20/08/2008

Un air de

cicciolina2co

Pierre et Gilles pour cette très jolie (et trrrès photoshopée) photo de qui vous savez ....

Je ne connais pas l'auteur de la photo. Pierre et Gilles, peut-être?

13:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions |  Facebook |

18/08/2008

Gare du Nord

1.Johan muyle – Bxl – Gare du Nord

Voilà quelques photos de la fresque de Johan Muyle à  la gare du Nord.
Enfin, ce n’est pas une fresque : les gens emploient ce terme pour désigner une œuvre murale de grand format.
Et elle n’a pas été réalisée mais conçue par Johan Muyle.
Je vous ai déjà dit ici mon enthousiasme pour le travail de ce plasticien. J’assume toujours ce que j’ai écrit et donc, je vous épargne la surenchère.
Pour un commentaire intelligent sur la réalisation de la gare du Nord, retournez à ce post-ci.

Et donc, les voilà seulement, ces photos. Presque deux ans après m'être promis d'aller visiter ce lieu. Voyez si je suis fidèle.

Hélàs, les photos ne sont pas belles : passées par photoshop et postées sur le blog, elles sont trop claires. J’aurais du prendre le pied de mon appareil et laisser poser plus longtemps pour avoir plus de lumière sur place. Mais le quartier de la gare du Nord a mauvaise réputation et j'ai préféré la faire brève et légère.

La présence d’Amandine sur certaines photos donne l’échelle.

Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 1Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 2Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 3Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 4Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 5Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 6Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 7Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 8Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 9Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 10

 

14:04 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, j ai des visions |  Facebook |

15/08/2008

Hey girl ! (Where in the world did you come from ?...)

Quand on dit qu’on n’a pas eu une enfance conforme sur le plan familial, les gens s’apitoient, sans doute envahis par des visions du style « sans famille ». « Pauvre chou », pense-t-on. Moi-même, j’ai longtemps carrément pensé : « pauvre martyr ! ». Il a fini par suffire de me rappeler que, pour le peu que je l’ai vu, mon père me faisait noircir des pages à la main droite pour que ça aille mieux.
Il ne faut d’ailleurs pas croire qu’une personne n’ayant pas grandi au sein de sa famille en ait nécessairement la nostalgie. On dit des gens qui sont nés privés de la vue ou d’un autre sens qu’ils n’en éprouvent pas le manque et qu’en compensation ils ont développé d’autres facultés. C’est pareil ici.

J’ai seulement croisé deux personnes, un homme et une femme, qui ont évoqué une enfance heureuse vécue auprès de parents amoureux. A entendre les histoires d’enfance de mes amis et des gens que j’ai connus, j’ai fini par m’apercevoir qu’être écarté de la famille présente parfois plus d’avantages que d’y grandir. Dans le cas qui fut le mien, je n’ai tout bonnement pas eu de vie affective et c’est peut-être mieux que de vivre ce qu’on vit et ce dont on est souvent témoin en famille.

Actuellement, on applique le terme de « maltraitance » au fait de priver un enfant de vie affective. Durant mon enfance, on n’abordait pas les choses de ce point de vue. Moi, je croyais que c’était normal. Mon existence n’était pas gaie mais je ne souffrais pas. A 12 ans j’ai connu l’amitié. C’est à ce moment-là que j’ai découvert l’amour (vibrer pour quelqu’un et avoir de la valeur à ses yeux) et le monde des émotions.
Dans tout cela, il faut se rappeler que l’enfant est une personne dotée de ressources et que l’on peut être très tôt acteur de sa vie.
A ce sujet, dans « De Chair et d’Ame », Boris Cyrulnick explique que l’on n’est pas tous égaux devant la résilience : nous ne sommes pas tous dotés de la même manière en ce qui concerne la chimie du cerveau. Or, ce sont ces ressources-là qui permettront aux uns de se construire une existence qui tienne debout quand les autres ne parviendront pas à surmonter leur situation.

A considérer la prégnance de la famille d’origine sur l’enfance et la vie adulte de la plupart des gens, je suis plutôt encline à soutenir que l’absence de famille a davantage de vertus émancipatrices et vous conduit peut-être plus vers vous-même que sa présence.
Ce qui suit n’est pas nécessairement autobiographique : ces idées me viennent surtout de l’observation d’autres personnes.

Quand la famille est absente, il n’y a personne pour

- décider à votre place

- s’inquiéter pour votre sécurité…. au cas où vous risqueriez de :

• vous faire mal, voire mourir
• vous faire manipuler
• vivre une expérience pénible sur le plan affectif
• etc

- et donc vous dissuader d’entreprendre, d’aller vers les autres (« ça ne se fait pas… », « méfie-toi »)

- brimer votre créativité (« tu es folle ! »)

- vous imposer des situations, attendre de vous des décisions et comportements qui ne vous correspondent pas

- ne pas savoir se réjouir pour vous et briser votre enthousiasme (« tu es contente, hein !? »)

- vous accabler de clichés dévalorisants (« tu as toujours eu un sale caractère »)

- vous appréhender avec des vieilles lunettes sans s‘apercevoir que vous avez évolué.

- entraver votre émancipation

Si personne n’effectue ce formatage sur vous, vous-même n’êtes pas entrainé(e) à le faire, ce qui repousse les limites des possibles.


