.com/archives/2008/12/16/11...

14:42 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Bien vu

oies en migration
Demain, le 18 décembre, c’est la journée des migrants.

« Même s’il faut pour cela remonter à une, deux ou cinq générations, chacun se trouvera rapidement un ancêtre venu d’ailleurs. De tous temps, les êtres humains se sont déplacés sur la planète pour survivre ou pour mieux vivre. La migration n’est ni une nouveauté ni une menace : c’est l’une des plus anciennes caractéristiques de  l’humanité ».

Nous sommes tous des enfants de migrants.

12:46 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/12/2008

Photoshop et painter

Vinciane
et la palette graphique de Vinciane Cambier

21:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/12/2008

Ce blog ne sent plus suffisamment le chien mouillé à votre goût ?

i funghiComme je vous comprends.

Si cela vous désespère, faites signe.
On verra si cela peut s’arranger.

Ces champignons se sont un jour trouvés dans l'assiette de Manon, Lucio, Nico et la mienne.

22:07 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Allumer une bougie


bougie« Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l’obscurité ».

Ce proverbe oriental est à l’origine de l’opération « bougies » d’Amnesty International qui chaque 10 décembre, célèbre l’anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme.

21:49 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/12/2008

Jean-Christophe Spinosi

Vos partis pris tranchés, surprenants, continuent d'irriter la sphère baroque!

"En voulant respecter la lettre de la loi, tu trahis le coeur de la loi", a dit un certain Jésus.
Aujourd'hui, où n'importe quelle andouille dispose de suffisamment de publications sur les styles d'écriture et d'instruments, la création commande d'éclater le cadre pour faire vivre l'esprit. Autrement, à quoi le mouvement baroque aurait-il servi, si, après avoir brisé deux siècles de dogmes, c'était pour en recréer aussitôt de nouveaux?

Comment, concrètement, pratiquez vous cette liberté revendiquée?


Trois exemples.
Dès les premiers enregistrements des concertos pour instruments solistes de Vivaldi, nous butons sur l'emploi obligé de deux violons « comme des trompettes marines ». Comment les reconstituer sans schéma à disposition? En regardant la partition, on note des interventions vigoureuses, bizarres, entre bourdonnement et vrombissement. A tâtons, nous avons fini par coincer des feuilles d'aluminium entre la touche et les cordes. Un matériau bien peu XVIII.
jaroussky_albumPlus radical: en janvier prochain, nous montons les Vêpres de Monteverdi au Théâtre du Châtelet. Comment procurer à l'auditeur la même émotion acoustique qu'au XVIIè siècle, quand l'oeuvre fut créée dans l'église de Mantoue, avec une réverbération ricochant sur la pierre (qui illustre la présence de Dieu dans le moindre recoin), et les temps de réponses et d'échos sonores contenus dans la partition ? Au risque de faire hurler les puristes, nous allons simplement sonoriser le théâtre. Il paraît même qu'il existe un logiciel permettant de jouer au Châtelet, de traiter le son en direct de l'église de Mantoue et de le renvoyer en temps réel avec son identité originelle! Mais cette science fiction doit être trop chère, trop compliquée.
Enfin, plus musical : avec le contre ténor Philippe Jaroussky, nous avons donné des dizaines de fois le Nisi Dominus de Vivaldi. Le matin même de l'enregistrement, à brûle pourpoint et à titre d'expérience, j'ai demandé à Jaroussky d'étirer le tempo au maximum, de suspendre la notion de temps. Aux violonistes de jouer chacun avec un seul crin afin que, tous ensemble, ils ne fassent qu'un seul archet. Subitement, les cheveux hérissés sur la tête, nous avons pénétré dans une pénombre musicale, aux frontières du son et du silence. Une expérience inoubliable. Et c'est cette première prise qui se trouve sur le disque.
Comme quoi, il faut savoir sortir de ses rails.
Musicalement, je suis prêt à entendre les critiques, car je peux tout défendre. Mais m'attaquer en disant que je bouscule une « certaine tradition », c'est insupportable de bêtise. Je rêverais de régler certains procès à la pointe de l'archet, dans des joutes de styles. Notre honneur de musicien est là!

Lors des concerts, vous avez une gestuelle très physique, exubérante, qui donne une impression d'improvisation bouillonnante. Vous assumez ce côté chef spectacle?

Mon « improvisation » est la même que celle d'un magicien. Plus il a travaillé en amont, plus grand est le mystère.
Explorer des partitions des nuits entières, c'est tellement intime. Une bienheureuse souffrance. Aussi, quand je dirige une oeuvre, je la vis dans une exaltation physique. Je m'identifie à tous les personnages. Je prends des flèches dans le coeur, des coups de poignard dans le dos, des baffes dans la gueule. J'en ressors groggy.

JC SpinosiTout de même, dans "Orlando furioso", vous avez fait fort...

Il s'agissait d'animer un opéra en version de concert. Arrive la scène où le héros pète les plombs dans une noble assemblée, à la consternation générale. Comment faire vivre cette même situation aux spectateurs, dans la salle?
Le moment venu, j'ai arraché l'instrument des mains du premier violon et je me suis mis à improviser une ritournelle un peu allumée. Avec l'Ensemble Matheus, nous l'avions préparée. Mais pas avec le Scottisch Chamber Orchestra. Il fallait voir la tête du violoniste quand j'ai brusquement fait un pas vers lui, l'air excité, en ordonnant : « Give me your violin! » Les musiciens n'en revenaient pas.

Jusqu'où ne pas aller trop loin?

J'entends plein de critiques sur le baratin exhibitionniste du pianiste Lang Lang. Mais, passé son côté extraverti, il ne triche pas. Il vit vraiment chaque note. Le public peut sentir la différence.
Mais c'est une vieille querelle. Dans le même temps où on s'identifiait naturellement à Brel ruisselant de larmes et de sueur dans Ne me quitte pas, on reprochait à la violoncelliste Jacqueline du Pré un excès de sentimentalisme. A croire que l'idée de «transe musicale », en classique, est à jamais et exclusivement attachée au nom de Callas.
En France, nous avons beaucoup de gens qui analysent à peine la musique, la pratiquent un peu, et promulguent des avis définitifs sur l'esprit et le «bon goût". Voilà une attitude pesante, qui culpabilise et paralyse ceux qui ne connaissent rien à la musique, ou n'y ont pas accès.

Ce texte est extrait d'un interview paru le 12 novembre devinez où...

Pour entendre l'interprétation de Philippe Jaroussky du "Nisi Dominus", cliquez sur sa photo.
La deuxième photographie représente Jean-Christophe Spinosi.

 

 

12:22 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |