16/07/2007

L’INFIRMIERE EST UN ANGE.

L’INFIRMIERE EST UN ANGE. (C’EST POURQUOI ELLE MERITE SON PRENOM)/ET SES YEUX SONT BRUNS. (VOUS Y LIREZ MA VIOLENCE)/COMME ELLE SAIT TOUT FAIRE, ELLE A ACCEDE AU TITRE DE « POLYVOLANTE »/QUAND JE SERAI GUERIE, DES AILES LUI POUSSERONT//A LIEGE, SUR LA FOIRE ANNUELLE, plusieurs baraques servent des laquements. Personne n’est d’accord sur la graphie du terme. Est-ce « laquemans », « lackmans » ou autre chose ? Personne ne sait non plus de quoi se composent ces hideuses doubles gaufres farcies mais tout le monde s’en régale. C’est un must. A Bruxelles, c’est un peu pareil. Ils ont le « bodding », ou « pudding », ou « poudingue », un gâteau extremement dense composé selon la légende de restes de patisseries. A priori, c’est dégueulasse, non ? Si l’on en vend toujours, c’est pourtant que certains s’en régalent….SI TU Y CONSENS, Chère Lectrice, Cher Lecteur chéris, je t’invite à m’accompagner dans l’étrange expérience que je vis ici et qui se traduira pour toi par une absence de mise en forme. Tu bénéficieras de tranches épaisses de texte sans le levain des images et de la mise en page : du bloc posté dans son jus par Amandine à qui je ne vais pas demander l’effort supplémentaire de contourner les pièges que cet interface conçu pour PCusers tend aux gens qui ont du gout.VOICI DONC SEULEMENT DU TEXTE AU KILOMETRE pour plusieurs semaines.Ceux qui m’aiment y verront peut-être une expérience. La leur.

21:31 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/07/2007

Delvoye IV : Cloaca

Tout est économie, dit Delvoye. On ne peut y échapper. Fort de ce constat, ill fait coter en bourse Cloaca. C’est une manière de jouer avec la logique capitaliste.

 Comme artiste, il aime réfléchir sur l'art, sur la mythologie qui entoure l’artiste. Par exemple, pourquoi les artistes sont-ils pauvres étant donné le prestige dont ils jouissent et l'argent qui est brassé autour d'eux ?

 

 300px-Leonardo_da_Vinci_helicopter_and_lifting_wingEn ce qui concerne la conception de Cloaca, certains apparentent Wim Delvoye à Leonard de Vinci. Mais Vinci avait un objectif pratique : il concevait des machines supposées utiles.

 

 Cloaca existe en plusieurs exemplaires. C’est une reconstruction de l'appareil digestif humain réalisée avec le concours d’une équipe d’ingénieurs. La machine se nourrit de plats cuisinés qui, au fil de son parcours intestinal, passent de cuve en cuve, se transforment au fur et à mesure pour finir en excréments. « Cloaca est une hybridation homme-machine », dit l'artiste. Au terme du processus, les excréments sont mis en vente.

 Pour voir, copiez-coller la phrase suivante dans votre navigateur :

  http://www.cloaca.be/machines.htm

 

 A l’origine de Cloaca, Delvoye, lui, était fasciné à l’idée de concevoir une machine qui coute beaucoup d’efforts et ne serve à rien. « Quand j'étais étudiant, dit-il, j'avais l'exemple de Christo. Il m'épatait. Je n'avais pas compris que lui et d'autres vendaient des dessins autour de leurs grands projets. Je me disais que je ne pourrais jamais travailler pendant des années pour installer une œuvre qui doit durer six semaines. J'étais fasciné par ce choix de l'éphémère, mais j'avais un peu trop d'ego pour l'accepter pour moi-même. Je n'ai jamais oublié ces artistes. Cloaca est peut-être une façon de faire comme eux ». Ce que Delvoye ignorait à l’époque mais qu’il a donc parfaitement intégré par la suite, c’est qu’une démarche comme celle de Christo est la partie visible d’un énorme travail de production (en l’occurrence, accompli par la femme de l’artiste).

 

 dyn007_original_263_263_jpeg_2563798_437b017a55d7993501e3aed0395a0e95« J'ai cherché un truc compliqué, poursuit Delvoye, difficile à faire, cher, et qui ne mène à rien. J'ai d'abord eu l'idée de faire une machine sans finalité avant de concevoir une machine à faire du caca. J'ai pensé aux Temps modernes, à Chaplin, à sa machine à manger, à cette fascination du début du XXe siècle pour la machine.

 Des artistes comme Piero Manzoni, avec sa merde d'artiste en boîte, et Marcel Duchamp, avec La Mariée mise à nu par ses célibataires ainsi que La Broyeuse de chocolat ont plutôt été une source de légitimation de mon travail ».

 

 Cette idée de caca vient d'une autre histoire, poursuit Delvoye : c'est le meilleur garant de l'égalité.