Ils ne savaient pas...Et donc, en termes de permissions, quand les parents ne sont pas là, vous pouvez :

- vous laisser guider par des tuteurs bienveillants dans des directions dont votre famille n’a pas idée (en termes de valeurs, éthique, culture, ouverture spirituelle…)
- décider tout(e) seul(e)
- laisser libre court à votre curiosité et oser des choses que les autres n’osent pas
- entreprendre
- prendre des risques
- vous dépenser tout votre saoûl
- vous faire plaisir
- vous laisser aller

tout cela, sans que personne vous dise que :
- ça ne se fait pas
- c’est dangereux
- vous feriez bien de vous méfier
- vous êtes Miss Catastrophes
- vous êtes une girouette,

ni vous fasse de prédictions démoralisantes.

En famille (d’origine), à l’âge adulte, quand ça marche, on se soutient, on s’entraide, on est prudents les uns pour les autres.
Mais jusqu’à quel point la prudence n’entrave-t-elle pas l’expérience ?
Quelle est la saveur d’une vie trop prudente ? Combien de personnes n’avancent-elles pas comme des somnambules ?
Qui serais-tu devenu(e) si, par crainte de l’inconnu, tu n’avais pas renoncé à cette expérience qui te tentait ?

Evidemment, pour ne parler que de moi, j’ai pris des risques, j’ai eu peur, j’ai eu mal et j’ai rencontré des loups…devant qui j’étais seule. On appelle ça des expériences. C’est le propre de la vie. L’attitude intelligente consiste alors – pour éviter le plan « victime » - à évaluer en quoi on a contribué au problème et – pour cultiver le plan « joie de vivre » - à faire en sorte de préserver sa fraîcheur , ne pas se crisper pour garder le goût de l’accueil…pour d’autres expériences, d’autres personnes.

Un jour, je me suis inquiétée de souvent me blesser et faire des gaffes. La personne à qui je parlais m’a répondu : « Vous êtes très active. Quand on ne fait rien, on ne fait pas de gaffes et l’on ne se blesse pas.…. »

Quand on vit, on avance. Et parce qu’on se fait plaisir, on évolue dans la joie…
Ca vous donne un petit air singulier et tant pis. Comme vous vous aimez, vous foncez en dépit de tout ça : ceux qui ont le décodeur savent qui vous êtes.

Allez! Faites votre liste rose et emmerdez les (en)vieux (ceux qui n’ont pas le courage d’oser et qui, pour cela, vous en veulent).

Hey Girl des Delays, l’un de mes groupes préférés.

23:58 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Days with my father

Philip Toledano

07:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions |  Facebook |

14/08/2008

La dune

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779868Avec ma guide nature préférée.96

07:26 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2008

Le désert...

Emilie SimonEmilie Simon, poupée de son

dont l'univers est si poétique...

08:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

10/08/2008

Oeh! On t'a vue!

vaches

une photo prise ce soir dans le village du petit ocelot.

21:19 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

09/08/2008

La liste rose

liste rose

06:51 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, how do i love thee |  Facebook |

07/08/2008

Petit Chou de Bruxelles

BébémaxVoici le présent auquel la Fée aux Nœuds ronds a pensé pour toi.
Elle sait de quoi elle parle : des sphères, en ce temps-là, elle a été choisie par un petit Max.
Et c’est un grand bienfait de te placer sous la tutelle spirituelle de Maurice Sendak.

meuble Max

 

 

 

 

 

Un meuble (que j’ai peint) dont le décor est issu de « Max et les Maximonstres »

(Pour les Grands, l’Ecole des Max, c’est par ici)

10:27 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : litterature |  Facebook |

04/08/2008

A l'attention de Philippe, Emmeline et qui veut...

lc_inuit_smUn fragment des Derniers Rois de Thulé

Une naissance, il y a quarante ans
: c'est l'hiver. La mère est à genoux sur l'illeq ou plate forme, en sueur sous les fourrures. Les visiteurs s'éloignent. Une vieille saisit les bras de la jeune femme crispée. On précipite la délivrance en lui comprimant le ventre avec une ceinture ou en le massant fortement.
En cas de nécessité, le mari se met derrière la femme sur l'illeq, prend le torse dans ses bras, enserre ses reins avec ses jambes et force la femme en arrière pour faciliter l'accouchement'.

La mère coupe, avec une écaille de moule ou un morceau de glace (aseptique par définition), ou avec les dents, le cordon ombilical, reconnaît au bas des reins la tache bleutée mongolique. C'est bien un fils d'Inuit. Vite, l'enfant léché par la mère est mis dans des peaux de lapin, poils à l'extérieur, et nettoyé avec des plumes de perdrix humidifiées.
Les vieux vêtements de la période prénatale sont jetés.

Durant un mois, un faisceau d'interdits isole et protège la jeune mère. Ainsi, lavée de la tête aux pieds, elle doit rester un certain temps encapuchonnée au dehors, quelle que soit la saison, mitaines aux mains, selon les rites anciens elle doit manger les pieds nus. Le premier jour, elle doit ne consommer que de la viande cuite dans la graisse et dans un pot en pierre de stéatite.
(…) Dans l’iglou, on visite la jeune mère, on se passe le « petit » de main en main ; on le fait crier, on l’embrasse on le lèche.
Chouine-t-il ? La mère de relever aussitôt sa veste et de lui tendre un sein gonflé que le bébé saisit goulûment. C’est avec la langue, en l’aspirant, que la mère nettoie la morve et qu’elle essuie délicatement son petit derrière souillé. Continue-t-il à chouiner ? Elle l’endort en se balançant sur un pied et en chantonnant….

