10/12/2008

Allumer une bougie


bougie« Il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l’obscurité ».

Ce proverbe oriental est à l’origine de l’opération « bougies » d’Amnesty International qui chaque 10 décembre, célèbre l’anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme.

21:49 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/12/2008

Jean-Christophe Spinosi

Vos partis pris tranchés, surprenants, continuent d'irriter la sphère baroque!

"En voulant respecter la lettre de la loi, tu trahis le coeur de la loi", a dit un certain Jésus.
Aujourd'hui, où n'importe quelle andouille dispose de suffisamment de publications sur les styles d'écriture et d'instruments, la création commande d'éclater le cadre pour faire vivre l'esprit. Autrement, à quoi le mouvement baroque aurait-il servi, si, après avoir brisé deux siècles de dogmes, c'était pour en recréer aussitôt de nouveaux?

Comment, concrètement, pratiquez vous cette liberté revendiquée?


Trois exemples.
Dès les premiers enregistrements des concertos pour instruments solistes de Vivaldi, nous butons sur l'emploi obligé de deux violons « comme des trompettes marines ». Comment les reconstituer sans schéma à disposition? En regardant la partition, on note des interventions vigoureuses, bizarres, entre bourdonnement et vrombissement. A tâtons, nous avons fini par coincer des feuilles d'aluminium entre la touche et les cordes. Un matériau bien peu XVIII.
jaroussky_albumPlus radical: en janvier prochain, nous montons les Vêpres de Monteverdi au Théâtre du Châtelet. Comment procurer à l'auditeur la même émotion acoustique qu'au XVIIè siècle, quand l'oeuvre fut créée dans l'église de Mantoue, avec une réverbération ricochant sur la pierre (qui illustre la présence de Dieu dans le moindre recoin), et les temps de réponses et d'échos sonores contenus dans la partition ? Au risque de faire hurler les puristes, nous allons simplement sonoriser le théâtre. Il paraît même qu'il existe un logiciel permettant de jouer au Châtelet, de traiter le son en direct de l'église de Mantoue et de le renvoyer en temps réel avec son identité originelle! Mais cette science fiction doit être trop chère, trop compliquée.
Enfin, plus musical : avec le contre ténor Philippe Jaroussky, nous avons donné des dizaines de fois le Nisi Dominus de Vivaldi. Le matin même de l'enregistrement, à brûle pourpoint et à titre d'expérience, j'ai demandé à Jaroussky d'étirer le tempo au maximum, de suspendre la notion de temps. Aux violonistes de jouer chacun avec un seul crin afin que, tous ensemble, ils ne fassent qu'un seul archet. Subitement, les cheveux hérissés sur la tête, nous avons pénétré dans une pénombre musicale, aux frontières du son et du silence. Une expérience inoubliable. Et c'est cette première prise qui se trouve sur le disque.
Comme quoi, il faut savoir sortir de ses rails.
Musicalement, je suis prêt à entendre les critiques, car je peux tout défendre. Mais m'attaquer en disant que je bouscule une « certaine tradition », c'est insupportable de bêtise. Je rêverais de régler certains procès à la pointe de l'archet, dans des joutes de styles. Notre honneur de musicien est là!

Lors des concerts, vous avez une gestuelle très physique, exubérante, qui donne une impression d'improvisation bouillonnante. Vous assumez ce côté chef spectacle?

Mon « improvisation » est la même que celle d'un magicien. Plus il a travaillé en amont, plus grand est le mystère.
Explorer des partitions des nuits entières, c'est tellement intime. Une bienheureuse souffrance. Aussi, quand je dirige une oeuvre, je la vis dans une exaltation physique. Je m'identifie à tous les personnages. Je prends des flèches dans le coeur, des coups de poignard dans le dos, des baffes dans la gueule. J'en ressors groggy.

JC SpinosiTout de même, dans "Orlando furioso", vous avez fait fort...

