29/11/2007

Le p’tit Coeur de Jeff Koons

hangingHeartJeffKoonsCe coeur vaut 23,6 millions de dollars.

Jeff Koons devient ainsi l'artiste vivant détenant le record de l'oeuvre la plus chère en vente publique.

Son "Hanging Heart", un énorme coeur étincelant pendu à un noeud parfait, a été acquis pour 23,6 millions de dollars. Ce faisant, il détrône le record que détenait jusqu'à présent (également chez Sotheby's à New-York) Damien Hirst avec "Lullaby Spring", une armoire à pharmacie vendue pour 19,2 millions de dollars à Londres il y a moins de cinq mois, le 21 juin dernier.

 

 Des tonnes d’amour

"Hanging Heart" mesure près de 3 mètres de haut au total et pèse environ 1,5 tonne. La conception de l'oeuvre a demandé dix ans, et sa réalisation plus de 6.000 heures. La perfection plastique est à ce prix.... puisque c'est bien la perfection que cherchait l'artiste. En effet, plastiquement, il n'y a rien à redire à ce coeur en acier couvert de plus de dix couches de peinture pour se présenter dans son chatoiement actuel.

 

 Ecoeurant

Fort à propos, le catalogue de Sotheby's cite en parallèle à "Hanging Heart" une pensée du cinéaste Sergei Eisenstein qui, à propos de Walt Disney, se disait effrayé par son travail, cela en raison d'une perfection absolue de celui ci tant au niveau technique que par rapport aux sentiments humains mis en jeu. Nous ne sommes guère éloignés de l'oeuvre de Jeff Koons.

Michael Jackson-Jeff KoonsNé en Pennsylvanie il y a 55 ans, Koons, héritier du Pop Art, utilise toutes les techniques contemporaines à sa disposition pour créer un univers idyllique où tout possède la perfection de la féerie enfantine.On se souvient de la statue de Michael Jackson en porcelaine, ou des sculptures en acier représentant ces ballons en forme de chien. Koons plonge dans une imagerie consumériste dont il a le chic pour retirer les éléments les plus porteurs d'émerveillement kitsch. Évidemment, de ce trop plein de bons sentiments résulte un second degré qu'avaient déjà expérimenté les artistes du Pop Art il y a presque cinquante ans.

 

 La série dans laquelle s'inscrit "Hanging Heart" s'intitule "Celebration", et a débuté en 1994. Son point de départ est le divorce que connut Jeff Koons de la porno star La Cicciolina qui emmena leur fils en Italie. Les formes sont inspirées des fêtes d'anniversaire et autres occasions de présents. Les vingt sculptures et seize peintures nées de cette séparation apparaissent comme autant de cadeaux d'un père à son fils qu'il ne peut voir. À nouveau, des cadeaux au kitsch affirmé et revendiqué.

JEAN VOUET - Art Press

 

 Ps : je ne signe donc pas ce texte.

Le décor du Palazzo Grassi donne l’échelle du Cœur.

 

 Mince! Plus moyen de trouver des photos de l'époque où Jeff Koons se photographiait en position scabreuse avec sa porno-wife.

21:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art |  Facebook |

25/11/2007

Faites comme si j'avais rien dit

BiennaleVenise2007Une photo prise sur le site des Giardini à la Biennale d'art contemporain de Venise.

Dormez sur vos 2 oreilles : il n'y en aura pas d'autre : mon appareil est tombé en panne après la 5eme et j'en ai jeté 3.

21:52 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

L'exhibitionnisme

Ca'Rezzonico Il y en a chez qui ça commence vraiment tôt. Houlà!

 

 Une photo faite à la Ca'Rezzonico.

21:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/11/2007

C'est pour quand encore?

new-york_decay1 Le nom de l'auteur ne figurait pas auprès de l'image. Dommage.....

20:32 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, art |  Facebook |

20/11/2007

Laisse les gondoles à Venise (et les vaches seront bien gardées)

pigeonVenise, c’est bien l’endroit où l’idée ne me viendrait pas de me rendre pour le plaisir. Il faut dire que j’en ai fait le tour à trois reprises et que du coup, genoeg is enough.

Ce qui est insupportable à Venise, c’est qu’ils ont tellement intégré le principe du tourisme de masse que, quoi que vous fassiez, vous vous faites pigeonner jusqu’à l’os. Il faut pourtant bien s’accorder le minimum vital dans le créneau dormir et manger.

 

 On m’a proposé une chambre d’une personne que j’ai refusée. Le terme « piccola » associé à « camera » m’avait, en effet, conduite à interroger sur la superficie de la chambre qu’on me proposait pour apprendre qu’elle faisait 6m2. Me voilà donc dans une chambre double pour 70 euros. A ce tarif-là, vous entendez les voisins (de maison) s’engueuler la moitié de la soirée et le voisin (de chambre) ronfler la moitié de la nuit. Quand vous vous éveillez, les radiateurs sont froids alors qu’il fait 1 degré dehors et…vous êtes prié d’aller déjeuner ailleurs car ce n’est pas compris dans le prix.

 

 Vous voulez 1 café ? C’est 2 euros. Vous voulez le prendre à table ? C’est 4 euros.

Vous avez faim ? La lasagne qu’on vous sert est froide au milieu et l’on espère que vous serez assez bête pour prendre la dinde de votre escalope milanaise pour du veau.

 

 Vous voulez vous venger de tant d’adversité ?

Pour l’instant, je n’ai rien de mieux à vous suggérer que de faire trois jours de déplacements en vaporetto avec un billet valable pour 24 heures.

 

 Dernières recommandations :

- dès deux personnes mieux vaut louer un appartement et faire vous-même votre tambouille. Ce que vous confectionnerez vous-même sera toujours plus gastronomique que ce qu’on vous propose dans les restos.

- Prenez votre parapluie : les gondoles n’empêchent pas les intempéries

- Pour prévenir l’ennui, emportez les œuvres de Sophie Calle et ne lisez pas « la correspondante » de Eric Holder, un livre d’une inconsistance à pleurer (très vénitien, tout compte fait).

23:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

19/11/2007

Prenez soin de vous

Sophie_calle2Vendredi, au cours (où je suis élève), ça a chahuté : le prof parlait de Sophie Calle, du projet des « dormeurs » et un élève s’est exclamé : « qu’est-ce que ça a d’artistique ? ». A l’heure actuelle, on pourrait poser la question au sujet de plein de gens. Sophie Calle, elle, dédie « les Dormeurs » à Bertrand Lamarche-Vadel, commissaire de la Biennale de Paris en 1979, qui lui a conféré le statut d’artiste. Et c’est ce que le prof à répondu au chahuteur : aujourd’hui, c’est le public – l’institution - qui désigne l’artiste.

 

 A la Biennale, j’ai trouvé deux autres réponses sympas. L’une disait en substance que l’art montre ce qu’il y a d’extraordinaire en l’ordinaire. L’autre disait que l’art apparaît comme compréhension critique de l’existence et de tout ce qui constitue l’expérience.

 

 Enfin… moi, j’aime ce que fait Sophie Calle.

Hier, j’étais malade : la découverte du pavillon français de la Biennale a donné de la légèreté et du sens à ce voyage que je regrettais d’avoir entrepris.

 

 Selon l’habitude, pour commencer, Sophie Calle explique l’idée qui a présidé à l’ensemble du projet : 'J' ai reçu un mail de rupture. Je n'ai pas su répondre. C'était comme s'il ne m'était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous.J'ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J'ai demandé à cent sept femmes - dont une à plumes et deux en bois -, choisies pour leur métier, leur talent, d'interpréter la lettre sous un angle professionnel. L'analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer. L'épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi.'

 

 Sophie Calle filme et photographie. Les autres écrivent et interprètent, chacune dans son langage. La lettre se trouve transcrite en braille, traduite en latin, en anglais, chorégraphiée, interprétée en langage des signes, analysée selon maints points de vue – juridique, prosodique, stylistique, psychanalytique, divinatoire, etc

 

 L’ensemble est intelligent, comique, cathartique et offre matière à un deuil en fanfare.

17:34 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photographie |  Facebook |

16/11/2007

Lettres d'Iwo Jima

Lettres d'Iwo Jima« Lettres d’Iwo Jima » et « Mémoires de Nos pères » sont deux films jumeaux réalisés en même temps par Clint Eastwood. Autour de la bataille d’Iwo Jima - un ilot stratégique situé à l’avant poste de la capitale - Eastwood a raconté l’événement du point de vue des Japonais, pour « Lettres d’Iwo Jima » et du point de vue des Americains, pour « Memoires de Nos Pères », une manière de rendre hommage à l’humanité des hommes qui ont été impliqués dans cette guerre, et dans la guerre en général.

 

 Je n’ai encore vu que « Lettres d’Iwo Jima », un film émouvant à plus d’un titre. Si le récit est classique – il retrace l’histoire d’une défaite annoncée et conduit donc à l’anéantissement des Japonais trop peu nombreux pour résister aux assauts des Americains – la narration est touchante par le motif original qui la sous-tend. Des lettres - seule trace de l’existence de ces hommes morts au combat – ont été ensevelies peu avant que l'ensemble des guerriers japonais ne soient anéantis. Leur publication a inspiré à Eastwood le désir de présenter l’événement d’un point de vue dialectique. Ces lettres lues au fil du récit ont pour effet de déployer l’espace bien au-delà du champ de bataille, en direction des personnes que chérissent les soldats, vers la vie dont ils sont séparés, les amitiés qui étaient les leurs, leur existence humble ou fastueuse. Bref, elles en font des êtres réels dans leur fragile simplicité, des êtres qui souffrent et ont peur, tombés là par malchance et à leur corps défendant… à cent lieues des machines à tuer suintant la testostérone dont les films de guerre nous gavent souvent.

 

  La distribution de « Lettres d’Iwo Jima » repose sur des acteurs réputés au Japon et dont l’implication est particulière parce qu’il s’agit d’une tranche honteuse de l’histoire de la guerre – des soldats chargés de défendre l’ilot jusqu’au dernier et cependant abandonnés par la hiérarchie – qui, de ce fait, n’a jamais eu l’honneur des manuels d’histoire. Personne au Japon n’avait entendu parler de la Bataille d’Iwo Jima. Les recherches qui ont été menées en vue de conférer à la restitution la meilleure authenticité ont pourtant permis de constater que des hommes remarquables figuraient parmi le commandement.

Hormis leur professionnalisme, on perçoit très nettement dans le jeu des acteurs une dignité qui ne traduit pas seulement celle des personnages mais semble constituer comme leur propre hommage à leurs pères.

 

 Au-delà de la qualité du casting, on est touché par la jeunesse des soldats autant japonais qu’américains. Les traits tendres de certains d’entre eux les montrent à peine sortis de l’enfance tel ce soldat américain recueilli par l’un des groupes de soldats japonais. Lorsque celui-ci succombe à ses blessures, on lit une lettre écrite par sa mère qui témoigne d’une existence en tous points semblable à celle des jeunes Japonais qui découvrent alors l’absurdité d’une guerre où s’opposent des hommes simplement humains qui n’ont pas demandé à être là.

22:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

13/11/2007

Yo! Un graphiste qui a des lettres, ça console.

Cette création de Max Tilgenkamp (à droite) est parue dans Le Soir de ce 13 novembre.Bacon-Tilgenkamp2 A gauche, un fragment de "3 études de figures au pied d'une crucifixion de Francis Bacon. (visez la gamme chromatique...)

22:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, photographie, je n ecris pas |  Facebook |

12/11/2007

La faute à Courbet

Doris Mitsch

21:10 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photographie, je n ecris pas |  Facebook |

Ciceron à la sauce (professeur) Choron

lorem IpsumDe quoi témoignent les inepties rédactionnelles publiées à longueurs d'années dans les catalogues comme celui d'Ikea ou les dépliants des hypermarchés? De l'imbecillité des copywriters, de leur manque de motivation, du manque de coordination qui fait que des monstruosités pareilles accèdent à la publication?

 

 A défaut de comprendre, cultivons-nous : c'est de chez Ciceron que vient notre "Lorem ispum" cheri.

 

 nb : Pour la couette "Lorem Ipsum", l'offre est valable 10 jours : c'est écrit sur le machin!

21:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

Je me souviens

Du Palazzo Vecchio. Et Madame Bernard se retrouve sans le savoir avec un bout d'Italie renaissante dans son hall d'entrée. Ne pas mentionner ses sources!PatriciaMignone1PatriciaMignone2PatriciaMignone3PatriciaMignone4

20:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je peins, je n ecris pas, peinture, je m expose |  Facebook |

07/11/2007

Le Nouveau Monde

goyaJ’ai vu « Les Parasols », un carton de tapisserie de Goya qui m’a aussitôt fait penser au style de Giandomenico Tiepolo. Ca m’a donné envie de revoir une peinture inhabituelle de ce même Giandomenico où l’on voit un groupe de personnages vus de dos. Ces gens assistent à un spectacle forain. La fresque s’intitule « il mondo nuovo », fait 5 mètres de large et se trouve à la ‘Ca Rezzonico, un musée de Venise.

 

 Je me documente sur le sujet, me rappelle au passage que je viens de voir un beau film de Terrence Malik intitulé « The new world » et tombe sur deux beaux textes dont voici des fragments.

Pourquoi écrire quand d’autres le font si bien ?

 

 _tiepolo ca rezzonico« Ce qu’on voit ici, c’est l’envers, les coulisses, c’est le dos d’une trentaine de personnes, l’anti-portrait d’une foule.(…) nous sommes en coulisse, nous ne verrons rien du spectacle, nous n’en saurons rien, si ce n’est les mots que nous déchiffrons malaisément sur l’affichette, le titre de la fresque et, si nous prêtons l’oreille, le murmure qui monte de la foule curieuse : un monde nouveau ! Contentons-nous donc de regarder ces dos, ces nuques, ces jambes, mollets élégamment galbés des hommes, chevilles entrevues des femmes. Passons-les en revue indiscrètement puisqu’ils ne nous voient pas, qu’ils ignorent la présence d’un spectateur derrière eux.(…) Ce monde nouveau, alors que la révolution française renverse l’ordre ancien, alors que la République vénitienne décadente va tomber comme un fruit mûr devant Bonaparte, quel va-t-il être ? Une simple illusion, un rêve ? ou un gage de promesses, de bonheur, de liberté ? Cette peinture n’est qu’attente, que curiosité inquiète. »(1)

 

 Qorianka KilcherIl y a dans The New World la tentative d'une invention, ou d'une réinvention radicale de ce que peut vouloir dire « sentir » au cinéma, dégagée de toute considération spectaculaire, du sensationnel, de la recherche de « sensations fortes » justement. Là où la sensation, dans le « cinéma du spectacle », est provoquée par un assaut des sens, une accélération du montage et une explosion de décibels, ici, c'est grâce à la finesse avec laquelle chaque sens est tour à tour appelé, élevé, relâché puis repris, que la « sensation » advient.Il faut dire tout de suite que la sensation, telle que je l'entends, n'est pas qu'une vague impression sensible, on ne doit pas la confondre avec ce qui relève de la simple perception par les sens (l'ouïe, la vue, le toucher), ni de l'émotion que peut susciter un récit. La sensation serait plutôt de l'ordre de l'événement affectif et esthétique : elle résulte d'une perception complexe, envahissante, complète, et se présente sous le signe d'une expérience esthétique profonde, abolissant la distinction entre « le sentant et le senti ». Comme le note Deleuze, à propos de la peinture de Cézanne et de Bacon, la sensation est « à la fois je deviens dans la sensation et quelque chose arrive par la sensation. […] à la limite, c'est le même corps qui la donne et qui la reçoit, qui est à la fois objet et sujet. Moi spectateur, je n'éprouve la sensation qu'en entrant dans le tableau, en accédant à l'unité du sentant et du senti. »