Deux bonnes raisons de lire ce livre : Jean Malaurie dit que Thulé, c'est Lascaux vivant. Vivre parmi les Inuits lui a permis d'expérimenter le mode de vie de nos ancêtres, les Cro Mignons.
Par ailleurs, dans la mesure où les Inuits traversaient de fréquentes phases de pénurie, ils avaient organisé leur société autour d'un principe de solidarité que sous-tendait un système de parenté complexe, la parenté étant trrrès étendue.

ps : "il y a 40 ans", par rapport à la date de publication, ça correspond à 1910

On fête ça avec une pitrerie du post-tout Sébastien Tellier (sais pas ce que vous en pensez, je trouve que tout ce qu'il fait sent la parodie)

13:01 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

03/08/2008

Le goûter matrimonial des araignées

Coockie
Une balade avec Manon le long de la Sambre juste en amont de Charleroi.
En guest stars, quelques femelles bovines (sur les photos on voit un veau au pis).

Hier soir, il pleuvait et cette lumière aplatit tout.
J’ai fait la promenade au soleil deux jours auparavant. La rivière était plus calme et la végétation en bordure se reflétait dans l’eau : c’était plus graphique.
Enfin, on voit quand même que le lieu est joli.

On a gouté des fraises des bois (et on n’est pas mortes), des mûres.
Manon m’a fait des commentaires sur certaines fleurs, elle m’en a indiqué les vertus médicinales, m’a fait reconnaître le cri du geai. Elle m’a dit qu’on est à la période où certains oiseaux se regroupent déjà pour les migrations et où les araignées se reproduisent.

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09:53 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2008

Vert

Au début des portraits, je me demandais dans quelle couleur réaliser les ombres sur la chair. Quand le moment est venu, je vois. Mais là, je ne voyais rien. La première fois, j’ai essayé un glacis noir. Quelqu’un a qualifié ce premier portrait d’ectoplasme et il avait raison : ces ombres noires lui donnaient un air de macchabée. Mon seul vrai macchabée date de mon passage chez l’entrepreneur de pompes funèbres (cfr les tags « humeurs funèbres »). Il était joliment fardé et je lui trouvais un air plutôt bonhomme. Mais on m’a dit que parfois, ces gens-là avaient des marques noires dans les sillons naso-génien et ailleurs qui donnaient un petit air de Michael Jackson dans « Thriller ».

J’étais trop bête de me prendre la tête alors qu’au 19eme, on a tout fait dans toutes les couleurs … Et puis, j’ai fini par trouver : suivant les zones, je fais les ombres en sienne brûlée, terre brulée, en brun Van Dijck, en violet d’Egypte. Relax.

Rossetti- Helene de TroieIl y a quelques années, j’ai visité une expo consacrée à Dante Gabriele Rossetti à Amsterdam. Rossetti a réalisé les portraits de quelques rousses londoniennes à la peau très blanche et ses ombres étaient vertes. On le voit clairement sur ce portrait d’Hélène de Troie. Ce n’est singulier qu’en apparence : les gens qui ont la peau diaphane révèlent des veines aux couleurs bleues et vertes et j’ai déjà vu des ombres vertes sur des peaux très blanches…
Comme je fais ça constamment, je vois des choses qui peuvent échapper à un oeil profane : c’est le fruit de l’expérience.
Il y a autre chose, d’ailleurs : c’est que la représentation précède la perception et que l’on perçoit en fonction de préfigurations mentales qui nous permettent, par exemple de combler des lacunes mais aussi infléchissent notre perception en fonction de ce qu’on « sait » de l’objet : c’est ce qui nous rend invraisemblable l’idée d’ombres vertes sur la peau.

A une époque, j’ai logé au 4eme étage à Bruxelles. C’était l’hiver et je voyais le jour se lever sur les toits de Saint-Gilles. Un matin, j’ai vu une aurore verte. Et je me suis rappelé une peinture de Maxfield Parish où le ciel était vert. A l’époque, j’y avais vu l’effet d’un maniérisme quelconque…. Ouvrez l’œil : vous ferez des découvertes.

Tout ça pour dire que je vois maintenant du vert  sur les visages et que j’en mets dans les ombres. Pour fêter ça, si ça vous dit, cliquez sur le portrait d’Hélène de Troie.

07:59 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, j ai des visions |  Facebook |

01/08/2008

Diva Lady

Diva LadyVoici une illustration pour le post précédent : une mise en perspective rigolote de l’iconographie du marketing de masse des années ’50 -’70 dans « Diva Lady » de Divine Comedy, avec la tête bouffonne de Neil Hannon.

Roland Barthes n’est pas loin.

Pour voir ce clip ineffable, cliquez sur l"image.

Un petit Fernand Khnopff pour ne pas finir la soirée idiote.

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23:09 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, j hallucine |  Facebook |

La 11éme heure - La suite


Ce qui suit n’est pas de mon crû : ce sont des propos que j’ai entendus dans ce film.
Dans la mesure où, à mes yeux, l’essentiel réside en ce qui est à notre portée d’individus - là où nous pouvons agir au quotidien - je me limite ici à ce qui touche cet aspect. Certes, les USA constituent le cadre du propos mais sommes nous si peu concernés ?
(Je n’attribue pas les propos : vous les restituerez à leurs auteurs en voyant le film…que je prête volontiers à mes proches).