Il s'agissait d'animer un opéra en version de concert. Arrive la scène où le héros pète les plombs dans une noble assemblée, à la consternation générale. Comment faire vivre cette même situation aux spectateurs, dans la salle?
Le moment venu, j'ai arraché l'instrument des mains du premier violon et je me suis mis à improviser une ritournelle un peu allumée. Avec l'Ensemble Matheus, nous l'avions préparée. Mais pas avec le Scottisch Chamber Orchestra. Il fallait voir la tête du violoniste quand j'ai brusquement fait un pas vers lui, l'air excité, en ordonnant : « Give me your violin! » Les musiciens n'en revenaient pas.

Jusqu'où ne pas aller trop loin?

J'entends plein de critiques sur le baratin exhibitionniste du pianiste Lang Lang. Mais, passé son côté extraverti, il ne triche pas. Il vit vraiment chaque note. Le public peut sentir la différence.
Mais c'est une vieille querelle. Dans le même temps où on s'identifiait naturellement à Brel ruisselant de larmes et de sueur dans Ne me quitte pas, on reprochait à la violoncelliste Jacqueline du Pré un excès de sentimentalisme. A croire que l'idée de «transe musicale », en classique, est à jamais et exclusivement attachée au nom de Callas.
En France, nous avons beaucoup de gens qui analysent à peine la musique, la pratiquent un peu, et promulguent des avis définitifs sur l'esprit et le «bon goût". Voilà une attitude pesante, qui culpabilise et paralyse ceux qui ne connaissent rien à la musique, ou n'y ont pas accès.

Ce texte est extrait d'un interview paru le 12 novembre devinez où...

Pour entendre l'interprétation de Philippe Jaroussky du "Nisi Dominus", cliquez sur sa photo.
La deuxième photographie représente Jean-Christophe Spinosi.

 

 

12:22 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/11/2008

"Dongelberg" rime avec "Carslberg", non avec "Albert"

Mais quand on est monarchiste, on ne se refait pas ;o)

hospice

Pour les indigènes et leurs voisins immédiats, voici toutes les infos
(on me prie de vous signaler qu'il y a un bar dans la salle)

Le vendredi 12 décembre 2008 à 20h30
à l'espace culturel "Brassages"
3 rue d'Incourt à 1370 Dongelberg
Réservations: 010 88 12 13
P.A.F : 10€
http://www.brassages.be

21:56 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/11/2008

Lost

dyn002_original_469_265_png_2563798_5dbe518e28ae6773da5960c54837a7d4
Just because I'm losing
Doesn't mean I'm lost
Doesn't mean I'll stop
Doesn't mean I'm in a cross

Just because I'm hurting
Doesn't mean I'm hurt
Doesn't mean I didn't get what I deserve
No better and no worse

I just got lost
Every river that I've tried to cross
And every door I ever tried was locked
Ooh-Oh, And I'm just waiting till the shine wears off...

You might be a big fish
In a little pond
Doesn't mean you've won
'Cause along may come
A bigger one

And you'll be lost
Every river that you try to cross
Every gun you ever held went off
Ooh-Oh, And I'm just waiting till the firing stops
Ooh-Oh, And I'm just waiting till the shine wears off

18:13 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/11/2008

www.isavelives.be

BurmaL'opération « Bougies » d'Amnesty aura lieu cette année le samedi 22 novembre dès 17H30 à l’Hôtel de Ville de Charleroi.

La ville va soutenir une prisonnière iranienne, Ronak Safarzadeh dont la photo sera accrochée sur la façade de l’hôtel de ville jusqu’au 10 décembre. On allumera des bougies, comme d’habitude, et les autorités sont invitées ainsi que la presse.

Parlez-en autour de vous, ce serait bien si il y avait un peu de monde.


23:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/11/2008

Stevenage

La poésie des compteurs…

Parfois, je regarde où se situe le village d’où l’on a visité ce blog.
Parfois, le nom me suffit pour deviner qui a regardé : Genappe, c’est Alex. Tintigny, c’est Marie-Christine. Strasbourg, c'est Alexandre. Gand, c’est Amandine.

Souvent, je me demande ce qui amène les gens ici.

Parfois, je découvre des lieux pleins de poésie qui me seraient restés étrangers si je n’avais pas eu la curiosité de regarder sur google Map.

En cherchant "Stevenage", j'ai découvert une jolie série de photos.

Knebworth House - Geoff Spivey

Voilà donc Knebworth House (dans le Hertfordshire) photographiée par Geoff Spivey.