Ce que The New World a de particulier, c'est que cet événement de la sensation provient tout entier de la « logique de la sensation », pour parler encore une fois comme Deleuze, que Malick a su déployer dans ce film et qui est au cœur de son sujet. En partant de ce constat, le film semble s'ouvrir, et sa force, apparaître intacte. Avant d'être politique, morale, littéraire, idéologique, romanesque, mythologique, ce qui intéresse Malick c'est de considérer la « relation » avec le Nouveau monde (Nouveau monde pour les Anglais, mais aussi Nouveau monde, à l'inverse, pour les Powhantas qui se déplacent en Angleterre) du point de vue de la « sensation » : filmer l'événement de sensations nouvelles (odeurs nouvelles, vue de végétations inconnues, textures nouvelles, mais aussi expérience du froid, de la peur, de la faim, de la douleur, de la folie), conjuguées à - ou engendrant - une rupture dans l'ordre et la saisie du temps (plongée dans ce qui semble être un rêve, ou encore un cauchemar).

Que peut vouloir signifier, sur le plan de la sensation, la découverte d'une nouvelle contrée, d'un nouveau peuple, d'une terre non défrichée à perte de vue ? Pour les autochtones, qu'a pu signifier l'apparition des premiers navires sur les côtes(2), le son d'une détonation d'un fusil, la vue des vitraux d'une cathédrale, des arbres taillés ?Comment rendre sensible ces complexes de sensation sans passer par des dialogues ou de l'action ? Comment rendre le temps d'une nouvelle expérience du temps, elle-même née du contact, du choc de deux compréhensions du temps, l'une cyclique, panthéiste, animiste, chevillée sur les processus de la nature ; l'autre calendaire, rationnelle, fondée sur la mesure, l'horlogerie, l'abstraction(3) ? Le mérite de Malick n'est pas seulement de présenter cette dichotomie et cette réflexion sur les « nouvelles sensations », mais de les faire passer uniquement par des moyens cinématographiques.

Il y parvient en intensifiant à un degré rarement atteint la « densité de réel » de ce qui est perçu grâce à l'utilisation (constant chez Malick) de la lumière naturelle, d'une pellicule 65mm(4)et à une direction photo stupéfiante qui donne le sentiment d'être constamment devant les choses, devant des peaux, des textures, de la lumière, d'entendre des sons neufs (« départ dans l'affection et les bruits neufs » écrit Rimbaud), se détachant l'un après l'autre sur fond de silence, ou pour « dialoguer » avec les voix des narrateurs et la musique. Le montage sonore et visuel est tout entier dédié à produire un rythme du monde, fait de battements, d'ellipses, d'entrecroisements lyriques, de temps superposés. C'est ce rythme qui organise les modulations de la sensation(5).

 

 1. Pour lire le texte complet, copiez-collez ce lien : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2007/07/20/un-nouveau-monde-a-cote-de-la-biennale/

2. Pour lire dans son ensemble le texte d’André Habi, copiez-collez : http://www.horschamp.qc.ca/article.php3?id_article=213

00:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas, cinema, peinture |  Facebook |

06/11/2007

Turner-Zao Wou Ki

Rien à voir...Turner-Zao Wou Ki

21:51 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, art |  Facebook |

Turner-Rothko

Toute coincidence est purement fortuiteTurner-Rothko

21:33 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture |  Facebook |

31/10/2007

Rubens : l'Enlèvement des Filles de Leucippe

J'ignore hélàs qui est l'auteur de l'adaptation et où la photo a été prise.Rubens

09:24 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, peinture |  Facebook |

26/10/2007

La faute des mères

MothersDayMes amis font n’importe quoi…Du genre, vouloir me marier.

C’est ainsi qu’on me présente n’importe qui.

Comme je partage quand même des centres d’intérêt avec lui, pour circonvenir l’animal, voir si oui ou non, je passe un peu de temps avec Lui. Après tout, si l’on n’observe pas, on ne peut pas réellement se faire une opinion. Or, il faut pouvoir dire « non merci » en connaissance de cause.

 

 L’animal est parfaitement auto-centré : rien qui tende vers moi…je veux dire, serait-ce pour témoigner du minimum réglementaire de courtoisie, du soupçon de galanterie qui laisserait croire que son père a(vait) du style. Mais non : il enfile son manteau, me regarde mettre le mien et s’excuse ensuite de n’avoir même pas pensé à m’aider….pour la forme, bien sur…c’est ça qui serait agréable.