 A l’époque, je parlais toujours d'égalité, c'était ma période des "objets démocratiques". Plébéiens. Prolétariens. J'en faisais beaucoup. Ils tombaient très bien dans cette époque de fascination pour l'objet. C'était le moment où Baudrillard parlait de l'objet qui nous séduit. Je faisais des scies circulaires, des buts de foot, des armoires, des objets un peu prolos. Tout le monde connaît un but de football ou une bonbonne de gaz.

 Ce sont des objets qui ont une "crédibilité de la rue".

 Ce n'est pas comme l'œuvre d'art : elle ne vaut rien dans la rue. En revanche, la cocaïne, ça vaut beaucoup.

 Et moi, je veux que l'art soit comme la cocaïne : s'il vaut beaucoup dans les musées, il doit aussi valoir beaucoup dans la rue. Je cherche à faire en sorte qu'il ait un "currency", une cotation. C'est un terme économique. Je le fais exprès.

 

 ps : la "broyeuse de chocolat" est un dispositif monté sur une plateau orné de pieds de style Louis XV. Il fait partie d'une installation de Marcel Duchamp intitulée "La mariée mise à nu par ses célibataires"

13:48 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, art |  Facebook |

Smile!

smileVite! Que je vous dise, les loups! Comme je sais que beaucoup d'entre vous m'aiment au point d'être bien stressés à l'idée de mon opération, je vous dis tout de suite que c'est pour demain.

 Par un concours de circonstances dont j'ai la spécialité, mon orthopédiste est tombé suffisamment malade pour se faire à son tour embarquer aux urgences...et donc, ses malades sont répartis sur ses collègues. Je serai opérée demain même heure. Comme ma présence à l'hopital était superflue, je suis rentrée.

 M I m'a écrit : "voilà encore un peu de temps pour bien manger et te reposer". Ce sera le haïku du jour.

 En ce qui concerne l'alimentation, eu égard à mon petit cahier de charges d'invalidité, je ne sais évidemment pas si je perds du poids...mais l'efficacité du régime sans lait se vérifie en tout cas sur Amandine....Des kilos s'effacent quelque part! Si c'était sur moi, ce serait bien!

 

 

 

 En attendant, voici de quoi nous divertir les neurones.

 L'image du jour est une photo "vernaculaire" : c'est le nouvel euphémisme qu'on a exhumé pour désigner les productions anecdotiques et locales réalisées sans référence à aucune norme ou aucun "idéal" esthétique.

 Dans le contexte de la globalisation, le terme "vernaculaire" trouve une valeur et des résonances qu'il n'avait jamais eues aupararavant. Sur certains points, il recouvre la notion de "kitsch" abordée dans le post du 1er juillet 07 consacré à Wim Delvoye

 Pour en voir des tonnes d'autres cliquez sur le sourire de la dame.

07:23 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, photographie |  Facebook |

10/07/2007

Don't worry : be happy!

Damagedtomorrow is the day

 everything is gonna be OK

 Oh Yeah!

19:14 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/07/2007

Melting potes marins

Au regard de l’histoire de l’humanité, le désenchantement est récent…. Il est né à la Renaissance, a continué à se lézarder avec les Lumières. Or, les Lumières, ce n’est pas si loin.

 

 

 Au Moyen-Age, en tout cas, on naviguait dans le Merveilleux.christensen_-_st_brendan_the_navigator

 

 Au 6eme siècle, un moine irlandais, Saint-Brendan, et quelques potes, sont partis à la recherche du Paradis. Et ils l’ont trouvé, figurez-vous.

  « Odyssée merveilleuse en même temps que quête, le « Voyage de saint Brandan » est un véritable bijou de la littérature médiévale.

 Brandan naquit au VIème siècle et devint abbé dans son pays, l'Irlande. Fort sage et bon, il avait pourtant une idée peu banale : visiter le Paradis avant sa mort. Sa quête est prétexte à un voyage fabuleux dans l'océan atlantique. On y rencontre diables et saints, griffons et dragons, volcans et icebergs.

 La mythologie grecque a inspiré ce récit qui reste cependant typiquement de son époque, mêlant la culture celtique aux miracles chrétiens.

 Célèbre durant tout le Moyen-Âge, le « Voyage de saint Brandan » a été conté avant d'être rédigé, en latin d'abord, puis en dialecte français en usage en Angleterre après la victoire de Guillaume le Conquérant », écrit Dominique Tixhon.

 Si cela vous intrigue, découvrez tout ça en détails sur le site passionné de Dominique Tixhon

 http://mypage.bluewin.ch/a-z/brandan/

 

 Croyez-vous que le Merveilleux ait à ce point déserté nos représentations?

 Quand j’étais petite, j’ai chanté « il était un petit navire », un grand classique des chansons pour enfants sages.

 A l’origine, ce n’était pas une chanson pour enfants mais un chanson populaire. Le contenu de la chanson indique qu’elle est de tradition orale (la mélodie, le tempo et les répétitions contribuaient à la mémorisation) et, sinon très ancienne, qu’elle véhicule des croyances et valeurs anciennes propres à la culture populaire, ce dont témoigne le caractère grandguignolesque de l'idée consistant à manger un compagnon (imagerie très proche de celle de la presse à sensation contemporaine...on imagine l'événement en couverture de "Détective"...) ainsi que l’issue de la chanson où le mousse obtient l’aide de la Sainte-Vierge….(suis même pas jalouse puisque Dominique et Bernard prient pour moi, pauvre pêcheuse...)

