28/11/2006

L’hotesse est un ange et ses yeux sont verts

Certes, vous avez déjà vu 412 fois l’hotesse de l’air faire la démo du mode d’emploi du gilet de sauvetage et, en cas de défection, vous la remplaceriez bien tant vous savez comment ça marche. Mais quelque chose change chaque fois, les amis : l’hotesse elle-même. Celle-là, les gens ont eu tort de ne pas la regarder : elle était gracieuse comme une danseuse de Kathakali. Je l’imaginais déjà dans un duo décoiffant avec Christophe Salengro mais c’était autre chose…une vision.

 

Dans la vie, on n’est pas condamné à croiser des gnomes.... Cette fille m’a conduite au pays des licornes.

 

On ne parle pas des licornes...vous le savez... Frascati4

 

frascati2

 

frascati3

 

pal.borghesemarina

 

Frascati1

 

fruit

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22/11/2006

J'abhorre! (sur un air de Katherine)

scagliolahttp://belgologie.be/article.php3?id_article=136

 

Ils le disent haut et bien dans les registres qui sont les miens...Et ça tombe bien car j'ai autre chose à faire : le pape m'attend!

12:40 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas, je seme donc j entends |  Facebook |

21/11/2006

What a wonderful world

 concoursEnfin, surtout quand ils auront compris que leur lectorat dépasse la France...

23:11 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

les 3 graces et le loup

loupDans les catégories de ce blog encore balbutiant et, du reste, baillonné par la limitation des fonctionnalités accordées aux usagers Mac, j’ai omis de parler de Philippe – indissociable dans mon cœur et mon indigence de Macusagère – de Théo et Vinciane. Théo, Vinciane et Philippe sont ma sainte Trinité, mes trois grâces, mes 3 petits cochons, mes rois mages. Je vais d’ailleurs songer à leur préparer une petite chorégraphie triadique pour Noel sur une interprétation lyrique en play-back de Sheila.

 

Philippe est un être généreux, délicat, toujours prêt, souriant, gai luron. C’est un ami à la vie à la mort, un IT aux ressources infinies qui m’a conçu deux sites d’enfer tout en code, rien en lyophilisé. Je pensais hanter ce blog incognito, vêtue de mon seul loup rouge mais, par amour pour mon Philippe préféré, je livre à votre admiration l’adresse de ces deux merveilleux sites.

 

http://www.tiepolo.be

 

http://www.chambres-avec-vue.be

 

Théo est également mon pote chéri, ma fée clochette et mon infirmier. Il est d’un dévouement sans limites, rigolo, attentif, consciencieux, généreux, concerné, écolo, patient, passionné, compétent, investi corps et âme dans la conception de programmes de gestion principalement à l’usage du milieu médical.

 

Vinciane est ma f(us)ée à lunettes, mon amie, ma princesse pétard. Elle est généreuse, créative, zappeuse, concernée et bienveillante. Elle m’a enseigné les subtilités de photoshop et a inventé des exercices-supplices auxquels elle a associé mon nom, ce qui prédispose très favorablement nos étudiants en infographie envers moi.

 

PalazzoVecchioLe site de Philippe : http://www.pile.be

 

Le site de la boîte de Théo : http://www.acsys-charleroi.be

 

Bouffi de compassion à mon égard, Philippe ne s’est même pas étonné de ne figurer sur mon blog ni en tant qu’ami ni en tant qu’idole. Il a raison : Philippe est un être parfaitement ineffable, plânant voluptueusement au-delà de toutes les catégories. Philippe est celui qui est.

 

En illu, les 3 Grâces traitées en mode grotesque sur un plafond du Palazzo Vecchio à Florence (pour un point de vue éclairé sur la grotesque, voyez l'article de Thierry, illustré de photos également réalisées au Palazzo Vecchio - http://bloc-notes.thbz.org/archives/2006/10/grotesques.html).

 

Quand je vous disais que Vinciane, Théo et Philippe sont 3 êtres fantastiques...

09:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, how do i love thee |  Facebook |

19/11/2006

Stef : juste un détail

6 De plus près cette fois.

 

La couleur arrive mais à ce stade, le sujet reste verdatre (comme le Pierrot Spa : elle doit aussi avoir un truc en travers du gosier).

 

Techniquement, le teint blême vient évidemment du substrat bitume/bleu de Prusse. On ne couvre pas si facilement dès la première fois qu’on apporte de la couleur.

 

Ce substrat a de l’importance parce qu’il constitue le fond de la teinte de la chair. Quand on ne digère pas ses 4 pains au chocolat du dimanche matin ou quand on a la peau très blanche et résistante au bronzage, on est aussi un peu verdatre (surtout sur les jambes). Et si vous regardez l’intérieur de votre poignet, le creux de l’articulation du bras (le creux poplité, si vous n’êtes pas hyperlaxe, c’est un peu plus compliqué), vous y trouvez cette couleur : les veines sont turquoise ou bleu outremer. Et puis, si comme moi, vous étiez en contemplation quand votre grand mère vidait une poule, c’est la couleur d’une partie des entrailles. Et je parie que les notre sont tout pareilles. Donc ce teint vert de gris, c’est la couleur de la chair à l’intérieur. Et, moi qui n’en ai jamais vu, je me demande si les macchabées n’ont pas un peu ce teint.

 

Parfois, les anciens utilisaient la teinte dite « terre verte ». Moi, je cuisine un peu.

 

Et en tout cas, quand vous visiterez encore la section d’un musée consacrée à la peinture du XVème, si ça vous dit, soyez attentif : parfois, le peintre n’a pas suffisamment saturé les blancs et l’on voit encore bien la terre verte sous le glacis coloré.