22:04 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2008

Emmeline et Matthieu

Que des bonnes raisons pour poster ceci :

Pour entendre (lire) Lucienne me dire : « Tu ne t’arrêterais pas là ? » (sous-entendu : « et si , en couleur, ça devenait moche ? »).
Pour mon fan marcinellois privé depuis si longtemps.
Parce que je ne vais plus pouvoir travailler sur ces tableaux durant un moment.
Parce que j’ai atteint l’étape où je passe à la couleur.

Patricia Mignone - visage MI

M I et Matt ont eu la gentillesse de poser pour moi. Je les trouve très beaux et ça m’émeut de travailler sur ces tableaux.

Matthieu a, de surcroit, eu l’idée de mettre les mains derrière le dos et c’est très bien :

1/ ça le met dans une position de Saint-Sébastien qui me donne une bonne idée : je monterai la photo de ce tableau sur un panneau de liège et je la lui offrirai avec des fléchettes…

2/ je ne dois pas réaliser les mains, donc... Or, à l’époque où le portrait peint avait du sens, le prix du tableau se négociait autour de la question de savoir si on pouvait se payer les mains. Si nécessaire, on les mettait dans le dos, on en plaçait une dans le revers…. On voit ce genre de négociation dans « Les Fantômes de Goya », un affreux film avec mon idole, Javier Bardem.

Je vous montre les deux tableaux (en cours) juxtaposés par photomontage ainsi que quelques détails.

Patricia Mignone - MI et MattPatricia Mignone - main MIPatricia Mignone - pieds MIPatricia Mignone - jambes Matt

 

 

 

 

 

 

 

PS : Emmeline n'a certes pas les cheveux blancs.
Pour les personnes qui n'auraient pas suivi, on comprend comment ça marche en s'en référant aux posts consacrés à Stephanie dans le tag "je peins".

18:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose, je peins |  Facebook |

01/11/2008

En avant!

J’attire votre attention sur la présence prochaine de Jean-Jacques Crèvecoeur dans notre coin. Je m’adresse aux Belges francophones mais si vous habitez ailleurs en francophonie, rien ne vous empêche de faire une recherche sur google afin de voir où vous pouvez l’entendre. A défaut, il vous reste à acheter ou emprunter ses livres.

JJCJean-Jacques Crèvecoeur a mis en place de nombreux outils visant à favoriser l’émancipation et l’évolution de chacun dans le cadre d’un parcours de vie en général et sur le plan de la santé en particulier. Ses livres témoignent d’un point de vue singulier, très incarné, puisqu’il a eu le bon goût de balayer devant sa porte avant de témoigner. Crèvecoeur n’est pas un donneur de leçon : il se situe dans la mêlée, pas au-dessus et, de ce fait, possède cette qualité rare qui consiste à témoigner de son expérience. Ce dont il parle, il l’a traversé et l’éprouve encore.

Le voilà donc pour quelques conférences et ateliers à Bruxelles et ici ou là en Belgique francophone. Allez l’entendre. Dans la mesure où j’ai déjà écouté quelques conférenciers, je vous incite à vous fier à mon discernement : son propos est consistant et il est un orateur passionné, crédible et concerné.

Cliquez sur le museau du monsieur pour découvrir un aperçu d'une vidéo qu'il a consacrée à l'approche du cancer telle que l'a développée Rijke Geerd Hamer.

Pour des informations concrètes concernant sa présence en Belgique, jetez un œil ici.

Je ne sais pas qui est l'auteur de cette photo qui semble être la photo officielle.

00:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2008

Thomas Chable et Christine Renard

Macule et Babil
Thomas Chable et Christine Renard déposent au Placard les traces éblouies
de leur dernier voyage au pays des Afars. Macule et Babil, chemins
d'émotions, de justesse, de retenue et de générosité.

... La jolie prose de Carl Havelange, donc, pour vous inciter à  faire ce petit détour.
(Un post réservé aux Liégeois)

22:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2008

A Blind Call

Img_phone_frUne bonne idée de la Ligue Braille : aidez les aveugles sans vous en rendre compte (si vous appelez de l'étranger, n'oubliez pas le 0032 avant....)