 

 Il monta sur le grand hunier

 Il fit au ciel une prière

 Interrogeant l'immensité

 O sainte Vierge, ô ma patronne

 Empêchez-les de me manger

 Au même instant un grand miracle

 Pour l'enfant fut réalisé

 Des p'tits poissons dans le navire

 Sautèrent bientôt par milliers

 On les prit on les mit à frire

 Et le p'tit mousse fut sauvé

 

 Si les faits relatés ne sont pas, eux aussi, fabuleux, il se peut que, de retour sur la terre ferme, le mousse soit allé déposer un ex voto.

15:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, litterature |  Facebook |

08/07/2007

Jussi Lehtiniemi

JussiLehtiniemiMy name is Jussi Lehtiniemi, 24 years old. I’m from Finland where I first attended a university course leading to an MA in Architecture. Although architecture interests me greatly, I always felt it took me away from my true calling, which is telling stories with images and fleshing out non-existent worlds.

 

  cliquez sur l'image pour l'agrandir.

03:34 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

07/07/2007

Certes

M146

09:46 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

06/07/2007

Des nouvelles du front

En l'occurrence, c'est plutôt "du genou"i922_2....Ce message s'adresse à mes amis, mes fans, mes élèves chéris... et les curieux....

 J’ai vu l’orthopédiste aujourd’hui qui estime les fractures trop vilaines pour les laisser faire leur chemin. Il dit qu’il faut d’autant plus intervenir que je suis quelqu’un d’énergique et précise que la guérison osseuse ne donne pas de garantie quant à l’intégrité des cartilages.

 

 Le probleme se situe sur la jambe gauche.

 

 Sur le dessin en annexe, j’ai tracé en rouge les deux fractures.

 Les pointillés rouges indiquent que la zone est affectée de fractures multiples.

 

 En bleu (il faut imaginer des objets plus rectilignes…), j’ai représenté les interventions envisagées : une plaque et deux vis pour tout resserrer.

 

 Je séjournerai trois jours à l’hopital, de mercredi à vendredi prochains.

 L'opération aura lieu sous péridurale (au secours! Je veux pas entendre qu'on fore dans moi!)

 J’aurai une atèle articulée d’un angle (pour commencer) de 30 degrés, et progressivement, on augmentera l’angle.

 Une cicatrice de 10 centimètres à l’extérieur de la jambe gauche.

 6 semaines de convalescence (chez Amandine).

 

 Au programme :

 Faire une prière à Saint-Sulpice (c'est une mission pour Dominique et Bernard, ça),

 Peindre,

 Dormir,

 Ecrire,

 Faire un remake de la tapisserie de Bayeux,

 Ecouter pousser mes cheveux soyeux,

 Ah oui ! Depuis que je ne mange plus lacté, perdre 5 kilos.

 Au bout du parcours, aller déposer mon atèle en guise d'ex voto à Saint-Sulpice, comme Sophie Calle (quoique...au prix où c'est, dit Amandine, ce serait plus pratique de la mettre aux enchères sur e-bay. En plus, ça ferait certes un peu moins installation... mais beaucoup plus marketing façon Wim Delvoye. Allez, hop! Je me tâte)

 

 Mercredi matin, autant mobiliser toutes les ressources imaginables.

 Merci de dire « Aom ! » à 10h08 et la force sera avec moi.

16:23 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/07/2007

Ciel d’orage pour Celeste

CelesteC’est une info pour le petit fan club de Celeste dont Robert est le président.

 Ce n’est pas Céleste qui nous donnera le petit Minuit, les amis.

 Le veto explique ça par la précocité, un accident de la nature ou tout ce qu’on voudra : Celeste a mis bas10 jours trop tot. Elle n’a pas pris soin des BB. Amandine et moi en avons extrait 2 de leur membrane mais Céleste les a négligés de telle sorte que le matin il n’en restait qu’un vivant. Je l’ai pris, lui ai apporté la chaleur et le soin dont j’étais capable mais c’est leur mère dont les prématurés ont besoin, si bien que ce dernier est mort, lui aussi.

 Comme Celeste saignait, le veto a supposé qu’elle en avait gardé un et a estimé qu’il fallait l’opérer. Voilà donc Celeste stérile.

 No kitten diary this time.

 Si cela vous dit, clickez sur l'image.

12:11 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humeurs funebres |  Facebook |

03/07/2007

démocratie vs démagogie

PabloEtAuroraSur son blog, Ingrid Colisis a posté cette lettre envoyée il y a deux mois à la Ministre Fadila Laanan. (si cela vous dit, copiez-collez la phrase suivante dans votre fenetre de navigation)

 http://www.ingridcolicis.be/professionnel/folder.2005-08-10.6642708153/folder.2005-10-08.5869468621/plonearticle.2007-05-25.2628944182

 

 Je trouve la réponse de la Ministre adroite et pertinente : la politique de Pierre Bolle n’est pas élitiste : elle est démocratique. Les gens sensés savent que la démocratie est l’opposé de la démagogie.