18:48 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, peinture |  Facebook |

Un jardin extraordinaire

jardin

18:18 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

18/11/2006

L'indigestion

Cette semaine, si vous accomplissez la mission pop corn que je vous confie, vous allez devenir obèses. Et encore...ce ne sont que les films que j'ai vus. Le Polanski de lundi sur Arte, je parie que ce n'est pas trop mal non plus. En attendant voici mon programme. Il y en a pour tous les gouts : cynique, déconcertant, comique, tendre, parodique, quoi d'autre!? Ah oui! Ne croyez pas ma feuille de chou préférée concernant "the garden State" : ils n'aiment pas parce qu'ils n'ont rien compris. Allez! Regardez! Je le veux!

 

matchpoint Matchpoint à partir de ce soir, samedi, sur Canal+

le_gout_des_autres Le gout des autres, mardi sur France2 

Garden StateGarden State, à partir de mardi sur Canal+

 

contedhiverConte d'hiver, mardi sur France2

 

19:34 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, mission pop corn, cinema |  Facebook |

non disperdere nell'ambiente

unicefwww.unicef.be/sortezmoidela

16:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pulp blog |  Facebook |

17/11/2006

Danielle

Danielle BajomeeElle est belle, m’a appris à écrire, a cru en moi, a ri de moi, m’a défendue.

 

Elle est fraîche, candide, solidaire, généreuse, vraie.

 

le petitElle m’a intronisée « reine des chats ».

 

Tous les 20 ans, elle adopte un de mes BBchats.

 

Elle est la tendre maitresse de Nigrou aka « le petit ». Ce n’est pas moi qui lui dirai que les petits grandissent.

 

Elle a des titres, des lettres et voix au chapitre mais je l’aime aussi sans.

 

Comme elle se passe de pub, je vous laisse surfer en paix.

 

21:25 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miss millky way |  Facebook |

16/11/2006

soon

capucinesLa vie est toujours au seuil d'elle-même en attente dans nos yeux de son éclat véritable.

 

Joe Bousquet

19:35 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

Coming out

Di Marco1Bizarre comme, sans téloche, sans jamais lire une ligne de la presse à sensation ni des magazine pipole, on peut tout de même connaitre les moeurs sexuelles des gens. C'est fascinant de constater combien une activité aussi commune peut focaliser l'intérêt du monde au point de vous parvenir sans même que vous tendiez l'oreille...Etienne Daho vient de faire un coming out d'un autre intérêt, me semble-t-il...

 

VOTRE CHANSON DUEL AU SOLEIL EST DEVENUE, AVEC LE TEMPS, UNE METAPHORE DE VOTRE RAPPORT A LA TERRE NATALE, MAIS AUSSI A VOTRE PERE, QUI PORTE LE MEME PRENOM QUE VOUS...

 

Les chansons prennent souvent sens après avoir été écrites. En 1991, alors que mon album Paris ailleurs marchait très bien, mon père est mort. Sur le moment, je n'ai pas su affronter ce décès. Je l'ai mis dans un carton en pensant: « On verra ça plus tard. » Et ça m'a explosé à la figure. J'ai réalisé que je m'étais entièrement construit, tant bien que mal, sans mon père. Ce type qui était juste un repère un peu vague que je ne voulais pas revoir - j'avais des griefs justifiés - n'était plus. J'ai pris conscience que cette absence était définitive. Ça a été terrible.

 

IL VOUS AVAIT ABANDONNE?

 

Oui. Mon père était militaire, mais aussi un musicien qui aimait faire la fête et avait les moyens de le faire. Rentier, il n'a jamais vraiment travaillé. De loin, cela peut sembler sympathique. Mais j'ai toujours refusé ce qu'il était. Je me souviens précisément du moment où il nous a laissés, en Algérie. Il est arrivé en Jeep, avec un autre militaire. Il m'a pris dans ses bras, m'a serré très fort, et il est parti. En trombe. J'ai su qu'il nous avait quittés pour de bon parce que après nous étions coincés en Algérie, avec ma mère et mes soeurs. Sans l'autorisation du père, on ne pouvait quitter le territoire. C'était la guerre, on a failli mourir plusieurs fois. Petit, je fuguais beaucoup. Ma mère devait travailler et angoissait de ne plus pouvoir me surveiller. Je me suis donc retrouvé en pension, à 4 ans, à l'écart d'Oran. Ça me protégeait. Deux ou trois ans plus tard, nous sommes venus en France, à Reims, puis à Rennes. Et je n'ai revu mon père que bien des années après. Il a réapparu un soir dans les coulisses de l'Olympia... Je n'ai pas voulu le voir. J'avais mis suffisamment de temps pour oublier, je n'avais pas envie de vaciller à nouveau. Etienne Daho junior était devenu Etienne Daho et je me voyais comme quelqu'un de neuf, sans histoire.

 

VOUS AVEZ GRANDI DANS QUEL UNIVERS?

 

Avec ma mère et mes soeurs aînées, nous habitions une cité. On n'avait pas de voiture, pas de téléphone, rien du tout. Une vie très spartiate, à l'opposé de l'image qui me colle à la peau, celle d'un petit bourge, un peu BCBG. Dans ma famille, on n'était pas très intéressé par la culture. En arrivant à Rennes, mes résultats scolaires étaient déplorables. Une de mes tantes, très sévère, m'a alors pris en main, m'a appris à réfléchir. Chez elle, j'ai découvert le cinéma, les livres et, surtout, la musique.

 

Un fragment d'interview d'Etienne Daho par Hugo Cassavetti dans le Telerama du 8 nov O6

 

L'illu est de Di Marco qui illustrait la revue "Detective" dans laquelle j'ai pratiquement appris à lire...

00:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pulp blog |  Facebook |

15/11/2006

Sans moi

Dali-ChristPardonnez-nous nos enfances comme nous pardonnons à ceux qui nous ont enfantés

 

Daniel Darc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Christ de St Jean de la Croix de Dali

23:20 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes, pulp blog |  Facebook |

14/11/2006

My pony is well read (mon poney a des lettres)

RousseauAujourd’hui, Olivier a fait son mini exposé.

 

Il a dit que son poney s’appelait Emile.

 

J’ai aussitôt visualisé Rousseau flânant, solitaire, dans la forêt de Fontainebleau.

 

Olivier a dit : « J’aime pas ce nom. C’est ma sœur qui l’a choisi. Elle est amoureuse de Emile M’Penza ».

 

Olivier a admis qu’il n’avait pas suivi la procédure prévue pour préparer son exposé.Il a dit : j’ai pensé à ce que j’allais dire quand je me promenais (solitaire), quand je venais aux cours, quand je conduisais.

 

La contribution d’ Olivier à notre LIVRE DE RECETTES POUR QUE CA MARCHE : « au lieu de m’attabler pour m’obliger à cogiter, je mets à profit les moments où mon esprit travaille spontanément pour réfléchir sans avoir l’air d’y toucher ».

 

La recette de Bruno : « pour parler avec enthousiasme et sincérité, je me reconnecte émotionnellement et sensoriellement à l’expérience que j’évoque » (NDT : et j’ingurgite 2 comprimés de PNL).

 

L'illu = le repas du tigre de Henri Rousseau

23:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j enseigne donc je sers |  Facebook |

 Une Mac addict vous parle

celesteMac, c'est chaud. C'est Céleste qui le dit.

22:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/11/2006

Stef the nun

5Une montée de blancs partout sauf le voile.

 

Le visage est plus lisible et l’on (enfin « je ») remarque surtout que j’ai mal travaillé sur le pantalon : le modelé est plus rudimentaire que lors de la montée précédente.

 

Mais qu’as-tu fait, Patricia (sœur de lait de Gaston Lagaffe !) ?

 

J’ai utilisé du siccatif ! Le glacis a séché trop vite ! Du coup, le blanc a accroché au lieu de glisser et je n’ai pas eu le temps d’affiner le modelé!

 

En fait, je voulais prendre un raccourci car ce pantalon me cherche des poux. Vrai !

 

Comme le détail de l’explication est un peu ridicule et que ça suffit déjà que j’admette avoir fait une gaffe, je n’en dirai pas davantage ! Nous nous contenterons donc de noter (surtout moi) que quand les surfaces sont très grandes, utiliser du siccatif n’est pas la solution!

 

Enfin! Rien d’irrécupérable : juste du temps perdu.

 

Ach! elle me met sens dessus dessous cette Steph! Elle me fait soudain penser à cette info pas trop périmée que voici :

 

L'EVECHE DE LIEGE ECRIT AUX JEUNES

 

Les élèves des deux dernières années du secondaire de l'enseignement catholique ainsi que ceux suivant les cours de religion dans les écoles de la Communauté française sur le territoire de l'évêché de Liège recevront bientôt une lettre personnelle signée par l'évêque de Liège, Mgr Jousten.

 

L'évêque invite les jeunes à réfléchir sur leurs convictions religieuses et sur leur avenir en tant que chrétiens. Et de leur demander si "devenir prêtre ou s'engager dans la vie religieuse ne pourrait pas être un choix" pour leur avenir.

 

15.000 exemplaires en français et 16.000 en allemand ont été imprimés.

 

Voici la source : http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/societearticle/227.aspx?articleid=65436

20:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, peinture |  Facebook |

11/11/2006

La liste du Septieme Cercle

Au bord du septieme Cercle, les repères de l’espace et du temps sont chamboulés. Normal : c’est un lieu magique.

 

le petit SavoyardOn y entend « Etoile des Neiges » sortir huit fois par jour d’un chalet savoyard grandeur nature.

 

J’ai croisé deux peintres sur massepain (« pâte d’amande » pour les allochtones)

 

J’ai rencontré un peintre sur figurines qui se passionne pour les figurines féminines, menues par l’échelle (58mm) mais non par les formes et d’une décence approximative (selon moi).

 

Un vieux monsieur a sorti de son portefeuille une photo de sa femme à poil en diva des années ’50 et m’a demandé si je serais capable de la peindre.

 

Un type édenté est revenu me voir plusieurs fois. Il m’a dit que lui, c’était la musique, qu’il était médium et qu’il sentait que la personne que je peignais vibrait bien.

 

Un autre type édenté et beurré m’a proposé d’être mon agent et de me promouvoir à New-York.

 

Un vieux monsieur m’a dit que son père, conducteur de locomotives, s’était improvisé chauffeur de bateau à vapeur et avait fui l’Italie vers La Rochelle où il avait rencontré sa maman. C’est-y pas infiniment romanesque ? J’estime ce monsieur qui a marché le long du Mignone, un lac du Lazio où je contemplerai mes traits dans très très peu de temps.

 

Vinciane m’a appris que pour faire comprendre à Céleste qu’elle était mon chat et non un fauve ingrat qui s’alimente et dort chez moi, il suffisait que je l’agrippe fermement au collet un petit instant (en prononçant trois fois « tu es mon chat », ça va mieux…). Et bien ça marche, les amis !

19:11 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose |  Facebook |

09/11/2006

Stephanie : Elle est Disco!

4(Et elle ne ressemble toujours pas...Et c'est pas grave!)

 

Une autre montée de blancs.

 

Si vous ne suivez pas, référez-vous au post précédent concernant l'évolution de ce tableau : actuellement, je n'ai aucune précision à ajouter.