En tant qu’individus, nous contribuons à la dégradation de l’éco-système du fait de notre culture ou plutôt de notre inculture. En entrant à l’Université, un jeune aura passé des milliers d’heures devant la télévision (on estime cette durée à 4 heures par jour). Ce faisant, il sera capable d’identifier 1000 marques tandis que son ignorance est telle par rapport au milieu qu’il ne connaît que dix espèces propres à son environnement immédiat.
L’Américain moyen passe son temps à travailler et à consommer.
Nous formons une société de la consommation en tant qu’idéologie dominante et même une démocratie du consommateur dans la mesure où ce régime doit donner au consommateur ce qu’il veut au moment où il le veut : tout de suite.
Pour accéder à la racine du problème, il faut changer l’objet du désir. On ne convaincra pas les gens de la nécessité de sauver la planète en leur disant qu’ils font le mauvais choix : c’est l’idée d’expansion illimitée qu’il faut mettre en cause et passer du beaucoup avoir  au  bien-être. La consommation n’est pas un mal en soi : c’est le fait qu’elle soit excessive qui pose problème.

Si nous ne modifions pas  notre comportement, nous serons confrontés à la perte de la moitié de toutes les formes de vie sur terre.
Ce qu’on ignore, c’est à partir de quel moment, une fois qu’on aura perdu la biodiversité, tout le système commencera à se dégrader.

Nous ne sommes pas à l’abri d’un âge des ténèbres dont peu de personnes soupçonnent l’imminence. Si la conscience de ce qui menace la terre ne se développe pas, la transition risque d’être déchirante.
Le risque, c’est la destruction de la civilisation : ce dont il s’agit, c’est de sauver la capacité de la planète à supporter un système grâce auquel les humains pourront vivre à la recherche du bonheur.


Selon Deepak Shopra, « chacun fait du mieux qu’il peut en fonction de son niveau de conscience ».
Pour que l’humanité modifie ses habitudes, il faudrait augmenter le niveau de conscience de chacun en permanence.

Nous devons être plus lents et plus intelligents.
Etre plus lents c’est se dégager du consumérisme en tant que principal moyen d’expérience, refuser de voir nos existences arbitrées par les lois du marché, de les laisser modeler nos identités. Au lieu de faire de longs trajets, d’avoir une plus grosse voiture, une maison plus grande, profitons des produits locaux ; gardons du temps pour nous en prenant conscience que ces choses matérielles sont dévoreuses de temps car plus on possède, plus on doit travailler et plus on doit s’adapter au rythme ambiant afin de s’acheter ces biens.
L’autre facteur, c’est l’intelligence. Ici, il faut réintroduire une valeur d’avant la révolution industrielle : la frugalité qui correspond à une utilisation parcimonieuse des ressources. La nature n’est pas une ressource illimitée.

Il faudrait commencer par être bienveillant envers soi-même et avoir le cœur grand ouvert. Il faudrait encore prendre soin du lieu où l’on vit et l’aimer. L’amour, c'est la force qui nous rend pleinement humain et nous achemine vers la guérison.
Il ne s’agit pas que d’un problème de milieu : la détérioration de notre planète reflète notre état intérieur. Elle est le miroir du manque d’amour que nous avons pour nous-même.

Travaillez sur votre conscience et votre responsabilité.

« Je parie sur l’amour sur le fait que suffisamment de gens aiment leurs enfants, leurs petits enfants , les arbres et ce qui vit dans leur bois pour faire le pas nécessaire. Je n’espère pas : je vais vivre comme si ce que je fais est destiné à faire la différence. Ensemble, nous ferons la différence ».

11:25 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/07/2008

Balzac et le vieil Inuit

Balzac et la petite tailleuse chinoiseToujours en retard d’une guerre, je viens de découvrir les programmes TV de cette semaine.

Et donc, je n’ai pas attiré votre attention sur Balzac et la petite Tailleuse chinoise qui est passé sur ARTE dimanche dernier. C’est un film que Dai Sijie, ancien « ennemi du peuple » a réalisé - d’après son livre à caractère autobiographique - et tourné sur les lieux même de l’histoire originale. Il sera rediffusé sur ARTE le 4 aout à 14h55 mais à cette heure-là, en principe, on déborde de tonus. Moi, sauf en période d’alitement forcé, je ne regarde pas un film à 15h….

Ce soir, France 3 présente Mar Adentro d’Alejandro Amenabar.
J’avais choisi de ne pas le voir à sa sortie (moi, les gens alités….) mais ma revue favorite en fait un tel éloge… Et puis, depuis que j’ai vu les Fantomes de Goya, je suis amoureuse de Javier Bardem (quand il a une tête d’horrible cervidé).
Ce soir, je ne cherche pas de téloche : je vous prépare mon CR sur les mœurs des Inuit en 1950. Ca n’est pas sans lien avec ce livre de Norbert Elias dont j’avais parlé à certain(e)s d’entre vous, la Civilisation des Mœurs. On a des choses à apprendre en matière d’hygiène, de manières de table, de régulation des naissances, du rapport aux personnes du 4eme âge.
Voilà un avant goût : pour ne pas être une charge pour la communauté, qui était souvent au bord de la disette, les aînés se laissaient mourir.

09:31 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/07/2008

Ashes and snow

Ashes and snow
Quand la fenêtre du site s'ouvre, cliquez sur "explore".

06:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions |  Facebook |

24/07/2008

Martine à Arles

Martine et moi avons passé la journée à Arles. Martine pour le musée Réatu qui avait été entièrement colonisé par Christian Lacroix. Moi pour les rencontres photographiques dont le commissaire était Christian Lacroix.
Martine a découvert la cuisine libanaise. Moi, j’ai mangé des abricots devant un ventilateur du musée Réatu.

En photo, je n’ai pas vu ce que je connaissais (snif, Avedon) et n’ai donc fait que des découvertes. Je n’évoquerai que ce qui m’a touchée.

Première expo dans une chapelle réaffectée : Marcus Tomlinson. Quelques grandes photos qui avaient la luminosité des diapositives.  Un spot projetait une lumière de couleur variable sur chacune des photos et, suivant la couleur, différentes zones des volumes étaient mises en lumière.
Au centre, sur un écran, défilaient une série de photos dont la succession constituait un film où l’on voyait des personnes costumées façon Philippe Decouflé effectuer une chorégraphie expressionniste sur une musique qui m’a plu et dont je ne sais plus rien dire… Regardez le site de Marcus Tomlinson : ce ne sont pas les photos que j’ai vues mais cela vous aidera à comprendre de quoi je parle.

Tim WalkerMartine s’est passionnée pour les photos de Tim Walker qui crée des mises en scène ironiquement inspirées de l’univers des contes. C’est ludique et pétillant comme l’univers de Martine. En cliquant sur la photo de Tim Walker vous en verrez une série d’autres. En grand format, c’est mieux.
Jean-Eude(Tiens, en passant, voilà une photo de l’intérieur de « Petit Béguin », la boutique de Martine à Uzès. Dans le miroir, à droite, on devine le buste impudique d’hier).

Pas particulièrement esthétiques mais intéressants et ludiques : les autoportraits de Samuel Fosso. Enfin…ce ne sont pas des autoportraits : Fosso crée des situations impliquant des personnages ou des types connus : Bokassa, Mobutu, Césaire, le play-boy, la femme libérée… et il s’attribue le rôle. Ces mises en scène évoquent celles de Malick Sidibé qui, dans son studio de Bamako mettait en scène ses contemporains. Ce style n’est d’ailleurs pas étranger à la photo de studio telle qu’elle se pratiquait naguère chez nous. Les mises en scène de Fosso sont assez comiques et, dans la mesure où Fosso est plutôt beau gars, c'est assez plaisant.

Avec Pierre Gonnord, et Guido Mocafico, nous entrons dans la catégorie des « idoles ». Ce sont mes découvertes fabuleuses de ces rencontres.

Pierre GonnordPierre Gonnord vit et travaille en Espagne. La série exposée à Arles se compose de portraits de laissés pour compte rencontrés dans la rue. Les photos font plus ou moins 1 mètre de coté. Les personnes posent devant un fond neutre. Elles sont éclairées en clair-obscur et photographiées avec une précision étourdissante. La plupart des visages portent des blessures, des cicatrices; des dents manquent ; les cheveux sont ébouriffés. Les personnes sont visiblement éprouvées par l'existence. En même temps, ainsi photographiés, la plupart de ces visages dégagent une dignité qui donne une puissance étonnante aux portraits de Gonnord. Ce style très pictural me fait penser aux portraits d’Ingres.
 

Pour les photographies de Guido Mocafico, je copie-colle paresseusement le texte de la fiche des Rencontres : “Le jour où un spectateur regardant mes tirages m'a demandé pourquoi j'avais photographié des tableaux, j'ai compris que mon but, l'illusion, était atteint» dit Mocafico.

Guido Mocafico revisite les grands peintres de nature morte des XVlle et XVlIle siècles. Natures mortes de table, bouquets et vanités reprennent, dans une étude obsessionnelle des rapports de lumière, de couleur et de texture, les codes de composition des natures mortes de Pieter Claesz, Jan Bruegel, Jan Davidsz de Heem, Jean Baptiste Siméon Chardin ou Abraham van der Schoor...
Ces peintures imitaient la nature. Guido Mocafico imite la peinture, d'après nature. La mise en abyme est double, le spectateur induit en erreur.

Notez que Mocafico a realise ses images avec le concours d’un styliste culinaire, d’un set designer et de stylistes fleurs.

Ca se passe ici

22:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, photographie, j ai des visions |  Facebook |

21/07/2008

"A cette époque-là,

Willy Ronis

je songeais souvent tristement à l'aridité des relations entre les sexes, à la distance qui semblait séparer même la plupart des gens mariés. Je pensais que c'était lié au fait qu'il n'y avait pas de bidets dans les salles de bain".

Un fragment de "Eloge des Femmes mûres" de Stephen Vizinczey, un roman que Pierre a mis entre les mains de Martine qui l'a déposé sur ma table de nuit.
C'est un roman initiatique pudique, plein d'ironie et d'humanité et surtout superbement écrit.

Une photo de Willy Ronis

16:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : texte, photographie |  Facebook |

20/07/2008

Weegee

wg1-7 L'univers de WeeGee assorti de commentaires sympas.

Cliquez sur l"image

19:35 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie |  Facebook |

19/07/2008

minis minous et autres sujets captivants

minuit Pendant que j’étais au loin, occupée à me faire perforer les tendons d’Achille par les moustiques d’Uzège, the dark side of my mind – entendez Minuit, ma mini chatte noire – a fugué durant 4 jours. 4 jours d’inquiétude pour la voir rappliquer avec de grands cris dès que je l’ai appelée.