 

  Sans être aucunement impliquée dans la gestion du personnel du PBA et n’entretenant avec Pierre Bolle qu’une relation courtoise, j’ai été assez proche de lui professionnellement pour savoir qu’il a une conception passablement pragmatique de la gestion des ressources humaines : Pierre considère que quand on a affaire à des adultes, ceux-ci doivent être en mesure de gérer leurs conflits eux-mêmes. Il estime également que les gens sont supposés faire ce pour quoi ils sont payés.

 La rationalité de ce point de vue s’oppose, bien entendu, à la réalité : le souci, c’est que les gens fonctionnent à l’affectif, un affectif régressif et complaisant quand on vient les déranger dans leur routine.

 Alors, ils adoptent des comportements de mauvaise foi qui confinent au harcèlement. Et quand un groupe se mobilise dans cette attitude on vire au phénomène du bouc émissaire : c’est plus facile de désigner un seul “coupable” (et en effet, Pierre Bolle a le mauvais gout de ne pas “reconnaitre les personnes”, ce qui est pourtant, chez chacun, un besoin de base) que d’envisager, pour le groupe concerné, de mettre en cause sa propre attitude (qui consiste en l’occurrence à défendre son bout de gras, ses anciens privilèges, sans s’interroger sur l’adéquation de ses pratiques au besoin du terrain).

 

 Cela dit, Pierre Bolle a une politique culturelle réellement démocratique : dans la programmation de l’Eden/PBA, il y en a pour tous et les approches sont variées.

 

 De plus, depuis les tout débuts de la première mouture du Centre culturel (dans les années ‘70, je crois), une politique d’éducation à la culture et d’accompagnement du public a toujours été menée.

 En direction du public jeune, elle consiste en une programmation spécifique (à ce titre, la Communauté française de Belgique peut se prévaloir d’un ensemble de compagnies de spectacles pour jeunes publics d’une qualité reconnue largement au-delà de nos frontières) accompagnée d’un travail d’animation.

 En direction du public adulte, cette conception démocratique de la culture se traduit ponctuellement par un travail de décentralisation dans les communes, par un événement populaire tel que le festival Bis Arts ainsi que par l’action de l’Agence Sambraisie.

 

 Cette démarche s’inscrit dans la ligne d’une politique culturelle héritée de Malraux qui visait à permettre au plus grand nombre d’accéder à la culture (avec, pour visée, l’accès à un “plaisir intelligent” s’opposant à la jouissance fate qu’offre la culture de masse aux cerveaux paresseux).

 En cela, elle constitue un ilôt de résistance parmi d’autres à la politique de laminage cérébral qui résulte de la prégnance des médias de masse.

 

 Il faudrait d’ailleurs se rappeler que ce sont des idéologues de gauche (Brecht en tête) qui ont assigné à l’art et à la culture la tâche d’inciter à réfléchir sur l’état du monde. Ce n’est certes pas en servant au public carolo du mou narcoleptique comme certains sont enclins à le suggérer que l’on réveillera sa conscience politique.

 

  Ps : je constate que, dans une récente parution du Vif, Pierre Bolle ne figure pas parmi "les 30 personnalités qui comptent à Charleroi".

 Je peine à y voir autre chose qu’un choix délibéré : Pierre Bolle agit pertinemment pour la culture à Charleroi depuis bien plus longtemps que toutes les personnes mentionnées, qu’il s’agisse de Jacques Cerami, de Xavier Canone, de Pierre-Olivier Rollin ou Patrick Descamps – des personnes dont il ne s’agit évidemment pas de contester l’action.... - Il en va de même pour les personnalités politiques et médiatiques.

 C’est un casting hâtif et partisan.

 Je trouve cette exclusion déplorable, de même, du reste, que celle de Charleroi-Danse.

12:27 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

01/07/2007

Delvoye III : kitsch et glocal

8 grueL’œuvre de Delvoye se définit par la mise en œuvre d’un kitsch délibéré. Le dictionnaire définit comme « kitsch » un style et une attitude esthétique caractérisés par l'usage hétéroclite d'éléments démodés ou populaires considérés comme de mauvais goût par la culture établie et produits par l'économie industrielle ».

 

 Wim Delvoye souligne que le kitsch, le populaire et le folklore représentent tout ce que le modernisme a ignoré, ce qui fait de l’usage du kitsch dans l’art actuel une stratégie postmoderne.

 

 Alors que Greenberg opposait l'avant garde – comme dernier lieu de sauvegarde de la culture face à l'idéologie capitaliste - au kitsch, produit de la révolution industrielle, Wim Delvoye, lui, penche pour l'inclusion comme moyen d'interrogation.

 

 3S00098Pour Greenberg, la révolution industrielle, et l'exode qu'elle provoqua, annonçait l'avènement du kitsch comme réponse culturelle au désir des nouvelles masses urbaines ayant quitté leurs campagnes.

 Au temps de l'industrialisation a succédé le temps de la globalisation.

 Objets nomades, les oeuvres de Wim Delvoye manifestent alors les symptômes schizophréniques d'une époque dite offshore (qui emprunte ses référents tant dans la culture de masse que dans l'underground) dont ils sont en quelque sorte les pendants artistiques.

 

 Comme pour répondre à la globalisation, Delvoye s'invente « glocal », mot valise qui assemble « global » et « local » et désigne un point de convergence entre la culture majeure et la culture mineure, entre l’industriel et l’artisanal ». Il postule alors qu'être international à l’ère de la globalisation, n'est possible qu'en étant provincial.

 

 delvoye01De ce fait, ses oeuvres sont construites sur base d’un assemblage de signes de la culture populaire et de l'histoire de l'art résultant de choix tactiques.

 

 Ainsi, la série des Marble floor (cfr premier post sur Delvoye) est constituée de charcuteries diverses découpées, arrangées et photographiées de telle sorte qu'elles composent les motifs de sols marbrés évoquant inévitablement le faste architectural de grands palais.

 Cette rencontre de deux langages (celui du quotidien et celui du luxe) permet un nouveau regard qui séduit et fait sourire par l'écart qu'il contient.

 Il s'agit là d'inventer une forme sans antagonismes avec des éléments contraires.

 

 En ce qui concerne le kitsch, l'analyse de Baudrillard (1970) actualise celle de Greenberg : d'une mobilité géographique (celle de l'exode rural), on est passé à une mobilité sociale : pour Baudrillard, la progression sur l'échelle sociale, le changement de statut et la nécessité de manifester ce statut par des signes fonde la prolifération du kitsch.

 Résultat de la révolution industrielle, il devient ainsi le marqueur de la société de consommation.

 trophyDe plus, précise Baudrillard, le kitsch permet de donner une valeur à l'objet rare, il complète le diptyque de la valorisation marchande. « Kitsch et objet authentique » organisent ainsi à eux deux le monde de la consommation, selon la logique d'un matériel distinctif aujourd'hui toujours mouvant et en expansion.

 

 L’œuvre de Wim Delvoye pose des questions du style :

 -Qu'advient-il quand on réalise des oeuvres d'art (qui ont une valeur distinctive riche, car rares) avec des codes visuels populaires ou des objets de masse?

 - Que se passe t-il quand l'artiste use de formes culturelles « hautes » (le style Louis XV) pour ornementer des objets du quotidien ?

 

 6.cloacaExemples : Le Caterpillar devient unique grâce à son « croisement » avec une cathédrale. La Bétonnière s'extrait de sa banalité par son style Louis XV réalisé en Indonésie comme un faux antique baroque des Pays-Bas mais avec un répertoire local (la feuille de lotus a remplacé la feuille de chêne)...

 

 Delvoye inverse les référents, confond les catégories. Ce faisant, il dévoie les modèles de la société de consommation.

 

 Le paroxysme de cette parodie consiste à vendre sur internet les excréments produits par Cloaca (qui renvoie au symbole marchand par excellence, Coca Cola, dont Delvoye a parodié le logo) lesquels étaient en vente (sold out) sur Internet.

  http://www.cloaca.be

 

 Par sa mise en forme, Delvoye provoque la contamination de la valeur de l'objet kitsch par la valeur de l'objet rare, et réciproquement.

17:33 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, j ai des visions |  Facebook |

30/06/2007

aye aye aye aye aye

BB_aye_aye Votre bloggeuse préférée est brisée : la jambe et le poignet dans le platre...Mais vous voyez que ce n'est pas le poignet gauche...

 Entre un évanouissement et un râle, elle a peint avec son sang un Don Quichotte abstraitement figuratif pour un gentil infirmier.

 L'oeuvre s'intitule "sangue d'artista" , est signée et non datée (la date étant le 29 juin 2007). Elle comporte également un texte autographe que l'auteur a déjà oublié (il faut dire qu'elle était un peu à côté de ses pompes et donc de ses oeuvres).

 

 ps : entre les doigts de Dario Moreno, la bêbête sur la photo est un BB aye aye

16:56 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

28/06/2007

planter les choux à la mode de Karolingrad

Hier, j’ai lu des bribes du bouquin de Beigbeder. Mais attention ! Pas à la Bib ! Ca, c’est pas possible ! La bib n’a pas été autorisée à faire d'achat depuis 6 mois.

 ClaraJ’ai quand même trouvé sympa de m’improviser « Talent scout », moi aussi.

 C’est dans les Pays de l’Est que ça marche le mieux.

 A Karolingrad, on est à la source en matière de bimbos. Et voilà que je tombe sur la plus jolie bibliothécaire du coin. (Elle m’a priée de noter qu’elle ne venait pas des pays de l’Est mais n’en croyez rien : elle ment comme elle respire).

 Voici donc, Miss Klara, la plus jolie bibliothécaire de Karolingrad (voyez comme elle est débordée…).

