15/09/2008

La perfection

a8- la JusticeLa perfection de l'homme réside en sa perfectibilité

(dans "les 22 étincelles de Vie" de Gérard Athias -
Une lame du tarot de Marseille dans la version restaurée par Camoin et Jodorowski
)

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29/07/2007

P comme

Edward Lear "petit cochon".

D'un alphabet nonsensique d'Edward Lear

ps : le morceau de Chris Letcher sous l'image est destiné aux seuls véritables petits cochons.

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07/07/2007

Certes

M146

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28/06/2007

Proverbe arabe

Qui ne se plante jamais n'a aucune chance de pousser

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14/04/2007

this I know -

when people are in love, they know something that the world has forgotten

 

 JeshdeRox

 

 Jesh de Rox

30/03/2007

Tant qu'à faire...

childlabor7"Les Français sont en train de se poser la question de savoir s'ils ne devraient pas imprimer sur les paquets de cigarettes (dont le prix vient d'ailleurs d'augmenter considérablement) la photo d'un fumeur atteint du cancer du même nom ainsi que la mention " le tabac tue". L'effet sera-t-il suffisamment dissuasif que pour décourager les futurs consommateurs ou faire baisser la fréquence d'inhalation des adeptes de Jean Nicot (1530-1600). L'idée n'est pas bête et pourrait faire des petits. On ferait imprimer sur les sachets de bonbons des photographies de dents gâtées et sur les étiquettes des bouteilles de bière ou de whisky des clichés d'accidentés de la route perdant leurs derniers litres de sang dans le bas fossé.

 

 Sur chaque emballage plastique, chaque canette, chaque bouteille d'eau minérale, une vue de décharge publique où s'entassent pour des siècles les rebuts de notre société d'hyper consommation. Sur nos T-shirts, casquettes et chaussures de sport, on verrait le portrait des enfants esclaves qui, dans des caves obscures quelque part en Asie, pour quelques centimes d'euro, cousent de leurs petits doigts les vêtements que nous porterons seulement quelques fois avant de les bazarder parce que le coloris ne sera plus de saison. Il faudrait aussi apposer sur chaque litre d'essence l'image d'une mouette mazoutée et sur chaque baril de pétrole celle des terres inondées par les océans qui vont bientôt déborder suite au réchauffement de la planète ou celle de populations martyrisées par des guerres dont le seul but est de préserver l'approvisionnement d'or noir des pays les plus riches et les plus égoïstes du monde. Excusez-moi, je m'énerve. Au fond, la meilleure solution serait peut-être, tout simplement, de faire imprimer sur les billets de banque cette mention : " Peut nuire gravement à l'humanité".

 

 Philippe Geluck.

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08/03/2007

La femme n'est pas en position de désir

elle est en position, bien supérieure, d'objet de désir.

 

Pavel et Olga Klapun

 

 

C'est une bonne (?) parole de Jean Baudrillard.

 

Allez, on va y réfléchir.

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07/02/2007

Why does it always rain on me?

(Is it because I lied when I was seventeen?)

 

Travis

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16/01/2007

Inévitablement,

Les grandes oeuvres d'art possèdent cette qualité que j'appelle "excès" ou "pléthore", qui échappe à l'oeil de l'interprète.

 

In SIRI HUSTVEDT, "Tout ce que j'aimais"

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01/01/2007

La seule chose qui me fasse avancer

baconc’est le désir de travailler - de travailler sans but…Si vous n’avez pas de sentiments religieux ou quelque chose de ce genre, comment ne pas penser que la vie est totalement futile – et c’est encore plus patent avec l’âge, parce qu’on a perdu les plaisirs de la jeunesse. Ce qui est flagrant, bien que je sache que cela ne veut rien dire, c’est que j’aime travailler, j’aime la possibilité d’invention, de faire advenir quelque chose. Non que je pense que cela ait quelque valeur que ce soit, mais parce que cela m’excite.

 

Francis Bacon (dans « Francis Bacon à nouveau » de David Sylvester, ed. andré Dimanche, 1979)

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06/12/2006

Je suis une imbécile (enfin, je crois...)

woody_allen« L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut faire l’imbécile alors que l’inverse est complètement impossible… ». Cette phrase de Woody Allen me plonge dans des abîmes de perplexité.

 

Quand on a fait une grosse bêtise, on dit parfois qu’on est un imbécile. Mais le dire, ce n’est pas le penser ou si on le pense, c’est très provisoirement. En fait, nous pensons des autres qu’ils sont des imbéciles et, probablement, ils pensent de nous que nous sommes des imbéciles.

 

Quand j’étais enfant, on disait : « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis » et comme je suis une girouette, ça me rassurait. Ce n’est pas que je sois une indécise ou que je me complaise dans le flou. C’est plutôt que j’ai l’esprit dialectique et que j’opère des recadrages en fonction de différents paramètres.

 

Pour en revenir au sujet, j’ai lu quelque part sur internet – je sais : il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur internet surtout les articles à vocation scientifique - que les imbéciles ne se tiennent pas pour tels, en particulier parce qu’ils ne sont pas outillés pour s’auto-évaluer. Ils sont même plutôt enclins à s’estimer d’une intelligence supérieure à la moyenne. Eh bien, voici une confidence consternante : je m’estime d’une intelligence supérieure à la moyenne.

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16/11/2006

soon

capucinesLa vie est toujours au seuil d'elle-même en attente dans nos yeux de son éclat véritable.

 

Joe Bousquet

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15/11/2006

Sans moi

Dali-ChristPardonnez-nous nos enfances comme nous pardonnons à ceux qui nous ont enfantés

 

Daniel Darc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Christ de St Jean de la Croix de Dali

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09/11/2006

Toni Morrison

tonimorrison"J'ai besoin des mots. Sans eux, je ne suis rien. Alors, je les prends très au sérieux".

 

Lisez au moins "Beloved".

 

 

 

 

 

 

 

Une photographie de Martin Schoeller

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03/11/2006

How do I love thee : "Je porte au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien"

Arrivé à un âge où il ne se sent plus la force d'entreprendre un livre de longue haleine, André Gorz se retourne sur sa vie, se rend compte qu'il n'en a jamais écrit l'essentiel, sa relation avec sa femme, et il commence à lui écrire, à elle, directement : "Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien."Très peu de livres accrochent ainsi, en quelques phrases qui donnent le ton, le tempo, la musique et l'émotion, la qualité d'une vie. On lit cette lettre d'amour à une femme vivante, malade et qui souffre et qui va mourir un jour, lointain peut-être encore mais de toute façon trop proche, et cette mort devient aussi inacceptable pour celui qui lit que pour celui qui écrit. Dans les dernières lignes, qui reprennent les premières sur un ton qui étreint le coeur encore plus, cette mort est envisagée. Un tel livre, court, exact, poli comme un galet sans effort apparent, vient rappeler ce que peut la littérature quand elle sonne vraie parce qu'elle sonne juste.

 

Racontant un amour singulier, il tombe à pic dans un débat encore une fois en cours sur le couple. A un extrême, Sartre et Beauvoir, que Gorz et Dorine ont bien connus : l'expérience de l'ouverture, la fidélité au pacte conclu d'engagement à vie et du tout se dire des autres relations amoureuses que l'on s'autorise sans trahir la relation fondatrice, priorité des priorités. A l'autre extrême, Gorz et Dorine, le même pacte mais cette fois dans l'engagement exclusif, corps et âme, puisque l'âme est le corps vécu. La fidélité devient réciprocité éthique : je ne te fais pas ce que je ne voudrais pas que tu me fasses. Entre ces deux paradigmes, toute la gamme des aménagements possibles, contrats tacites, compromis, mensonges, omissions, frustrations, réussites affichées, échecs cachés, ou l'inverse, arrangements qui sont le lot plus ou moins choisi de tant de couples quand ils durent.

 

Le magnifique, dans Lettre à D., n'est pas de donner un exemple - Gorz, philosophe du social, ne prétend pas établir une norme à partir d'une entreprise à deux qu'il sait exceptionnelle et en quelque sorte voulue par l'histoire, la grande, celle qui tranche les vies - mais de donner un sens politique à l'amour. Non pas sécession et refuge mais réalisation de quelque chose qui le dépasse en le confirmant et en s'affrontant au monde. En l'occurrence une oeuvre, philosophique, littéraire, journalistique dont l'un et l'autre puissent être fiers ensemble parce qu'elle agit. Ce n'est pas tout de rencontrer l'âme soeur, encore faut-il trouver un projet qui pérennise la rencontre et la rende productive d'autre chose que la relation elle-même. Gorz, quand il rencontre Dorine, écrit un essai philosophique qui doit fonder une hiérarchie des conduites humaines face à la finitude, à la précarité, à la vie collective, à l'histoire, à tout ce que Sartre appelle la "situation".

 

CONFIANCE SANS FAILLE

 

Une telle entreprise ne peut se réaliser pratiquement que si quelqu'un la valide en la reprenant à son compte. C'est ce que fait Dorine avec une confiance sans faille. Ils ont connu l'un et l'autre l'expérience fondatrice de l'insécurité ; ils bâtiront ensemble, en se protégeant mutuellement, le socle sur lequel écrire sur l'insécurité qui est la vie même. Ecrire est sa vocation. Elle l'aide, professionnellement aussi, devient sa documentaliste, son interlocutrice, sa première lectrice, sa seule critique, armée d'une capacité de jugement imparable. Galère d'abord, longue, décourageante parfois, pour lui, après l'inaboutissement de l'essai philosophique ; joie partagée, quand Le Traître paraît, de voir leur vie s'ouvrir aux autres et ceux-ci l'accueillir parce qu'à eux deux ils illuminent, affectivement autant qu'intellectuellement. Dorine est sociable, spontanée ; Gorz est intelligent, extrêmement, introverti, rétractile. Il va changer. Dans Lettre à D., il explique l'effet de la publication d'un livre quand celui-ci est reconnu : "Tu as souvent dit que ce livre ( Le Traître) m'a transformé à mesure que je l'écrivais. (...) Ce n'est pas de l'écrire qui m'a permis de changer ; c'est d'avoir produit un texte publiable et de le voir publié. (...) Magie de la littérature : elle me faisait accéder à l'existence en tant même que je m'étais décrit, écrit dans mon refus d'exister. Ce livre était le produit de mon refus, était ce refus et, par sa publication, m'empêchait de persévérer dans ce refus. C'est précisément ce que j'avais espéré et que seule la publication pouvait me permettre d'obtenir : être obligé de m'engager plus avant que je ne le pouvais par ma solitaire volonté, et de me poser des questions, de poursuivre des fins que je n'avais pas définies tout seul."

 

Ils reçoivent ensemble, dans un village de l'Aube, au seuil de la belle maison simple pour laquelle ils ont quitté Paris dans les années 1980. Du pré d'un hectare autour d'elle, ils ont fait un jardin avec deux cents arbres. Il est comme d'habitude, amical, discret, chaleureux ; elle aussi. Ils ont vieilli, lui moins qu'elle dont la pâleur frappe et les maux se taisent ; lui a pour elle toutes sortes d'attentions ; elle aussi pour lui. Il est en pleine santé, l'air fragile comme il l'a toujours eu, mais le corps mince et musclé, on le devine à sa démarche. Elle est diaphane et souriante, précautionneuse : la douleur guette un geste de trop pour bondir sur elle. Ils sont accueillants, posent des questions ; on est venu pour leur en poser sans les mettre sur le gril. Elle ne veut pas participer à l'entretien : c'est son livre à lui, il est le peintre, elle le modèle ; c'est lui qu'on est venu voir, dit-elle, pas le sujet du tableau à qui le tableau suffit bien et dans lequel elle ne se reconnaît pas tout à fait, même s'il dit la vérité, sa vérité à lui. Une subjectivité reste une subjectivité.Celle de Gérard Horst (son vrai nom) est pleinement assumée sous le nom d'auteur d'André Gorz. Quand il a écrit ce texte, au printemps 2006, il n'était pas sûr de le publier, par discrétion à son égard, et puis il se demandait qui il pourrait intéresser. Michel Delorme, son éditeur chez Galilée, n'a pas hésité : il fallait que ce livre paraisse, car c'en est un, à tous les sens du mot, un livre beau, un livre nécessaire, un livre qui délivre. De quoi ? Gorz n'en est pas sûr mais écoute ce qu'on lui en dit : il délivre de la crainte d'exprimer à la première personne des sentiments pour les comprendre en philosophe existentialiste.

 

"J'avais déjà employé le "tu" dans Le Traître, en m'adressant à moi, pour m'objectiver, me voir tel que je pouvais apparaître à autrui, me décrire dans mes manies, dans cette fuite devant l'existence qui m'avait amené à la pensée théorique et m'y enfermait comme dans une bulle. Le Traître était un travail de libération, mais je n'y donnais aucune place à l'amour, et même je le trahissais. Mais, après avoir pris la mesure de ma position existentielle - singulière comme celle de chacun -, j'ai pu porter ma pensée sur le monde social et y décrypter l'aliénation des producteurs à leur propre produit. Dans cette lettre à Dorine, le "tu" me sert à prendre une vue vraie sur ma vie avec elle. Dans Le Vieillissement déjà, à 38 ans, j'avais compris que, vieillir c'est accepter ce fait d'expérience : on ne fait jamais ce qu'on veut et on ne veut jamais ce qu'on fait. De sorte que chacun est hétéronome. Et pourtant, on fait ce que l'on juge devoir faire parce qu'on se sent et donc se rend capable de le faire. Ainsi s'étend, si peu que ce soit, notre sphère d'autonomie. Il faut donc accepter d'être fini, d'être ici et pas ailleurs, de faire ça et pas autre chose, d'avoir cette vie seulement. Le Socrate de Valéry le disait justement : "Je suis né plusieurs, et je suis mort, un seul. L'enfant qui vient est une foule innombrable, que la vie réduit assez tôt à un seul individu, celui qui se manifeste et meurt." Vivre avec Dorine, l'aimer et aimer notre vie ensemble m'a appris cela, mais je ne le disais pas, car je ne comprenais pas encore combien j'avais besoin d'elle pour écrire, plus qu'elle n'avait besoin de moi pour vivre."

 

ECOUTER SANS JUGER

 

Quand on a connu Gorz et Dorine dans les années 1970, rencontré chez eux Ivan Illich, Herbert Marcuse, Rossana Rossanda, William Klein, et des intellectuels plus jeunes et actifs dans le mouvement social comme Marc Kravetz, Tiennot Grumbach, on se souvient de leur façon absolument non mondaine de recevoir des gens qui avaient quelque chose à apprendre les uns des autres et de leur présence discrète à eux, de sa façon à lui de vous interroger sans ambages sur l'essentiel, de sa façon à elle de vous écouter sans juger quand vous aviez des difficultés personnelles. Le monde extérieur existait très fort chez eux, à Paris. Aujourd'hui leur viennent encore, plus espacées, des visites de jeunes gens que le travail de Gorz inspire dans leur action, syndicale, politique, sociale. Des universitaires aussi qui travaillent sur son oeuvre. Ainsi le monde ne vient-il pas à eux dans leur campagne seulement par les publications qu'il lit assidûment et discute avec elle pour écrire dans des revues comme Multitudes ou EcoRev. Il y publie des articles toujours très clairs, ardus seulement parce qu'ils expriment une pensée radicalement différente de celle qui règne sur l'économie politique.

 

Votera-t-il pour la présidentielle ? "Probablement, mais sans croire au discours des candidats qui promettent le plein emploi et l'emploi à vie. Tous mentent sur cette question et le pire est que tous le savent. L'avenir ne se joue pas au niveau de la politique d'Etat, il se construit en réalité dans les petites collectivités, au niveau communal, par des comportements sociaux qui rompent avec la logique du profit financier. C'est là que les luttes ont un sens." Sur ce sujet, il peut parler des heures, animé d'une conviction entière. Sa critique radicale du capitalisme n'a pas désarmé. Ses livres la développent de façon de plus en plus fine, acérée. Mais on n'est pas venu pour parler de théorie, il le sait. On a une question sur les lèvres, une fois la Lettre à D. refermée sur ces mots : "Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la vivre ensemble." Un exit commun à la façon d'Arthur Koestler et de sa femme Cynthia ? "Nous avons parlé de ce suicide à deux quand nous l'avons appris. Mais c'était leur histoire, presque leur combat. Je n'y pense pas et elle non plus. Dorine et moi vivons dans l'infini de l'instant en sachant qu'il est fini et c'est très bien ainsi. Pour nous, le présent suffit."

 

On sourit à leur chance, elle n'est pas donnée à tous ; eux se la sont donnée ; ils l'ont construite. A quel prix ? Elle seule pourrait le dire. Mais rien dans son regard ne trahit le sacrifice, "si démoralisant pour la personne à qui l'on se sacrifie", disait Oscar Wilde. Un beau couple sans enfant mais avec oeuvre, ses livres, et en tout cas celui-ci, qui restera.

 

MICHEL CONTAT , in Le Monde des Livres - 26/10/06

Aussi réac' que moi, le pauvre...

Arrêtez d'ouvrir des kebab-frites les mecs! Cartonnez à l'école! Devenez avocats!

 

Jamel Debbouze

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13/10/2006

Une incursion au pays des profondeurs?

gondry

 

Ce que nous ne devons pas perdre, c’est notre capacité à nous salir les mains

 

Tarun Tejpal - www.tehelka.com

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12/10/2006

La règle du jeu - A quelle heure les enfants doivent-ils faire la vaisselle?

La Regle du jeuOn a beaucoup écrit sur ce qui fait les familles réussies mais tout le monde s'accorde à dire que dans celles qui contribuent au bien être et à l'évolution de leurs membres, on trouve une combinaison de tendances presque contradictoires : discipline et spontanéité, contraintes et liberté, exigences et amour inconditionnel. Un système familial optimal est complexe en ce sens qu'il favorise le développement individuel de chacun tout en unissant ses membres dans un réseau de liens affectifs. Les règles et la discipline permettent d'éviter les gaspillages d'énergie psychique causés par la négociation sur ce qui peut ou ne peut pas être fait, à quelle heure les enfants doivent rentrer à la maison, quand ils doivent faire leurs devoirs, qui va faire la vaisselle. L'énergie psychique qui n'a pas été vainement dépensée en disputes et en arguties peut être investie dans la poursuite des objectifs individuels.

 

Ces déclarations de Mihaly Czsikszentmihalyi ("Mieux Vivre"), et bien d'autres, je me les médite chaque jour tant transmettre, éduquer, vivre ensemble sont des noeuds sans fin.

 

L'illu est un photogramme de "La règle du Jeu" de Jean Renoir

15:52 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : haikus sentences et aphorismes |  Facebook |