06/03/2010

Ce n'est plus ce que c'était


Mika-1

Et comme je ne suis plus ce que j’étais, c’est parfait.

Par exemple, maintenant, je suis membre du fan club de Mika. Non seulement il est mignon, plein de tonus mais, en plus, il m’écrit régulièrement, m’offre des trucs et tout sans se permettre de débarquer chez moi à l'improviste. Mika est un ami comme je les aime.
C’est sur une des vidéos de son site que j’ai découvert qu'il a collaboré avec Imogen Heap sur un joli morceau intitulé « By the Time ».

Si vous n’y avez pas prêté l’attention requise, regardez encore une fois ce bonhomme qui se fiche d’avoir l'allure d'une fille et cliquez sur l’image pour écouter « By the time ».

Pour découvrir le monde merveilleux d’Imogen Heap il suffit de cliquer ici.

Ah oui! Elle sera à Luxembourg ce 13 mars 2010 (Mais qu'est-ce que j'attends?)

Si vous êtes contaminé(e), sachez que j'ai demandé à la Médiathèque d'acheter ses CD. J'ai appris qu'ils en avaient au moins eu un... qui s'est égaré dans la 4eme dimension.
Heureusement que je suis passée par là.
Image 10

21:32 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

30/12/2006

Au galop, le naturel

Allez ! J’ai renoué avec ma vieille habitude : j’ai étudié les programmes TV périmés. Et donc, les loups, tout ça me donne envie de voir « la Guerre des Mondes » dans la version de Spielberg (quand j’étais enfant, je l’avais vu dans une première version qui m’avait flanqué des chocottes monumentales…) et le « Rembrandt » de Charles Matton avec Klaus Maria Brandauer. Ca doit au moins être aussi beau que la « Fille à la Perle ». Il y a aussi eu « supersize me » de Morgan Spurlock, ce type qui, dans la veine de Michael Moore, a bouffé chez MacDo matin midi et soir pendant un mois, a pris 9 kilos, est devenu cardiaque et impuissant. C’était comique à mourir….Je vous recommande néanmoins chaleureusement MacDo. A l’heure du village global, où que vous soyez dans le monde, vous y disposez en permanence de toilettes ultra-clean sans être obligé de consommer (je vous le dis !) et s’il fait trop chaud à transamerical’heure de la sieste, vous pouvez y siroter un petit jus en bénéficiant d’une clim salutaire.

 

Dans la foulée, voici mon petit hit parade thématique de l’année. Ce sera bref, puisque thématique : je choisis le thème de la famille et les films d’auteurs. Ca nous donne, ex-aequo : «C.R.A.Z.Y », « Transamérica », et « Little Miss Sunshine », trois films rigolos et un peu déchirants tout de même.

 

Vu ma mémoire en pétard, je ne vous fais part que de ma dernière déconvenue en la matière : « Transsylvania » : c’est nul à mort ! Tony Gatlif n’a rien à dire et écrit mal, Asia Argento - partout encensée et tant pis - se paie un jeu imbécilement expressionniste, Birol Unel - si magistral dans "Gegen die Wand"- se disperse dans un rôle d’ectoplasme hyperkinétique (c'est ça, être mal dirigé...) et, pour couronner l’embrouille, la spectatrice juste devant trifouille 5 minutes dans son sac en plastique à la recherche du bon grain de pop corn.

15:24 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mission pop corn, idoles, cinema |  Facebook |

28/12/2006

Pour Vinciane,

Katie Meluaet qui veut

20:37 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

13/12/2006

Les Guillemots

guillemots-through_the_windowpane Imaginez la danse des pingouins dans Mary Poppins...Eh bin, c'est pas vraiment ça...Mais ce sont tout de même des imbéciles heureux comme je les aime. (A présent que mon coming out est accompli, je suis parfaitement décomplexée : ça me plait parce que ça me ressemble).