 

 Pourquoi ai-je fait ma virée à la bib ce jour-là, croyez-vous ?

 Pour y lire les revues dont on est privés à l’Aca, of course.

 Eh bin, les loups, convaincue que vous auriez de la peine à me croire, j’ai photographié les rayons vides de la salle de lecture.

 C’est-y pas parfaitement lamentable ?

 

 

 Jusques à quand cela durera-t-il (je fais de gros efforts pour ne pas ponctuer cette question de 4 syllabes ordurières) ?

 A quand les tickets de rationnement ?

 Et quand brulera-t-on les bouquins pour se chauffer?

 C'est pas bientôt fini ce purgatoire?

 

 

 Et pourquoi n’a-t-on pas mis mon échevine préférée à l’Education ?

 (Ca m’aurait plu qu'elle dépose son frais baiser sur ma joue poupine à la saint-Nicolas, comme faisait Jean-Paul Demacq quand il effectuait la tournée des écoles).salle de lecture

16:01 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

Joyce Tenneson

www.tenneson.com/gallery.html

 

 Cliquez sur l'image

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Proverbe arabe

Qui ne se plante jamais n'a aucune chance de pousser

04:52 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

26/06/2007

céramique n'est pas synonyme d'ergotherapie

Acaune production d'un(e) élève de ceramique de l'Aca de Charleroi

09:27 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

24/06/2007

Be with me

"be with me, my beloved love,

 that my smile may no fade"

 

 Be+With+Me+19Encore un ovni cinematographique….dont je n’ai jamais entendu parler. Si cela vous dit, vous pouvez le regarder en mandarin ou en cantonais, à moins que vous ne préfériez le regarder en français en mangeant un canard laqué au riz cantonais.

 

 C’est un film presque muet où le verbal – rare- n’est que fonctionnel ou se présente sous forme écrite : mails, sms, courrier, roman en train de s’écrire sur une machine mécanique et dont l’auteur ne peut déchiffrer les mots parce qu’elle est aveugle.

 

 « Be with me » met en scène quelques histoires d’amour sans effusions extrêmes où se lit le désir de proximité de l’être aimé, l’infini chagrin de le perdre ainsi que l’espoir soutenu par le personnage de Theresa Chan, une aveugle sourde qui est parvenue à se bâtir une vie digne et dont l’existence est rythmée par des visites quotidiennes, notamment celles du fils d’un vieil épicier veuf qui n’ouvrira pas la bouche durant tout le film.

 

 Ces quelques récits sont amenés à se croiser le jour où, brisée d’être éconduite, une jeune fille dont on a vu naitre l’histoire d’amour, se suicide en se jetant du haut d’un immeuble. Elle atterrit sur les épaules d’un jeune homme boulimique dont nous avons également accompagné les hésitations amoureuses. Lui meurt, elle pas. Inspecteur à la police, le fils de l’épicier se voit confier l’affaire si bien qu’il est empêché d’apporter à Théresa le repas que son père prépare à son intention depuis quelques semaines. Le père s’en vient donc apporter lui-même le repas et puisqu’il ne peut se faire entendre ni connaître, Théresa le touche.

 

 « Be with me » ne met en place aucune stratégie didactique. Le spectateur n’est pas pris par la main : il est libre de s’égarer en cours de chemin et de se demander où tout cela conduit, pourquoi le personnage de Theresa prend tant de place et comment, si dépourvue de charme, elle fait pour être si émouvante et si troublante la poésie de ses propos.

 

 Par son absence de glamour et d’ostentation, « Be with me » dégage une puissance discrète : celle de la bonté, de la vérité, de la foi et de l’espoir qui préservent le sens de l’existence.

 

 Un film d’Eric Khoo, avec Theresa Chan dans son propre rôle.

14:54 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema |  Facebook |

21/06/2007

Where is my mind?

Susan StockwellC'est vrai : je me le suis déjà demandé. C'est dire la pertinence de la question.

 

 

Cliquez sur l'image

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19/06/2007

Ouvrez l"oeil

Madeline

19:55 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

la poupée qui se tait

Image 6 cliquez sur l'image.

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17/06/2007

du cochon

pigstwo0406_468x452 sont-ils seulement cotés en bourse?

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Karma et makramé

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14:47 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

Cindy Sherman : La poupée qui fait ‘nan’

17.momaElle est moche, non !? Pas grave ! Ce n’est pas fait pour vous plaire. Certaines gens diraient : « ça ne vise pas votre jouissance rétinienne ». Ca c’était bon au 18eme. L’art contemporain n’en est plus là…

 

  Cindy Sherman présente la particularité de figurer sur la plupart de ses clichés. Notez que ce ne sont pas pour autant des autoportraits: ce sont des mises en scène mettant en perspective l‘esthétique des films de série B des années ’50-’60, celle des médias de masse, de la presse à sensation, de la presse de mode, des films d’horreur.

 Cindy Sherman a commencé à se faire connaître à la fin des années ’70. Elle avait 23 ans. Déjà critiques, ses photos ne la mettaient pas moins en scène dans des postures passablement avantageuses. Par la suite, elle a évolué vers une esthétique de plus en plus trash, gore et morbide.