Une autre surprise sur laquelle on ne va pas s’énerver : J’ai vu de mes yeux « l’Origine du Monde » de Gustave Courbet. Eh bien, le tableau est tout mini – grandeur « nature », en fait : quelque chose comme 40/50 cm.
L’expo est coproduite par le Metropolitan de New-York et le Grand Palais à Paris et elle achève son parcours au Musée Fabre à Montpellier où je l’ai vue.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Sinon le plan minou – qui est loin d’être le seul sujet d’intérêt et le seul motif pour lequel Courbet fut mis au pilori - l’expo présente de nombreux autoportraits lesquels, un peu à la manière des autoportraits de Rembrandt, permettent de constater les ravages du temps. L’ensemble conjoint fonctionne un peu comme une vanité. Par ailleurs, il y a une toute grande différence avec la façon dont procédait Rembrandt : à l’époque de Courbet, les peintres collaboraient avec des photographes et travaillaient finalement peu sur le motif.
On a particulièrement reproché à Courbet le réalisme « répugnant » avec lequel il figurait le corps féminin : l’hypertrophie des hanches, les fossettes dans le dos (c’est le langage de Théophile Gauthier), la lascivité des postures, les corsages défaits… Tout cela va à l’encontre de la figuration académique qui soumettait la représentation à des canons.
A l’opposé d’un Ingres qui, par souci esthétique, trahissait parfois la vérité anatomique, Courbet n’estompe pas les formes dans le sens d’une esthétisation mais, fréquemment, les accentue, au contraire, notamment par le travail sur la lumière. L’influence de la photo y est pour quelque chose : celle-ci permet de s’attarder sur ce que l’on voit et de s’approcher davantage du réel.
Par ailleurs, le fait de figurer des scènes de genre d’après une mise en scène photographiée met également à mal la représentation académique : dans la réalité, les gens ne sont pas tous tournés dans la même direction (à savoir, face au spectateur, comme dans la mise en scène dramatique classique)…ce qui nous donne parfois des gens vus de dos…de la même manière que chez Degas - qui fait intervenir la notion de hors champ - on a des gens, des objets, des chevaux, coupés en 2 ou dont on ne voit pas le visage.

A Montpellier, juste en face du très beau musée Fabre, j’ai visité l’expo consacrée aux photographies de WeeGee qui pratiquait une forme de réalisme d’un genre parfois comparable à celui de Courbet. Parmi les reproches exprimés à l’encontre de Courbet, on note l’intérêt pour des sujets mineurs (« Un enterrement à Ornans » est comme la réponse en mode mineur au « Sacre de l’Empereur » de David. On n’y voit que des inconnus célébrant un événement sans intérêt pour la nation et l’Histoire…). De même, si l’on compare la correspondance de Courbet aux déclarations de WeeGee, on s’aperçoit que l’intérêt pour les sujets mineurs (chez WeeGee, la fréquentation des milieux interlopes et, à titre de photographe de presse, le travail de nuit qui l’amenait à se cantonner à l’univers du fait divers) relève d’une stratégie ayant pour vocation de faire la différence et, donc de se distinguer. Dans sa jeunesse, Courbet se réjouissait de susciter la polémique qui, disait-il, donnait le mesure de l'importance qu'on lui prêtait.

23:01 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, photographie |  Facebook |

06/07/2008

the 11th hour


the-11th-hourLeonardo DiCaprio est connu comme un  militant écolo. Dans un autre créneau, il agit à la façon de Georges Clooney : ses films commerciaux servent des desseins plus consistants.
Dans la veine de « An unconvenient truth », « we feed the world » et, bien avant cela, à la fin des années ’70, les films de Godfrey Reggio , « Koyaanisqatsi » et « Powaqqatsi »,  DiCaprio a produit « the 11th hour », un film consacré aux effets de l’industrialisation, de la mondialisation et à la dégradation de la vie au sens global, qu’il s’agisse du rapport à soi-même, du rapport à autrui et de l’interaction avec le milieu, la nature. En cela, il rejoint le propos de Felix Guattari dans « Les 3 Ecologies », un livre déjà ancien, où Guattari soulignait la solidarité de ces trois instances.

Comme cela arrive parfois, la traduction du titre en français trahit le propos : « the 11th hour » a été traduit par « la onzième heure » alors qu’il aurait fallu écrire « la vingt-troisième heure ». Peut-être était-ce trop long…Pourtant, ce que veut précisément signifier ce titre c’est : « Il est 23h59 et 59 secondes sur l’horloge de l’histoire de l’humanité… » selon les dires de l’un des intervenants du film. Sous-entendez : « il est temps de se manier le derrière».

Le film de Leonardo est mal fichu. Selon moi, il n’offre aucun plaisir cinéphilique. Leonardo n’est pas un communicateur et son film n’arrive pas à la cheville de celui d’Al Gore. Il n’a pas non plus le talent de Georges Clooney.
Leonardo mise sur son charisme : il apparaît à maintes reprises dans le film avec une fraicheur et une conviction qui plairont peut-être.
L’une des faiblesses du film - et en même temps l’un de ses intérêts - réside dans le nombre invraisemblable d’intervenants qui rend le propos indigeste.
Mais le message y est. Le film ose, par exemple, présenter le point de vue de différentes religions. Et, en raison de son intérêt, je vous encourage à le regarder si vous parvenez à mettre la main dessus. En effet, dans la mesure où Léonardo a opté pour la congruence (genre : « je fais ce que je dis »), le film n’a pas été édité sur pellicule, n’a donc pas été distribué via les réseaux propres au modèle décrié. Il a été édité sur des matériaux recyclables via des réseaux de proximité relative. Mon exemplaire faisait partie d’un package proposé par Le Vif l’Express. 