 

Ah si! (suis-je bête!) Au bord du septième cercle, un type m'a demandé pourquoi il y avait tant d'espace vide à gauche. Il trouvait que je devais recouper le panneau (pour en faire un autre, évidemment).

 

Ca mérite un référendum, je crois.

 

Allez! On y va!

 

Voilà l'avis de Marco : "Ca me fait penser au père de Bernard Clavel qui, lorsqu'il a vu le premier recueil de poésie de son fils, trouvait que c'était dommage de ne pas remplir complètement les pages, que ça gaspillait le papier..."

20:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, peinture |  Facebook |

Toni Morrison

tonimorrison"J'ai besoin des mots. Sans eux, je ne suis rien. Alors, je les prends très au sérieux".

 

Lisez au moins "Beloved".

 

 

 

 

 

 

 

Une photographie de Martin Schoeller

20:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

08/11/2006

Erotisme… et Bobos : la diversion organisée

France invisibleParler des bourgeois bohèmes, c'est ne pas parler des pauvres

Dans un article paru dans un ouvrage collectif, La France invisible, Xavier de La Porte met en parallèle le destin du néologisme « bobo » avec celui d'une autre expression, « travailleurs pauvres », qui qualifie les salariés dont le revenu n'est pas suffisant pour leur assurer un niveau de vie correct : on peut avoir un emploi et être SDF.

Les deux termes sont nés aux Etats-Unis, le premier à la fin des années 70 (« working poors », en VO), le second en 2000 avec un livre intitulé Bobos in paradise.

Le premier a mis quinze années à traverser l'Atlantique, le second n'a eu besoin que... d'un mois !

Autre différence, et de taille: le premier fut créé par des chercheurs pour décrire une réalité économique et sociale et désigne effectivement une nouvelle classe, comptabilisée comme telle dans les statistiques américaines. Le second est le fruit des élucubrations brillantes mais subjectives d'un journaliste new-yorkais, David Brooks.

Pauvres travailleurs pauvres! Les médias français continuent de s'étonner, vingt-cinq ans après, de leur existence, comme le prouve Xavier de La Porte, moult citations à l'appui. Heureux bobos! Eux se sont retrouvés accommodés à toutes les sauces, tout simplement parce que les journalistes s'identifient à cette catégorie d'autant plus floue qu'elle n'est pas sociologiquement définie. Annick Rivoire, première à écrire sur les bobos dans Libération, le reconnaît, tout comme un chercheur qui s'est résolu à utiliser le mot pour attirer l'attention sur ses travaux.

Renaud, si adroit à dézinguer les bourgeois beaufs il y a quelques années, a donc, en attaquant les bourgeois bohèmes, pris pour cible une hydre chimérique, une forêt tendance qui cache l'arbre de la réalité sociale.

Car il s'agit bien de cela : pendant qu'on parle de bobos, on ne soigne pas les plaies

SAMUEL GONTIER -TÉLÉRAMA 2963 -25 OCTOBRE 2006

23:41 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas, je seme donc j entends |  Facebook |

07/11/2006

Et en plus elle est gauchère

dufr00a2Je ne vous dirai pas où je me trouve ces jours-ci (tout de même quelque chose comme l'entrée du septième cercle, comme dit Marco). Je préfère ne pas y penser : je peins et j'oublie. Merci de ne pas me le rappeler. Et c'est ainsi que Stephanie sourd du néant sous mes doigts sinistres

 

Un type dit : "Et en plus elle est gauchère".

 

Je réponds : "Ca ne change rien, Monsieur".

 

"Comment ça?", demande-t-il (dubitatif, si si...).

 

"Je suis aussi adroite de la main gauche que vous etes adroit de la main droite".

 

"Ah bon! Dit le type. Je ne l'aurais jamais imaginé. Vous m'apprenez quelque chose...".

 

Mais bon, une dame m'a également dit, l'air sybillin : "Une gauchère! Les gauchers sont les plus adroits."

 

Devant tant de profondeur, je fonds d'aise.

22:42 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose, peinture, je peins |  Facebook |

Bombon el Perro

Bombon-DogAllez! Mission pop corn sur Canal Plus!

 

http://www.tfmdistribution.fr/bombonelperro/

08:40 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, mission pop corn, cinema |  Facebook |

06/11/2006

How do I love thee

amour

22:49 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, how do i love thee |  Facebook |

05/11/2006

Stephanie : double mixte

3

J’utilise la technique mixte supposée être l’héritière de celle des Primitifs flamands. Il s’agit d’une technique à l’huile fondée sur la mise en œuvre de média artisanaux. Elle implique une alternance de glacis (transparences colorées) et de blancs neutres au moyen desquels on façonne le modelé.

 

On ne réalise pas le modelé en un seul passage : en fonction de l’adresse et de l’expérience du peintre les couches de glacis et de blancs se succèdent un nombre de fois indéfini (pour donner un ordre d’idée, cela peut (mais ne doit pas) aller jusqu’à plusieurs dizaines de passages. On monte d’abord les blancs en bichromie avec une teinte neutre déterminée par le rendu final souhaité (ambiance chaude ou froide traduite par un bleu de Prusse ou un bleu outremer). Lorsque le modelé satisfait, on passe à la couleur.

 

Quand on examine de près un tableau d’un Primitif flamand, on perçoit aisément la transparence des glacis. Parfois, on relève des « repentirs », le tracé ancien d’une posture de membre prévue à laquelle on en a finalement préféré une autre.