 Si elle n’affichait pas clairement le projet au départ, son œuvre s’inscrit dans la mouvance d’un féminisme en colère. Par ses maquillages trash ou excessifs, les couleurs flashy des décors et vêtements, la maladresse de postures plus inquiétantes que glamour, elle développe une esthétique qui pose notamment la question de l’identité sexuelle et la façon dont celle-ci se construit.

 

 Sur cette photo, Cindy Sherman parodie le monde des poupées avec tout ce qu’il comporte comme implicite sur le plan du formatage idéologique : la posture du personnage est celle d’une poupée. Elle porte une robe froufroutante ornée d’un col Claudine, elle porte des anglaises et ses cheveux sont très brillants.

 Remarquez toutefois que ses chaussettes sont sales ; elle porte une culotte en guise de chapeau, son maquillage présente le caractère outrancier de celui des prostituées, et sa bouche est ouverte comme celle des poupées gonflables.

 

 

 

 Cindy Sherman a pas mal travaillé avec des prothèses et des accessoires de type « sex toys ». Cela nous conduit tout naturellement vers les sex dolls. On naviguerait sans réserve dans le sombre marigot des fantasmes les plus sordides si l’histoire de l’art ne mettait pas les choses en perspective.

 

 

 Quand Cindy Sherman réalise cette photo, 29.exdollC

 

 elle convoque Hans Bellmer et sa « Poupée »,ME0000088779_3.JPG

 

 Ainsi que Gustave Courbet et son « Origine du Monde »courbet

 

 

 

 

 

 

 

  et Orlan avec son « Origine de la Guerre » orlan

 

 

 

 Notez qu'en perfectionniste trash gore, Cindy Sherman a inséré un tampon hygiénique dans la partie féminine.

14:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photographie, je n ecris pas |  Facebook |

16/06/2007

Wim Delvoye : une rhétorique

1.wim_delvoyeWim Delvoye revendique son lien imaginaire à la culture belge. Craignant la connotation flamingante, il précise « belge et non flamande ». Dans la mesure où il explore les évidences de sa propre culture, il prétend à la qualité d’artiste régionaliste et même ethnique.

 

 

 Ceci explique en partie la trivialité populiste des objets qui servent de support à ses interventions : des bonbonnes, des pelles, de la charcuterie, des porcs, des excréments, les relations sexuelles…2.mosaique3.bombonnes7. cochons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Certains critiques soulignent le lien entre sa démarche et la logique carnavalesque : ses figures sont l’inversion, l’hybridation, ses créations activent le processus, la mutation, la transformation.

 

 Les productions de Delvoye ne sont pas figées. Il dit de son travail, « ce ne sont pas des « still lives ». Ainsi,

 • ses carrelages en charcuterie sont forcément éphémères,

 • cloaca met en oeuvre un processus

 • tandis que les cochons croissent, vivent et meurent.

 

 

 NB : L’hybridation est l’un des mécanismes formels de la grotesque, laquelle a trouvé sa traduction littéraire dans l’écriture de Rabelais et son pendant pictural dans celle de Bosch. palazzo vzcchio

 Selon Bakhtine, cette image du corps en transformation avait pour effet d’engendrer de la polyphonie, de dire une chose et son contraire, de cultiver l’oxymore et le paradoxe.

 On rejoint bien la position de Wim Delvoye qui apparente sa démarche à l’émulsion, un assemblage dont les composants ne se fondent pas, restent distincts. Ce faisant, ils poussent à l’interrogation.

 Dans le discours de Delvoye, tout apparaît : les composants, le procédé et le résultat. Il fait état de sa démarche et ne cherche pas à duper.

21:47 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, j ai des visions |  Facebook |

11/06/2007

Fredrik ödman

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18:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, art, photographie |  Facebook |

09/06/2007

Hello World

andrzejdragancliquez sur l'image

09:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photographie |  Facebook |

08/06/2007

Wim Delvoye : de l'art et du cochon

Ce soir, j'ai pris un peu d'avance sur mon examen d'histoire de l'art contemporain : j'aurais du le présenter dans un an. Qu'à cela ne tienne : le prof m'a admise et mes petits condisciplines ont apprécié. Vous me savez enthousiaste : nous voici partis pour quelques posts sur Wim Delvoye. La bibliographie arrivera en toute fin. Voyage au pays des indigènes avec vaches, cochons et petites crottes. J'adopte une mise en page un peu scolaire : c'est pour vous faciliter la digestion.2af07

 Wim Delvoye est un plasticien belge d’origine gantoise né en 1965.

 

 Delvoye se singularise par une démarche intellectuelle élaborée qui se développe en dehors de toute esthétique.

 Elle est néanmoins associée à un réel travail qui se rapproche plus de l’activité d’une PME avec élaboration de process, gestion de produit et marketing : Delvoye n’est pas quelqu’un qui bluffe sur ses savoir-faire.

 

 Son univers est à la fois ludique, parodique, cynique, référentiel et pragmatique.