 

C’est une musique joyeuse, hétéroclite, dansante, tonique, interprétée par des gens (nombreux : 7) dont certains ne sont pas trop à l’aise en public et c’est touchant. La voix du tout jeune chanteur, Fyfe Dangerfield, se situe, selon les moments, entre celles de Liz Frazer (c’est dire…), de Rufus Wainwright (sans la solennité) et Leo Sayer (dont il pourrait être le petit fils - je me demande d’ailleurs pour qui ce nom évoquera quelque chose…). Et puis les sonorités du synthé m'ont également fait penser à Cocteau Twins.

 

Trop courts, les concerts au Bota ! Trop courts !

 

http://www.lesinrocks.com/DetailArticle.cfm?iditem=186797

 

http://www.youtube.com/watch?v=X_aHlHc_Vb4

13:02 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

07/12/2006

Desiree Dolron

Elle est folle, cette fille! Eh oui ! Elle doit en avoir passé des heures et des jours pour atteindre un résultat d’une qualité pareille.

 

Dolron XteriorsJ’aime bien cette ascèse qui consiste à se dissoudre dans son geste jusqu’à accéder à quelque chose de surréel – dans l’état où l’on se met (la transe….), et ce qui en résulte- J’aime qu’elle exalte à ce point ce fabuleux outil qu’est photoshop et transcende le coté technique pour accéder à une perfection céleste. J’aime cette démarche aux antipodes de l’effet Disneyland qui consiste à poser le geste pour lui-même, à dépasser les clivages stereotypés (art vs technique) pour creuser la voie d’un artisanat d’un nouveau genre. Elle travaille, cette fille, sans prétendre à la fulgurance du génie : ses productions ne sont pas seulement des visions.

 

Comme c’est beau ! Et il faut le voir de tout près pour jouir de cet effet de sidération qui fut ma seule réaction devant chacune des photos. Elles sont très grandes : entre 1m et 1,5m. Ca permet d’apprécier la pureté des lignes, le délicat travail sur la lumière, le modelé dans les zones sombres et l’effet de sfumato qui a été apporté à l’ensemble du travail. dolron2Desiree Dolron travaille avec un effet de brume qui evoque l’univers des symbolistes en littérature : la sérénité des ensembles laisse filtrer du malaise, une sensation de moiteur, de maladie qui évoque en filigrane les univers, par exemple, de Maeterlinck. Je vous propose de suivre le lien associé à cette image Regardez le velouté du travail sur la main située en bas à gauche, le plissé de l’étoffe dans la même zone ainsi que le modelé de la lumière sur le visage en haut à droite.

 

Cette série s’intitule « Xteriors ». Chronologiquement, c’est la plus récente et la plus aboutie techniquement. Un peu comme Loretta Lux, dont la notoriété a également explosé au tournant du XXIeme siècle, Desiree Dolron a développé son savoir-faire alors que photoshop accède à une somptueuse maturité. On n’insistera jamais assez sur le labeur que représente ce type de travail. Cédant aux clichés, un profane pourrait croire qu’il suffit d’appuyer sur deux touches et que le résultat est au rendez-vous. Il n’en est rien : de tels résultats sont le fruits d’un très long travail.Demachy Et en cela, elles rejoignent la démarche d’un Richard Demachy, chez de file des pictorialistes, au tournant du 20ème siècle (pour les Belges, « notre » pictorialiste, c’est Léonard Misonne), qui à l’époque où Eastman faisait réellement de la photographie une pratique de masse, a choisi de revenir à une approche artisanale de la photographie et a tenté de l’exalter en tant que pratique proprement artistique. Demachy a travaillé à la gomme bichromatée, une technique qui met en œuvre les outils du peintre – brosses et pigments – mais cela sur une surface photosensible, ce qui interdit de conclure qu’il s’agit d’un travail de peinture. Ici aussi, on a donc affaire à une virtuosité technique, « laborieuse » (puisque Demachy multipliait les « accidents » dans l’idée d’obtenir des effets fortuits) qui s’exerce à d’autres fins que pragmatiques. On constate également que l’univers de Demachy s’inscrit largement dans la veine symboliste laquelle se développe d’ailleurs à l’époque où Demachy a exercé son art.

 

Dolron - StudyPour en revenir à Desiree Dolron, dans la deuxième moitié des années ’90, elle a réalisé la série des « studies », des photos faites sous l’eau qui lui ont été inspirées de l’univers de la transe religieuse qu’elle a beaucoup exploré au cours de ses reportages. L’idée consistait à soumettre les sujets à la privation de stimulations externes. Il suffit de peu de temps en compagnie d’un plongeur pour savoir qu’en plongée, on apprécie particulièrement les sensations liées à «l’ivresse des profondeurs ». Celles-ci sont dues à un accroissement de la production de gaz carbonique qui induit une modification dans la chimie sanguine laquelle met la personne en état de transe. Il en résulte les photographies que vous verrez sur le site de Desiree Dolron. Des photos dont les teintes plus chaudes, quasi-organiques associées au flou et à la sinuosité que l’eau imprime aux mouvements évoque à nouveau, en filigrane les obsessions symbolistes dans des teintes proches de celles d'un Gustave Moreau.

 

Via ce lien, vous accéderez à des documents video. http://www.creativtv.net/v2/05/dolron.html

 

Les photographies de Desiree Dolron sont visibles à l’Institut Neerlandais, 171, rue de Lille (à 2 pas de l’Assemblée nationale) à Paris 7ème.

00:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, idoles, photographie |  Facebook |

21/11/2006

les 3 graces et le loup

loupDans les catégories de ce blog encore balbutiant et, du reste, baillonné par la limitation des fonctionnalités accordées aux usagers Mac, j’ai omis de parler de Philippe – indissociable dans mon cœur et mon indigence de Macusagère – de Théo et Vinciane. Théo, Vinciane et Philippe sont ma sainte Trinité, mes trois grâces, mes 3 petits cochons, mes rois mages. Je vais d’ailleurs songer à leur préparer une petite chorégraphie triadique pour Noel sur une interprétation lyrique en play-back de Sheila.

 

Philippe est un être généreux, délicat, toujours prêt, souriant, gai luron. C’est un ami à la vie à la mort, un IT aux ressources infinies qui m’a conçu deux sites d’enfer tout en code, rien en lyophilisé. Je pensais hanter ce blog incognito, vêtue de mon seul loup rouge mais, par amour pour mon Philippe préféré, je livre à votre admiration l’adresse de ces deux merveilleux sites.

 

http://www.tiepolo.be

 

http://www.chambres-avec-vue.be

 

Théo est également mon pote chéri, ma fée clochette et mon infirmier. Il est d’un dévouement sans limites, rigolo, attentif, consciencieux, généreux, concerné, écolo, patient, passionné, compétent, investi corps et âme dans la conception de programmes de gestion principalement à l’usage du milieu médical.

 

Vinciane est ma f(us)ée à lunettes, mon amie, ma princesse pétard. Elle est généreuse, créative, zappeuse, concernée et bienveillante. Elle m’a enseigné les subtilités de photoshop et a inventé des exercices-supplices auxquels elle a associé mon nom, ce qui prédispose très favorablement nos étudiants en infographie envers moi.

 

PalazzoVecchioLe site de Philippe : http://www.pile.be

 

Le site de la boîte de Théo : http://www.acsys-charleroi.be

 

Bouffi de compassion à mon égard, Philippe ne s’est même pas étonné de ne figurer sur mon blog ni en tant qu’ami ni en tant qu’idole. Il a raison : Philippe est un être parfaitement ineffable, plânant voluptueusement au-delà de toutes les catégories. Philippe est celui qui est.

 

En illu, les 3 Grâces traitées en mode grotesque sur un plafond du Palazzo Vecchio à Florence (pour un point de vue éclairé sur la grotesque, voyez l'article de Thierry, illustré de photos également réalisées au Palazzo Vecchio - http://bloc-notes.thbz.org/archives/2006/10/grotesques.html).

 

Quand je vous disais que Vinciane, Théo et Philippe sont 3 êtres fantastiques...

09:36 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, how do i love thee |  Facebook |

18/11/2006

L'indigestion

Cette semaine, si vous accomplissez la mission pop corn que je vous confie, vous allez devenir obèses. Et encore...ce ne sont que les films que j'ai vus. Le Polanski de lundi sur Arte, je parie que ce n'est pas trop mal non plus. En attendant voici mon programme. Il y en a pour tous les gouts : cynique, déconcertant, comique, tendre, parodique, quoi d'autre!? Ah oui! Ne croyez pas ma feuille de chou préférée concernant "the garden State" : ils n'aiment pas parce qu'ils n'ont rien compris. Allez! Regardez! Je le veux!

 

matchpoint Matchpoint à partir de ce soir, samedi, sur Canal+

le_gout_des_autres Le gout des autres, mardi sur France2 

Garden StateGarden State, à partir de mardi sur Canal+

 

contedhiverConte d'hiver, mardi sur France2

 

19:34 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, mission pop corn, cinema |  Facebook |

09/11/2006

Toni Morrison

tonimorrison"J'ai besoin des mots. Sans eux, je ne suis rien. Alors, je les prends très au sérieux".

 

Lisez au moins "Beloved".

 

 

 

 

 

 

 

Une photographie de Martin Schoeller

20:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, haikus sentences et aphorismes |  Facebook |

07/11/2006

Bombon el Perro

Bombon-DogAllez! Mission pop corn sur Canal Plus!

 

http://www.tfmdistribution.fr/bombonelperro/

08:40 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, mission pop corn, cinema |  Facebook |

22/10/2006

au bois dormant

KaatTilley

 

Oups, les filles! Elle aurait pu nous ecrire personnellement! Kaat Tilley organisait une vente chez elle ce week-end. On a raté une occasion de se déguiser en princesse. Pf!

 

Allez, jetez un coup d'oeil ici pour la prochaine fois!

 

http://www.kaattilley.com/

 

La photographie provient du site de Kaat Tilley

15:47 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

21/10/2006

Johan Muyle - On continue

mamiwataMes mots à moi (sous "Diane Saudek") précédés de ceux de Milady Renoir sur ses passions actuelles et factuelles

 

http://www.eclipshead.net/diversions/diversions.php3

 

La photographie est de Marc Lander

22:46 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, peinture |  Facebook |

20/10/2006

Head on (just in time)

gegen2

Pour changer, j'ai vu les programmes TV à l'avance.... Je découvre donc avec regret qu'un autre de mes films cultes passe ce lundi 23. Regardez-le pour moi : ça me fera plaisir.

Réalisé par Fatih Akin, un jeune cinéaste turc allemand, le film s'intitule en fait "Gegen die Wand". Certes, c'est plutôt hermético-répulsif et l'on comprend que l'anglicisation fasse tout de suite meilleur effet.

"Gegen die Wand", c'est romanesque, violent, trash, desespéré,(mes mots)... « âpre, fort, quasi punk....une réussite, portée par un duo de comédiens exceptionnels et une excellente bande originale » (ceux du type du Parisien). Et justement, il a bien raison d'évoquer la musique car on ne regarde pas "Gegen die Wand" sans se procurer dans la foulée "Crossing the bridge", aussi réalisé par Fatih Akin. Ce deuxième film est la coda documentaire du premier.

Au cours de la réalisation de "Gegen die Wand", le bassiste qui s'est chargé de la musique du film s'est épris de la variété des musiques d'Istambul, une métropole hybride où se cotoient la tradition et les influences occidentales les plus diverses. La même équipe a donc également réalisé ce film et c'est une fameuse découverte...Voici des liens :

 

- des trucs intéressants sur les alentours de "Gegen die Wand"

http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=55985.html

- de quoi ne pas oublier de regarder le film, vous qui avez la téloche!

http://www.arte.tv/fr/programmes/242,date=23/10/2006.html

- un commentaire sympa sur "Crossing the bridge"

http://www.routard.com/mag_musique/408/divers_artistes_crossing_the_bridge___the_sound_of_istanbul.htm

 

La photographie est issue de "Gegen die Wand"

23:20 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles |  Facebook |

19/10/2006

me and you and everyone we know

badge

Je découvre, certes un peu tard, que Canal+ a diffusé mon film culte de 2005.

De toute façon, j'ai pas Canal+. En plus, j'ai pas la téloche. Et de surcroit, je parcours les programmes TV quand ils sont périmés. Les avantages : je sais ce que j'ai râté et je sais ce dont "on" parle tout en ayant consacré ce temps-là à autre chose. On se bat?

Entre-temps, je découvre qu'il faudrait que je découvre "Hollywood Ending" . On avance

De toute façon, "me and you...", je ne l'ai pas encore suffisamment oublié pour regretter de ne pas l'avoir revu.

Et puis, moi, j'ai le badge.

10:05 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, cinema |  Facebook |

04/10/2006

Johan Muyle! YO! (journal brolique 2)

Un texte de Alain de Wasseige datant de 2004(…)petales goutte

 

Le 9 décembre dernier, la région de Bruxelles Capitale inaugurait, à la station d'autobus (deux doubles voies routières séparées par un hall vitré) de la Gare du Nord, une oeuvre monumentale de Johan Muyle.

 

“I promise you('r) a miracle”, est une peinture murale géante, 1 600 m2, offerte au regard des voyageurs. Qu'ils attendent leur bus, en descendent ou prolongent leur trajet dans un sens ou dans un autre, ils sont inévitablement confrontés à cette oeuvre avant tout visuelle (c'est de la peinture, mais comme souvent chez Johan Muyle, la peinture pleure, les yeux des personnages s'ouvrent et se ferment, un léger rideau de pluie voile le regard), mais aussi sonore (régulièrement, sur le ton des informations données aux voyageurs, le titre de l'oeuvre est décliné en plusieurs langues). L'attente des voyageurs est donc sollicitée par l'image. Ils sont surpris par le son et par le mouvement autant que par des fontaines pour le moins inattendue en ces lieux. Logique, puisqu'on nous promettait un miracle.Le miracle c'est cette énergie douce émanant de ce travail somptueux, qui se déroule en noir et blanc d'abord, en couleur ensuite, gigantesque portrait de la famille élective de Johan Muyle, quarante cinq artistes francophones et flamands, plasticiens, photographes, musiciens, chanteurs, cinéastes, chorégraphes, danseurs, dramaturges, metteurs en scène, comédiens, stylistes et écrivains.

 

Non content de proposer l'art dans la ville, Muyle saute sur l'occasion qui lui est donnée pour affirmer la place des artistes dans une société qui les reconnaît trop peu. Il nous les donne à voir en regroupements facétieux, toutes disciplines, sexes et régimes linguistiques confondus. Thierry Zéno, le cinéaste, s'apprête au « clap « mais Jean Pierre Verheggen glisse sa tête entre les deux mains du metteur en scène. D'autres, peintres pour la plupart, rejouent à leur manière la parabole des aveugles ou telle décollation d'un martyr question d'être à la fois ironique et lucide quant à la trajectoire qui relie historiquement et symboliquement les artistes d'aujourd'hui à leurs grands prédécesseurs.Mais c'est sur un fond champêtre fait de coquelicots géants d'un côté et de blés d'or tout aussi géants de l'autre, donc sur une terre de fête et de fertilité créative que Muyle a réuni « ses » artistes dans une gigantesque mise en scène, on pourrait dire une procession gestuée, les artistes, tous en plan américain, comme dans la culture de l'information télévisuelle, s'amusant à être là, parodiant leur fonction, levant les yeux au ciel ou mâchonnant l'épi d'or.Il a fallu trois ans à Johan Muyle pour venir à bout de cette procession artistico laïque.

 

Parti de photographies des artistes jouant, avec distance, leur propre rôle, Johan Muyle a procédé à des collages et détours progressifs qui lui ont permis de scénariser son rassemblement fictif (chacun a été photographié chez lui). Refusant l'inévitable monotonie à laquelle aurait conduit une peinture sans relief, Muyle a rythmé son oeuvre de panneaux venant en léger décalage par rapport à la continuité des huit grandes surfaces traitées. Cette gigantesque peinture tantôt murale, tantôt sur panneau, est traitée en couches successives, à l'huile industrielle, ce qui lui confère ce côté somptueux et « à l'ancienne » pour évoquer les artistes d'aujourd'hui ainsi insérés dans la plus haute tradition.

 

Ce qui fascine encore c'est le côté entrepreneurial de cet artiste concepteur, metteur en scène, metteur en onde et sourcier à même de réunir, gérer et conduire une équipe d'une trentaine de collaborateurs et d'assistants techniques pendant près de trois ans. Dans une Communauté française ou règne l'inexistence d'une politique de production dans le champ des arts plastiques, cela méritait d'être rappelé. Tout comme il faut rappeler l'ampleur des moyens consentis par la Région de Bruxelles Capitale pour des interventions artistiques liées aux infrastructures de déplacement dont les seuls budgets dépassent, largement, les moyens consentis par la Communauté française en faveur des arts plastiques, toutes disciplines et interventions confondues...

 

Une image ici (les miennes plus tard) : http://www.wimmertens.be/web/wmertens/docs/gallery/misc_others.html

18:17 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, idoles |  Facebook |

Non si puo ridere della felicita – journal sans ordre 1

MuyleportraitSur cette antienne muylesque émerge une fresque fraiche et gaie qui, à défaut de faire l’unanimité, m’enchante, moi. Allez ! C’est Muyle tout entier qui m’enchante !

 

Dans le désordre, je vous embarque dans un petit reportage sans queue ni tête qui rebondira en fonction de mes expéditions bruxelloises en un lieu qui, si j’ai bien compris, doit rester aussi secret que possible because il s’agit d’un lieu privé.

 

Pour commencer, des images, et puis, un peu plus tard, des commentaires.Les premières images concernent l’évolution d’une fresque dont la thématique tourne autour de quelques humoristes, frondeurs, et tricksters bien dans l’esprit de Johan Muyle himself.La réalisation de la fresque durera plusieurs mois (why not? Celle de la Gare du Nord a bien duré 3 ans….) et vous serez tenus au courant en images.Dans l’intervalle, j’aurai également réalisé des photos de « I promise you (r) a miracle », la fresque de la Gare du Nord. Et je vous donnerai mes impressions relatives à l’expo de Charleroi que vous êtes, bien entendu, invités à visiter ! Ne tardez pas : l’expo se poursuit jusqu’au 5 décembre.

 

Dans l’ordre de mes découvertes (pour vous éviter de vous égarer dans les méandres de ma confusion) :

 

- L’expo carolo : http://www.hainaut.be/culture/artsplastiques/frameset.asp?page=contenu&navcont=1,0,0,0

 

- « Non si puo ridere della felicita » (La fresque mystère)

 

- « I promise you (r) a miracle » la fresque de la gare du Nord (avec, en introduction un texte de Alain de Wasseige et un interview de Johan Muyle réalisé pour le « Carnet et les Instants »131 – février-mars 2004 – pp.31-32)

 

- Buffo outside and insideBuffo dehorsBuffo dedans

00:06 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : idoles, peinture |  Facebook |