 

La saturation progressive du blanc vers les zones les plus saillantes du modelé a pour effet d’opacifier, autrement dit, de réfléchir la lumière plus intensément. C’est ainsi que l’impression du volume se fait jour … je sais…mon campinexplication tourne en rond…..J'essaie juste d'être claire... . Si vous faites l’expérience consistant à placer un point blanc au centre d’un carré noir et l’inverse, vous constaterez que l’on perçoit le noir en retrait par rapport au blanc, que le blanc semble etre en avant (id.).

 

Et donc, voilà une première montée de blancs.

 

Voici aussi le portrait de Robert Campin (celui que je copie).

 

Merci de ne pas me reprocher l'absence de ressemblance. A ce stade, c'est hors sujet...

09:27 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, peinture |  Facebook |

04/11/2006

Just my Imagination

http://www.lacoccinelle.net/traduction-chanson-568-.html

09:46 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

03/11/2006

How do I love thee : "Je porte au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien"

Arrivé à un âge où il ne se sent plus la force d'entreprendre un livre de longue haleine, André Gorz se retourne sur sa vie, se rend compte qu'il n'en a jamais écrit l'essentiel, sa relation avec sa femme, et il commence à lui écrire, à elle, directement : "Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien."Très peu de livres accrochent ainsi, en quelques phrases qui donnent le ton, le tempo, la musique et l'émotion, la qualité d'une vie. On lit cette lettre d'amour à une femme vivante, malade et qui souffre et qui va mourir un jour, lointain peut-être encore mais de toute façon trop proche, et cette mort devient aussi inacceptable pour celui qui lit que pour celui qui écrit. Dans les dernières lignes, qui reprennent les premières sur un ton qui étreint le coeur encore plus, cette mort est envisagée. Un tel livre, court, exact, poli comme un galet sans effort apparent, vient rappeler ce que peut la littérature quand elle sonne vraie parce qu'elle sonne juste.

 

Racontant un amour singulier, il tombe à pic dans un débat encore une fois en cours sur le couple. A un extrême, Sartre et Beauvoir, que Gorz et Dorine ont bien connus : l'expérience de l'ouverture, la fidélité au pacte conclu d'engagement à vie et du tout se dire des autres relations amoureuses que l'on s'autorise sans trahir la relation fondatrice, priorité des priorités. A l'autre extrême, Gorz et Dorine, le même pacte mais cette fois dans l'engagement exclusif, corps et âme, puisque l'âme est le corps vécu. La fidélité devient réciprocité éthique : je ne te fais pas ce que je ne voudrais pas que tu me fasses. Entre ces deux paradigmes, toute la gamme des aménagements possibles, contrats tacites, compromis, mensonges, omissions, frustrations, réussites affichées, échecs cachés, ou l'inverse, arrangements qui sont le lot plus ou moins choisi de tant de couples quand ils durent.

 

Le magnifique, dans Lettre à D., n'est pas de donner un exemple - Gorz, philosophe du social, ne prétend pas établir une norme à partir d'une entreprise à deux qu'il sait exceptionnelle et en quelque sorte voulue par l'histoire, la grande, celle qui tranche les vies - mais de donner un sens politique à l'amour. Non pas sécession et refuge mais réalisation de quelque chose qui le dépasse en le confirmant et en s'affrontant au monde. En l'occurrence une oeuvre, philosophique, littéraire, journalistique dont l'un et l'autre puissent être fiers ensemble parce qu'elle agit. Ce n'est pas tout de rencontrer l'âme soeur, encore faut-il trouver un projet qui pérennise la rencontre et la rende productive d'autre chose que la relation elle-même. Gorz, quand il rencontre Dorine, écrit un essai philosophique qui doit fonder une hiérarchie des conduites humaines face à la finitude, à la précarité, à la vie collective, à l'histoire, à tout ce que Sartre appelle la "situation".

 

CONFIANCE SANS FAILLE

 

Une telle entreprise ne peut se réaliser pratiquement que si quelqu'un la valide en la reprenant à son compte. C'est ce que fait Dorine avec une confiance sans faille. Ils ont connu l'un et l'autre l'expérience fondatrice de l'insécurité ; ils bâtiront ensemble, en se protégeant mutuellement, le socle sur lequel écrire sur l'insécurité qui est la vie même. Ecrire est sa vocation. Elle l'aide, professionnellement aussi, devient sa documentaliste, son interlocutrice, sa première lectrice, sa seule critique, armée d'une capacité de jugement imparable. Galère d'abord, longue, décourageante parfois, pour lui, après l'inaboutissement de l'essai philosophique ; joie partagée, quand Le Traître paraît, de voir leur vie s'ouvrir aux autres et ceux-ci l'accueillir parce qu'à eux deux ils illuminent, affectivement autant qu'intellectuellement. Dorine est sociable, spontanée ; Gorz est intelligent, extrêmement, introverti, rétractile. Il va changer. Dans Lettre à D., il explique l'effet de la publication d'un livre quand celui-ci est reconnu : "Tu as souvent dit que ce livre ( Le Traître) m'a transformé à mesure que je l'écrivais. (...) Ce n'est pas de l'écrire qui m'a permis de changer ; c'est d'avoir produit un texte publiable et de le voir publié. (...) Magie de la littérature : elle me faisait accéder à l'existence en tant même que je m'étais décrit, écrit dans mon refus d'exister. Ce livre était le produit de mon refus, était ce refus et, par sa publication, m'empêchait de persévérer dans ce refus. C'est précisément ce que j'avais espéré et que seule la publication pouvait me permettre d'obtenir : être obligé de m'engager plus avant que je ne le pouvais par ma solitaire volonté, et de me poser des questions, de poursuivre des fins que je n'avais pas définies tout seul."