 

 Il entretient un lien étroit avec la culture de masse mais aussi la culture populaire, le kitsch, des notions qui ont été théorisées par des sémiologues comme Baudrillard. Contrairement à certains artistes du pop art, son rapport à cet univers ne relève toutefois pas de la fascination :

 - il aborde les choses en sémiologue,

 - scrute le lien étroit qui associe art et marchandise

 - exploite les mécanismes de la production de masse

 - élève des matériaux ou objets triviaux (une pelle, une bétonneuse, de la charcuterie, des porcs) au statut d’œuvres

 - inscrit sa démarche artistique dans une logique marchande : Wim Delvoye n’est pas un bricoleur. C’est un chef d’entreprise qui

 * connaît les lois du marché,

 * fait réaliser ses projets par des collaborateurs,

 * appuie ses orientations sur les conseils de professionnels, entre autres des juristes qui œuvrent à la cotation en bourse de ses projets (notamment l’élevage de porcs et « Cloaca », la machine à produire de l’excrément, dont il existe plusieurs versions).cloaca

 

 Cliquez sur les images

23:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, j ai des visions |  Facebook |

04/06/2007

Der Himmel ûber Berlin

MarkTuckerCliquez sur l'image

23:51 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, photographie |  Facebook |

01/06/2007

Ca a quelque chose d’un cauchemar écolo ....

Sugus2Charleroi est certes le pays des pouraves véreux.... et aussi, par les vertus du brassage interculturel, la ville où les fleurs ont des pédales et les vélos des pétales….

 

 Allez ! Je vous dévoile mes convictions politiques, tant qu’à faire !

 Votez Sugus ou Youki mais ne remettez pas un bulletin blanc !

 

 Sais pas si vous avez vu le regard torve de Sugus...

 Certes, il n'est pas obèse. C'est déjà ça...Les faciès porcins, ça disqualifie tout de suite, je trouve.... (excusez moi de m'auto-référencer mais je m'efforce de ne pas bégayer, aussi je vous renvoie à ce post où je me suis paresseusement contentée de rapporter les mots du génial Félix Tournachon. Svp, copiez et collez la séquence suivante dans votre navigateur : http://lumiereincidente.skynetblogs.be/post/4030312/veuton-contempler-linfatuation-masculine-pous )

 Youki

 

 Mais bon, personnellement, je trouve le slogan de Youki plus convaincant. Je le crois sincère. Ca se lit dans ses yeux.

 Je m’en vais d'ailleurs acheter la carte du parti. Je vais même en prendre 10 pour en avoir une gratuite. Et pis, p’tête qu’ils organisent une tombola, des fois… On sait jamais. Avec un peu de chance….

 Comme Youki est une super star et que je suis militante de base, je devrai de toute façon pas me coltiner sa mauvaise haleine.

 

 Si vous lisez la même sincérité que moi dans le regard de Youki, faites signe : je me ferai un plaisir de vous envoyer de quoi imprimer des affiches pour vos voitures et surcollages de tous poils.

17:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |

30/05/2007

La culture à Charleroi

Ma MaisonJ’ai honte d’être Carolo. Je sais, je l’ai déjà écrit 140 fois. Mais le dire comme ça, ça finit par tenir de la litote. Je devrais trouver un mode d’expression plus expressif… du genre fuir.

 Parfois, de braves non-Carolos tentent d’apporter un peu de baume en soulignant combien ça boume culturellement à Charleroi. Ben oui, les amis : tout ce qui est subventionné par la Communauté française (n’oublions pas la Province de Hainaut) marche bien. C’est la vitrine de Charleroi en Belgique, voire à l’étranger. Les enjeux sont importants, quand même….

 

 Pour ce qui relève des pouvoirs locaux, tout est paralysé.

 Ce n’est pas mince, ça dure depuis un moment et l’on se demande jusque quand ça va se poursuivre.

 Ca signifie, par exemple, que le citoyen lambda n’a plus accès à aucune nouveauté en bibliothèque. Ca implique aussi qu’à l’Académie des Beaux-Arts (une institution communale), les abonnements aux revues étant arrivés à échéance, on n’a plus le droit de savoir de quoi ça parle dans le monde des arts plastiques : les bons de commande ne passent plus.

 Et pour cause...l'Echevin est en prison.

 C’est simple, tout de même, quand on y pense. (Mais pense-t-on à Charleroi ?)

 

 Ah oui ! J’oubliais, la plus belle bibliothécaire de Charleroi m’a rapporté qu’elle s’était fait réprimander sévèrement pour s’être accordé un jour de congé de trop. Quand elle s’est renseignée sur l’identité du type qui l’engueulait, il s’est avéré que ce mec était en prison.

 

 Vu le taux de lobotomisés qui peuplent ces lieux, je ne me fais aucune illusion sur le résultat des élections. En ce qui me concerne, je vous épargne mes intentions et je me donne un maximum de deux ans pour ne plus être Carolo.

 

 Si un palais Racolo vous intéresse, cliquez sur l"image et faites offre.

 La maison est à l’avenant.

08:56 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j hallucine |  Facebook |