Dans la mesure où je me vois mal résumer l’ensemble du propos, les prochains jours, je proposerai ici des bribes d’informations que j’ai retenues. Pour le reste, je vous suggère d’aller faire un tour sur le site et de vous procurer le dvd qui, d'après Philippe, est disponible à la Médiathèque.

Le lien sur l'image vous donne accès au site.
On y trouve des idées d'actions accessibles au citoyen Lambda.

 

20:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

05/07/2008

Il n'y a pas de vérité en photographie

avedon3Et il n'y a pas une seule vérité chez quelqu'un.
Mes portraits sont davantage un reflet de moi-même que des personnes que je photographie".

Richard Avedon

(Au Musée du Jeu de Paume jusqu'au 28 septembre). 

14:22 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie |  Facebook |

03/07/2008

Aurore, Lisa et Zekyie

 lisa. Patricia Mignone

 

 

C'est vrai , j'ai déjà montré le portrait de Lisa. Mais là, il est fini.

 

aurore.Patricia MignoneVoici celui d'Aurore qui est également terminé. 

 

 

 

 

zekyie Ici, c'est un tableau qui est en cours de réalisation.
Je viens juste de passer le premier glacis  de couleurs.
Dans son état actuel, il a l'étrangeté d'un portrait de vierge de...je sais plus qui! Il faut que je retrouve!
J'aime bien travailler sur ce tableau parce qu'il est d'une netteté dont je n'ai pas l'habitude : le fond était très lisse, je le ponce entre chaque couche pour éviter les reliefs intempestifs. Je ne me rappelle pas avoir eu un tableau aussi propre... (les portraits d'Aurore et Lisa sont très sales, par exemple...Je ne vous souhaite pas de les voir de près... ;o) )

C'est le portrait d'une jeune Turque. Il y en a un deuxième.

Il fait partie de la série inaugurée avec "Stephanie" où je joue avec les portraits féminins de Primitifs flamands.
Là, ce sont des portraits réalisés dans le style des Primitifs flamands.

Ils mesurent plus moins 25/35 cm 

19:56 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je m expose, je peins |  Facebook |

28/06/2008

Maître / Maîtresse

Patricia MignoneC’est bête que l’usage refuse à « maîtresse » certaines nuances propres à « maître » : on dit « un tableau de maître », pas « de maîtresse »…Heureusement, grâce à moi, ça va changer.
Votre primitive wallonne préférée vend son premier tableau.

Le monsieur l’a vu il y a un an. Je crois que son souvenir est légèrement biaisé : il le croit beaucoup plus grand qu’il n’est. Or, c’est un tout petit format : 14/15 cm.
En plus, il semble avoir oublié que le personnage a le crâne fendu…

J’ai dit : « ça me flatte ». Il a répondu : « c’est moi qui suis flatté que tu acceptes de me le vendre ». Je sais pas ce qu’ils ont, tous ces gens, à croire que je ne veux pas vendre….

Appelez-moi désormais « maîtresse » : je ne vous frapperai  que si vous me le demandez.

00:50 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, je m expose, je peins |  Facebook |

27/06/2008

certes

ArteA l'époque du Loft, j'avais parlé, en me référant à la télévision berlusconienne, de "fascisme rampant". Cette expression avait fait beaucoup de bruit. Or, je la maintiens : je pense que le fascisme commence par le décervelage et l'abêtissement des esprits.

Jérôme Clément, vice président de Arte.

16:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

26/06/2008

la langue

MomuLe chemin secret pour toucher l'autre, pour lui ouvrir les yeux, c'est la langue. La langue est pour moi un outil qu'on propose au lecteur, afin de l'aider à comprendre l'univers dans lequel il vit, donc à mieux vivre. Peut être que je me trompe complètement, mais c'est ainsi que je vois la littérature. En tout cas, c'est comme ça que, moi, je l'ai reçue. Quand j'avais 20 ans, je ne voyais pas bien le monde autour de moi, il était comme flou et incompréhensible. En fait, je ne savais pas où me placer pour le regarder. Et ce sont des écrivains qui m'ont montré à quoi il ressemblait. Des gens comme Salinger, Kerouac, Carver ou Hemingway. N'importe quel écrivain un peu sérieux se doit de travailler à cela. Occuper cette fonction là dans la société, à savoir être capable de décrire le monde dans lequel nous vivons, c'est vraiment une responsabilité importante. Parce que, quand vous ne disposez pas d'outils pour le comprendre, vous vous comportez mal envers les autres, vous êtes incapable d'affirmer et de confirmer votre attitude face à l'existence.