Le clavier de votre GSM n'est pas verrouillé et vous appelez quelqu’un sans le vouloir. Cette situation a forcément déjà dû vous arriver. Versez l’argent de ces appels perdus à la Ligue Braille. Enregistrez notre numéro spécial dans votre GSM.
Voilà comment ça fonctionne
Le principe est simple.

Encodez « A blind call » dans le répertoire de votre GSM.
(contact = A blind call ; numéro = 070 22 22 30)

Si vous oubliez à nouveau de verrouiller le clavier de votre GSM, ce sera le premier numéro à être composé.

Vous ne dérangerez donc plus Alain ou Alexia, mais votre appel – accidentel, merci d’avance ! – se fera au profit des personnes aveugles et malvoyantes. Cette action est valable jusqu’au 31/12/2008.

13:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/10/2008

Tiphaine

img352Pour découvrir ce que fait Tiphaine, cliquez sur l'image.

21:28 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, photographie, j ai des visions |  Facebook |

18/10/2008

Oh!

VincianeMoiVinciane a joué sur Painter et moi sur Photoshop.

13:41 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/10/2008

 

Quoi?

Image 3

12:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/09/2008

Un mystère élucidé?

Kiki Smith-selfportraitVisitez l’expo du Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de La Louvière qui pour ses 20 ans a réuni un ensemble d’œuvres de femmes qui plairont aux filles que j’aime et donc pourquoi pas à vous ? Ce sont les œuvres de filles connues et pas connues, qui ont mal, qui crient, qui jouissent, se réjouissent, s’inquiètent, se confient, font des rêves, racontent des histoires, regardent leur fille et leur mère, se regardent, brodent, se révoltent, en couleur,  en gravure, en photos, en collages. L’ensemble s’accompagne d’un livret qui mérite le détour.
Une affaire de filles qui aiment les choses bien faites.

Pour celles qui pratiquent le journal intime, j’attire votre attention sur l’atelier « journal intime » animé par Valérie Carro.
Ca promet d’être bien.
Dommage que je sois au loin à cette époque (mais bon, là bas, ce sera bien aussi)

A trois pas du 10, rue des Amours, rendez-vous au Musée Ianchelevici, juste pour regarder « Trying to be Balzac », la vidéo-performance d’Emilio Lopez-Menchero.
Cette expo qui esquisse une « tentative d’approche de la représentation masculine » souffre de sa juxtaposition avec la précédente.
Si la représentation déçoit, peut-être trouverons-nous de quoi élucider le mystère en assistant au congrès « Paroles d’Hommes ». J’y serai, en tout cas.


Les photographies : copyright Kiki Smith et Emilio Lopez-Menchero

19:49 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art |  Facebook |

26/09/2008

Lui non plus...

Toujours sur le même sujet, l'avis d'Olivier Cena, l'un de mes chroniqueurs favoris.

Son papier s'intitule "Le veau a encore augmenté"