Il me parle de la fille avec qui il a rompu il y a quelques mois. Elle aurait aimé qu’il ait des petites attentions pour elle – lui faire une surprise, lui apporter des fleurs…..Mais d’abord, « ce n’est pas dans sa nature » (entendez : "il n'a jamais vu son père avoir ce genre d'attention pour sa mère"). Ensuite, quand il regardait les fleurs se décomposer dans le vase, il pensait : « voilà x euros envolés. Avec ça, on serait bien allés au resto ».

 

 Il dit : « l’ennui, c’est que la libido fonctionne quand même…Ce qu’il me faudrait, c’est une fille qui accepte d’avoir des relations avec moi. Sans engagement ni d’un coté ni de l’autre. Une fille avec qui ce serait clair que c’est en attendant et qu’une fois qu’on tombe amoureux de la bonne personne, on se dise « bye bye » sans état d’âme »…Et ça n’a presque pas l’air d’un appel du pied.

 

 Il parle de sa mère et les larmes envahissent ses yeux.

Elle était admirable. D’une générosité, d’un dévouement, d’une humilité sans pareils.

Elle faisait tout : elle travaillait, faisait les courses, le ménage, rangeait, nettoyait. Tout.

Euh… ?! Et lui, son frère et leur père, où ils étaient pendant qu’elle faisait le larbin ? devant la nintendo, au rugby ou devant la téloche ?

 

 Les mères admirables font de leurs fils des égocentriques manchots qui croient que les chemises arrivent toutes seules propres et repassées dans les armoires, ignorent que « femme » ne signifie pas « domestique » et se demandent pourquoi ils se retrouvent tout seuls.

21:47 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

21/10/2007

Allez ! C’est encore râpé !

David LachapelleJ’ai râté la Fiac l’an dernier.

J’ai râté la Documenta cet été (mais c’est pas si grave : mes potes m’ont dit que c’était décevant). Et puis, grace à Emmeline, j’ai quand même visite Venise de loin.

 

 J’avais réservé mes billets de Thalys et le logement bien à l’avance pour la Fiac de cette année….Manque de bol : la grève des transports a eu une et une seule cible jeudi soir : mon train (et pas les autres, voyez-vous ça….). Vu les circonstances, j’ai certes bien été autorisée à prendre le train que je trouverais ; mais je me voyais mal prendre le risque de passer deux heures debout. Après tout, encore moyennement remusclée, si ma jambe paraît symétrique, c’est parce qu’elle fait de l’œdème : ne nous faisons pas d’illusions. Philosophe, je renonce donc à la Fiac et vais aussitôt m’acheter quelques revues pour compenser.

 

 Toscani-NolitaJ’achète PHOTO où figure en couverture le nouvel opus de David Lachapelle : un panoramique apocalyptique évoquant la fin cauchemardesque de notre société de consommation, un enchevêtrement de corps surnageant tels les naufragés de la Méduse sur les vestiges de ces enseignes prestigieuses qui constituent le rêve d’accomplissement ultime de certains de nos congénères occidentaux. Lachapelle clame la fin des valeurs, la fin d’une civilisation et en appelle à l’Eveil. Nous allons être amenés à poser des choix individuels cruciaux, affirme-t-il.

 

 Dans le même numero, on découvre une série de photos d'Isabelle Caro, la demoiselle qui a posé pour la campagne manifeste que Toscani a conçue pour Nolita et qui vient d‘être censurée en Italie.

 

 47Cette semaine, j’ai été poursuivie par la problématique du corps-machine. J’ai vu un film au sujet duquel j’avais hésité lors de sa sortie en salle : Taxidermia, du Hongrois Gyorgy Palfi.

Il s’agit d’une saga en mode mineur à travers laquelle on suit la biographie de losers qui ont pour point commun de focaliser leur attention sur le corps.

A la première génération, Vendel est un misérable larbin doté d’une libido dont la satisfaction est son premier souci. A défaut de mieux, pour combler cette insatiable machine à jouir, il se masturbe à tours de bras dans des situations parfois risibles (du genre, introduire son membre turgescent dans un trou laissé par un nœud de planche et se le faire piquer par un coq) qui auront finalement pour effet de lui couter la vie.

Vendel laisse un petit garçon né avec une queue de cochon, Kalman, qu’on retrouve à l’âge adulte embarqué dans la compétition professionnelle en bouffe sportive. Il s’agit d’ingurgiter les volumes de bouffe les plus importants, en faisant le vide entre les rounds pour pouvoir en rajouter au round suivant. Lors d’une compétition, Kalman tombe amoureux d’une athlète concourant dans la même discipline que lui.

damien hirstAprès une idylle comique où on les découvre en vacances, dans des situations kitsch aux couleurs flashy comme on en voyait dans les années ’60, ils donnent le jour à un petit garçon malingre, Lajos que l’on retrouve à l’âge adulte, devenu taxidermiste et achetant quotidiennement des quantités invraisemblables de chocolats que son père, devenu une montagne de graisse toujours éprise de gloire, consomme avec l’emballage.

Kalman élève 3 chats dont il compte faire des champions en bouffe sportive féline. Pour atteindre l’objectif pondéral qu’il leur a assigné, il fait nourrir les chats uniquement de matière grasse.

