17/04/2009

Je pense et je ne suis pas

leffe_blondAllez, une Leffe après le spectacle et je dis à mes potes, André et Béatrice : « vous avez remarqué cette hégémonie des mecs dans le domaine artistique et culturel ? Il n’y a que des hommes à la tête des institutions artistiques de la ville et ils ne donnent la parole qu’à des mecs ». Béatrice dit : « Ah ? Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle mais c’est vrai : on ne peut que le constater ».  André dit : « Moi, je travaille avec des femmes et elles ne sont pas disponibles : elles ne sont préoccupées que de leurs enfants ». Il précise « Les enfants, pas la famille ». Et il cite sa fille en exemple. Et juste en passant, je dis « oui mais ses enfants ont des géniteurs mais pas de père ». Elle n’est pas en famille. Normal qu’elle ne pense qu’à ses enfants… ce qui est peut-être le cas de beaucoup de femmes actuellement.
Et je me rappelle cet échange avec une galeriste à Paris qui évoquait dans les mêmes termes l’ambivalence des femmes par rapport à la production artistique

Et puis, je dis que des femmes disponibles, décidées, intelligentes et enthousiastes, j’en connais - et j’en suis - et que le parcours est laborieux, voire impossible. J’ai des copines qui en sont toujours à quémander des subventions, autrement dit dont le statut n’est pas stabilisé, à l’âge de 48 ans. André, qui est le contraire d’un cornichon, dit : « Normal : vous passez pour des castratrices. Une femme qui a du caractère, ça nous fait peur. Il faut comprendre : vous êtes plus fortes que nous. Nous on est confus, approximatifs, paresseux. Quand on s’approche entre mecs, on sait rapidement comment on fonctionne. Une femme, c’est mystérieux. Ca nous faire peur. Alors, on l’écarte ».

Bon. La sortie se trouve où, encore ?

00:58 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.