Golden Calf
Pour une belle vente, ce fut une belle vente. Chez Sotheby's, à Londres, « Beautiful inside my head forever » a tenu ses promesses et rapporté beaucoup d'argent (140 millions d'euros) à Damien Hirst, l'artiste conceptuel britannique qui avait décidé, comble de l'horreur, de se passer des galeries et de vendre directement ses oeuvres aux enchères. Les collectionneurs n'ont donc pas boycotté l'événement. Ainsi The Golden Calf, un veau de 18 mois plongé dans un aquarium contenant une solution aqueuse de formaldéhyde (le formol), coiffé comme le dieu taureau égyptien Apis d'un disque solaire en or (18 carats, précise même le descriptif) et dont les sabots sont également recouverts d'or, ainsi cette oeuvre a t elle été vendue 10,3 millions de livres, un peu moins de 13 millions d'euros...
Damien Hirst, qui ne manque pas d'humour, prétend que son désir de vendre ses oeuvres sans passer par une galerie obéit à un idéal démocratique. Plus sérieusement, on le soupçonne de vouloir s'enrichir en récupérant la commission de la galerie, soit 50 % du produit de la vente. Or Damien Hirst, dont la fortune est évaluée à 130 millions d'euros et qui emploie dans son atelier plus d'une centaine de personnes, n'est pas dans le besoin. Alors? Alors on imagine, on suppute, on échafaude : et si, étant donné son amitié avec François Pinault, propriétaire de l'autre grande maison de vente Christie's, et s'il voulait, provocation suprême, qu'à terme les galeries disparaissent?
On en tremble (de rire) : l'art existant depuis trente mille ans et les galeries depuis un peu plus d'un siècle, leur disparition ne serait qu'un événement historique mineur. On en rigole d'autant plus que les grandes gagnantes de cette histoire risquent bien d'être les galeries bling bling dans lesquelles expose Hirst: la White Cube à Londres et Larry Gagosian à New York. Car leur poulain vient de reprendre la tête.
Et c'est bien de cela qu'il s'agit, d'une course à laquelle se livrent quelques-uns des plus célèbres artistes dits conceptuels du moment : l'Italien Maurizio Cattelan, l'Américain Jeff Koons, l'Anglais Hirst... C'est à celui qui vendra aux enchères l'oeuvre la plus chère, oeuvre achetée par ces néo-milliardaires qui se paient pour des centaines de millions d'euros des yatchs longs comme des porte avions. Or, l'an passé, Hirst tenait la tête avec son armoire à pharmacie ("Lullaby Spring") à 19,2 millions de dollars, tandis qu'en novembre Koons vendait son coeur en ferraille rouge ("Hanging Heart") pour 23,6 millions de dollars, record absolu. A première vue, le veau dans le formol (16 millions de dollars au cours actuel) n'a pas battu le coeur pendu de Koons, sauf que l'oeuvre conceptuelle de Damien Hirst, ici, n'est pas le veau, c'est la vente elle même, « Beautiful inside my head forever », qui devient à la fois la plus grande vente aux enchères consacrée à un seul artiste qui ait été organisée dans le monde et l'oeuvre la plus chère du monde. On attend maintenant, anxieux, la réplique de Jeff Koons, en méditant cet aphorisme d'un autre compétiteur, le Belge Wim Delvoye: « En ce moment, dans le marché de l'art, il y a plus de marché que d'art”.

Dans Télérama du 24 septembre.

 

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25/09/2008

Pas d'accord...

Suite à la vente record chez Sotheby's d'un ensemble d'oeuvres de Damien Hirst...Un interview de Pierre Sterckx, critique à Beaux-Arts Magazine par JC Vantroyen du journal Le Soir. (Je ne comprends pas tout mais je suis persuadée que vous ferez parfaitement le raccord...)

Pierre Sterckx vient de publier un essai, Impasses et impostures en art contemporain, dans lequel il juge sévèrement certaines stars du marché international de l'art, comme Damien Hirst, Jan Fabre, Anselm Kiefer, Lucian Freud.
Ce livre, dit-il, est un acte de résistance « Résister aux effets de mode, à la prise du pouvoir du marché sur la pensée, aux impostures collectives sacralisant des impasses personnelles. »

hirst-fortheloveofgod
La vente Hirst chez Sotheby's a dépassé toutes les estimations. Le fameux «Veau d'or” a été adjugé 12,9 millions d'euros. Ça vous étonne?
La vente publique, c'est un spectacle, c'est hystérique. On est dans un théâtre, on perd la mesure, on paie plus cher. Mais ici, on est dans le délire. Il faut changer le formol de ces oeuvres tous les trois quatre ans. Vous allez mettre dix millions dans une oeuvre qui n'a aucune pérennité physique? Est-ce qu'il y a encore des gens qui ont un peu de raison? Le formol, ça ne transforme rien, au contraire, ça putréfie lentement. Je suis vitaliste, et les artistes mortifères, je ne peux pas les admirer.

