22/10/2008

Tiphaine

img352Pour découvrir ce que fait Tiphaine, cliquez sur l'image.

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20/08/2008

Un air de

cicciolina2co

Pierre et Gilles pour cette très jolie (et trrrès photoshopée) photo de qui vous savez ....

Je ne connais pas l'auteur de la photo. Pierre et Gilles, peut-être?

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18/08/2008

Gare du Nord

1.Johan muyle – Bxl – Gare du Nord

Voilà quelques photos de la fresque de Johan Muyle à  la gare du Nord.
Enfin, ce n’est pas une fresque : les gens emploient ce terme pour désigner une œuvre murale de grand format.
Et elle n’a pas été réalisée mais conçue par Johan Muyle.
Je vous ai déjà dit ici mon enthousiasme pour le travail de ce plasticien. J’assume toujours ce que j’ai écrit et donc, je vous épargne la surenchère.
Pour un commentaire intelligent sur la réalisation de la gare du Nord, retournez à ce post-ci.

Et donc, les voilà seulement, ces photos. Presque deux ans après m'être promis d'aller visiter ce lieu. Voyez si je suis fidèle.

Hélàs, les photos ne sont pas belles : passées par photoshop et postées sur le blog, elles sont trop claires. J’aurais du prendre le pied de mon appareil et laisser poser plus longtemps pour avoir plus de lumière sur place. Mais le quartier de la gare du Nord a mauvaise réputation et j'ai préféré la faire brève et légère.

La présence d’Amandine sur certaines photos donne l’échelle.

Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 1Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 2Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 3Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 4Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 5Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 6Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 7Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 8Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 9Johan muyle – Bxl – Gare du Nord 10

 

14:04 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, j ai des visions |  Facebook |

15/08/2008

Days with my father

Philip Toledano

07:03 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions |  Facebook |

11/08/2008

Le désert...

Emilie SimonEmilie Simon, poupée de son

dont l'univers est si poétique...

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10/08/2008

Oeh! On t'a vue!

vaches

une photo prise ce soir dans le village du petit ocelot.

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09/08/2008

La liste rose

liste rose

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04/08/2008

A l'attention de Philippe, Emmeline et qui veut...

lc_inuit_smUn fragment des Derniers Rois de Thulé

Une naissance, il y a quarante ans
: c'est l'hiver. La mère est à genoux sur l'illeq ou plate forme, en sueur sous les fourrures. Les visiteurs s'éloignent. Une vieille saisit les bras de la jeune femme crispée. On précipite la délivrance en lui comprimant le ventre avec une ceinture ou en le massant fortement.
En cas de nécessité, le mari se met derrière la femme sur l'illeq, prend le torse dans ses bras, enserre ses reins avec ses jambes et force la femme en arrière pour faciliter l'accouchement'.

La mère coupe, avec une écaille de moule ou un morceau de glace (aseptique par définition), ou avec les dents, le cordon ombilical, reconnaît au bas des reins la tache bleutée mongolique. C'est bien un fils d'Inuit. Vite, l'enfant léché par la mère est mis dans des peaux de lapin, poils à l'extérieur, et nettoyé avec des plumes de perdrix humidifiées.
Les vieux vêtements de la période prénatale sont jetés.

Durant un mois, un faisceau d'interdits isole et protège la jeune mère. Ainsi, lavée de la tête aux pieds, elle doit rester un certain temps encapuchonnée au dehors, quelle que soit la saison, mitaines aux mains, selon les rites anciens elle doit manger les pieds nus. Le premier jour, elle doit ne consommer que de la viande cuite dans la graisse et dans un pot en pierre de stéatite.
(…) Dans l’iglou, on visite la jeune mère, on se passe le « petit » de main en main ; on le fait crier, on l’embrasse on le lèche.
Chouine-t-il ? La mère de relever aussitôt sa veste et de lui tendre un sein gonflé que le bébé saisit goulûment. C’est avec la langue, en l’aspirant, que la mère nettoie la morve et qu’elle essuie délicatement son petit derrière souillé. Continue-t-il à chouiner ? Elle l’endort en se balançant sur un pied et en chantonnant….

Deux bonnes raisons de lire ce livre : Jean Malaurie dit que Thulé, c'est Lascaux vivant. Vivre parmi les Inuits lui a permis d'expérimenter le mode de vie de nos ancêtres, les Cro Mignons.
Par ailleurs, dans la mesure où les Inuits traversaient de fréquentes phases de pénurie, ils avaient organisé leur société autour d'un principe de solidarité que sous-tendait un système de parenté complexe, la parenté étant trrrès étendue.

ps : "il y a 40 ans", par rapport à la date de publication, ça correspond à 1910

On fête ça avec une pitrerie du post-tout Sébastien Tellier (sais pas ce que vous en pensez, je trouve que tout ce qu'il fait sent la parodie)

13:01 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

02/08/2008

Vert

Au début des portraits, je me demandais dans quelle couleur réaliser les ombres sur la chair. Quand le moment est venu, je vois. Mais là, je ne voyais rien. La première fois, j’ai essayé un glacis noir. Quelqu’un a qualifié ce premier portrait d’ectoplasme et il avait raison : ces ombres noires lui donnaient un air de macchabée. Mon seul vrai macchabée date de mon passage chez l’entrepreneur de pompes funèbres (cfr les tags « humeurs funèbres »). Il était joliment fardé et je lui trouvais un air plutôt bonhomme. Mais on m’a dit que parfois, ces gens-là avaient des marques noires dans les sillons naso-génien et ailleurs qui donnaient un petit air de Michael Jackson dans « Thriller ».

J’étais trop bête de me prendre la tête alors qu’au 19eme, on a tout fait dans toutes les couleurs … Et puis, j’ai fini par trouver : suivant les zones, je fais les ombres en sienne brûlée, terre brulée, en brun Van Dijck, en violet d’Egypte. Relax.

Rossetti- Helene de TroieIl y a quelques années, j’ai visité une expo consacrée à Dante Gabriele Rossetti à Amsterdam. Rossetti a réalisé les portraits de quelques rousses londoniennes à la peau très blanche et ses ombres étaient vertes. On le voit clairement sur ce portrait d’Hélène de Troie. Ce n’est singulier qu’en apparence : les gens qui ont la peau diaphane révèlent des veines aux couleurs bleues et vertes et j’ai déjà vu des ombres vertes sur des peaux très blanches…
Comme je fais ça constamment, je vois des choses qui peuvent échapper à un oeil profane : c’est le fruit de l’expérience.
Il y a autre chose, d’ailleurs : c’est que la représentation précède la perception et que l’on perçoit en fonction de préfigurations mentales qui nous permettent, par exemple de combler des lacunes mais aussi infléchissent notre perception en fonction de ce qu’on « sait » de l’objet : c’est ce qui nous rend invraisemblable l’idée d’ombres vertes sur la peau.

A une époque, j’ai logé au 4eme étage à Bruxelles. C’était l’hiver et je voyais le jour se lever sur les toits de Saint-Gilles. Un matin, j’ai vu une aurore verte. Et je me suis rappelé une peinture de Maxfield Parish où le ciel était vert. A l’époque, j’y avais vu l’effet d’un maniérisme quelconque…. Ouvrez l’œil : vous ferez des découvertes.

Tout ça pour dire que je vois maintenant du vert  sur les visages et que j’en mets dans les ombres. Pour fêter ça, si ça vous dit, cliquez sur le portrait d’Hélène de Troie.

07:59 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, j ai des visions |  Facebook |

27/07/2008

Ashes and snow

Ashes and snow
Quand la fenêtre du site s'ouvre, cliquez sur "explore".

06:16 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions |  Facebook |

24/07/2008

Martine à Arles

Martine et moi avons passé la journée à Arles. Martine pour le musée Réatu qui avait été entièrement colonisé par Christian Lacroix. Moi pour les rencontres photographiques dont le commissaire était Christian Lacroix.
Martine a découvert la cuisine libanaise. Moi, j’ai mangé des abricots devant un ventilateur du musée Réatu.

En photo, je n’ai pas vu ce que je connaissais (snif, Avedon) et n’ai donc fait que des découvertes. Je n’évoquerai que ce qui m’a touchée.

Première expo dans une chapelle réaffectée : Marcus Tomlinson. Quelques grandes photos qui avaient la luminosité des diapositives.  Un spot projetait une lumière de couleur variable sur chacune des photos et, suivant la couleur, différentes zones des volumes étaient mises en lumière.
Au centre, sur un écran, défilaient une série de photos dont la succession constituait un film où l’on voyait des personnes costumées façon Philippe Decouflé effectuer une chorégraphie expressionniste sur une musique qui m’a plu et dont je ne sais plus rien dire… Regardez le site de Marcus Tomlinson : ce ne sont pas les photos que j’ai vues mais cela vous aidera à comprendre de quoi je parle.

Tim WalkerMartine s’est passionnée pour les photos de Tim Walker qui crée des mises en scène ironiquement inspirées de l’univers des contes. C’est ludique et pétillant comme l’univers de Martine. En cliquant sur la photo de Tim Walker vous en verrez une série d’autres. En grand format, c’est mieux.
Jean-Eude(Tiens, en passant, voilà une photo de l’intérieur de « Petit Béguin », la boutique de Martine à Uzès. Dans le miroir, à droite, on devine le buste impudique d’hier).

Pas particulièrement esthétiques mais intéressants et ludiques : les autoportraits de Samuel Fosso. Enfin…ce ne sont pas des autoportraits : Fosso crée des situations impliquant des personnages ou des types connus : Bokassa, Mobutu, Césaire, le play-boy, la femme libérée… et il s’attribue le rôle. Ces mises en scène évoquent celles de Malick Sidibé qui, dans son studio de Bamako mettait en scène ses contemporains. Ce style n’est d’ailleurs pas étranger à la photo de studio telle qu’elle se pratiquait naguère chez nous. Les mises en scène de Fosso sont assez comiques et, dans la mesure où Fosso est plutôt beau gars, c'est assez plaisant.

Avec Pierre Gonnord, et Guido Mocafico, nous entrons dans la catégorie des « idoles ». Ce sont mes découvertes fabuleuses de ces rencontres.

Pierre GonnordPierre Gonnord vit et travaille en Espagne. La série exposée à Arles se compose de portraits de laissés pour compte rencontrés dans la rue. Les photos font plus ou moins 1 mètre de coté. Les personnes posent devant un fond neutre. Elles sont éclairées en clair-obscur et photographiées avec une précision étourdissante. La plupart des visages portent des blessures, des cicatrices; des dents manquent ; les cheveux sont ébouriffés. Les personnes sont visiblement éprouvées par l'existence. En même temps, ainsi photographiés, la plupart de ces visages dégagent une dignité qui donne une puissance étonnante aux portraits de Gonnord. Ce style très pictural me fait penser aux portraits d’Ingres.
 

Pour les photographies de Guido Mocafico, je copie-colle paresseusement le texte de la fiche des Rencontres : “Le jour où un spectateur regardant mes tirages m'a demandé pourquoi j'avais photographié des tableaux, j'ai compris que mon but, l'illusion, était atteint» dit Mocafico.

Guido Mocafico revisite les grands peintres de nature morte des XVlle et XVlIle siècles. Natures mortes de table, bouquets et vanités reprennent, dans une étude obsessionnelle des rapports de lumière, de couleur et de texture, les codes de composition des natures mortes de Pieter Claesz, Jan Bruegel, Jan Davidsz de Heem, Jean Baptiste Siméon Chardin ou Abraham van der Schoor...
Ces peintures imitaient la nature. Guido Mocafico imite la peinture, d'après nature. La mise en abyme est double, le spectateur induit en erreur.

Notez que Mocafico a realise ses images avec le concours d’un styliste culinaire, d’un set designer et de stylistes fleurs.

Ca se passe ici

22:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, photographie, j ai des visions |  Facebook |

22/06/2008

De biais


Saint LeuCes quelques jours, ça s ‘est passe dans la rue à Amiens.
C’est une jolie ville qui est en rénovation depuis pas mal de temps déjà et qui, donc, a fière allure avec ses espaces verts joliment aménagés, ses vieux quartiers relookés, ses commerçants inspirés (Immo Emois, Petite Nature, La Bergère et le Crapaud…) . Amandine trouve qu’avec les canaux et la Somme toute fraîche, le quartier Saint-Leu a quelque chose de l’Isle sur la Sorgue.

Mais bon, avant d’arriver à Amiens, on traverse une  partie de la Somme, l’occasion de se rappeler ce qui s’y est passé. Le nombre de cimetières militaires a effaré Amandine. C’est la moindre des choses.

Dans la rue, à Amiens, le spectacle n’est pas qu’en face.
Voici quelques gentils minois vus de biais.

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21:38 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

14/06/2008

Leonard o' once again

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Cliquez sur l'image pour en voir une ribambelle de variantes.

 

 

 

07:06 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

13/06/2008

« Mon amoureux est un pompier

…Mais je sais pas où le trouver… »

elle s'appelle Sabine
Vous les avez déjà entendus ces mots?
C’est Sabine qui les prononce, dans « Elle s’appelle Sabine », un documentaire que Sandrine Bonnaire a consacré à sa sœur autiste. (En principe, vous auriez pu le voir à la télévision. Vous me direz que moi aussi, j’aurais pu le voir à la télévision mais…non : je figure parmi les 2% de Belges qui n’en ont pas).


Je n’ai pas trop aimé ce film.

J’ai récemment vu quelques films où il est question de personnes souffrant de maladies psychiatriques, internées ou non. Je me rappelle pêle-mêle « Fragments d’Antonin » (Gabriel le Bomin), « la Meglio Gioventù » (Marco Tullio Giordana), « Tarnation » (Jonathan Caouette), et « La moindre des choses » (Nicolas Philibert)… Les deux premiers sont des fictions - certes documentées - ce qui signifie que l’on cultive l’effet de réel et que le dispositif technique est écarté de la matière narrative. Dans la mesure où ce sont des fictions, ces deux films présentent également la différence avec les 3 autres que les protagonistes sont des comédiens. Du coup, même dans les moments les plus durs, ils restent regardables, ils gardent un coté attendrissant : Antonin est toujours mignon, même au pire de ses symptômes. Et chacun sait que la beauté est un bon moyen pour s’attirer la sympathie.

Les trois autres films sont des documentaires dans le cadre desquels les personnes concernées - les sujets du film - ne se préoccupent pas de l’image qu’elles donnent et soulignent régulièrement la présence de la camera en la regardant et en adressant la parole à la personne qui la manipule. Parfois, elles se mettent même en scène. Et elles sont moches. Sabine a toujours la bouche ouverte ; sa tête s’affaisse comme si elle s‘endormait, elle bave, tremble, crie, est agressive. Vous me direz que le but consistait justement à montrer à quel point cinq ans d’internement l’ont aliénée.
J’ai pourtant préféré les films de Nicolas Philibert et de Jonathan Caouette et je crois que cela tient au point de vue.

Jonathan Caouette entraine le spectateur dans une mélasse émotionnelle qui ne peut que rendre attachante sa mère, Renée, internée à l’initiative de ses parents à elle. Nicolas Philibert consacre son film à la préparation du spectacle d’été à la clinique psychiatrique de La Borde. Le physique expressionniste et la posture hypotonique laisse deviner le poids qui pèse sur les épaules de ces gens qui ne manquent pourtant pas d’humour (« noir, c’est noir. Il n’y a plus d’espoir » dit flegmatiquement l’un des pensionnaires) et de gaîté et entre lesquels on devine des liens, de l’affection.  Le regard de Philibert sur ce monde suscite un intérêt respectueux, un attendrissement curieux.
Bien qu’il s’agisse de sa sœur, Sandrine Bonnaire a adopté un point de vue trop détaché. Elle évoque, interroge, montre mais, singulièrement, son attachement ne filtre que dans les mots, pas dans le regard de la camera.

ps : un coq à l'âne à propos du fait ne ne pas avoir la TV.  Il est arrivé que des élèves me demandent si j'avais - au moins - l'électricité. On m'a aussi demandé (avec effroi) à quoi je consacrais mes soirées...

09:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, j ai des visions |  Facebook |

11/06/2008

Les Filles de Leucippe déménagent encore...

 

Jerome Considérant
Elle en tentent du monde, ces filles....

Ici, un pictogramme de Jérome Considérant.

cfr : http://lumiereincidente.skynetblogs.be/post/5161785/ruben...

 

10:57 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, peinture, j ai des visions |  Facebook |

06/06/2008

petite souris

sourisqui dansait sur un cromorne.

Cette photo a au moins 25 ans.

Elle a été prise par Michel Waldmann chez les Baladins du Miroir.

J'ai recadré : ça ne se fait pas. Sorry, Michel.

11:46 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photographie, j ai des visions |  Facebook |

29/05/2008

I’m not Ada

Patricia Mignone - MadoCe n’est pas facile de trouver des modèles enfants.

Les amis me prêtent leur corps et leurs enfants les yeux fermés, les autres beaucoup moins. L’ombre de qui-vous-savez alourdit tout et, tant qu’à faire, même une femme, même en présence des parents semble capable de tout.

Un jour, J’ai obtenu qu’une petite fille pose pour moi, en présence de ses parents, of course.

Elle devait avoir deux ans et demi.

A l’époque, j’avais un projet. J’aurais voulu qu’elle prenne une pose précise mais elle ne l’a pas fait : les enfants, c’est turbulent. Alors, j’ai pris le parti de m’accommoder de ce qu’elle me donnait, de créer autour des postures qu’elle adoptait.

Patricia Mignone -Mado1Parmi tout ce qu’elle m’a inspiré, j’ai réalisé le tableau qui contient du texte. Quand je l’ai montré aux parents, ils ont eu peur. Ils trouvaient que ça mettait trop en valeur la féminité de leur petite fille et m’ont demandé de ne dévoiler ni son nom ni son adresse. Moi, c’est justement l'innocente évidence de sa féminité qui m’avait touchée. Cette petite fille m’avait beaucoup inspirée et j’avais en tête pas mal de projets mais…cette histoire m’a coupé le sifflet : je n’ai plus eu envie de rien.

Patricia Mignone- Mado21 tableau et deux photo-montages inspirés par la demoiselle en question.

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25/05/2008

Vraiment ?

MattJe comptais déposer un fragment d’interview de Sébastien Tellier où il parlait de sa découverte des vertus du sexe…mais, avec le recul, ça ne m’amuse plus. A défaut, convainquez-vous des vertus du sexe en lisant « l’Art de l’Extase sexuelle » de Margo Anand Naslednikov et contemplez l’azur dans le regard de Matthieu.

21:43 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

04/05/2008

du vent

cliquez sur l'imagechar-ballons

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01/05/2008

recto/verso

P1012539P1012540(par grand vent)

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24/04/2008

Pourquoi

rester dans le rang?Why?

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09/04/2008

Burt au clair de lune

J'admirais Humphrey Bogart mais il me rendait nerveux. Son front me troublait ; c'était le front d'un homme endetté. dvd-crimsonpirateMes instincts me portaient plutôt vers Kirk Douglas et Burt Lancaster, les pyramides de l'Amérique, qui n'avaient besoin d'aucun souterrain pour répandre leur célébrité. Ils étaient monumentaux. Leurs visages cre¬vaient l'écran. Quand ils riaient ou pleuraient, c'était sans retenue. Leurs sourires chromés n'étaient jamais ambigus. Et ils avaient rarement le temps de s'asseoir pour échanger des reparties cyniques avec une dame de la haute ou un connard. C'étaient des hommes d'action qui couraient, bondissaient, aimaient éperdument.

Quand j'étais gamin, j'avais vu Burt dans Tant qu'il y aura des hommes. Sur une plage hawaïenne, il dominait Deborah Kerr de toute sa stature et, pour la première fois de ma vie, j'avais ressenti le vrai pouvoir de l'image.

Burt était comme la ville dans laquelle nous vivons tous. Il avait cette dimension là. A la confluence de l'ombre et du temps, il y avait place pour nous tous et je savais qu'il fallait me distendre jusqu'à ce que les molécules se divisent et que je m'insinue dans l'image. Burt au clair de lune était un crescendo de perfection masculine, mais non moins humain pour autant. Burt vit! Je porte en moi cette image aujourd'hui encore, comme font sûrement des millions d'autres, hommes et femmes, pour leurs raisons diverses.Burt au clair de lune. C'était un concept c'était l'icône d'une nouvelle religion.

- Un fragment de "Americana" de Don de Lillo.

- Sur la photo, Burt Lancaster déguisé en Kirk Douglas.

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31/03/2008

Honorable amande

Des fois, je suis féministe. La plupart du temps, en fait.

BombingForPeace

La leçon, je l’ai reçue de Marjane Satrapi qui, dans les boni de son film, dit que non, Persepolis n’est pas un film féministe mais plutôt un film humaniste. Elle dit que l’opposition n’est pas entre les femmes et les hommes mais entre les cons et ceux qui ne le sont pas (pour reprendre ses termes) et que c’est une affaire individuelle plus qu’une affaire de sexe, de religion ou de topographie. La preuve par Abou Ghraïb.

Selon les thèses de la psychologie évolutionniste, l’agressivité est quand même un plan lié à la testostérone mais bon…

Traitons les choses au cas par cas et évitons les généralisations… sinon, il n’y a plus moyen de vivre.

16:30 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

24/03/2008

Irene et Celeste

Irene et Celeste

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13/03/2008

Et voilà

Guena et Maxime.

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Maxime c'est le chat.

Guena est russe.

Il vaut mieux ne pas lui adresser la parole parce qu'il est intarissable et cesse de jouer et donc de gagner sa croûte.

C'est la musique qui l'a sauvé. On connait la chanson.

20:59 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

23/12/2007

Ah ! les filles !

Evelyne GalinskiRue de Seine, en face de la Galerie Lumas, se trouve la galerie Legrand. J’y ai vu des sculptures qui sont l ‘œuvre d'Evelyne Galinski, une femme qui crée de gracieux personnages dont les ombres ne sont pas peintes mais résultent du fumage de ce mode de cuisson singulier qu’est le raku.

 

 J’ai oublié comment l’échange a débuté… avec la galeriste, on s’est dit qu’on voyait peu de femmes s’affirmer dans le monde de l’art.

La galeriste m’a donné une explication intéressante. Elle m’a dit que ce n’était pas facile de développer une collaboration sur la durée avec une femme parce que les femmes n’ont pas le même engagement que les hommes vis à vis de la pratique artistique. Selon, elle, les hommes sont opiniâtres ; pour eux, tout gravite autour de leur production tandis qu’une femme y renoncera facilement en fonction de sa vie affective : une femme rencontre un type, elle laisse tomber la production artistique…

Et voilà comment les femmes sont rares. Comme si l’omniprésente cooptation entre mecs ne suffisait pas !

12:58 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, j ai des visions |  Facebook |

20/12/2007

Choses vues : Halle de la Villette,

betes_hommesl’expo « bêtes et hommes » a été orchestrée par trois personnes dont Vinciane Desprets, une philosophe et ethologue de l’Université de Liège. Au beau milieu, pour les happy few qui ont l’œil, un petit clin d’œil belge : un cartel «territorialité » accompagne un canari qui dispose de 3 cages communicantes : une noire, une jaune, une rouge.

Cette expo est une réussite.

La scénographie est belle : l’espace est organisé en un parcours dont les étapes prennent place sous des tentes qui ont quelque chose du chapiteau et de la yourte : des lieu dont les parois sont faites de jute et de feutre et dont la structure tient en quelques armatures de bois et en cordes qui arriment le tout au plafond de la grande halle. Et c’est bien de penser à la yourte parce qu’il y a quelque chose de chamanique dans l’idée de cette expo :

- rendre poreuse la frontière qui nous sépare des bêtes, autrement dit, nous permettre de voir combien nous les façonons (lors d’observations, l’éthologue constate que l’animal accomplit ce que l’observateur attend de lui, témoignant de sa maitrise des compétences qui font l’objet de l’expérience, non de ses compétences spécifiques),

- nous indiquer combien nous les appréhendons via des stéréotypes qui les discréditent et ne disent rien de leur réalité (on dit « sale comme un cochon » alors que le cochon aime faire sa toilette ; on dit « l’homme est un loup pour l’homme » alors que le loup n’est pas un loup pour le loup…),

- dépasser le sentiment d’étrangeté qu’ils nous inspirent en témoignant de la logique de leur fonctionnement qui n’est pas insensé mais subordonné à des lois que l’on ne soupçonne qu’en partant de leur point de vue, de leurs conditions de vie,

- mettre en valeur leur intelligence, leur capacité à apprendre, à jouer, à mettre en place des stratégies orientées vers un objectif (utiliser un outil pour attraper un objet, pour casser une noix, compter…)

- témoigner de l’inconséquence des hommes dans la gestion du territoire, des ressources, alors qu’il est tout à fait possible de concevoir des plans où les intérêts de tous soient respectés.

- témoigner des conséquences néfastes de ces nombreux comportements à travers lesquels les hommes traitent les animaux comme des objets pourvoyeurs de matières premières ou de compensations affectives souvent pathologiques.

- L’expo est interactive : le visiteur est largement appelé à s’impliquer : tendre l’oreille pour écouter le parler des fourmis. Poser les pieds sur un praticable pour sentir le langage des éléphants. De nombreux écrans donnent à voir et entendre.

Dans quelques gigantesques enclos, quelques animaux dont la présence se justfie par leur affinité avec une problématique abordée dans l’expo : un petit groupe de vautours soupçonnés d’agresser des bêtes vivantes et qui sont là « pour prouver qu’ils sont toujours bien nécrophages », des outardes parce que leur disparition de l’ensemble de l’Europe témoigne du désastre écologique que constitue le choix planétaire de l’agriculture intensive, des iguanes parce que les animaux de vivarium ne sont pas des animaux de compagnie (ceux-ci provenant d’un zoo qui les a recueillis ou auquel ils ont été confiés par des particuliers).

 

 Une expo pleine d’humanité, et même d’amour, conçue par des femmes…et ça se voit.

22:12 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions |  Facebook |

21/11/2007

C'est pour quand encore?

new-york_decay1 Le nom de l'auteur ne figurait pas auprès de l'image. Dommage.....

20:32 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, art |  Facebook |

31/10/2007

Rubens : l'Enlèvement des Filles de Leucippe

J'ignore hélàs qui est l'auteur de l'adaptation et où la photo a été prise.Rubens

09:24 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, peinture |  Facebook |

21/10/2007

Allez ! C’est encore râpé !

David LachapelleJ’ai râté la Fiac l’an dernier.

J’ai râté la Documenta cet été (mais c’est pas si grave : mes potes m’ont dit que c’était décevant). Et puis, grace à Emmeline, j’ai quand même visite Venise de loin.

 

 J’avais réservé mes billets de Thalys et le logement bien à l’avance pour la Fiac de cette année….Manque de bol : la grève des transports a eu une et une seule cible jeudi soir : mon train (et pas les autres, voyez-vous ça….). Vu les circonstances, j’ai certes bien été autorisée à prendre le train que je trouverais ; mais je me voyais mal prendre le risque de passer deux heures debout. Après tout, encore moyennement remusclée, si ma jambe paraît symétrique, c’est parce qu’elle fait de l’œdème : ne nous faisons pas d’illusions. Philosophe, je renonce donc à la Fiac et vais aussitôt m’acheter quelques revues pour compenser.

 

 Toscani-NolitaJ’achète PHOTO où figure en couverture le nouvel opus de David Lachapelle : un panoramique apocalyptique évoquant la fin cauchemardesque de notre société de consommation, un enchevêtrement de corps surnageant tels les naufragés de la Méduse sur les vestiges de ces enseignes prestigieuses qui constituent le rêve d’accomplissement ultime de certains de nos congénères occidentaux. Lachapelle clame la fin des valeurs, la fin d’une civilisation et en appelle à l’Eveil. Nous allons être amenés à poser des choix individuels cruciaux, affirme-t-il.

 

 Dans le même numero, on découvre une série de photos d'Isabelle Caro, la demoiselle qui a posé pour la campagne manifeste que Toscani a conçue pour Nolita et qui vient d‘être censurée en Italie.

 

 47Cette semaine, j’ai été poursuivie par la problématique du corps-machine. J’ai vu un film au sujet duquel j’avais hésité lors de sa sortie en salle : Taxidermia, du Hongrois Gyorgy Palfi.

Il s’agit d’une saga en mode mineur à travers laquelle on suit la biographie de losers qui ont pour point commun de focaliser leur attention sur le corps.

A la première génération, Vendel est un misérable larbin doté d’une libido dont la satisfaction est son premier souci. A défaut de mieux, pour combler cette insatiable machine à jouir, il se masturbe à tours de bras dans des situations parfois risibles (du genre, introduire son membre turgescent dans un trou laissé par un nœud de planche et se le faire piquer par un coq) qui auront finalement pour effet de lui couter la vie.

Vendel laisse un petit garçon né avec une queue de cochon, Kalman, qu’on retrouve à l’âge adulte embarqué dans la compétition professionnelle en bouffe sportive. Il s’agit d’ingurgiter les volumes de bouffe les plus importants, en faisant le vide entre les rounds pour pouvoir en rajouter au round suivant. Lors d’une compétition, Kalman tombe amoureux d’une athlète concourant dans la même discipline que lui.

damien hirstAprès une idylle comique où on les découvre en vacances, dans des situations kitsch aux couleurs flashy comme on en voyait dans les années ’60, ils donnent le jour à un petit garçon malingre, Lajos que l’on retrouve à l’âge adulte, devenu taxidermiste et achetant quotidiennement des quantités invraisemblables de chocolats que son père, devenu une montagne de graisse toujours éprise de gloire, consomme avec l’emballage.

Kalman élève 3 chats dont il compte faire des champions en bouffe sportive féline. Pour atteindre l’objectif pondéral qu’il leur a assigné, il fait nourrir les chats uniquement de matière grasse.

Un jour où il a une fois de plus insulté Lajos, celui-ci quitte la boutique pour n’y revenir que deux jours plus tard. Il trouve son père mort, le ventre perforé. Le regard de Lajos suit l’intestin jusque la cage des chats où l’un des félins mange de bon appétit. Lajos empaille alors son père. Au cours des séquences qui suivent, on assiste en gros plan à un travail de traitement de la chair et d’embaumement dont on finit par comprendre que Lajos est lui même l’objet. Après s’être recousu l’abdomen, dans un geste ultime, il actionne une machine qui achèvera le travail, vouant son corps à l’éternité d’une œuvre d’art. Découverts par un client, les corps de Lajos et son père seront installés au musée en grande pompe.

 

 korperweltenAssez controversé à sa sortie, ce film est intéressant par l’intérêt du discours qu’il tient quant au rapport que l’époque entretient au corps, réduit à l’état d’objet, traité comme une machine que l’on peut soumettre à tous les traitements. Ce faisant, il entre en résonance avec des démarches artistiques comme celle de Damien Hirst - ou pseudo-scientifiques - comme l’exposition Körperwelten dont les Bruxellois ont bénéficié il y a deux ans.

22:35 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : j ai des visions, je n ecris pas, art |  Facebook |