Un jour où il a une fois de plus insulté Lajos, celui-ci quitte la boutique pour n’y revenir que deux jours plus tard. Il trouve son père mort, le ventre perforé. Le regard de Lajos suit l’intestin jusque la cage des chats où l’un des félins mange de bon appétit. Lajos empaille alors son père. Au cours des séquences qui suivent, on assiste en gros plan à un travail de traitement de la chair et d’embaumement dont on finit par comprendre que Lajos est lui même l’objet. Après s’être recousu l’abdomen, dans un geste ultime, il actionne une machine qui achèvera le travail, vouant son corps à l’éternité d’une œuvre d’art. Découverts par un client, les corps de Lajos et son père seront installés au musée en grande pompe.

 

 korperweltenAssez controversé à sa sortie, ce film est intéressant par l’intérêt du discours qu’il tient quant au rapport que l’époque entretient au corps, réduit à l’état d’objet, traité comme une machine que l’on peut soumettre à tous les traitements. Ce faisant, il entre en résonance avec des démarches artistiques comme celle de Damien Hirst - ou pseudo-scientifiques - comme l’exposition Körperwelten dont les Bruxellois ont bénéficié il y a deux ans.

22:35 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, je n ecris pas, art |  Facebook |

09/10/2007

Midnight news

Kevin Rowland of Dexy's Midnight Runners Minuit est tellement adoptée que Celeste lui permet de la téter...et pas que 2 secondes et demie. Il faut dire que la générosité fait partie des gènes célestes : son frère dépose des petites souris dans l'écuelle du chaton qui partage sa compagnie.

 

 Pour fêter ça, tendez l'oreille du coté de la photo : vous entendrez "come on Eileen", un morceau bien kitsch des Dexys Midnight Runners, dont le leader, Kevin Rowland, chantait les bras croisés dans le dos, y compris sur scène.

22:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

07/10/2007

ceci est une fiction sans rapport avec la réalité - réservé aux 12 ans et plus

wilkinsonSuis pas sure que ce soit comique.

09:29 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

30/09/2007

Le Désespéré

Parfois, on manque d’inspiration pour verser son fiel sur son pire ennemi. Dans le genre infâme, je vous glisse le petit texte que voici. Ce n’est pas moi qui en suis l’auteur et l’objet n’est pas l’immonde Isalaide : c’est Dumas Fils qui lâche sa fiente sur Courbet. Si ça peut vous inspirer….

 

 Courbet-le-desespere« Sous quelle cloche, à l’aide de quel fumier, par suite de quelle mixture de vin, de bière, de mucus corrosif et d’œdème flatulent a pu pousser cette courge sonore et poilue ? De quel accouplement fabuleux d’une limace et d’un paon, de quelle antithèse génésique, de quel suintement sébacé peut avoir été générée, par exemple, cette chose que l’on appelle M.Gustave Courbet ? »

Tout ça provient du hors série que Telerama consacre à Courbet à l’occasion de l’expo du Grand Palais à Paris.

L’image reproduit un tableau de Courbet intitulé « Le Désespéré ». Je n’en ai hélas pas trouvé une reproduction qui soit de grand format et fidèle à l’original.

C’est ce tableau que Philippe Caubère avait choisi, in illo tempore, pour illustrer l’affiche de sa première version de sa « Danse du Diable ».

16:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

25/09/2007

question de point de vue

Le même à midi par Hans Holbein le JeuneHolbein_Christ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 et à minuit par MantegnaMantegna_Christ_mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Personnellement, je préfère sa soeur (une aquarelle de Vania Comoretti)vania comoretti

22:21 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, peinture |  Facebook |

24/09/2007

Trois petits tours autour de Minuit

Il y a eu Martine à toutes les sauces. Et l’on en pense ce qu’on veut.

 

 minuitMinuit, c’est autre chose. Eliade a bien commis un « Minuit a Serampore » mais – l’état bien connu de ma mémoire y est-il pour quelque chose ? – ce n’est pas en tant qu’auteur de fictions qu’il m’a laissé un souvenir impérissable.

Clint Eastwood a réalisé « Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal » avec mes idoles John Cusack et Kevin Spacey. Voilà plein de raisons pour l’emprunter à la Médiathèque.

J’oublie tout de suite « Midnight Express », un film à l’occasion duquel je me suis endormie dans la salle surchauffée de l’Arenberg, ce qui m’a permis d’en louper une bonne partie.

 

 minuit2Pour célébrer mon petit félin câlin il n’y a que le jazz qui vaille : comme j’hésite, voici « Round Midnight » dans les versions de Thelonius Monk, Miles Davis et Ella Fitzgerald (cliquer sur les photos).

 

 Et voici les dernières nouvelles : entre la dernière fois et aujourd’hui, on est passé de la guerre nucléaire à la guerre froide, option « chiens de faience ». Et maintenant, on joue. On joue à se battre, certes, mais en se flanquant des baffes de velours.

celeste4 jours pour passer de la guerre nucléaire à l’amour vache…Minuit, c’est autre chose, vrai !