 

Ils reçoivent ensemble, dans un village de l'Aube, au seuil de la belle maison simple pour laquelle ils ont quitté Paris dans les années 1980. Du pré d'un hectare autour d'elle, ils ont fait un jardin avec deux cents arbres. Il est comme d'habitude, amical, discret, chaleureux ; elle aussi. Ils ont vieilli, lui moins qu'elle dont la pâleur frappe et les maux se taisent ; lui a pour elle toutes sortes d'attentions ; elle aussi pour lui. Il est en pleine santé, l'air fragile comme il l'a toujours eu, mais le corps mince et musclé, on le devine à sa démarche. Elle est diaphane et souriante, précautionneuse : la douleur guette un geste de trop pour bondir sur elle. Ils sont accueillants, posent des questions ; on est venu pour leur en poser sans les mettre sur le gril. Elle ne veut pas participer à l'entretien : c'est son livre à lui, il est le peintre, elle le modèle ; c'est lui qu'on est venu voir, dit-elle, pas le sujet du tableau à qui le tableau suffit bien et dans lequel elle ne se reconnaît pas tout à fait, même s'il dit la vérité, sa vérité à lui. Une subjectivité reste une subjectivité.Celle de Gérard Horst (son vrai nom) est pleinement assumée sous le nom d'auteur d'André Gorz. Quand il a écrit ce texte, au printemps 2006, il n'était pas sûr de le publier, par discrétion à son égard, et puis il se demandait qui il pourrait intéresser. Michel Delorme, son éditeur chez Galilée, n'a pas hésité : il fallait que ce livre paraisse, car c'en est un, à tous les sens du mot, un livre beau, un livre nécessaire, un livre qui délivre. De quoi ? Gorz n'en est pas sûr mais écoute ce qu'on lui en dit : il délivre de la crainte d'exprimer à la première personne des sentiments pour les comprendre en philosophe existentialiste.

 

"J'avais déjà employé le "tu" dans Le Traître, en m'adressant à moi, pour m'objectiver, me voir tel que je pouvais apparaître à autrui, me décrire dans mes manies, dans cette fuite devant l'existence qui m'avait amené à la pensée théorique et m'y enfermait comme dans une bulle. Le Traître était un travail de libération, mais je n'y donnais aucune place à l'amour, et même je le trahissais. Mais, après avoir pris la mesure de ma position existentielle - singulière comme celle de chacun -, j'ai pu porter ma pensée sur le monde social et y décrypter l'aliénation des producteurs à leur propre produit. Dans cette lettre à Dorine, le "tu" me sert à prendre une vue vraie sur ma vie avec elle. Dans Le Vieillissement déjà, à 38 ans, j'avais compris que, vieillir c'est accepter ce fait d'expérience : on ne fait jamais ce qu'on veut et on ne veut jamais ce qu'on fait. De sorte que chacun est hétéronome. Et pourtant, on fait ce que l'on juge devoir faire parce qu'on se sent et donc se rend capable de le faire. Ainsi s'étend, si peu que ce soit, notre sphère d'autonomie. Il faut donc accepter d'être fini, d'être ici et pas ailleurs, de faire ça et pas autre chose, d'avoir cette vie seulement. Le Socrate de Valéry le disait justement : "Je suis né plusieurs, et je suis mort, un seul. L'enfant qui vient est une foule innombrable, que la vie réduit assez tôt à un seul individu, celui qui se manifeste et meurt." Vivre avec Dorine, l'aimer et aimer notre vie ensemble m'a appris cela, mais je ne le disais pas, car je ne comprenais pas encore combien j'avais besoin d'elle pour écrire, plus qu'elle n'avait besoin de moi pour vivre."

 

ECOUTER SANS JUGER

 

Quand on a connu Gorz et Dorine dans les années 1970, rencontré chez eux Ivan Illich, Herbert Marcuse, Rossana Rossanda, William Klein, et des intellectuels plus jeunes et actifs dans le mouvement social comme Marc Kravetz, Tiennot Grumbach, on se souvient de leur façon absolument non mondaine de recevoir des gens qui avaient quelque chose à apprendre les uns des autres et de leur présence discrète à eux, de sa façon à lui de vous interroger sans ambages sur l'essentiel, de sa façon à elle de vous écouter sans juger quand vous aviez des difficultés personnelles. Le monde extérieur existait très fort chez eux, à Paris. Aujourd'hui leur viennent encore, plus espacées, des visites de jeunes gens que le travail de Gorz inspire dans leur action, syndicale, politique, sociale. Des universitaires aussi qui travaillent sur son oeuvre. Ainsi le monde ne vient-il pas à eux dans leur campagne seulement par les publications qu'il lit assidûment et discute avec elle pour écrire dans des revues comme Multitudes ou EcoRev. Il y publie des articles toujours très clairs, ardus seulement parce qu'ils expriment une pensée radicalement différente de celle qui règne sur l'économie politique.

 

Votera-t-il pour la présidentielle ? "Probablement, mais sans croire au discours des candidats qui promettent le plein emploi et l'emploi à vie. Tous mentent sur cette question et le pire est que tous le savent. L'avenir ne se joue pas au niveau de la politique d'Etat, il se construit en réalité dans les petites collectivités, au niveau communal, par des comportements sociaux qui rompent avec la logique du profit financier. C'est là que les luttes ont un sens." Sur ce sujet, il peut parler des heures, animé d'une conviction entière. Sa critique radicale du capitalisme n'a pas désarmé. Ses livres la développent de façon de plus en plus fine, acérée. Mais on n'est pas venu pour parler de théorie, il le sait. On a une question sur les lèvres, une fois la Lettre à D. refermée sur ces mots : "Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la vivre ensemble." Un exit commun à la façon d'Arthur Koestler et de sa femme Cynthia ? "Nous avons parlé de ce suicide à deux quand nous l'avons appris. Mais c'était leur histoire, presque leur combat. Je n'y pense pas et elle non plus. Dorine et moi vivons dans l'infini de l'instant en sachant qu'il est fini et c'est très bien ainsi. Pour nous, le présent suffit."