(...) Je ne comprends pas comment on peut être un individu vivant en société sans s'intéresser aux autres, sans apporter à la collectivité sa pierre à l'édifice.
A un moment de ma vie, je me suis dit que, peut être, maîtriser ma langue, le français, faire en sorte qu'elle ne meure pas et qu'elle continue à se revitaliser, était une fonction que je pouvais occuper dans ce monde. Il n'était pas certain que je sache le faire, mais il fallait essayer.
Aujourd'hui, j'écris depuis trente ans, mais je ne suis jamais vraiment satisfait. Ecrire, c'est un énorme travail. J'y pense tout le temps, je ne l'oublie pas même le temps d'un week end, je ne sais rien faire d'autre que m'asseoir devant ma machine et essayer de faire une phrase qui se tient, une phrase qui soit, d'une certaine façon, un miroir du monde dans lequel on vit. Une phrase qui contient le monde entier, comme celles de Carver. Et chaque phrase me pose problème, car chaque phrase doit être ainsi, parfaite. Une phrase seule, ce n'est rien, ça ne sert à rien. Il faut parvenir à tenir la note.   

Un fragment d'interview de Philippe Djian parue dans Telerama du 19 juin et une photo réalisée au Momu à Anvers.

22:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : litterature |  Facebook |

23/06/2008

Passez par ici

Image 1
Et consacrez-y une minute de temps en temps : ça peut aider.

Cliquez sur l'image. 

22:10 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/06/2008

De biais


Saint LeuCes quelques jours, ça s ‘est passe dans la rue à Amiens.
C’est une jolie ville qui est en rénovation depuis pas mal de temps déjà et qui, donc, a fière allure avec ses espaces verts joliment aménagés, ses vieux quartiers relookés, ses commerçants inspirés (Immo Emois, Petite Nature, La Bergère et le Crapaud…) . Amandine trouve qu’avec les canaux et la Somme toute fraîche, le quartier Saint-Leu a quelque chose de l’Isle sur la Sorgue.

Mais bon, avant d’arriver à Amiens, on traverse une  partie de la Somme, l’occasion de se rappeler ce qui s’y est passé. Le nombre de cimetières militaires a effaré Amandine. C’est la moindre des choses.

Dans la rue, à Amiens, le spectacle n’est pas qu’en face.
Voici quelques gentils minois vus de biais.

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21:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

14/06/2008

Leonard o' once again

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Cliquez sur l'image pour en voir une ribambelle de variantes.

 

 

 

07:06 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

13/06/2008

« Mon amoureux est un pompier

…Mais je sais pas où le trouver… »

elle s'appelle Sabine
Vous les avez déjà entendus ces mots?
C’est Sabine qui les prononce, dans « Elle s’appelle Sabine », un documentaire que Sandrine Bonnaire a consacré à sa sœur autiste. (En principe, vous auriez pu le voir à la télévision. Vous me direz que moi aussi, j’aurais pu le voir à la télévision mais…non : je figure parmi les 2% de Belges qui n’en ont pas).


Je n’ai pas trop aimé ce film.

J’ai récemment vu quelques films où il est question de personnes souffrant de maladies psychiatriques, internées ou non. Je me rappelle pêle-mêle « Fragments d’Antonin » (Gabriel le Bomin), « la Meglio Gioventù » (Marco Tullio Giordana), « Tarnation » (Jonathan Caouette), et « La moindre des choses » (Nicolas Philibert)… Les deux premiers sont des fictions - certes documentées - ce qui signifie que l’on cultive l’effet de réel et que le dispositif technique est écarté de la matière narrative. Dans la mesure où ce sont des fictions, ces deux films présentent également la différence avec les 3 autres que les protagonistes sont des comédiens. Du coup, même dans les moments les plus durs, ils restent regardables, ils gardent un coté attendrissant : Antonin est toujours mignon, même au pire de ses symptômes. Et chacun sait que la beauté est un bon moyen pour s’attirer la sympathie.

Les trois autres films sont des documentaires dans le cadre desquels les personnes concernées - les sujets du film - ne se préoccupent pas de l’image qu’elles donnent et soulignent régulièrement la présence de la camera en la regardant et en adressant la parole à la personne qui la manipule. Parfois, elles se mettent même en scène. Et elles sont moches. Sabine a toujours la bouche ouverte ; sa tête s’affaisse comme si elle s‘endormait, elle bave, tremble, crie, est agressive. Vous me direz que le but consistait justement à montrer à quel point cinq ans d’internement l’ont aliénée.
J’ai pourtant préféré les films de Nicolas Philibert et de Jonathan Caouette et je crois que cela tient au point de vue.

Jonathan Caouette entraine le spectateur dans une mélasse émotionnelle qui ne peut que rendre attachante sa mère, Renée, internée à l’initiative de ses parents à elle. Nicolas Philibert consacre son film à la préparation du spectacle d’été à la clinique psychiatrique de La Borde. Le physique expressionniste et la posture hypotonique laisse deviner le poids qui pèse sur les épaules de ces gens qui ne manquent pourtant pas d’humour (« noir, c’est noir. Il n’y a plus d’espoir » dit flegmatiquement l’un des pensionnaires) et de gaîté et entre lesquels on devine des liens, de l’affection.  Le regard de Philibert sur ce monde suscite un intérêt respectueux, un attendrissement curieux.
Bien qu’il s’agisse de sa sœur, Sandrine Bonnaire a adopté un point de vue trop détaché. Elle évoque, interroge, montre mais, singulièrement, son attachement ne filtre que dans les mots, pas dans le regard de la camera.

ps : un coq à l'âne à propos du fait ne ne pas avoir la TV.  Il est arrivé que des élèves me demandent si j'avais - au moins - l'électricité. On m'a aussi demandé (avec effroi) à quoi je consacrais mes soirées...

09:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, j ai des visions |  Facebook |