 

 D’ailleurs, Minuit écrit. Voici un fragment de sa prose et son numero de téléphone := :::::::::::?)-pppp= :èèèèèèèèèèèè7022227

 

 Sur les photos, Minuit joue et Céleste supervise.

18:40 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

20/09/2007

Minuit

Bon : je viens d'adopter un petit chat, une petite femelle noire, dégourdie, câline, qui dialogue avec moi.

 

 Le souci c'est qu'elle est enrouée (elle a la voix d'une vieille fumeuse qui se les roule), a les sinus encombrés, de la conjonctivite...bref, A peine adoptée, elle est allée à l'entretien où je me suis entendu dire qu'elle souffrait de corysa, une maladie sexuellement transmise par une bactérie appelée chlamydia (mince! à sept semaines! déjà victime de mst!) qui s'installe dans les sinus et tout et se transforme en pneumonie si on n'intervient pas. C'est un truc dont souffrent souvent les chatons sous (mauvaise) influence.

C'est pas fini! Elle a aussi des vers! Voilà pourquoi son pelage est roux plutôt que noir.

 

 Bref! Pas de photo pour l'instant!

 

 Ah oui! J'ai oublié de dire que Céleste lui a déclaré la guerre nucléaire!

Moi qui ai adopté ce BB pour procurer un petit congénère à Celeste!

16:14 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

Biancaneve in napoletano

Biancaneve cliquez sur l'image et regardez jusqu'à la fin.

15:57 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, cinema |  Facebook |

11/09/2007

Il n'y a pas de mal à faire du bien

chatQuoique....les chats n'étant pas des veaux, certains réagissent plutôt mal à ce genre de manne. Céleste, par exemple....

Z'avez vu le petit postérieur tout rond du premier sur la photo : on dirait qu'il a perdu sa queue....

10:48 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, photographie |  Facebook |

09/09/2007

Mes ongles blancs pour Marie Arena

1Il y a une semaine, veille de mon retour à la maison, je me suis coupé les ongles, comme dans les films, on voit les fiancées de Jésus se couper les cheveux avant de revêtir le voile.

A maintes reprises au cours de ces deux mois, j’ai regardé mes doigts roses et mes ongles longs et blancs, ces indices patents de mon inactivité. Je les ai coupés en pensant, comme dans les situations médiatiques les plus catastrophiques, « plus jamais ça ». Vivent mes ongles jamais clean dont le manque de netteté est le symbole de ma joie de vivre !

 

 Ai-je écrit que quand j’ai eu mon accident, mes amis m’ont dit : « ca va te permettre de te reposer » ? Oui mais à ce moment-là, je n’étais pas fatiguée : au contraire, l’été commençait et je me préparais à une période d’activité intense. Je ne suis pas une carotteuse, vous vous rappelez ?

C’est l’inactivité qui m’a fatiguée. J’ai le cerveau aussi engourdi que le corps, la mémoire qui flanche ; je prends des décisions qui vont à l’encontre de mes intérêts, j’oublie de faire des choses que je dois impérativement faire.

 

 2Je suis rentrée chez moi le 2 septembre pour faire le constat complémentaire de mes ongles blancs : Les araignées ont colonisé l’auvent du jardin. l’herbe a poussé, les petits parterres sont envahis par le liseron qui ne laisse plus entrevoir aucune plante et vient lécher jusqu’à la marche de la maison, comme si le destin de tout ça avait été lié au mien et gisait dans le même état de sidération, proie offerte aux périls les plus aléatoires.

 

 A l’intérieur, la maison est pareille à elle-même. Il faut passer la main sur les surfaces pour constater que c’est sale. Rien d’indigne.

 

 3Je me suis attelée à la gestion du courrier administratif, la tache qui me pèse le plus d’ordinaire et qui m’a carrément angoissée quand j’ai vu le tas qui m’attendait. Amandine m’a conseillé de me préoccuper du plus urgent. Mais pour classer les choses selon ce critère, il faut jouir d’une présence d’esprit suffisante. Ce qui ne semble pas urgent dans la situation où vous êtes l’est peut-être aux yeux de ceux vis à vis de qui vous êtes tenu de rendre des comptes.

 

 La rentrée scolaire a eu lieu le 3 septembre.

Dans l’enseignement, il existe une institution qui est supposée terroriser tout le monde et qui est absolument prioritaire en cas d’absence et cela, quelle que soit votre situation. Peu importe que vous soyez seul sans personne pour vous rappeler qu’il y a urgence, que vos moyens (y compris mentaux) soient réduits (on appelle ça euphémiquement « être étourdi » ou « manquer de présence d’esprit »), que vous ayez trop peu l’expérience d’absences pour maladie pour vous rappeler qu’avant même de respirer, vous devez contacter MEDCONSULT et vous tenir à sa disposition.

4Je ne me suis rappelé que le 6 septembre que je devais signaler mon « incapacité de travail » à MEDCONSULT. Une représentante de cette institution m’a signalé très calmement au téléphone que je serais pénalisée pour cela. Entendez : je serai privée de rémunération au moins pour les 4 jours où je ne me suis pas manifestée.