Vous jugez sévèrement Damien Hirst. Mais pourquoi ça marche?
Damien Hirst est très intelligent, très astucieux. Il joue sur des phénomènes archaïques. Il envoie les vaches, les requins, etc. à la mort. Et puis il dit : “et l'homme ? Il doit se soigner” alors il fait sa pharmacie. Et on en est bourrés, de médicaments, on s'empiffre, on devient un corps chimique. Donc il convoque le corps chimique réparateur humain après la mise en boîte formolée de l'animal mort. Ce sont les fameuses petites pastilles de couleur, faciles à identifier et qui sont le degré zéro du rythme. Quand on voit ce qu'afait Klee, on sent immédiatement un battement. Chez Hirst, rien. De la pure juxtaposition. De l'étalage de pharmacie après l'étalage des cadavres. Mais Hirst est encore plus malin que ça : il convoque les crânes avec les diamants, c'est à dire les reliques. La série est complète: l'animal mort, la réparation pharmaceutique et la religion avec les reliques. Il ferme la mort et la maladie de trois façons. Et on s'étonne que ça fonctionne dans une société comme la nôtre, axée sur la pulsion de
mort ?
A partir du moment où le capitalisme crée des individus solitaires et coupables, intériorisés, on produit de la mort. On ne l'érotise plus. Le couple Eros-Thanatos a été à la base des grandes oeuvres, mais avec Hirst, il n 'y a plus que Thanatos tout seul. Etonnez-vous que les gens aiment ça : ils baignent là dedans.

Cette vente directe au consommateur, c'est une révolution?
C'est quelque chose qui court circuite le système, les marchands, les galeries et même les traditionnelles ventes publiques. C'est une provocation. L'artiste s'adjuge maintenant la plus value, qui était acquise aux intermédiaires. C'est scandaleux, mais on est dans une société de la marchandise en accélération constante.

Une mise en scène de soi ?
Bien sûr. Cette génération d'artistes -  Delvoye, Cattelan, Barbier, Fabre, Quinn - ce sont des scénographes. Ils créent un monde et ils se mettent en scène dedans.

Lisons "Impasses et impostures en art contemporain" de Pierre Stercks. Anabet.Coll.Pamphlet.

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16/09/2008

La Confidence des Oiseaux

Image 1Au 140, du 1 au 4 octobre

10:08 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : scene |  Facebook |

15/09/2008

La perfection

a8- la JusticeLa perfection de l'homme réside en sa perfectibilité

(dans "les 22 étincelles de Vie" de Gérard Athias -
Une lame du tarot de Marseille dans la version restaurée par Camoin et Jodorowski
)

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13/09/2008

Hotspots

Image 1

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11/09/2008

Et si

 

cloud
Chris Martin confiait ses chorégraphies à Catherine Ringer?

 

En passant : je ne suis l'auteur d'aucune des photos postées depuis le 23/8

21:19 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/09/2008

Le manège enchanté

Image 1En vrai, Place Sainte Catherine, l'hiver

07:52 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2008

lovely or wonderful?

julietteb061

Juliette Binoche

07:02 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/09/2008

L'enthousiasme

Aristote le définissait comme une ardeur, une audace.
Cette « émotion vive de l'âme «, telle que définie dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, est d'abord une manifestation du bonheur.   
G2666Selon Robert Misrahi, « c'est le dynamisme de la joie, l'énergie que l'on ressent, d'une part à poursuivre un grand but, d'autre part, à savoir qu'il est possible et réalisable ».
Mais surtout, l'enthousiasme nous donne une confiance inébranlable et une puissance créatrice pour mettre en oeuvre et mener à terme des projets ambitieux et gratifiants.

Pour le vivre, sans doute faut-il d'abord croire au bonheur et décider d'y croire n'est pas chose facile, même si cela provoque une nouvelle perception de la vie et l'accès à la joie, ouvrant sur une attitude positive et volontaire.
Pour ce faire, Robert Misrahi recommande de « sauvegarder notre esprit d'enfance, qui ouvre l'imagination et la création ».

Comment, alors, identifier l'enthousiasme et comment l'adopter?
Le coach Christophe Benoit le mesure, dans les entreprises, au nombre de sourires au mètre carré. Il a constaté que cette condition de la réussite est durable, contrairement au simple succes, qui, lui, est ponctuel, donc éphémère.
En fait, lorsque nous sommes portés par cette énergie, nous ne doutons pas un seul instant de la faisabilité de notre objectif. Nous savons intimement que nous sommes dans le vrai.