 

On sourit à leur chance, elle n'est pas donnée à tous ; eux se la sont donnée ; ils l'ont construite. A quel prix ? Elle seule pourrait le dire. Mais rien dans son regard ne trahit le sacrifice, "si démoralisant pour la personne à qui l'on se sacrifie", disait Oscar Wilde. Un beau couple sans enfant mais avec oeuvre, ses livres, et en tout cas celui-ci, qui restera.

 

MICHEL CONTAT , in Le Monde des Livres - 26/10/06

Aussi réac' que moi, le pauvre...

Arrêtez d'ouvrir des kebab-frites les mecs! Cartonnez à l'école! Devenez avocats!

 

Jamel Debbouze

20:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

02/11/2006

How do I love thee?

devinehow do

21:39 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : how do i love thee, je n ecris pas |  Facebook |

01/11/2006

Stephanie : un dessin

2Voilà la première étape : le dessin. Je n'ai pas encore grand chose à dire à ce sujet sinon, qu'il faut un dessin puisqu'il s'agit de peinture figurative et non, par exemple, d'action painting. Il est fait au broux de noix qui disparaitra sous les couches de blanc.

J'ai cadré plus large de manière à vous présenter mes petits outils :

à droite, l'étui de ma paire de lunettes (où sont les lunettes, c'est autre chose...). Le jour où j'ai compris que j'avais besoin de lunettes pour peindre, ça a vraiment changé quelque chose....

Au centre, une petite fiole. Elle contient du siccatif, un produit dont on use à dose homéopathique et qui, comme l'indique son nom, accélère le séchage. Je ne l'utilise que quand je dois mettre le turbo, ce qui est rare.

A gauche, les tubes de peinture. Pour démarrer, en l'occurrence, c'est un mélange de bitume et bleu de Prusse.

Chardin-singepeintreSur la tablette, ma poupée. C'est le baton sur lequel je pose la main quand je peins. Il porte le bras, ce qui épargne un sérieux effort musculaire quand on se concentre sur une tâche minutieuse, évite également de passer dans la peinture fraiche et donne plus d'ampleur au geste. Le petit singe peintre de Chardin (d'abord indique que cet objet n'est pas mon invention ensuite) montre comment on tient cet objet prosaiquement dénommé "appuie-main".

Ah oui! J'oubliais de signaler un truc stupéfiant : je suis gauchère. Dit comme ça, ça a l'air acrobatique (surtout aux yeux des gens qui le voient ("et en plus, elle est gauchère"...) mais ça ne change rien du tout, je vous le promets : je suis adroite de la main gauche et gauche de la main droite. Et voilà.

Si ça change qqc au résultat, c'est vous qui en jugerez.

22:04 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, peinture |  Facebook |

31/10/2006

Everybody says "help"

Halloween, c’est l’occasion de semer en roue libre…Wes Craven n’est pas le seul à avoir exhumé « le Cri » de Munch.La marque Spa, fidèle sur d’autres points, l’avait fait avant lui.« Scream », c’est le visage. « Spa », ce sont les teintes, la présence de l’eau, et le même désespoir. Dans le tableau de Munch, l’onde qui parcourt l’ensemble du tableau traduit l’idée que c’est le monde entier métaphorisé par le paysage qui pousse le cri. La même onde secoue le costume du pierrot. C’est la douleur d’exister dont il est question.Pierrot crie

Quand j’étais enfant, sur la tablette de la cheminée, à droite, se trouvait un thermomètre de la marque « Spa », un thermomètre dont le bleu intense me réjouissait, avec son pierrot rouge vif. Juste devant, trônait un grand pot de Nivea. Grand pour mes petites mains. La cheminée, c’était le fief de mon grand père. Le matin, il descendait, se mettait devant la cheminée, les deux mains posées sur la tablette. Il se regardait dans le grand miroir. Puis, il prenait le grand thermomètre Spa. Un joyeux filet rouge indiquait la température. Il faisait toujours bon.

Mon grand-père se rasait devant la cheminée. Avec un blaireau, un stick de savon qui sentait l’eau de Cologne. Puis il se mettait de la Nivea. Le bleu de la boite de Nivea ressemblait au bleu du thermomètre Spa.

Petite, je n’ai jamais vu le Pierrot de près : la vision de ce fabuleux outremer et de ce rouge écarlate me suffisait.

Je regarde le Pierrot. Il ne paraît pas réjoui du tout. Son visage est blême. Il est même verdâtre. Vert de quoi ? Pour certains, le vert est la couleur de l’espoir, pour d’autres, celle du courage. On dit aussi "vert de rage". Il est interdit. Il vit un drame. Il est figé dans la posture d’un drame qui ne s’arrêtera pas. Il a quelque chose d’expressionniste dans le visage. L’eau, l’onde, ce bleu, ce rouge, dans ses nuances, ce sont des éléments que l’on retrouve dans le Cri de Munch. Le cri du pierrot est muet. Le pierrot a des oreilles. S’il se cachait les oreilles, comme le personnage de Munch, il ne pourrait pas contenir le flot. Or, il est là pour ça. Sa bouche mime : « hou ! ». La bouche du personnage de Munch mime « en » et, peut-être, muse-t-il. « hou ! Je n’y parviendrai pas » semble penser Pierrot. C’est clair…la pression est trop forte ; il n’est pas en mesure de contenir le flot. En dessous, il y a aussi le thermomètre. Le flot et la température, c’est trop de pression pour Pierrot. C’est pour ça qu’elle a regardé ailleurs. Et c’est pour ça qu’il se tait. Ce qui se débonde, c’est son désir à elle. Son désir dont il ne viendra pas à bout parce que l’enfant est là. Danielle, rose rouge comme chez Grimm. Rouge, ça claque comme un drapeau. Ca parade militairement et tout le monde pense. Qu’est-ce qu’ils pensent ?

Mon grand-père parlait peu, et jamais à ma grand-mère.

Je ne m’en rendais pas compte. Je ne me suis jamais demandé pourquoi.

Elle me mandatait près de lui : « demande-lui une petite paie ».

Il donnait. Je retournais donner l’argent.

Jamais je ne les ai vu parler.

Dans la famille de mon père, c’était pareil.

Bien après sa mort à elle, il disait qu’elle l’avait choisi entre plein de gars.Elle plaisait beaucoup. Mais c’était lui qu’elle avait choisi. Elle disait qu’il dansait bien.

C’est à l’age adulte que j’ai appris que Danielle était l’enfant d’un autre.

Dans la famille de mon père, c’était pareil.

Voilà comment j’ai grandi dans le silence.

Voilà comment le monde crie en silence.

scream

19:39 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas, je seme donc j entends, peinture |  Facebook |

30/10/2006

La disneylandisation du fondement II

Erotisme et engagement

 

Quand on ne connaît pas, comment fait-on pour digérer le monde d’Araki ? On lit la doc, je suppose. Ca met en perspective, ça rend acceptable, ça met la trivialité à distance, ça justifie, ça esthétise peut-être. Du coup, je me sens mieux à l’idée de regarder des gros plans de vulves. Ca va finir par m’intéresser. Je suis comme ça, moi.

 

Parce qu’elles relèvent de traditions séculaires, les pratiques auxquelles se plient ces corps-machines trouvent une légitimité renouvelée dont le caractère convulsif m’évoque pourtant des scènes vues maintes fois quand on m’emmenait visiter des zoos, enfant : les singes se masturbaient. J’ignore à quelle fréquence ils le font à l’état naturel, mais dans les zoos, pour ce que j’en ai vu, c’était grave, docteur…Ach! les affres du désoeuvrement!

 

Ce qui m’a également intéressée, c’est l’envie de généralisation que suscite l’accumulation de scènes du même style. Sans doute tout Tokyo ne se livre pas à ce genre de pratiques : simplement l’empilement crée un effet métonymique qui pousse à le croire. Alors, l’individualité est gommée et l’on dirait qu’ils sont tous agis par « quelque chose » qui les dépasse. Schopenhauer disait que nous étions mus par ce qu’il appelait le « vouloir-vivre », une motivation de nature phylogénétique (propre à l’espèce) : l’espèce veut, doit se perpétuer et elle ne peut le faire qu’à travers l’individu. Inspiré par la cosmologie hindoue, Schopenhauer disait que pour assurer son dessein, l’espèce avait jeté devant nos regards crédules un voile d’illusions (la « maya ») où se cristallise l’amour.

 

L’amour est un tissu mythologique. Il nous enrobe dans un cocon narratif dont l’essence même est la litote : nous soustraire à la trivialité ! S’il vous plaît ! Et tiens…« célébrer l'Erotisme (avec une majuscule, of course) loin des ghettos du sexe, des étiquettes étriquées ou des néons glauques des sex-shops…(et le promouvoir) comme une mise en scène du désir, l’expression raffinée de cette pulsion de vie (EROS) qui nous traverse jusqu’à la mort », écrivent ces dames d’ »au bord d’elles »...(www.aubordelle.be) . Et certes, l’amour, la narration, la mythologie ont pour effet de travestir la pulsion : par la vertu de l'euphémisme, on baise sans même avoir l'air d'y toucher, ce qui confère une grâce dont bénéficient les gens qui usent de sex toys Sonia Rykiel mais dont sont privés les gros nazes qui ont le mauvais goût d'acheter leurs accessoires dans les sex shops glauques. Ainsi transcendés par le discours , le désir et ses corollaires exercent à leur tour un effet cosmétique bien plus radical, me semble-t-il : celui de soustraire notre attention à l’horreur qui nous entoure.

 

Tout à l’heure, en évoquant les singes, j’ai pensé aux bonobos que j’ai longuement observés dans le cadre d’une recherche. Comme chacun sait la sexualité en groupe a pour vertu, dans leur société, de réguler les tensions sociales. On a également constaté que les essais nucléaires récemment pratiqués en Corée ont eu pour effet d’accroître de façon significative l’activité sexuelle de la population.

 

J'ai le mauvais goût de postuler que l’érotisme n’a pas seulement pour effet d’habiller la pulsion : il disneylandise l’horreur de notre réalité (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je veux bien expliquer mais vos enfants auraient tout intérêt à ce que vous ouvriez les yeux sur le champ). Il esthétise, transfigure la pulsion mais sa finalité consiste à faire diversion quant à l’essentiel : le caractère désespéré de notre condition.

 

A ce travestissement qu’il tenait précisément pour un déni du réel, Schopenhauer proposait une alternative qui résidait selon lui en l’art, la spiritualité et l’activité intellectuelle.

 

En quoi ces suggestions conviennent-elles à l’époque actuelle? Un début de réponse tiendrait peut-être en une réflexion sur l’éthique et l’engagement.

 P.Mignone.bonobos-2000

 

La réalisation pour laquelle j'ai observé les bonobos. Il s'agit d'une peinture murale de 2,70m de large réalisée en média mixtes

21:07 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je seme donc j entends |  Facebook |