A l’heure où, gagnée par la honte qui entache le PS l’administration réajuste sa dignité et où dans tous les services publics on constate un effort patent pour traiter aimablement le public, subsiste une institution inquisitoriale, dont l’action repressive est fondée sur le principe du procès d’intention et traduit à l’égard des enseignants un discours du genre : « bande de sales carotteurs, on vous fera la peau… »…..

 

  mes ongles blancsFaut que je me renseigne, mais je crois que c’est Marie Arena qui va recevoir une petite bafouille signée de mes doigts roses.

Comme elle aime l’art contemporain, je vais d’ailleurs réaliser une micro installation à sa gloire dans laquelle j’intégrerai mon reliquaire du 31 aout : mes rognures d’ongles blancs.

12:34 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

Tu crois?

045

12:07 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : je n ecris pas |  Facebook |

31/08/2007

Today is the day!

agecanonixil y en a qui se croient malins en marchant sur l'eau.

Moi, marcher sur 2 pinces sans béquille, je trouve déjà ça canon!

Yo!

13:53 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2007

Hug!

GeronimoDans les westerns de notre enfance, les Indiens étaient toujours les Néanderthaliens de service : des grosses brutes, vêtues de peaux de bêtes qui youyoutaient comme des déments en scalpant tout ce qui passait.

Il a fallu attendre la mouvance inaugurée (me semble-t-il) par Soldier Blue en 1970, pour voir les choses autrement : il suffisait qu’on nous les présente moins puérilement, plus conformément à leur réalité, pour qu’on verse des torrents de larmes sur leur sort.

 

 N’empêche ! Sous leurs airs butés, les Indiens d’Epinal étaient au moins des gens tendres. Si les versions françaises ont traduit leurs traditionnels « Hugh ! » par de virils « salut ! » ou « j’ai dit ! », la linguiste que je suis doit à la vérité historique de vous signaler que « Hug ! » (et non « Hugh !) signifie en réalité : « Un bisou! », (variante : « Un câlin ! »).

 

 Cliquez sur l’image.

Si vous en redemandez, copiez-collez le lien suivant dans votre fenêtre de navigation.

http://www.youtube.com/watch?v=x16rGcxDvIo

 

 C'est la photo du chef Geronimo.

11:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

27/08/2007

Peas and gloves

170434796_smallBurp ! Moi qui me réjouissais de revoir « La Fièvre du Samedi Soir », ça m’a plutôt donné des hauts le cœur.

Au fond, je me demande dans quel film j’ai apprécié Travolta.

La sensation qu’il a produite avec « Pulp Fiction » résultait du contraste, de l’effet de contre-emploi, avec le souvenir qu’on avait gardé de lui dans les comédies musicales qui constituaient ses références mythiques. Comme le cinéma est passablement auto-référentiel, lui aussi, le twist qu’il effectue en compagnie d’Uma Thurman vient opportunément parodier les chorégraphies non moins décadentes de l’époque disco.

 

 Ca doit être la musique des Bee Gees qui m’avait laissé un souvenir assez sympa de ce film qui, avec les trente ans qu’il a pris dans les gencives, me paraît complètement crado. Bonjour l’effet de réel…. Ca aurait pu être tourné en 2006 à Farciennes dans les locaux de la Maison pour Associations avec du matériel loué pour 50 euros à ladite Maison pour Associations. Et la version française – malencontreusement proposée par Arte – ne doit pas être sans effet sur la trivialité 175207des dialogues. C’est crado, macho, dégoulinant de sperme et on se demande si le cerveau faisait partie du kit de base des personnages. Bref ! A prendre avec des gants (en latex)…

Et puis, ça me rappelle des souvenirs assez entêtant aussi : une époque où je logeais à la cité universitaire dans une chambre séparée de la chambre voisine par l’épaisseur d’une brique. Au lieu d’aller au cours, ma très mignonne voisine recevait son très mignon copain et jouissait à longueurs de journées sur « I feel love » de Donna Summer.

Tournons la page !

 

 Voilà « Hairspray »… et revoilà Travolta déguisé en nana obèse quinquagénaire mariée à Christopher Walken. Les codes sont toujours ceux de la comédie musicale – caricaturaux - mais - miracle ! – au traditionnel geyser de testotérone a succédé un feu d’artifice de bons sentiments (sans rapport avec le réel, of course…) mais bien réjouissant tout de même. Au milieu du jeu de quille, une demoiselle (ça nous change de ces chefs de bande nazo-gominés), sorte de petite citrouille,hairsprayposterbig transfigurée en Blanche-Neige par sa grandeur d’âme et à l’égard de qui tous les garçons ne servent que de faire-valoir. Pour les gens qui ont des souvenirs des années ’60, on savourera les allusions, entre autres, aux Suprêmes (sans une molécule de Beyoncé Knowles, ma parole !), à Otis Redding…on appréciera combien les chorégraphies blacks sont devenues toniques – avec quelques allusions au style du non moins mythique Prince - et l’on se laissera joyeusement éclabousser par la joie de vivre de ce film aux chorégraphies à tomber raide.

 

 Et comme vendredi, je n’étais pas assez vigilante pour vous inciter avant tout ça à aller tester l’aigreur abyssale de « Tarnation », vous êtes quittes !

 

 Just feel the beat : cliquez sur les images.

17:15 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, cinema |  Facebook |