Pour Adolphe Franck, auteur du Dictionnaire des Sciences philosophiques (1885), c’est meme sa raison d’être : “c’est le vrai qui est la cause unique de l’enthousiasme. C’est l’intermédiaire dont Dieu se sert pour transporter les âmes. Ainsi serait-il à rapprocher de son sens étymologique (“rempli avec Dieu”) et de la definition qu’en faisait Platon : le lien entre le divin et l’inspiration.
Dans la revue Psychologie de ce mois de septembre

 



Habiter pleinement son corps dans la pure joie d’exister : c’est jouer.
Le petit enfant joue. Devenu adulte, il crée.

Celui qui vit vraiment ressent le nouveau à chaque instant.
En lui, la magie de l’enfance ne s’est pas éteinte.

Que créons-nous, au fond ?
L’Ange répond : « tu te crées, toi-même. Tu crées l’Humain ».


Des fragments des Dialogues avec l'Ange dans La Source blanche de Patrice van Eersel

 

 

ps : L'image : Leonard de Vinci : Testa di Fanciulla

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02/09/2008

Are they?

photo-9-5-1

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31/08/2008

Et toi?

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29/08/2008

Dominique Maes

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27/08/2008

a neverending story

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24/08/2008

Ne dites pas

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Dites :

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23/08/2008

Tom Fox

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particulier....

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21/08/2008

Croc mignone

Il y a un moment, je vous confiais les résultats d’un test auquel je me suis prêtée dans le cadre d’une formation que je recevais : votre reine des chats préférée passait au crible de la process communication et en sortait démagogiquement triomphante. (C’est bête que ces commentaires si bien vus soient générés par ordinateur : on se sent tout de suite moins unique…)

Quelques années auparavant, j’ai eu droit à un test en morphopsychologie. C’est le sujet du jour.

Patricia MignoneComme j’imagine que vous ne m’avez jamais regardée avec ces yeux-là, afin de vous permettre de visualiser ce dont ça parle, voici ma photo : vous reconnaissez mes lunettes à pois blancs sur mon visage actuel qui - parait-il - n’a guère changé depuis mes 14 ans (et, au passage, vous appréciez l'adresse avec laquelle je dissimule ma vraie nature). C’est donc sur cette morphologie-là que le diagnostic a été posé.

Vous remarquez le front court, l’implantation basse des cheveux – très néanderthalien … Déjà les femmes ont le cerveau plus petit que celui des hommes mais avec un front si bas, ça laisse peu de place…Pour un peu j’aurais des poils bouclés sur le bord des oreilles et dans le dos – Eh bien, ça indique un irréfutable manque d’envergure intellectuelle et spirituelle. Comme ça, c’est dit. Le mandibule prononcé indique, lui, la prégnance de l’ancrage terrien, la gourmandise ainsi qu’une importante ambition matérielle et un intérêt marqué pour l’argent (ah ah!). Le tout dit sans la moindre hésitation, sans sourire ni ciller.
En réalité, c’est une forme de visage qu’on retrouve fréquemment chez les Italien(ne)s. Mais l’origine de mes gènes n’est pas écrite sur mon front –il n’y a du reste pas la place - et j’ignore si la morphopsychologie intègre des variantes géographiques….

Comme je suis une comique introvertie, je n’ai même pas pouffé : j’ai tout noté pour en rire avec mes amis. Je n’ai pas voulu démoraliser la dame en lui révélant qu’en réalité, je suis un être parfaitement sidérant et qui aime le rouge.

Pour compléter dans le même créneau, moi qui ai tout fait, y compris réaliser les affiches électorales d’une copine échevine socialiste (bravo Patricia!), j’ai appris à l’époque qu’une personne qui penche la tête sur une photo n’inspire pas confiance. Moi, je trouve ça touchant mais pour éviter d’aggraver mon cas, j’ai redressé la tête sur photoshop…Oui : du coup, ça me fait les épaules de travers. Mais, bien que ce soit super simple, je ne les redresserai pas : je trouve cette asymétrie trop plaisante. Et puis, ça permet de faire un photomontage avec la photo d’une personne qui penche également la tête et ce n’est pas seulement charmant : ça raconte quelque chose. Je suis une adepte de l'effet Kuleshov. Tout le monde le sait.

A force de travail, on finit par éclairer les ténèbres et déplacer ses limites.

Et puis, plein de gens m’aiment comme ça. C’est surtout ça qui est sidérant.

23:27 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |