21/07/2008

"A cette époque-là,

Willy Ronis

je songeais souvent tristement à l'aridité des relations entre les sexes, à la distance qui semblait séparer même la plupart des gens mariés. Je pensais que c'était lié au fait qu'il n'y avait pas de bidets dans les salles de bain".

Un fragment de "Eloge des Femmes mûres" de Stephen Vizinczey, un roman que Pierre a mis entre les mains de Martine qui l'a déposé sur ma table de nuit.
C'est un roman initiatique pudique, plein d'ironie et d'humanité et surtout superbement écrit.

Une photo de Willy Ronis

16:00 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : texte, photographie |  Facebook |

22/04/2008

Vous aimerez ce texte

F-M BannierSon numéro était très rôdé. Avant de répondre au « toc toc » qu'une carte de visite punaisée sur sa porte réclamait à petit cri, Daniel Emilfork laissait passer un temps calculé pour induire le doute sur sa présence. Puis il ouvrait, et sa tête d'épingle volontairement blafarde jaillissait dans l'entrebâillement, comme un diable de sa boîte. Il souriait de toutes ses dents, que sa maigreur faisait paraître immenses. Une canne noire à pommeau argenté dans la main, il disait parfois « vous permettez ? », avant de plonger son corps élastique d'octogénaire racé dans un placard de son entrée-salon-boudoir-salle-de-cours, et de se fourrer une poignée de marshmallows dans la bouche en s'exclamant : « J'adore ces choses-là. » Quiconque a passé une heure dans l'antre montmartroise de Daniel Emilfork ne risque pas de l'oublier. François Jonquet est de ceux-là, doté d'une belle idée de surcroît : immortaliser les monologues en roue libre de l'incomparable acteur du Casanova de Fellini. Cela donne un petit livre à voix nue, qui révèle un Daniel Emilfork grave et narcissique, intègre et désespéré. Eclate ici la beauté cachée des laids, dont parlait Serge Gainsbourg.

Un texte de (je suppose) Marine Landroit sur "Daniel", un livre de François Jonquet, éd. Sabine Weispeiser, 122p. 16 €.

08:26 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : texte, cinema |  Facebook |

03/12/2007

W comme week-end en Wallonie

C'est un texte de Sophie Calle : prononcez tous les W [v]

 

 calleWou le Souvenir d'enfance, de Georges Perec, en poche, et munie d'un billet de train de la compagnie des Wagons lits, je me suis rendue ce Week end, en Wagon restaurant, à Liège, en Wallonie. J'ai feuilleté à la lumière d'une ampoule de 20 Watts un recueil sur l'histoire du 'Western, en sirotant un Whisky. Inévitablement, je me suis rendue durant le voyage aux W C. J'avais emmené mon Walkman, et j'ai même fait du zèle en emportant également La Walkyrie de Wagner, un ordinateur pour consulter le World Wide Web, des ouvrages sur les photographes Weegee et William Wegman ainsi qu'un livre de Walt Whitman.

 

  Un fragment de "De l'obéissance".

21:34 Écrit par Patricia Mignone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, texte, photographie |  Facebook |